Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 6 juin 2019 – “Sans unité, pas de fécondité !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Jn XVII, 20-26

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Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 30 mai 2019 – “La mort n’a pas le dernier mot !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Jn XVI, 16-20

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Culture #NLQ

Comment le train est-il arrivé à Lourdes ?

La Commission du calendrier, qui fixe le trafic des pèlerins vers Lourdes est constituée de deux représentants de l’Association nationale des directeurs diocésains des pèlerinages (ANDDP), d’un représentant de la Fédération européenne d’organisation des pèlerinages (FEDOP), d’un représentant par pays ami, des représentants de la SNCF (service commercial et production, Rail Europe), d’un opérateur de chaque réseau ferroviaire étranger, des représentants de chacun des accueils des malades et de 2 représentants de l’Association des présidents de l’hospitalité francophone. Le but est, tout simplement, d’étudier les demandes et d’attribuer les dates d’arrivée.

Le premier train de pèlerins est arrivé en gare de Lourdes en 1866. Les Assomptionnistes, grands organisateurs de pèlerinages, ont très vite compris, dès 1873, les avantages de ce mode de transport pour les malades.

Cette année encore, nombre des 40 000 pèlerins du 15 août sont arrivés en train dans la cité mariale. Depuis le XIXe siècle, l’histoire du chemin de fer et des sanctuaires sont intimement liées. Il n’est pas excessif d’affirmer que sans le réseau ferré, Lourdes ne serait pas ce qu’elle est. Cette histoire est retracée dans une exposition qui se tient actuellement en gare de la cité mariale. En une vingtaine de panneaux est contée l’histoire du rail et des pèlerins. Cette manifestation a été conçue par Patrick Girard, vice-président d’Association et Hospitalité Notre Dame du Salut, à l’occasion du bicentenaire de la naissance du fondateur des Assomptionnistes, Emmanuel d’Alzon.

Les documents permettent de constater que les pèlerinages à Lourdes et les trains se sont développés dans un même élan. Les 18 apparitions de La Vierge à Bernadette Soubirous datent de 1858 (du 11 février au 16 juillet). Le premier train de pèlerin arrive en gare de Lourdes en 1866. Le premier pèlerinage des Assomptionnistes a lieu en en 1873. Il s’agit d’une époque où le rail n’est pas forcément vu d’un bon oeil. Tours et Orléans par exemple, refusent la création de gares.

Paris-Lourdes en trente heures de train

C’est la raison pour laquelle le voyageur à destination de Lourdes fait aujourd’hui halte à Saint-Pierre-des-Corps pour Tours et s’arrête en gare des Aubrais pour Orléans. Le chemin de fer, pour certains, était oeuvre du diable et salissant ! De son côté, Bernadette Soubirous se heurta à beaucoup de scepticisme. En 1905, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, a des conséquences directes pour les pèlerins qui choisissent le train pour se rendre à Lourdes. Le maire de Poitiers de l’époque interdit l’arrêt des trains de pèlerins sur sa commune !

En dépit de ce contexte mouvementé, les Assomptionnistes sont parmi les premiers à croire aux vertus du rail. Les gravures et photographies rassemblées par Patrice Girard en témoignent. « Depuis Paris, en 1873, il fallait plus de 30 h pour rejoindre Lourdes, durée qui fut ramenée à une journée en 1893 La première photo date de 1901. Avant on ne trouve que quelques gravures. »

Le voyage s’effectue dans des voitures en bois équipées de roues en fer. séparés en 3 classes distinctes. Il y a trois classes. La première est réservée aux malades les plus atteints. Le train emporte entre 900 et 1 500 malades, après souscription auprès des lecteurs du Pèlerin. « En 1880, les trains sont composés d’une vingtaine de voitures sans couloir ni toilettes. Des taxis à cheval attendent malades et pèlerins en gare de Lourdes ». Longtemps le trafic fut assuré par la compagnie du Midi. Aujourd’hui la SNCF est l’unique interlocuteur pour l’organisation des trains du pèlerinage.

