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EVENEMENT : Sortie des “Carnets”, derniers écrits inédits de Maria Valtorta

« Les Carnets » de Maria Valtorta

Évènement littéraire chrétien de cette fin d’année

 

« Les Carnets », derniers écrits inédits de Maria Valtorta, sont publiés le 13 décembre par le Centro Editoriale Valtortiano.

 

« Les Carnets » rassemblent les derniers écrits de Maria Valtorta encore inédits en français. Ils ont été publiés dès 2007 en italien sous le titre « Quadernetti  ». Cette traduction est attendue par les lecteurs francophones de cette mystique catholique italienne, qui a reçu de nombreuses visions et dictées de Jésus-Christ. Hormis sa correspondance encore non traduite, l’intégralité des écrits de Maria Valtorta est donc désormais disponible en langue française.

« Les Carnets » — principalement des dictées de Jésus — complètent les trois tomes des « Cahiers » (Cahiers de 1943, de 1944, et de 1945 à 1950). Ils proviennent de textes rédigés entre 1943 et 1954, certains non-datés, provenant de feuilles volantes et de petits carnets découverts au début des années 2000 dans la maison où est décédée Maria Valtorta en 1961.

Thèmes abordés : • Les premiers temps de l’Eglise • Crise de l’Eglise • Commentaires de Jésus sur le Notre-Père et le Je vous salue Marie • Conseils pastoraux • Précisions sur certains textes évangéliques • Messages de Marie • En annexe, des révélations sur l’emplacement du tombeau de St Pierre.

Extraits en ligne : http://bit.ly/extraits-carnets

  • Disponible en librairie le 13 décembre 2018
  • 300 pages / 22,90 €
  • Format 14,5 x 21 cm
  • Prix 22,90 €
  • Edité par le Centro Editoriale Valtortiano

A noter, un nouveau site français, réalisé par l’association Marie de Nazareth, vient d’être mis en ligne : www.valtorta.fr

A la une #En France #NLH #NLQ

De ne nous laisse pas entrer en tentation à consubstantiel au Père

Il semble que les traductions liturgiques se laissent à nouveau inspirer du Saint Esprit. Déjà depuis le premier dimanche de l’Avent nous ne sommes plus soumis à la tentation, mais nous prions Dieu de ne pas entrer dans cette tentation. Nous avons publié un petit dossier pour expliquer les enjeux de ce qui est loin d’être un pinaillage de linguistes.

Et voici qu’à présent nous allons être invités à renouer avec la tradition de l’Eglise au moment du Credo. La question de la consubstantialité du Père et du Fils fut l’objet d’âpres débats des premiers siècles de l’Eglise. Nous vous en ferons la relation dans les mois à venir.

Il semble donc que cette nouvelle traduction, plus fidèle, non pas d’abord au texte latin, mais à la foi des premiers conciles, soit pour bientôt.

 

Ceux qui étaient à Reims avec Jean-Paul II se souviennent qu’il avait récité en Français le Credo utilisant “consubstantiel”.

A la une #Doctrine / Formation #Théologie

Pater, tentation ou épreuve, un peu de vocabulaire pour y voir clair

Peirasmos / tentatio  : un peu de vocabulaire pour faire un point sur les difficultés de traduction du Notre Père

Dans la formulation actuelle du Notre Père en français, nous disons : « Ne nous soumets pas à la tentation mais délivre nous du Mal ». Faut-il rappeler que quand cette formule a été imposée, voici seulement quelques décennies, nombre de catholiques qui priaient depuis leur enfance : « Ne nous laisse pas succomber à la tentation mais délivre nous du mal » n’ont pas compris pourquoi on leur « changeait le Notre Père », faisant de Dieu, leur semblait-il, la source d’une tentation maligne dont toute notion de mise à l’épreuve en vue d’un progrès semble évacuée.

Dans Le Notre Père. De la Prière de Jésus à la prière des disciples (Paris, Gallimard, 2001), Marc Philonenko se fondant sur nombre d’études philologiques, exégétiques et littéraires, loin de toute polémique, propose de traduire la sixième demande : « Et fais que nous n’entrions pas dans l’épreuve, mais délivre-nous du Malin » (p. 155).

