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L’abbaye de Boulaur, ses vaches et son verger

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Sainte-Marie de Boulaur est une abbaye cistercienne française. Implantée dans le Gers depuis 1142, l’abbaye a connu quelques péripéties au fil du temps. Aujourd’hui, la communauté jeune et dynamique de l’abbaye de Boulaur s’occupe des animaux de sa ferme agricole comme de ses hectares d’agriculture raisonnée.

 

Aujourd’hui Divine Box vous emmène faire un petit tour et on vous raconte tout sur l’histoire de l’abbaye de Boulaur, suivez le guide !

L’abbaye de Boulaur est implantée dans les environs de Toulouse depuis le XIIème siècle – Divine Box

Que du beau monde 

L’abbaye de Boulaur fut fondée en 1142 dans le Gers par Pétronille de Chemillé, abbesse de la prestigieuse abbaye de Fontevraud !

À l’époque, cette dernière est l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe, et a pour vocation de n’accueillir que des jeunes filles nobles.

Parmi les fondateurs de Boulaur, on compte ainsi un archevêque et un comte, et la première abbesse est une comtesse devenue veuve ! Bref que du beau monde pour démarrer…

C’est en 1115 que Pétronille de Chemillé a reçu son bâton d’abbesse des mains de son évêque – Divine Box

Le « Bon Lieu  » 

Par la suite, l’abbaye de Boulaur traverse les siècles sans encombre, au milieu des magnifiques paysages du Gers. C’est d’ailleurs ce cadre exceptionnel qui lui donnera son nom. Boulaur vient en effet du latin « Bonus Locus », le Bon Lieu !

Petit à petit, le village de Saint-Germier, voisin de l’abbaye, prendra lui aussi le même nom.

Mais la vie sur place à l’abbaye n’en est pas moins rude : Boulaur vit en effet grâce aux rentes des soeurs, mais elle est la plus pauvre de l’ordre !

Certaines parties de l’église de l’abbaye de Boulaur datent encore du XIVe siècle – Divine Box

Ça s’en va et ça revient 

Mais à la Révolution, patatra : l’Etat confisque l’abbaye et dissout la communauté !

Au cours du XIXe siècle, quelques moniales fontevristes essayent bien de redonner vie au lieu, et restaurent l’église qui tombe en ruine. Mais pas de chance : elles sont, elles aussi, expulsées en 1904 par des lois anticléricales…

En 1949 cependant, quatre moniales, auparavant bénédictines, rachètent l’abbaye pour une misère, et viennent s’y installer et y vivre selon la vie cistercienne. Mais les années passent et les vocations ne viennent pas…

Depuis le retour des soeurs en 1949, l’abbaye de Boulaur s’est lancée dans différents travaux de restauration et de reconstruction des bâtiments – Crédit Photo : abbaye Sainte-Marie de Boulaur

Mais oui c’est Clair(e) 

En 1979, la situation est critique : l’abbaye ne compte que cinq sœurs, et l’avenir est incertain… Le supérieur de l’ordre cistercien a alors une idée. Pourquoi ne pas prier Claire de Castelbajac, une fille du pays morte en odeur de sainteté à vingt-et-un ans quelques années auparavant ? Objectif : lui demander cinq vocations dans l’année ! « Impossible » se disent les sœurs, qui obéissent pourtant…

Objectif : lui demander cinq vocations dans l’année ! « Impossible » se disent les sœurs, qui obéissent pourtant…

Et dans les mois suivants, surprise : voici cinq jeunes filles qui se présentent à l’abbaye de Boulaur ! La première s’appelle d’ailleurs… Claire ! Coïncidence ?

C’est grâce à l’intercession de Claire de Castelbajac (ci-dessus), que l’abbaye de Boulaur a pu reprendre vie dans les années 80 – Crédit Photo : Claire de Castelbajac

L’amour est dans le pré 

La vie reprend alors à fond à Boulaur, et les soeurs peuvent développer une agriculture biologique, dans leur ferme et leurs 27 hectares.

