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Monastère du Jassonneix : son histoire, sa nouvelle communauté et ses produits !

Un article proposé par Divine Box.

Cette semaine, direction le monastère du Jassonneix (prononcer « jassonné ») en Corrèze, avec Divine Box ! Un monastère bien connu notamment pour ses incroyables confitures et gelées.

On va vous parler de son histoire liée à celle de l’abbaye de La Coudre, de leur changement d’activité et de communauté il y a quelque temps, et bien sûr de leur délicieuses confitures ! Au fait saviez-vous que les soeurs possédaient près de 600 pieds de myrtilles ?

Allez, on vous fait découvrir tout ça !

 

 

Les débuts du monastère du Jassonneix 

Allez hop, remontons le temps, direction le début du XIXe siècle. Notre périple commence en effet en 1816, quand dix moniales cisterciennes reviennent de Westphalie (en Allemagne), une fois passés les troubles de la Révolution. Elles ré-occupent alors l’ancien prieuré Sainte- Catherine à Laval pour en faire l’abbaye de la Coudre.

Rapidement, la communauté fleurit et peut envoyer de nombreuses fondations en France et à l’étranger. En 1970 notamment, l’Évêque de Tulle sollicite l’abbaye de la Coudre pour une fondation en Corrèze. C’est partiiii !

En 1971, une certaine Madame des Places offre alors une vieille propriété corrézienne aux soeurs pour s’installer. Mais le temps de gérer tout le bazar de la succession, ce n’est finalement qu’en 1981 que trois soeurs de la Coudre arrivent… au Jassonneix !

Elles arrangent alors petit à petit le vaste domaine seigneurial de cent hectares, qui comprend notamment une maison de maître du XVIIIe siècle et une chapelle du XIVe siècle. On vous laisse imaginer l’excitation des débuts… !

Le prieuré Sainte-Catherine, début XIXe siècle, dessiné par Jean-Baptiste Messager – Divine Box

Les myrtilles du Jassonneix 

Fidèles à la tradition de la règle de saint Benoît « ora et labora » (prie et travaille), les soeurs trappistines s’organisent rapidement pour travailler pour leur subsistance. Elles démarrent en empaillant des chaises (c’était une première pour toutes les soeurs !), puis rénovent des matelas en laine grâce au talent de couturière d’une des soeurs.

Un beau jour d’octobre, la Chambre d’Agriculture, souhaitant essayer d’implanter des myrtilles dans la région, leur propose de planter gratuitement 600 pieds de myrtilles dans la propriété. Plutôt sympa, non ? Le monastère du Jassonneix est assez grand, mais changer d’activité n’était pas évident.

Finalement, voyant à l’époque les couleurs éclatantes des champs de myrtilles, les soeurs ont craqué et ont accepté ! À partir de 1987, elles cultivent donc des myrtilles, pour en faire entre autres d’excellents produits monastiques comme des confitures.

Pour la petite histoire, c’est notamment la culture des myrtilles qui a permis à la communauté de gagner la confiance des habitants de la région (de tradition peu religieuse), qui étaient au départ sceptiques de leur arrivée. Que voulez-vous, des soeurs en bleu de travail dans des champs de myrtilles, ça fait son effet !

Champ de myrtilles devant le monastère du Jassonneix, en Corrèze – Divine Box

Des bernardines au Jassonneix !

Mais en 2018, les quatre dernières trappistines encore sur place, devenues trop âgées, doivent quitter le monastère… Heureusement, elles sont remplacées illico par une dizaine de moniales, appelées « bernardines ». Cette communauté toute jeune, fondée en 2011, est proche de l’idéal trappiste, et grandit sous la houlette matérielle et spirituelle des moines de Sept- Fons en Auvergne.

Par ailleurs, les anciennes soeurs trappistines du monastère ont été accompagnées par la mère abbesse de l’abbaye de la Coudre et deux évêques différents. Pas de risque, elles sont entre de bonnes mains !

Aujourd’hui, les bernardines du monastère du Jassonneix sont constituées en « association publique de fidèles », premier stade d’une communauté monastique. Elles sont dix et suivent la règle de saint Benoit : « prière et travail ». Elles prient ainsi sept fois par jour et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance.

En plus des tâches habituelles d’une communauté (hôtellerie, magasin, ménage…), les soeurs poursuivent l’historique cueillette de myrtilles et l’atelier de confitures, gelées et autres confits, pour le plus grand bonheur de nos papilles !