Faut-il rappeler que dit en araméen le texte du Notre Père a été conservé et transmis en deux endroits des évangiles : Luc 11, 2-4, texte court comportant cinq demandes, et Matthieu 6, 9-13, texte long comportant sept demandes. Le texte liturgique cité en Didachè 8, 2 est proche de Matthieu  ; sa mise par écrit (en grec) à partir de la tradition orale peut lui être quelque peu antérieure. Les deux formules remontent à un original araméen dont on a une trace chez Jérôme.

Le Catéchisme de l’Église catholique, 2ème section : La Prière du Seigneur « Notre Père », traite de la 6ème demande aux § 2846-2849 ; 2863.

« De toutes les demandes du Notre Père, la sixième est peut-être la plus discutée » note M. Philonenko (p. 139) : « L’étude du substantif peirasmos, rendu par temptatio, dans la Vulgate, et traduit, le plus souvent, dans les traductions françaises du Notre Père par « tentation » doit, elle, être reprise d’entrée de jeu ». Ce terme rarissime dans la littérature grecque profane est fréquent dans la version grecque des Septante, où il est considéré comme un néologisme. Le verbe peirazein y est employé une soixantaine de fois. Il traduit toujours le terme hébreu nsh dont le sens premier est « mettre à l’épreuve ». La première attestation en Gn 22, 1 : « Dieu mit à l’épreuve (epeirazen) Abraham » est maintes fois citée, notamment par Jérôme (Lettre 130, 7). Elle a une valeur archétypale : il s’agit de mettre quelqu’un à l’épreuve pour éprouver sa fidélité. L’initiative vient de Dieu. D’autres personnages sont eux aussi « mis à l’épreuve ». Dans la Vulgate le terme tentatio est utilisé avec ce sens. Ainsi à propos de la cécité du vieux Tobie : « Dieu permit que cette épreuve (tentationem) lui arrivât, afin que sa patience, comme celle du saint homme Job, fût donnée en exemple à la postérité » (Tb 2, 12) et l’ange Raphaël lui déclare : « Parce que tu étais agréable à Dieu, il a fallu que l’épreuve (tentatio) te confirmât ». En l’occurrence l’épreuve a été imposée par Dieu. Mais dans certains cas, ce n’est pas Dieu qui met à l’épreuve mais celui à qui il a donné licence de le faire, c’est le cas pour Job ; ou encore Épître de Jacques 1, 13 : « Dieu ne met lui-même (autos) à l’épreuve personne ».

La traduction de peirasmos par tentatio au sens d’épreuve va de soi.  Le verbe tentare signifie d’abord « mettre à l’épreuve », « éprouver par le malheur, les contrariétés … » ; puis « attirer au mal, chercher à séduire, à corrompre, tenter » ex. tentari a diabolo  ; et enfin « tenter Dieu, provoquer sa patience ». Tentatio signifie : « épreuve par les soucis, les souffrances, l’adversité » ; « adversité, tribulation, châtiment » ; « tentation venant de l’intérieur ou de l’extérieur, excitation, entraînement au péché » et, là seulement, référence est faite dans les dictionnaires à Mt 6,13 et Lc 4,13. Dans le vocabulaire chrétien, c’est ce sens qui s’est imposé notamment en français où le plus souvent tentatio signifie tentation par le Malin.  Alors que dans l’usage courant, le terme n’est pas toujours utilisé en mauvaise part : on peut être tenté de partir en voyage, de faire un achat et même d’accomplir une bonne action !

Commentant le Notre Père dans le De oratione dominica, catéchèse destinée aux nouveaux baptisés après le rite de la traditio du Pater, saint Cyprien, à Carthage, au milieu du IIIe siècle utilise une formule latine antérieure de plus d’un siècle à la Vulgate, et dit : « Selon l’enseignement du Seigneur il est nécessaire que nous disions ensuite dans la prière : « Et ne souffre pas que nous soyons induits en tentation – et ne patiaris nos induci in temptationem ». Cette phrase montre que l’Adversaire ne peut rien contre nous sans la permission préalable de Dieu. Toute notre crainte, notre piété, notre vie religieuse doivent être orientées vers Dieu, puisque dans les tentations le Malin n’a aucun pouvoir si ce n’est celui qui lui est donné […] Mais ce pouvoir est donné contre nous à double fin : soit pour nous punir lorsque nous avons péché, soit pour nous éprouver en vue de notre glorification. » (loc. cit. 25-26, trad. M. Réveillaud). En fait trois formules sont attestées en Afrique à cette époque. Tertullien au début du siècle dit : ne nos inducas in temptationem (De oratione, 8, 1) et Augustin écrit plus tard : « Nous-mêmes disons à Dieu : Ne nos inferas in tentationem … Mais plusieurs fidèles prient ainsi : Ne patiaris nos induci in tentationem  ; c’est ce qu’on peut lire en de nombreux manuscrits et le bienheureux Cyprien a suivi cette lecture » (De dono perseverantiae, 6, 12). Si Jérôme adopte la même lecture que Tertullien, Ambroise suit le texte de Cyprien (De sacramentis, 5, 29) et Hilaire de Poitiers n’en est pas loin quand il écrit : «   nous abandonne pas dans la tentation : non dereliquimus nos in temptatione » (Tract. In Ps. 118).  