Aujourd’hui, leur petit élevage de dix vaches leur permet par exemple de faire du fromage, le « Saint-Germier ». Le nom “Saint-Germier”, est tiré du nom d’un évêque de Toulouse qui évangélisa la région. Produite à partir de 60 litres de lait, la tome est ensuite affinée pendant 2 à 5 mois.

 

Et grâce à leurs cinq cochons, leurs poules et leurs lapins, elles réalisent de délicieux pâtés et terrines. Mais ce n’est pas tout, avec les légumes du potager et les fruits du verger, les soeurs se nourrissent et fabriquent aussi toute une flopée de confitures. Miam miam miam, y a pas à dire, avec les soeurs de Boulaur l’artisanat monastique c’est trop b(i)onnn !

Le « Saint-Germier » est un fromage artisanal confectionné par les soeurs de l’abbaye de Boulaur à partir du lait de leurs vaches- Divine Box

Abbaye de Boulaur : et aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, les 27 soeurs de l’abbaye de Boulaur rayonnent par leur dynamisme et leur jeunesse. Elles sont cisterciennes et suivent la règle de saint Benoît « prière et travail ». Elles prient ainsi sept fois par jour (premier office à 5h15 !) et vivent principalement de leur petite ferme agricole. Vaches, cochons, potager, verger… Il y a de quoi faire !

De plus, parmi la communauté, deux des soeurs de l’abbaye de Boulaur sont ingénieures agricoles. Les animaux et le verger sont certains d’être chouchoutés !

Enfin, forte de sa jeunesse, l’abbaye a redonné vie en 1998 à la très ancienne abbaye de Rieunette, dans l’Aude !

Une soeur de l’abbaye de Boulaur mène son petit troupeau de vaches brouter de l’herbe dans ses champs – Divine Box

Des pierres chargées d’histoires 

Côté architecture, il ne subsiste de l’église primitive que certains murs ainsi qu’une porte romane. Par ailleurs, certaines parties furent remaniées au XIVe siècle : on peut même encore admirer des peintures de l’école de Giotto !

Quant au cloître (situé dans la clôture et donc interdit d’accès aux petits curieux !), sa partie la plus ancienne date encore de la fin du XIIIe siècle, avec une construction de briques et de pierres alternées, remaniée au XVIIème siècle. Mais le petit bijou que renferme ce cloître, et que les soeurs gardent précieusement, c’est la statue d’une Vierge à l’Enfant datée fin XIIIème siècle – début XIVème siècle. Celle que l’on appelle la « Belle Dame » de Boulaur fut en effet retrouvée sous un carrelage !

La « Belle Dame » de Boulaur est une Vierge à l’enfant, datée de la fin XIIIème siècle – début XIVème siècle, et retrouvée à l’abbaye de Boulaur – Divine Box

Attention Chantier !

À Boulaur, les projets fusent à toute allure… Depuis deux ans, les soeurs travaillent par exemple avec des musicologues sur un livre de chants cisterciens des origines, pour chanter à l’office !

Par ailleurs, après trois ans d’étude, elles ont commencé à restructurer le site de l’abbaye. Au programme : construction d’un cloître pour les hôtes et agrandissement de l’espace d’accueil. Mais aussi et surtout : extension de l’exploitation agricole pour rayonner comme, jadis, « les granges cisterciennes du XIIe siècle » !

Aujourd’hui, les sœurs de l’abbaye de Boulaur cultivent en permaculture toutes sortes de fruits et légumes : abricots, poires, pêches, cassis, kiwis … – Divine Box

En odeur de Sainteté 

Même si, de son vivant, Claire de Castelbajac n’est passée qu’une fois ou l’autre à l’abbaye de Boulaur, les soeurs lui sont profondément reconnaissantes d’avoir suscité les vocations qui ont redonné vie à l’abbaye.

Naturellement, ce sont donc elles qui ont la charge de son procès de béatification auprès du Vatican ! Depuis 2004, le corps de Claire repose au fond de l’église, et veille sur les soeurs et les nombreux pèlerins de passage… N’hésitez pas si vous passez dans le coin !