La culture des myrtilles tient bien sûr toujours une place prédominante dans la vie des soeurs. Elles en récoltent en effet chaque année, entre juillet et août, environ 4 tonnes ! Quelques bénévoles viennent les aider de temps en temps durant l’été.

Les myrtilles, fleurs et autres plantes cultivées par la communauté leur permettent de faire d’excellentes confitures, gelées et confits : plus de 50 recettes aujourd’hui ! Le secret du goût si pur et intense et leur artisanat monastique ? L’eau de source !

Il paraît que les fruits prennent le goût de l’eau dont ils sont arrosés. La pureté de l’eau de source du monastère du Jassonneix serait donc à l’origine de la grande qualité des fruits récoltés sur place et donc du goût des confitures ! Et les produits monastiques du monastère du Jassonneix sont à découvrir sur la boutique monastique en ligne de Divine Box !

Fontaine de l’eau de source dont bénéficie le monastère du Jassonneix – Divine Box

Pour continuer la lecture…

Pour les plus curieux qui veulent lire en intégralité notre article et découvrir d’autres anecdotes, cliquez ici pour en savoir plus sur le monastère du Jassonneix.

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L’abbaye Notre-Dame de Bon Secours de Blauvac : son histoire, ses hosties et ses produits !

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Notre-Dame de Bon Secours de Blauvac est un monastère trappiste qui se trouve en Provence près d’Avignon. Fondée en 1991, son histoire remonte en fait jusqu’à la Révolution française !

Aujourd’hui, les dix-sept soeurs trappistines de l’abbaye confectionnent notamment, entre leurs 7 offices quotidiens, des hosties pour les paroisses françaises, et de délicieux produits artisanaux. On vous fait la visite en 2 minutes ?

Ci-dessus, une soeur trappistine de l’abbaye de Blauvac fait un petit tour du propriétaire à Astrid – Divine Box

Sous le soleil

Nous sommes le 24 août 1834 à Maubec, un petit village provençal gorgé de soleil, lavande et autres grillons ! **kss kss kss*. Une communauté de soeur trappistes vient s’installer pour fuir l’agitation de Lyon et son urbanisation croissante. Auparavant, elle avait déjà fui les persécutions de la Révolution jusqu’en Suisse !

Malgré les conditions de vie difficiles et les épidémies sévères de l’époque, la communauté se porte bien dans ce nouveau lieu, et les vocations affluent en masse ! Les bâtiments deviennent ainsi rapidement trop petits, et la communauté doit construire un nouveau monastère tout beau tout propre.

Et pour assumer ces investissements colossaux, les soeurs vendent leurs bâtiments de Vaise, dans la banlieue de Lyon. Les travaux commencent alors sur les chapeaux de roues à Maubec. Allez, au travail !

En 1834, les soeurs de l’abbaye de Vaise s’installent dans le cadre magnifique du petit village de Maubec, en Provence – Crédit Photo : Coeur de Provence

Au boulot !

En fait, à cette période, la communauté est super pauvre. Et c’est sans compter les travaux titanesques que les soeurs doivent financer… C’est donc dans ce contexte que la communauté de Maubec lance différentes activités.

Dans un premier temps, les soeurs créent en 1847 la « maison Saint-Joseph ». Au sein de cette structure, elles forment scolairement et professionnellement des jeunes filles entre 6 et 18 ans.

Ensuite, les soeurs développent tout un artisanat monastique ! Travail de la soie, fabrication de nougat, production du « Quina », un vin fortifiant… Elles font tout !

Ci-dessus, le très beau clocher du village de Maubec – Crédit Photo : ProvenceWeb

Les soeurs rayonnent !

Malgré l’élargissement des bâtiments, Maubec devient vraiment trop petit : en 1860, elles sont 153 sur place ! Incroyable, non ? Seule solution alors : « fonder » de nouvelles communautés. Un groupe part ainsi de Maubec en 1852 pour Toulouse, un autre en 1875 pour ressusciter l’abbaye de Bonneval en Aveyron… cela continue jusqu’en 1931 pour redonner du peps à l’abbaye de Chambarand !

Mais en 1991, la crise des vocations et les charges d’entretien de Maubec obligent la communauté à déménager. Eh oui, encore ! Hop hop hop, direction Blauvac, toujours en Provence !