Nous voyons donc que dans les formules qui avaient cours aux IIIe-IVe siècles dans l’Occident chrétien, le terme tentatio, même au sens qu’il a pris d’excitation au péché par le Malin, garde aussi son sens de mise à l’épreuve permise par Dieu. Dans le contexte de la persécution en 250, la mise à l’épreuve majeure était la tentation d’apostasie, mais aussi la tentation de l’orgueil pour certains confesseurs qui usurpaient des prérogatives qui étaient celles de l’évêque.  Cyprien ajoutait donc : « Quand nous demandons de ne point venir en tentation, nous sommes donc rappelés au souvenir de notre insuffisance et de notre faiblesse afin que personne ne s’élève avec insolence, que nul ne s’enorgueillisse présomptueusement, que nul ne s’attribue la gloire de sa confession et de sa passion. Le Seigneur a lui-même enseigné l’humilité […] Si on commence par une confession humble et soumise, et que l’on attribue tout à Dieu, quelle que soit la supplication qu’avec crainte et révérence on lui adresse, dans sa bonté il l’exauce » (Ibid. 26).

 

 

Conférences/Formations #NLQ

30 novembre 2017 : Conférence de Joël Sprung « Comprendre le Notre Père et sa nouvelle traduction » à Nantes (44)

 

Joël SprungJeudi 30 novembre 2017 à 20h30, à la maison diocésaine Saint-Clair, Joël Sprung, membre du Service diocésain de formation, auteur de « Notre Père, cet inconnu » (2013), fera une conférence, suivie d’un débat animé par le père Hubert Vallet : « Comprendre le Notre Père et sa nouvelle traduction »

A compter du premier dimanche de l’Avent, nous ne prierons plus le « Notre Père » de la même façon. Pour comprendre pourquoi, il nous faut revenir au sens même de cette prière que Jésus nous a apprise : une occasion de nous laisser de nouveau surprendre par ce qu’elle a à nous enseigner.

Entrée libre.

Conférences/Formations #NLQ

Formation et soutien spirituel : “le nouveau Notre Père” à Pont-Audemer (27) du 4 novembre au 7 février

Paroisse Notre Dame – Risle – Seine de de Novembre 2017 à mars 2018

Dans l’année du changement annoncé de la traduction de la prière du Seigneur, le Notre Père, prenons le temps de redécouvrir cette prière pour mieux vivre en enfants de Dieu.
Luc situe le Notre Père dans le contexte de la prière personnelle de Jésus lui-même. Il nous fait ainsi participer à sa prière ; il nous conduit à l’intérieur du dialogue intime de l’amour trinitaire ; il hisse pour ainsi dire nos détresses humaines jusqu’au coeur de Dieu. Cependant, cela signifie aussi que les paroles du Notre Père nous indiquent le chemin de la prière intérieure ; elles représentent des orientations fondamentales pour notre existence ; elles veulent nous conformer à l’image du Fils.
La signification du Notre Père dépasse la simple communication de paroles de prière. Le Notre Père veut former notre être, il veut nous mettre dans les mêmes dispositions que Jésus (cf. Ph 2, 5). (Benoît XVI, Jésus de Nazareth)