La sépulture de Claire de Castelbajac se trouve au fond de l’église de l’abbaye de Boulaur depuis en 2004 – Divine Box

Découvrez les produits de l’abbaye de Boulaur 

Les soeurs cisterciennes de l’abbaye de Boulaur réalisent grâce à leur verger et leurs animaux de nombreux produits tels que des terrines, du pâté, du fromage ou des confitures… Cliquez ici pour découvrir sur la boutique monastique en ligne de Divine Box les produits de l’abbaye de Boulaur !

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5 jours avec Dieu du 30 juin au 4 juillet 2019 à Annecy (74)

En cette fin d’année scolaire, de grandes questions se posent auxquelles il n’est pas toujours évident de répondre (choix d’études, de travail, discernement en vue d’un mariage ou d’une vocation religieuse…). Comment prendre les bonnes décisions et faire des choix cohérents avec sa foi ? La pastorale des jeunes du diocèse d’Annecy propose une retraite de 5 jours…

La session 5 jours avec Dieu, organisée à Annecy du dimanche 30 juin au mercredi 4 juillet 2019 propose de prendre du temps à l’écart, dans un cadre exceptionnel entre lac et montagnes, pour se placer sous le regard du Seigneur.

Entre 18 et 25 ans, de grandes questions se posent auxquelles il n’est pas toujours évident de répondre (choix d’études, de travail, discernement en vue d’un mariage ou d’une vocation religieuse…). Comment prendre les bonnes décisions et faire des choix cohérents avec sa foi ?

Cette retraite sera rythmée par des enseignements sur les méditations de saint François de Sales, des temps de prière et d’accompagnement personnel, et aussi des temps de service et de rencontres. Une partie de cette retraite sera vécue dans le silence.
Tu n’es pas majeur ou tu as plus de 25 ans et cette retraite t’intéresse ? Contacte-nous !

Informations complémentaires

Quand ? : la retraite commence le dimanche 30 Juin à 14h30, et se termine le mercredi 4 Juillet à 15h
Où ? : Maison du diocèse, 4 avenue de la Visitation à Annecy.
Avec qui ? :  la retraite est accompagnée par les pères Jean-Claude  Mutabazi et Vincent Rossat ainsi que deux jeunes couples.
Forfait :  80 € (repas et logement inclus).
Comment s’inscrire ? : en remplissant le formulaire de pré-inscription ci-dessous.

►INSCRIPTION EN LIGNE ICI

Si tu as des questions, n’hésite pas à nous contacter :  5jours.avec.dieu@gmail.com 

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Conférence : L’homme face au travail – Mathieu DETCHESSAHAR, docteur en gestion – le 9 mai 2019 à La Roche-sur-Yon (85)

L’homme face au travail
« Travailler » ? Mais pourquoi ? Ce qu’en disent les cathos.

Mathieu DETCHESSAHAR, docteur en gestion,
Université de Nantes, auteur de “Le Marché n’a pas de morale” (Cerf)

Jeudi 9 mai 2019 – 20h30
ICES –
17 boulevard de Belges – La Roche-sur-Yon

>>>   Inscription en ligne   <<<

 

Contact : 02 51 44 15 09 – communication@catho85.org

 

Docteur en gestion, agrégé des Universités, professeur à l’Institut d’Economie et de Management de l’Université de Nantes, auteur du livre Le Marché n’a pas de morale (Cerf, 2015). Mathieu Detchessahar est membre du conseil scientifique de l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT), il est également membre fondateur du Groupe de Recherche Anthropologie Chrétienne et Entreprise (GRACE). Auteur de nombreux articles scientifiques, il a coordonné la publication de l’ouvrage “L’entreprise délibérée” (Nouvelle Cité, 2018), et écrit l’ouvrage “Le marché n’a pas de morale – ou l’impossible société marchande” (Editions du Cerf, 2015).