C’est en 1991 que les soeurs s’installent enfin dans la très belle abbaye de Blauvac – Divine Box

Abbaye de Blauvac : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les trappistines de l’abbaye de Blauvac sont dix-sept sur place et suivent la règle de saint Benoît. Embrassant le principe « ora et labora » (« prière et travail »), elles prient ainsi sept fois par jour (premier office à 4h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance. Elles réalisent notamment de délicieux produits monastiques : des financiers au chocolat, des guimauves à la lavande, des meringues, et même du nougat au miel avec le miel de lavande de l’abbaye de Sénanque !

Et en plus des tâches habituelles d’une communauté (hôtellerie, magasin, ménage, sessions d’entraide…), les soeurs de l’abbaye de Blauvac, âgées de 32 à 93 ans, sont spécialisées dans la fabrication d’hosties. On vous dit tout dans quelques lignes !

Ci-dessus, soeur Claire-Geneviève lors de sa profession solennelle, en 2014 – Crédit Photo : Abbaye de Blauvac

Le pain béni de l’abbaye de Blauvac !

La fabrication des hosties est aujourd’hui la principale activité à l’abbaye de Blauvac. L’abbaye est même le premier producteur français d’hosties ! Dingue, non ? En marche depuis le 30 mai 1909, cette fabrique donne du travail aux soeurs au rythme de cinq heures par jour. Le petit plus ? Les soeurs s’adaptent à toutes les demandes : des hosties blanches ou dorées, elles en font même des sur-mesure pour les ostensoirs !

Et tout est à fait 100 % à la main : préparation de la pâte, cuisson, découpe… et même collage des étiquettes par les soeurs « anciennes » ! C’est pas beau, ça ? Un travail simple et efficace, en somme. Comme la recette d’ailleurs : de la farine du terroir, de l’eau, et… c’est tout ! Tout en suivant les normes ecclésiastiques évidemment !

Les soeurs de l’abbaye de Blauvac sont le premier fournisseur de France d’hosties ! – Crédit Photo : La Provence

Et pour acheter les produits des soeurs trappistes de Blauvac ?

Pour les rencontrer et papoter avec elles à la boutique de l’abbaye, il faut se rendre  au 994 route de Saint Estève, 84570 Blauvac ! Mais si vous n’avez pas la chance d’habiter en Provence, pas de panique il reste la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des produits de l’abbaye de Blauvac.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur le abbaye Notre-Dame de Bon Secours de Blauvac : son fondateur, son exil en Suisse, son installation à Lyon, sa petite fontaine pour les pèlerins, etc…

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Découverte : les confitures de l’abbaye Notre-Dame des Gardes

Un article proposé par Divine Box.

Cette semaine, nous partons avec Divine Box à la découverte de l’abbaye des Gardes, située en Maine et Loire, à quelques kilomètres à l’est de Nantes. Une communauté de soeurs trappistines y est installée depuis 1818. Au quotidien, c’est la devise de saint Benoît “ora et labora” (“prière et travail”) qui rythme la journée des 29 soeurs de l’abbaye. Et cela depuis 200 ans exactement ! Rapide tour d’horizon, et découverte notamment des confitures de l’abbaye des Gardes… c’est parti !

Abbaye Notre-Dame des Gardes

Rapide contexte historique

À la demande des habitants, les moniales ont investi les lieux en août 1818, accueillies par le moine Augustin de Lestrange, qui fut le grand artisan du développement de la vie monastique en France à cette époque. C’est sur les ruines d’un couvent de chanoines augustins que les soeurs trappistines s’installèrent, à Notre-Dame des Gardes dans un joli coin de l’ouest de la France. Arrivées à seulement dix en 1818, la communauté grandit rapidement pour atteindre 106 soeurs en 1821, seulement trois ans après ! Plus tard en 1904, l’abbaye reçu un ordre de dissolution et le monastère fut saisi et vendu aux enchères. Le rachat du monastère par un bienfaiteur permit à une vingtaine de soeurs de rester discrètement au monastère jusqu’en 1924 où de nombreux travaux furent entrepris grâce à l’aide de la communauté voisine de l’abbaye Notre-Dame de Bellefontaine. Encore une belle histoire d’entraide monastique !

La communauté aujourd’hui

Malgré toutes les péripéties que l’abbaye de la Trappe des Gardes a connu après son arrivée en 1818, la communauté rayonne aujourd’hui par son dynamisme. Les soeurs sont au nombre de 29, dont 3 soeurs béninoises qui ont rejoint la communauté. Par ailleurs, l’année 2018 fut une année marquante pour la communauté qui a fêté le bicentenaire de son arrivée sur place. Et ce ne sont pas les temps de prière qui manquent ! En effet, les soeurs se réunissent  7 fois par jour pour prier, avec un premier office à 4h15.