Calendrier et sujet

  • Samedi 4 ou mercredi 8 novembre : Ne nous laisse pas entrer en tentation…
  • Samedi 18 ou mercredi 22 novembre 2017 : Pardonne-nous nos offenses…
  • Samedi 2 ou mercredi 6 décembre 2017 : Donne-nous notre pain
  • Samedi 16 ou mercredi 20 décembre 2017 : Que ta volonté soit faite
  • Samedi 6 ou mercredi 10 janvier 2018 : Que ton règne vienne
  • Mercredi 17 ou samedi 27 janvier 2018 : Que ton nom soit sanctifié
  • Samedi 3 ou mercredi 7 février 2018 : Notre Père…

Modalités

La rencontre se déroule de 20 h 15 à 21 h 30 le mercredi
ou le samedi de 10 h 30 à 11 h 45
à la maison paroissiale (2, rue Notre Dame du pré 27500 Pont-Audemer),

  • Accueil et exposé sur le thème, le reliant à 1 sacrement (35 minutes)
  • Une lecture méditée avec petit échange (15 minutes) sur un texte d’Evangile
  • Une conclusion sur la prière et notre prière …. (15 minutes)
  • Une prière (5 minutes)

 

A la une #Dans le Monde #NLQ

A partir de dimanche les Belges prieront Notre Père “de ne pas nous laisser entrer en tentation”

S’il est un point de traduction qui pose problème c’est bien la sixième demande du Notre Père, traduite de façon ambiguë depuis près d’un demi siècle.

La Belgique a validé la modification. Désormais les Belges ne prieront plus Dieu de ne pas les soumettre à la tentation, mais plus justement de ne pas nous laisser entrer en tentation.

L’entrée en vigueur de la nouvelle traduction se fera pour la Pentecôte.

Sur ce point délicat on pourra lire le commentaire étymologique de François Thelamon.

 

Pour la France, il faudra attendre le premier dimanche de l’Avent

 

En France #NLH #NLQ

En France, la nouvelle le traduction du Notre Père sera introduite pour l’Avent

Après la Belgique (lors de la fête de la Pentecôte), c’est donc le 1er décembre qui a été retenu comme date, premier dimanche de l’Avent, pour la France. C’est ce qu’a annoncé la Conférence des évêques de France ce 31 mars, à l’issue de l’assemblée plénière de printemps. Désormais, les fidèles ne diront plus « ne nous soumet pas à la tentation  » mais «  ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Sur ce point délicat on pourra lire le commentaire étymologique de Françoise Thelamon.

Asie

Pakistan – L’encyclique Laudato si traduite en urdu

L’encyclique Laudato si, traduite en urdu et distribuée aux fidèles, constitue le manifeste et la référence en matière de soin de l’environnement au Pakistan. C’est ce qu’a déclaré S.Exc. Mgr Joseph Arshad, évêque de Faisalabad, dans le cadre d’une messe particulière, dédiée à la sauvegarde de la création, qu’il a célébré ces jours derniers et à laquelle ont participé des prêtres, des religieuses, des enseignants, des jeunes d’âge scolaire et universitaire ainsi que des représentants d’associations religieuses et civiles.
L’évêque a souligné que l’Eglise au Pakistan entend accueillir l’élan du Pape François qui, au cours de l’Année jubilaire, invite à diffuser une prise de conscience relative au soin de la création en tant que « nouvelle œuvre de miséricorde ».
« La nature, créée par Dieu, est au service des êtres humains. Mais l’homme endommage actuellement la Création de Dieu pour ses propres intérêts. A cause de cette destruction, nous nous trouvons face à de graves problèmes tels que le réchauffement global, la pollution industrielle et l’augmentation de la température, qui se retournent contre l’humanité ». Conscient de cette situation alarmante, « le Saint-Père a diffusé l’encyclique Laudato si qui invite à prendre soin de notre maison commune » a-t-il remarqué.
Mgr Arshad a conclu : « Il est urgent de grandir dans un rapport de responsabilité réciproque entre êtres humains et nature. Chaque communauté peut prendre de la générosité de la terre tout ce dont elle a besoin mais elle a également le devoir de protéger la terre et d’assurer sa fécondité pour les générations futures. Il s’agit d’un grand défi culturel, spirituel et éducatif ».
Au terme de la messe, a été distribuée au fidèles la version de l’encyclique Laudato si traduite en urdu et, de manière symbolique, tous les participants ont signé un manifeste dans lequel ils s’engagent à prendre soin de la création.

Source : Agence Fides