 

Cette nouvelle question sociale dépasse les frontières, comme le montre l’extension du symbole des gilets jaunes au-delà de la France. Dans de nombreux pays, en Europe et dans le monde, la valeur travail, la dignité des travailleurs, leur droit à un juste salaire et à un environnement sain, sont quotidiennement bafoués. Cela concerne les structures économiques mais aussi la responsabilité de chacun, alors que la culture du « toujours moins cher » fait oublier que derrière chaque produit et chaque service, il y a des travailleurs et leur famille. Dans le passé, des catholiques sociaux se sont levés pour défendre la classe ouvrière. Aujourd’hui, les catholiques doivent se lever pour soutenir le peuple de France et lutter pour un système économique mondial et une Europe au service du développement humain intégral. Nous devons avoir conscience que les fractures françaises ne seront pas résolues seulement par des lois mais par l’engagement de chacun. (…) Nous sommes membres d’un peuple. La dignité de chacun est de participer à une grande œuvre commune et au bien de notre pays. Le devoir des catholiques, en ce temps crucial de l’histoire, n’est pas de défendre les intérêts d’une communauté, mais de penser et mettre en œuvre un nouveau catholicisme social au service de l’universel et de notre pays.

Extrait de la tribune : “Appel pour un nouveau catholicisme social”, parue dans la Vie
début janvier 2019, co-signée par plusieurs personnalités dont Mathieu Detchessahar

 

 

2019-05-09 Mathieu DETCHESSAHAR - Affiche Web

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Le dialogue en entreprise ou le casse tête des relations humaines – le 4 avril 2019 à Châteauneuf-du-Pape (84)

Autorité, affrontement, conflit en entreprise ou bien relations personnalisées, négociations, entente sociale ? ? ? Tel est l’enjeu de cette soirée, organisée par le Parvis d’Avignon, qui fait intervenir témoins et personnalités spécialistes des relations humaines.

Pavillon Bouachon, Châteauneuf du Pape

Réservations

Un évènement fondé sur la liberté de choisir
Il s’adresse aux décisionnaires, personnes et prescripteurs qui, plutôt que d’entretenir des relations d’autorité, d’affrontement, de déchirement, voire de destruction, souhaitent recourir à une pratique de promotion de la qualité relationnelle pour accompagner les projets d’entreprises et d’organisation, et notamment soutenir les efforts de résolution des différends qui peuvent jalonner la vie personnelle et professionnelle plutôt que d’en faire une gestion fataliste.

Soirée en 3 temps :

  • TÉMOIGNAGE : et si la qualité de vie au travail passait par la qualité relationnelle…

Joëlle Thérin, directrice Projets du groupe Florette, présidente du service de santé au travail GMSI84, partagera son expérience sur la promotion de la qualité relationnelle au sein du groupe Florette. Illustration concrète de la mise en oeuvre du projet relationnel au cœur de la vie de l’entreprise.

  •  FACE À FACE DÉTONNANT ET PASSIONNANT  :

“Subir ou choisir : c’est vous qui décidez ! »

avec Jean Louis Lascoux, auteur et fondateur de l’Ingénierie Relationnelle et de la Médiation Professionnelle, dirigeant de l’Ecole Professionnelle de la Médiation et de la Négociation
Et Frère Samuel Rouvillois, philosophe, moine, initiateur du Parvis d’Avignon, enseignant à HEC, intervenant en éthique managériale

  • DÉBAT : La parole est à vous…

Deux objectifs
Le premier objectif de cette soirée est de sensibiliser les entrepreneurs aux bénéfices de l’entente sociale dans l’entreprise.
Le second est d’élargir le débat à la vie en société qui impacte celle des entreprises et de faire un parallèle avec les évènements sociaux que nous sommes en train de vivre.

Jeudi 04 avril 2019 de 18h30 à 22h00
Accueil : 18h30
Conférence-débat : 19h-20h45
Cocktail : 20h45-22h
Lieu  : Pavillon Bouachon-Chateauneuf du Pape
Organisateurs : Les Médiateurs Professionnels de Vaucluse et le Parvis

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Deux minutes pour vous #50 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “Comment apprendre à se remettre entre les mains de Dieu au quotidien ?”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Comment apprendre à se remettre entre les mains de Dieu au quotidien ?


Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

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Le travail manuel des moines de Sainte-Marie de La Garde (fondation du Barroux)

Un article proposé par Divine Box.