Un artisanat monastique réputé, pour subvenir à leurs besoin

 

Puisqu’elle suivent la règle de saint Benoît “ora et labora” (prie et travaille), les soeurs travaillent entre leurs temps de prière et produisent une grande variété de produits monastiques. Et on peut dire qu’elles sont particulièrement habiles de leurs mains ! En effet, en parallèle des délicieuses confitures artisanales qu’elles produisent quotidiennement, les soeurs confectionnent aussi de nombreux gâteaux. Au menu, des cookies, palets, cakes et galettes. Et ce n’est pas tout ! En plus d’êtres douées en pâtisserie et confiserie, les soeurs sont bonnes couturières. Elles produisent notamment des vêtements liturgiques tels que des étoles ou des aubes.

En exclusivité au magasin de l’abbaye… ou presque !

 

Les personnes qui ont la chance de passer à l’abbaye pourront découvrir tout l’artisanat monastique proposé à la boutique. Et ainsi profiter de produits en exclusivité, que l’abbaye vend seulement sur place en raison d’une faible quantité produite. Parmi ces exclusivités, vous trouverez la confiture poire william, des pâtes de fruits ou encore différents gâteaux produits en quantités limitées. L’adresse est : Abbaye des Gardes, Rue du Monastère, 49120 Chemillé-en-Anjou.

 

Et si vous ne pouvez pas aller sur place, vous pouvez acheter les confitures de l’abbaye des Gardes sur la boutique monastique en ligne de Divine Box !

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(Re)découvrez l’abbaye de Bonneval ! Son histoire, ses évolutions, sa chocolaterie artisanale…

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Notre-Dame de Bonneval est une abbaye trappiste, située en Occitanie tout près de Rodez. Fondée en 1147, elle abritait à ses débuts une communauté de moines cisterciens. Chassés à la Révolution, ce sont désormais des soeurs trappistines qui ont pris le relais, depuis 1875 !

 

La communauté regroupe aujourd’hui une vingtaine de soeurs. Entre leurs 7 offices quotidiens, elles font notamment tourner une chocolaterie artisanale, et ce depuis 1878… Ce qui en fait l’une des chocolateries les plus anciennes de France encore en activité !

Divine Box vous raconte tout en trois minutes !

Aujourd’hui, la vingtaine de soeurs de l’abbaye de Bonneval produit du chocolat artisanal, et ce depuis 1878 – Crédit Photo : Magazine Twelve

Abbaye de Bonneval : il était une fois… 

Nous sommes en l’an de grâce 1143. Guillaume de Calmont d’Olt, alors évêque de Cahors, possède un château familial qui domine Espalion, une bourgade au nord de l’Aveyron. Il fait venir sur ses terres sept moines cisterciens de Mazan en Vivarais avec leur prieur Adhémar, le « must » du monachisme à l’époque !

La communauté cartonne alors très vite, en richesse et en nombre de moines. Les moines déménageront plus tard finalement au fond d’une « bona val » (“bonne vallée” en occitan), dans un lieu plus paisible. Au milieu coule une rivière, la Boralde de Flaujac. La construction de l’abbaye de Bonneval débute alors. En avant !

Le monastère connait son apogée aux XIIe et XIIIe siècles, tant par rapport au nombre de moines qu’à l’extension des biens et possessions. Celles-ci sont souvent regroupées autour de granges fortifiées. Quelques frères convers y habitent alors pour aider à l’entretien du domaine.

L’abbaye de Bonneval se trouve au creux d’un vallon, selon la tradition cistercienne – Crédit Photo : Abbaye de Bonneval

L’abbaye de Bonneval se trouve au creux d’un vallon, selon la tradition cistercienne – Crédit Photo : Abbaye de Bonneval

Abbaye de Bonneval : Les guerres 

Malheureusement, cette bonne vallée, isolée, subit les conflits à travers les siècles. L’abbaye de Bonneval doit alors affronter tour à tour la Guerre de Cent Ans et les conflits avec l’anglois au XIVe siècle, puis les guerres de Religion au XVIe siècle, ou encore les soulèvements lors du rattachement du comté de Rodez au Royaume de France au début du XVIIe… Entre destructions des murs, incendies et pillages par les bandes armées pour se ravitailler, cette période est terrible pour la communauté.

