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Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 17 mars 2019 : “Qui aime le Christ assume sa pensée, et la met en pratique !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Luc IX, 28b-36 :

Version audio seule.

En France #NLH #NLQ

Monastère de la Transfiguration : un pigeonnier, des brebis… et une agora !

Un article proposé par Divine Box :

Pour sa box des monastères de février, direction le monastère de la Transfiguration, en Dordogne : Divine Box vous raconte son histoire et ses petites anecdotes !

Le Monastère de la Transfiguration, en Dordogne – Divine Box

Une république monastique

L’histoire du monastère de la Transfiguration commence il y a quelques siècles au Mont Athos, au nord de la Grèce. Cette presqu’île montagneuse, d’environ quatre-vingts kilomètres de long, est toute particulière car elle n’est habitée que par… des moines ! Cette présence monastique remonte au VIIe siècle, voire même au IVe siècle selon certaines sources. Aujourd’hui, environ deux mille moines vivent dans vingt grands monastères, datant pour la plupart du XIIIe-XIVe siècle. Le Mont Athos est ainsi une « république monastique », autonome par rapport à l’Etat grec, et même reconnue par l’Union Européenne ! Dingue, non ?

Le Rocher de Simon

Et justement, au Mont Athos, l’un des monastères s’appelle Simonos-Pétra. Il fut fondé sur un rocher dès le XIIIe siècle par saint Simon le Myroblite, un saint orthodoxe, à la demande d’une voix et d’une étoile qui brillait dans le ciel, le soir de la nativité. Rapidement s’imposa alors le nom de Simonos-Pétra, « le rocher de Simon », pour désigner le monastère. Bien plus tard, en 1978, le supérieur envoie trois moines français du monastère pour créer des dépendances en France. On y arrive, on y arrive !

Astrid découvre les lieux avec l’une des sœurs du Monastère de la Transfiguration – Divine Box

 

 

La fondation

Le monastère de la Transfiguration, dont Divine Box vous raconte ici l’histoire, prend effectivement vie en juin 1978 grâce au père Elie, l’un des trois moines français envoyés de Simonos-Pétra. Il établit cette première dépendance dans le Lot, à l’aide de quelques soeurs qui le rejoignent. Mais les conditions de vie ne sont pas simples, et le terrain est très rocheux et pentu, rendant les travaux compliqués et coûteux. Plusieurs années après leur installation, ils pensent finalement à déménager, tout en restant dans la même région pour ne pas délaisser les fidèles toujours plus nombreux.

Un pigeonnier bienvenu !

C’est alors que la communauté s’installe en 1990 en Dordogne, réinvestissant une ancienne ferme, qu’elle habite encore aujourd’hui. Les premiers travaux sont évidemment dédiés à l’aménagement de l’espace, avec par exemple l’agencement de cellules provisoires pour les soeurs ou l’installation d’un réfectoire. Et la chapelle ? Pas de panique, ce fut une des premières occupations des soeurs, et elle trouva finalement sa place… dans un ancien pigeonnier ! Le monastère de la Transfiguration commence alors à prendre forme…

La grande coupole

En 2013, un peu plus de vingt ans après leur installation sur place, les soeurs lancent un ambitieux projet de rénovation et d’agrandissement du monastère de la Transfiguration. Et ce n’est pas du luxe, car les cellules des soeurs sont encore « provisoires » (depuis vingt ans…), et les fidèles orthodoxes sont serrés comme des sardines dans la chapelle les jours de fête ! Aujourd’hui, on aperçoit déjà la coupole (de douze mètres de diamètre) de la nouvelle église d’inspiration byzantine qui accueillera bientôt près de trois cents fidèles. Chouette !

Le chantier de la nouvelle église du Monastère de la Transfiguration avance bien ! – Divine Box

 

 

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, le monastère de la Transfiguration abrite quatre soeurs orthodoxes françaises ainsi que le père Elie, leur aumônier. Comme au mont Athos, ils suivent la règle de saint Basile (IVe siècle), relativement ascétique, et qui laisse une grande part à la prière et au travail. Les soeurs prient ainsi dès trois heures du matin avant de se retrouver vers cinq heures pour le premier des sept offices quotidiens qu’elles regroupent en trois temps seulement, le dernier ayant lieu à 18h. Et après une dernière collation, au dodo !