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est un prieuré bénédictin, situé en Nouvelle-Aquitaine tout près d’Agen. Fondé en 2002 par l’abbaye du Barroux, il est en agrandissement perpétuel depuis ses débuts, et accueille actuellement 17 frères.

Entre leurs 7 offices quotidiens, les moines fabriquent notamment des sandales masculines et féminines dans leur atelier artisanal, et cultivent également des noix dans leur verger. Petit tour d’horizon de l’histoire et des produits du monastère Sainte-Marie de La Garde en 3 minutes chrono… c’est parti !

Ci-dessus, les frères bénédictins du monastère de La Garde récoltent leurs noix fraîches – Divine Box

Monastère de La Garde : l’arrivée

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est tout récent : il fut créé en 2002 ! Cette année-là, huit moines de l’abbaye du Barroux arrivent ainsi au sommet d’un vallon, au lieu-dit “Lagarde”, près d’Agen, et redonnent vie aux murs d’un ancien fort du Moyen-Âge.

Aux origines, “Lagarde” est en effet un avant-poste protecteur de Castelculier, transformé plus tard en un vaste château seigneurial, qui fut malheureusement détruit au début du XXe.

À l’arrivée des moines en 2002, l’ancienne maison de maître devient le réfectoire, et les bergeries sont transformées en ateliers ou en chapelle. Plutôt cocasse…

Les moines veillent d’ailleurs à ce que leur nouvelle chapelle soit en harmonie avec le terroir local : l’utilisation de la pierre de Puymirol et de tommettes agenaises, la création d’un clocher-mur. Le chapelle est aussi dédiée à sainte Foy, martyre locale morte en 303 !

La communauté, elle, grandit toujours, avec l’arrivée d’autres moines du Barroux, ainsi que d’autres nouveaux postulants !

Et bientôt de nouveaux travaux pointent le bout de leur nez…

La chapelle du monastère utilise de la pierre de Puymirol, et est réhaussée d’un clocher-mur, des éléments architecturaux typique de la région – Divine Box

La construction du monastère Sainte-Marie de La Garde

Pour agrandir les lieux et construire un monastère digne de ce nom, les moines lancent ainsi en 2007 un grand concours d’architecture. Finalement, les moines retiendront un projet en deux étapes.

  • D’abord la restauration des bâtiments existants permettra d’accueillir 25 moines.
  • Plus tard, la construction d’un cloître et d’une église abbatiale augmentera la capacité d’accueil à 40 moines.

Tout démarre en 2010 avec le top du top des artisans locaux, et de nombreux bienfaiteurs dans la région. Allez, au boulot !

Ci-dessus, la première pierre de la construction du nouveau monastère, qui débuta en 2010 – Divine Box

Attention peinture fraîche !

Pour la petite histoire, ces grands travaux sont le fruit d’une incroyable campagne de financement et de communication sur internet, avec notamment l’aide de… Michael Lonsdale ! Dingue, non ?

Tout avance alors comme prévu. L’hôtellerie remplace ainsi les anciennes granges, et les ateliers de travail manuel sortent de terre, aux côtés des cellules des moines et de la salle du chapitre, flambant neuve. Ça y est, le monastère prend réellement forme. Petit à petit…

Un des frères présente l’avancée des travaux du monastère (aujourd’hui, ces bâtiments sont achevés) – Crédits Photo : Sud Ouest Éco

Monastère de La Garde : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les bénédictins du monastère Sainte-Marie de La Garde sont dix-sept sur place et suivent donc la règle de saint Benoît. Suivant le principe « ora et labora » (« prière et travail »), ils prient ainsi huit fois par jour (premier office à 3h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance.

En plus des tâches habituelles à une communauté (hôtellerie, magasin, ménage, cours…), les moines du monastère de La Garde sont spécialisés dans la confection de produits monastiques plutôt originaux : des sandales et des noix !

Les moines bénédictins du monastère prient huit fois par jour dans la chapelle – Divine Box

Les bonnes noix des moines

Côté noix, le monastère de La Garde possède près de 2 hectares de noyers et c’est le père Ambroise qui est chargé de rameuter du monde pour la récolte !