D’abord en terme de nombre, car les conflits affaiblissent les frères et les postulants se font alors plus rares. Mais aussi en terme d’observance, car avec les fuites successives, et donc les circonstances particulières, les règles monastiques s’affaiblissent…

Ci-dessus la Grange de Galinières, une ancienne dépendance fortifiée de l’abbaye de Bonneval, très pratique pour se protéger lors des pillages – Crédit Photo : Aveyron Tourisme

Abbaye de Bonneval : le dernier rempart 

Les épreuves continuent et grandissent avec la Révolution. Affaiblis et ruinés, les moines ne peuvent alors plus aider les pauvres, ce qui était, pour l’Etat, le seul argument valable pour « tolérer » l’abbaye. Ils sont alors notamment contraints d’arrêter leur distribution quotidienne de pain à la porte du monastère, ce qui provoque des émeutes. notamment la distribution quotidienne de pain à la porte du monastère, ce qui provoque des émeutes. Le Jeudi Saint 1791, l’abbaye de Bonneval est même contrainte d’envoyer un détachement de la garde nationale pour calmer « une foule de mendiants » (selon les archives municipales d’Espalion) !

Les derniers frères, ainsi qu’une cinquantaine de paysans, sont donc obligés de se réfugier dans un des donjons de l’abbaye pour résister à la foule en furie ! La garde nationale viendra elle-même remettre de l’ordre, et expulser les 13 moines restants en 1791. Ceux qui acceptent de signer la Constitution civile du Clergé ne sont alors plus inquiétés. Un seul moine, le frère Jean-Jacques Seconds, refuse et se trouve déporté.

L’abbaye de Bonneval est alors découpée en lots puis vendue. Comme beaucoup d’édifices religieux, elle sert de carrière de pierres. C’est la fin de plus de six siècles d’Histoire !

C’est dans l’un des donjons fortifiés de l’abbaye de Bonneval que les moines durent se réfugier durant la Révolution – Crédit Photo : Mapio

 

Abbaye de Bonneval II, le retour 

 

 

Mais heureusement, l’abbaye de Bonneval reprend vie un peu plus tard… En 1850, le curé du coin propose à des moines trappistes de venir s’y installer, mais ces derniers refusent, en raison de l’endroit, jugé trop sauvage et impropre à l’agriculture.

C’est finalement en 1875 que l’évêque de Rodez parvient à faire venir sur place de courageuses soeurs trappistines de Maubec, en Provence. Ni une ni deux, une rénovation titanesque démarre dès septembre 1875. Et c’est (re)parti !

L’abbaye de Bonneval renaît en 1875 grâce à une communauté de soeurs trappistines, qui feront rebâtir l’abbaye selon les plans primitifs – Divine Box

Abbaye de Bonneval : la chocolaterie 

 

En 1878, l’énergique Dom Emmanuel d’Aiguebelle fait installer une petite chocolaterie à Bonneval, pour assurer l’autonomie financière des soeurs. En effet, les pentes abruptes de l’abbaye de Bonneval empêchent une bonne culture des terres…
Rapidement alimentée par une un moteur hydraulique puisant sa force dans le courant de la rivière, la chocolaterie de Bonneval décolle !

Les soeurs gagnent ainsi de nombreux concours régionaux : notamment en 1884 où leur chocolat est présenté au concours régional de Rodez, au terme duquel le jury lui décerne une médaille de vermeil. En 1895 rebelote, leur bon chocolat est exposé à Bordeaux où il remporte la médaille de bronze, la plus forte récompense donnée à des produits similaires.

En 1927, se perfectionnent encore plus grâce à un maître chocolatier qui leur livre tous ses secrets. De quoi faire fondre tout le monde… Encore aujourd’hui, les chocolats de Bonneval font figure de référence dans le paysage des produits monastiques.

C’est pour subvenir à leurs besoins que les soeurs de l’abbaye de Bonneval se lancent dès 1878 dans la création d’une chocolaterie artisanale, de renom dans le paysage des produits monastiques – Divine Box

Abbaye de Bonneval : et aujourd’hui ? 

 

Aujourd’hui, l’abbaye de Bonneval compte vingt-et-une soeurs ! Elles sont trappistines (cisterciennes de la stricte observance), et suivent donc la règle de saint Benoît « ora et labora » (prie et travaille). Le premier des sept offices quotidiens est à 4h30 (eh oui, du matin !), et entre temps, les soeurs bossent dur, notamment pour leur artisanat monastique !