Athos Agora

Comme tout monastère, les soeurs ont une boutique permettant de vendre leurs produits monastiques et l’artisanat monastique d’autres monastères. Leur magasin, situé à un kilomètre du monastère de la Transfiguration, se nomme ainsi « Athos Agora ». Athos évoque la relation spécifique avec le mont Athos, et Agora rappelle que cette boutique est aussi un lieu d’échange et de rencontre, même si l’aspect économique y est présent ! Vous y trouverez notamment leur incroyable crème de noix, que vous connaissez si vous étiez abonné à la Divine Box de novembre

 

Les soeurs élèvent une centaine de brebis dans les prés environnants le Monastère de la Transfiguration – Divine Box

 

Les petites brebis

Le travail ne manque pas sur place ! Car en plus des noix à récolter, de l’hôtellerie à gérer et de la bibliothèque à entretenir, les sœurs élèvent des brebis, fidèles à une tradition monastique très ancienne… En plus des revenus que cela génère pour la communauté, cela met en valeur la verdure qui entoure le monastère de la Transfiguration ! Aujourd’hui, une centaine de brebis gambade avec bonheur, et se retrouvent même souvent sur les podiums de concours nationaux pour leur viande ou leur laine ! Et ça c’est beau.

Le petit plus de DIVINE BOX

Chez Divine Box, ils adorent ce qui est fait par les moines. Leur box des monastères fonctionnent très bien, mais pour éviter de solliciter certaines abbayes au-delà de leurs possibilités de production, ils se sont ainsi diversifiés autour des bières trappistes ! Chaque mois chez vous : 6 bières trappistes et 3 sous-bocks. Et dans la première box de bières trappistes, un vrai guide sur tout le monde de la bière trappiste pour tout comprendre et tout savoir ! N’hésitez donc pas y faire un tour !

 

 

 

 

A la une #NLQ #Rome

Transfiguration – La croix n’est pas un bibelot rappelle le pape

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’évangile de ce deuxième dimanche de carême nous présente le récit de la Transfiguration de Jésus (cf. Mt 17,1-9). Il emmena à l’écart trois des apôtres, Pierre, Jacques et Jean, Il monta avec eux sur une haute montagne, et là advint ce phénomène singulier : le visage de Jésus « devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière » (v. 2). De cette façon le Seigneur fait resplendir dans sa personne cette gloire divine que l’on pouvait toucher par la foi dans sa prédication et dans ses gestes miraculeux. Et la transfiguration s’accompagne, sur la montagne, de l’apparition de Moïse et d’Elie, « qui s’entretenaient avec lui » (v. 3).

La “luminosité” qui caractérise cet événement extraordinaire en symbolise le but : éclairer les esprits et les cœurs des disciples afin qu’ils puissent comprendre clairement qui est leur Maître. C’est une étincelle de lumière qui s’ouvre soudain sur le mystère de Jésus et éclaire toute sa personne et toute son histoire.

Désormais engagé résolument vers Jérusalem, où il devra subir la condamnation à mort par crucifixion, Jésus veut préparer les siens à ce scandale, le scandale de la croix, trop fort pour leur foi et, en même temps, annoncer à l’avance sa résurrection, en se manifestant comme le Messie, le Fils de Dieu. Et Jésus les prépare pour ce moment triste et (porteur) de tant de souffrance. En effet, Jésus se montrait un Messie différent des attentes, de ce qu’ils imaginaient sur le Messie, sur comment serait le Messie : non pas un roi puissant et glorieux, mais un serviteur humble et désarmé ; non pas un seigneur de grande richesse, signe de bénédiction, mais un homme pauvre qui n’a pas où reposer sa tête ; non pas un patriarche avec une descendance nombreuse, mais un célibataire sans maison et sans nid. C’est vraiment une révélation de Dieu inversée, et le signe le plus déconcertant de ce renversement scandaleux est la croix. Mais c’est à travers la croix que Jésus parviendra à la glorieuse résurrection, qui sera définitive, non comme cette transfiguration qui a duré un moment, un instant.

Jésus transfiguré sur le mont Tabor a voulu montrer sa gloire à ses disciples, non pas pour leur éviter de passer par la croix, mais pour indiquer où conduit la croix. Qui meurt avec le Christ, avec le Christ ressuscitera. La croix est la porte de la résurrection. Qui lutte avec Lui, avec Lui triomphera. C’est le message d’espérance que la croix de Jésus contient, exhortant à la force dans notre existence.

La Croix chrétienne n’est pas un bibelot de la maison ou un ornement à porter, mais la croix chrétienne est un rappel de l’amour avec lequel Jésus s’est sacrifié pour sauver l’humanité du mal et du péché.

En ce temps de carême, contemplons avec dévotion l’image du crucifix : Jésus en croix. Il est le symbole de la foi chrétienne, il est l’emblème de Jésus, mort et ressuscité pour nous. Faisons en sorte que la Croix marque les étapes de notre itinéraire de carême pour comprendre toujours plus la gravité du péché et la valeur du sacrifice avec lequel le Rédempteur nous a tous sauvés.

La Vierge Sainte a su contempler la gloire de Jésus cachée dans son humanité. Qu’elle nous aide à demeurer avec Lui dans la prière silencieuse, à nous laisser éclairer par sa présence, pour porter dans notre cœur, à travers les nuits les plus obscures, un reflet de sa gloire.

Source et Traduction de Zenit, Anne Kurian