Les moines se sont lancés dans l’aventure de la nuciculture, car le noyer, arbre très présent dans la région, possède de nombreux avantages. Excellent pour le cerveau, la noix peut aussi servir à faire de l’huile, ses feuilles peuvent être utilisées en pharmacologie, son tronc en ébénisterie, ses racines comme laxatif, et ses fleurs pour faire du vin de noix !

Les noix sont ici de type « Lara », c’est-à-dire avec un goût très fin mais des cerneaux plus gros. Pour développer leur artisanat monastique, les moines les vendent pour le moment fraîches, enrobées de miel ou bien mélangées dans du miel aux noix, préparé par frère Marie. Miam miam miam !

Lors de la récolte des noix, c’est toute la communauté qui est réquisitionnée – Divine Box

 

Des sandales artisanales masculines et féminines

On vous l’a dit, les moines sont aussi occupés avec un article plutôt rare dans le paysage des produits monastiques : la sandale ! Côté atelier, c’est le frère Augustin qui coordonne leur fabrication, aidé de frère Sébastien et de frère Rémi. À trois, les frères confectionnent une sandale en 1h30 environ soit une trentaine par semaine. Le tout en silence, et chaque sandale est réalisée avec amour, évidemment…

Frère Rémi s’occupe de la découpe : il découpe les lanières et les premières (les semelles intérieures des sandales) dans de grands pans de cuir naturel, et extrait les talons et les semelles de morceaux de caoutchouc.

Frère Sébastien monte les lanières sur la première, et frère Augustin les pressent et les rabotent pour éviter l’apparition de bourrelets sous la semelle. Puis, à l’aide d’une forme enfilée dans la semelle, il colle la semelle et le talon sur la première.

C’est l’une des étapes les plus importantes et délicates, car le moindre décalage peut rendre la sandale inutilisable. Enfin, le rebord de la sandale est teinté avant que le frère Lazare ne la range dans sa belle boîte.

Les frères réalisent ainsi trois modèles : les Hildegardes et les Scholastiques pour les femmes (avec un talon), et les Benoîts pour les hommes. Même si c’est plutôt rare, les moines font aussi parfois des réparations et des modèles sur-mesure.

Leurs clients ? Des moines, bien sûr, mais aussi des laïcs… dont des japonais et des allemands ! Sans compter les dix-sept bénédictins de l’abbaye, qui n’hésitent pas à donneur directement leur avis !

Ci-dessus, frère Augustin nous montre comment il presse la sandale, pour pouvoir raboter les lanières qui dépassent – Divine Box

Et pour acheter les produits des frères bénédictins de La Garde ?

Comme toujours, le mieux est de se rendre sur place à la boutique du monastère ! Mais pour ceux qui habitent un peu loin, il existe heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des produits du monastère de La Garde.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur le monastère Sainte-Marie de La Garde : son fondateur, sa maison-mère, son blason, etc…

Et pour aller plus vite, voici le monastère de La Garde en 1mn et en vidéo :

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[Offre d’emploi] Le diocèse de Saint Etienne (42), recherche : un(e) responsable de la paye et assistant(e) RH

Missions :

Votre mission principale sera d’assurer le bon déroulement du processus de paie et des déclarations des charges sociales pour l’ensemble des 200 salariés du diocèse.
Sous la responsabilité de la responsable des ressources humaines, vous prendrez en charge également l’administration du personnel. A ce titre, vos missions seront les suivantes :

- Gérer de manière autonome l’intégralité du processus de paie avec le logiciel Quadratus en mode SAAS
- Suivre les dossiers concernant les absences (congés, maladie, maternité, dossiers prévoyance…)
- Etablir les déclarations sociales nominatives mensuelles
- Suivre les dossiers de prise en charge pour la formation professionnelle
- Assurer le suivi administratif des dossiers des salariés (contrats de travail, avenants, affiliation mutuelle, médecine du travail)
- Etablir les documents d’embauche et de sortie des salariés (DPAE, solde de tout compte)
- Suivre la gestion des paies en chèque emploi associatif pour les paroisses

Profil et compétences recherchés :

- Expérience dans le domaine de la gestion de la paye.
- Maîtrise de l’utilisation des outils informatiques et du logiciel de paie (la connaissance de Quadratus serait un plus) – Discrétion et sens aigu de la confidentialité, – Capacités d’adaptation, d’organisation et de gestion des priorités, – Qualités relationnelles : capacité à collaborer et à travailler de manière transversale, capacité à communiquer et à travailler avec des bénévoles, – Capacité à travailler en autonomie.
- Motivation pour travailler au sein de l’Eglise et connaissance de l’organisation du diocèse souhaitées.