Broyage des fèves de cacao, mise en moule, emballage du chocolat etc… Sans oublier bien sûr le bon fonctionnement de l’hôtellerie et de l’abbaye : ménage, vaisselle, cuisine, etc… Pas de chômage là-bas !

Aujourd’hui encore, les soeurs de l’abbaye de Bonneval poursuivent la tradition chocolatière de leurs ainées – Crédit Photo : Magazine Twelve

 

Et pour acheter les chocolats des soeurs trappistines de Bonneval ?

 

Sur place à la boutique du monastère bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des chocolats de l’abbaye de Bonneval.

 

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur l’abbaye de Bonneval : reconstruction fin 19e, installation des premières lumières de France sur place etc…

 

Et pour aller plus vite, voici une petite vidéo sur l’abbaye de Bonneval (1mn10) :

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Abbaye Notre-Dame des Gardes : histoire, évolutions et … confitures !

Pour sa box des monastères de décembre, Divine Box vous emmène près d’Angers à la rencontre de l’abbaye Notre-Dame des Gardes. Divine Box vous raconte tout : son histoire, ses évolutions et bien sûr la situation actuelle et les fameuses confitures !

 

L’abbaye Notre-Dame des Gardes (ou Trappe des Gardes), en Anjou – Divine Box

 

Un lieu monastique avant l’heure !

Les Gardes sont un lieu religieux depuis le Moyen-Âge ! Le seigneur du lieu, emprisonné à l’époque, promit pour sa libération d’édifier quelque chose en l’honneur de la Vierge. Et hop, c’est chose faite en 1465 avec la chapelle Notre-Dame, où des pèlerins se rendent de plus en plus nombreux. La vie monastique sur place débute ensuite en 1605, avec la construction d’un couvent d’ermites de saint Augustin ! C’est d’ailleurs cette vie monastique qui initia plus tard le développement du bourg des Gardes.

 

La première abbaye après la Révolution

La Révolution ravage la France et ses abbayes. Les ermites des Gardes ne sont malheureusement pas épargnés : les bâtiments sont pillés puis brûlés, et la communauté dissoute. Pour échapper à la tourmente, les communautés françaises se réfugient alors pour la plupart en Suisse puis en Russie, avec à leur tête notamment Dom Augustin de Lestrange. En 1818, il ré-introduit en France une partie des moniales qui l’avaient suivi, et en août, en déplace une dizaine d’entre elles dans les ruines de l’ancien ermitage. Youpi, l’abbaye Notre-Dame des Gardes est ainsi née !

 

L’apogée au XIXe siècle

En 1821, la communauté s’agrandit vite car Dom Augustin transfère de nombreuses moniales à l’abbaye Notre-Dame des Gardes. Les soeurs rayonnent et sont une centaine sur place au XIXe siècle ! L’histoire raconte qu’en 1828, la duchesse de Berry aurait même visité la communauté. Quelle honneur ! Petit à petit au long du XIXe siècle, le lieu de pèlerinage reprend alors du poil de la bête. On y voit ainsi l’inauguration d’une nouvelle statue, la construction d’un nouveau sanctuaire etc…

 

Soeur Odile et Côme (de Divine Box) en train de papoter dans la boutique de l’abbaye Notre-Dame des Gardes – Divine Box

 

Refuge en Angleterre

La période fin-XIXe / début XXe est très anticléricale en France. En 1904 a lieu l’inventaire et la saisie du monastère et de ses biens, mais les moniales ont eu la bonne idée de transférer quelques jours avant la grande statue de la Vierge à l’église paroissiale pour la soustraire à l’inventaire. Habile ! La communauté est cependant chassée et se réfugie en Angleterre à Marnhull en 1906. Plus tard, les biens et terrains de l’abbaye Notre-Dame des Gardes seront alors vendus, puis rachetés … par un bienfaiteur. Ouf !

 

Les soeurs sont de retour !

La communauté de l’abbaye Notre-Dame des Gardes revient d’Angleterre en 1920 et s’attelle à de nombreux projets, comme celui de terminer la construction du sanctuaire marial. Plus tard, le rayonnement de l’abbaye permettra notamment une fondation au Bénin (« L’ Etoile Notre-Dame ») en 1960, et une autre dans le Gard en 1970 (« La Paix-Dieu » à Cabanoule). Chouette programme !