 

Source La Rep des Pyrénnées

Asie

Pakistan – Un train de Noël pour promouvoir la paix

Afin de faciliter les déplacements des chrétiens à l’approche des fêtes de Noël, le ministère des Chemins de fer pakistanais et celui des Droits de l’homme ont inauguré « un train de Noël », une première pour la minorité chrétienne pakistanaise. Ce train de la Pakistan’s Railways dont les wagons étaient ornés de messages de paix et d’harmonie, est parti le 22 décembre en gare d’Islamabad, a fait une halte à Rawalpindi avant de s’élancer vers Peshawar et de terminer son périple à Lahore, le 24 décembre.

« Le but de ce train est de véhiculer un message d’amour, de fraternité, de paix et d’harmonie. Nous sommes des ambassadeurs de paix dans le monde et nous combattons la vague de militantisme et de terrorisme », a déclaré à l’Associated Press of Pakistan, Kamran Michael, ministre des Droits de l’homme et unique chrétien de l’actuel gouvernement pakistanais, exclusivement composé de responsables politiques musulmans.

Revenant sur le rôle et les difficultés des chrétiens pakistanais à être considérés comme des citoyens à part entière, il a rappelé que la Constitution pakistanaise garantissait la liberté religieuse et assurait la protection de tous les citoyens du pays, invitant l’ensemble des Pakistanais et la communauté chrétienne en particulier à « continuer à s’engager pour le développement du pays (…) malgré le contexte actuel d’intolérance religieuse ».

Selon le Daily Times, les minorités religieuses pakistanaises, hindoues, chrétiennes et ahmadies, sont régulièrement sujettes à des discriminations, telles que des refus d’emploi, d’octroi de logements ou de crédits. « Ils n’ont pas les mêmes droits [que la majorité musulmane] et sont souvent victimes d’attaques, d’injustices ou d’accusations mensongères. Dans ce contexte, un petit geste à l’occasion d’une fête religieuse apporte beaucoup de joie à ces minorités religieuses », rapporte le quotidien pakistanais. Le ministre des Droits de l’homme a d’ailleurs lui-même rappelé que la minorité chrétienne représentait un interlocuteur à part entière dans le développement et la lutte pour la stabilité et la sécurité du Pakistan.

Une initiative qualifiée d’exceptionnelle

Pour le P. Qaiser Feroz, responsable de la Commission pour les communications sociales de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan, « ce type d’initiatives qui, jusqu’à présent, avait été organisé pour l’Aïd (1) ou d’autres événements est une démarche exceptionnelle. C’est la première fois qu’un train est affrété pour les fêtes de Noël, et en plus, il va permettre de diffuser un message de paix et d’harmonie », s’est-il réjoui. « C’est un message puissant adressé aux extrémistes religieux qui n’acceptent pas les autres religions. Le gouvernement devrait réfléchir à développer ce type d’initiatives qui encouragent l’harmonie interreligieuse », a-t-il suggéré.

« C’est un geste admirable. Je félicite les ministères pakistanais qui procurent une double joie aux chrétiens : celle d’avoir un train affrété pour rejoindre leurs familles et celle de voir que les messages diffusées sur le train de Noël correspondent aux enseignements de Jésus-Christ. J’espère qu’ils proposeront des réductions aux passagers », a déclaré non sans humour le P. James Channan, prêtre dominicain à l’agence Ucanews. Coordinateur régional de la United Religions Initiative Pakistan, une association de dialogue d’interreligieux, le P. James Channan fêtera Noël à Lahore, lors d’une rencontre interreligieuse qu’il a lui-même organisée pour l’occasion. « Dans cette période où le terrorisme et la haine prévalent, il est urgent de promouvoir un message de paix et d’harmonie interreligieuse », a-t-il assuré.

Source : Eglise d’Asie