Conditions d’exercice :

Poste à temps partiel (24 heures) à pourvoir en CDD dans le cadre d’un remplacement de congé maternité.
Basé à la maison diocésaine, 1 rue Hector Berlioz à Saint Etienne.

Envoyer CV et lettre de motivation précisant votre motivation pour travailler dans une structure d’Église à : Mme Véronique Bourboulon, responsable des ressources humaines – veronique.bourboulonAROBASEdiocese-saintetienne.fr

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Paysans : quand la vie n’en vaut plus la peine !

Dans cette vidéo terriblement alarmante, nous pouvons voir à quel point la détresse des paysans est grande : ce sont eux qui nous nourrissent et ils ne comptent pas leurs heures, très souvent pour des revenus dérisoires !

Le reportage dans son intégralité.

Rappelons qu’un agriculteur se suicide tous les deux jours en France !

Prions pour eux ! Nous pouvons les confier à Saint Anvosin, patron des agriculteurs, à saint Joseph, et à notre Mère la Sainte Vierge Marie.

Prière des travailleurs de la terre

Seigneur Jésus,
Tu connaissais bien les images
du travail agricole et de la vie rurale
et Tu t’en es servi pour annoncer aux pauvres
ton Evangile.
 
Nous te prions
pour les travailleurs ruraux d’aujourd’hui,
et particulièrement pour ceux qui, parmi nous,
se consacrent aux durs travaux des champs.
 
Donne nous la force de Ton Esprit
pour que nous soyons les témoins
et les collaborateurs de la Providence créatrice.
 
Fais que nous soyons toujours fidèles
à ta loi de vérité et d’amour
et que nous sachions cultiver en nous
et dans nos familles
la sainteté de la vie chrétienne,
avec la même ardeur
avec laquelle nous cultivons la terre.

 
Bénis la fatigue quotidienne des travailleurs agricoles
et fais que la valeur
et la dignité du travail des champs
soient reconnues par tous.
 
Fais naître pour nous et parmi nous,
des hommes et des femmes
qui se mettent au service de l’Évangile
et qui, annonçant sans cesse l’amour du Père,
Agriculteur divin,
nous aident à être en Toi
des sarments vivants et féconds
pour une communion sans fin .
 
Amen.

Nous pouvons aussi participer à des projets tels que la Cagnotte des Champs, qui soutient les projets d’agriculture durable et respectueux de l’environnement et qui aide les agriculteurs en difficulté…

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[VIDEO] Soutane et Gilets Jaunes – Le curé enragé

Que penser du mouvement des Gilets jaunes ? Que révèle-t-il ? Que peut proposer l’Eglise dans sa doctrine sociale ? Quelques éléments de réflexion.

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Weekends Amour et Vérité proposé par la Communauté de l’Emmanuel les 12 & 13 janvier, 2 & 3 février et 2 & 3 mars 2019 à Rouen (76)

La Communauté de l’Emmanuel organise un cycle de 3 Week-end « Amour & Vérité » s’adressant aux couples ayant reçu le sacrement de mariage et désireux de faire un point sur leur vie de couple et de famille à la lumière de l’Eglise : 12-13 janvier ; 2-3 février et 2-3 mars 2019 à Rouen.

Mieux s’aimer, communiquer en profondeur, concilier travail et vie
être éclairé dans l’éducation des enfants, prendre du temps l’un pour l’autre,
aller plus loin dans notre relation, échanger pour surmonter les crises, approfondir la Foi…

Tract téléchargeable

Contact : Guy et Marie-Hélène Ledieu
06 32 05 40 49 ou 06 95 81 78 81