 

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, l’abbaye Notre-Dame des Gardes compte 27 soeurs trappistines qui, fidèles à la règle de saint Benoît, recherchent Dieu dans le travail manuel et la prière (premier office à 4h15 !). En terme de produits monastiques, elles produisent notamment de nombreuses confitures et des pâtes de fruits, à goûter absolument ! Par ailleurs, elles ont une soixantaine de vaches à viande (dont elles s’occupent avec l’aide d’un fermier), et sont gardiennes du sanctuaire encore très fréquenté. Leur fondation au Bénin est d’ailleurs un succès puisqu’elle est devenue autonome dès 1966, et compte une quarantaine de soeurs !

 

Les pâtes de fruits de l’abbaye Notre-Dame des Gardes ! – Divine Box

 

Les confitures

Ahhh les confitures de l’abbaye Notre-Dame des Gardes ! Produites sur place par les soeurs depuis la fin des années 1950, elles ont toujours été faites « à l’ancienne »  : des fruits, du sucre, et une cuisson lente (jusqu’à 2h30 parfois !). Rien d’autre pour cet artisanat monastique de grande qualité. C’est ainsi ce qui donne à leurs 23 parfums ce goût si bon, et cette couleur naturelle si foncée. Jadis, les fruits venaient directement du verger des soeurs mais, par manque de bras, les soeurs se fournissent aujourd’hui directement chez des producteurs locaux dans la région !

 

Les fameuses confitures de l’abbaye Notre-Dame des Gardes, fièrement alignées dans la boutique – Divine Box

 

La petite info en plus

Le visiteur non-averti (pas vous, du coup !) pourrait penser que l’imposante église qui jouxte l’abbaye est l’église abbatiale. Mais que nenni, elle appartient en effet aujourd’hui au diocèse et sert d’église paroissiale. Les soeurs, elles, ont au sein de l’abbaye leur petite église abbatiale ! Complètement rénovée entre 2004 et 2006 (par le même architecte qui a rénové le château de Nantes), elle a comme particularité d’avoir des éclairages qui varient selon les offices. Pour un recueillement toujours plus beau à l’abbaye Notre-Dame des Gardes !

 

L’église abbatiale de l’abbaye Notre-Dame des Gardes, fidèle à la sobriété cistercienne – Divine Box

 

Pour aller plus loin

Comme nous vous le disions un poil plus haut, les soeurs de l’abbaye Notre-Dame des Gardes sont trappistines, appartenant donc à l’Ordre Cistercien de la Stricte Observance. Cet ordre est connu du grand public aujourd’hui notamment grâce à ses bières trappistes. Alors pour vous faire découvrir ces pépites monastiques dans le domaine brassicole, Divine Box a lancé une box trappiste, exclusivement composée de bières trappistes. L’idée est de se régaler tous les mois avec les meilleures bières du monde (selon les classements !), tout en apprenant plein de choses sur le monde passionnant des abbayes et de la bière trappiste.

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Divine Box à la rencontre du monastère de Cabanoule

Allez hop, ce mois-ci, cap vers le monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule dans les Cévennes. Divine Box vous raconte tout : son histoire, ses évolutions et bien sûr la situation actuelle ! 

 

Le monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule, en plein coeur des Cévennes – Divine Box

 

En plein coeur des Cévennes

Ah, les Cévennes Les montagnes, les forêts, les criquets (**kss kss kss**)Cette région a ici une importance toute particulière ! Le Monastère de la Paix-Dieu, plus souvent appelé “Cabanoule, du nom du lieu-dit, est situé dans le Gard, sur la commune dAnduze. Cest cette commune qui est surnommée la porte des Cévennes”, délimitant ainsi la frontière entre la garrigue méditerranéenne et le relief plus abrupt. Bref, un monastère situé dans les Cévennes. Mais encore ?

 

un territoire Protestant !

Pendant plus d’un siècle, entre 1685 (révocation de l’édit de Nantes qui mettait fin aux guerres de religion) et 1787 (édit de tolérance), c’est en plein coeur des Cévennes que se sont déchirés protestants et catholiques. À l’époque et aujourdhui encore dailleurs, cette région est majoritairement protestante. Mais que sont donc allées faire des trappistines là-bas … ?

 

 

Les Cévennes, région dans laquelle se trouve le monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule, est une région très protestante – Divine Box

 

Feu vert pour la paix

En 1968, la communauté de la Trappe des Gardes (entre Nantes et Angers) rayonne ! Très sensible à l’oecuménisme, elle prie alors beaucoup pour la paix entre chrétiens. L’idée d’une fondation implantée dans la région même des déchirements entre chrétiens fait donc son chemin petit à petit. Vu le dynamisme des soeurs (une soixantaine sur place !), le projet tient la route. Ni une ni deux, la communauté sollicite alors les autorités ecclésiales qui donnent vite leur feu vert ! Reste maintenant à convaincre la communauté protestante

 

On ne peut pas attendre” !

Les premières réactions du pasteur et du curé du coin sont catégoriques : cest beaucoup trop risqué  ! La Mère abbesse accepte et se dit prête à attendre deux ou trois ans pour éviter des tensions dans cette région protestante Mais la situation se débloque de manière inattendue : cest le pasteur lui-même qui va revenir sur sa décision et encourager la fondation. On ne peut pas attendre, lEsprit saint est là, et veut cette fondation !. Les rencontres senchaînent alors avec les autorités protestantes pour préciser les modalités. Et en novembre 1968, tout est bon, le projet est accepté  !

 

Malgré les réticences du début, les soeurs du monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule ont finalement réussi à s’installer sur place, en plein coeur des Cévennes – Divine Box

Un début difficile

Les trois premières soeurs arrivent de la Trappe des Gardes en septembre 1969, et le monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule est inauguré en avril 1970, avec du beau monde : évêque, pasteurs, protestants, et même un père orthodoxe ! Mais pour les sept soeurs sur place, les débuts sont compliqués. Lambiance combinée de mai 68 et du Concile Vatican II apporte aux novices un souffle parfois pénible pour la communauté. Et avec le passage dune communauté établie de soixante moniales à une nouvelle et peu structurée de sept, le quotidien était plus éprouvant pour les soeurs !

 

Conduire un tracteur !

Pour autant, la communauté tient bon et suit le rythme monastique trappiste ! Et rapidement, les relations avec le voisinage s’améliorent : “c’est parce quon les a vues travailler, conduire le tracteur et faire leurs fromages de chèvre” dit-on alors. Que voulez-vous, des moniales en bleu de travail qui font des produits monastiques, ça marqueAvec les sept offices quotidiens, les soeurs travaillent, fidèles à la règle de saint Benoît. Elles sont alors au rucher, au poulailler, avec leurs chèvres ou encore à l’atelier dhuile essentielle de lavande ! Quand on vous dit que lartisanat monastique touche à tout Au fond, une vie bien simple et sans prosélytisme, contrairement à certaines craintes.

 

Et aujourdhui ?

Aujourdhui, les douze trappistines de Cabanoule vivent ainsi paisiblement sur place, au rythme de leur vie monastique, toujours marquée par les dialogues et les retraites oecuméniques. Le travail manuel a évidemment bien évolué depuis les débuts, mais reste très présent. Les soeurs cultivent en effet des oliviers pour en faire de lhuile dolive, confectionnent des bougies à la cire dabeille, cultivent leurs légumes dans le potager, remplissent des petits sachets de graines de lavandin et, bien sûr, produisent les délicieuses rocamandines ! On vous dit tout juste en dessous.

 

Les rocamandines du monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule sont des rochers de pâte d’amande enrobés d’éclats damandes grillées. Un délice ! – Divine Box

 

Les rocamandines

Recette unique de pâte d’amande, enrobage artisanal de chocolat, saupoudrage manuel damandes concassées Charmant programme pour ces rocamandines que Divine Box avait glissées dans leur box des monastères de novembre ! Absentes des ateliers de production au début, elles ont remplacé la production de fromages de chèvre, abandonnée à cause de son rythme effréné et des normes draconiennes d’hygiène. Pour la petite histoire, malgré le nom déposé de rocamandine, les soeurs entendent parfois à la boutique un autre surnom pour leurs rochers : les cabanoulettes ! Nom non officiel, mais terriblement mignon

 

LE PETIT PLUS DE DIVINE BOX

Chez Divine Box, ils adorent ce qui est fait par les moines ou moniales. Leurs box des monastères fonctionnent très bien, mais pour éviter de solliciter certaines abbayes au-delà de leurs possibilités de production, ils se sont ainsi diversifiés autour des bières trappistes  ! Chaque mois chez vous : 6 bières trappistes et 3 sous-bocks. Et dans la première box de bières trappistes, un vrai guide sur tout le monde de la bière trappiste pour tout comprendre et tout savoir ! N’hésitez donc pas y faire un tour en cliquant ici.