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Pardon de la Trinité les 15 & 16 juin 2019 au Sanctuaire Notre-Dame de Rumengol (29)

Rumengol – 15 et 16 juin 2019
Présidé par le père Philippe BRUNEL, responsable du Prado de France.

Institut séculier de droit pontifical, l’Association des Prêtres du Prado regroupe, avec l’autorisation de leur évêque, des prêtres diocésains qui entendent, dans leur ministère, cet appel à se consacrer à l’évangélisation des pauvres en suivant Jésus Christ dans son mystère de l’Incarnation (la Crèche), sur son chemin vers la Croix (le Calvaire), dans le don de sa vie de Ressuscité (le Tabernacle).
Le Prado a été fondé par le père Antoine Chevrier (1826-1879). Frappé par la condition de pauvreté des enfants et des jeunes dans sa paroisse lyonnaise, il a été poussé à se consacrer à eux pour leur communiquer le trésor caché dans l’évangile : la connaissance de Jésus Christ. Il a tracé une pédagogie originale pour toucher leurs cœurs et ainsi changer leur regard vers soi-même, les autres, Dieu, l’Église et la réalité.

Cette année, le thème du pardon reprend le verset de Saint Luc : « Heureux, vous les pauvres » (Lc 6, 20), en lien avec le sanctuaire de Lourdes.
« Heureux vous les pauvres ! » : comment comprendre cette affirmation percutante qui ouvre les Béatitudes ? Pourquoi le Christ proclame-t-il « Heureux » ceux dont il connaît très bien les conditions de vie difficiles qui conduisent bien souvent à la misère et à l’exclusion ? Pourquoi faudrait-il être pauvre pour être heureux, selon l’Évangile ?
Et qu’en pensent les premiers concernés, ceux qui vivent au quotidien cette précarité définie par le Conseil économique et Social et par l’ONU comme « l’absence d’une ou plusieurs des sécurités, notamment celle de l’emploi, permettant aux personnes et familles d’assumer leurs obligations professionnelles, familiales et sociales, et de jouir de leurs droits fondamentaux. (…) Elle conduit à la grande pauvreté quand elle affecte plusieurs domaines de l’existence, qu’elle devient persistante, qu’elle compromet les chances de réassumer des responsabilités et de reconquérir ses droits par soi-même, dans un avenir prévisible » ?
Afin de nous aider à mieux comprendre quel appel le Christ nous adresse, le pardon propose de se mettre à l’écoute de celles et ceux qui sont directement confrontés dans leur quotidien à la précarité, voire même à la grande pauvreté, à travers notamment la prise de parole de membres du groupe diocésain Place et Parole des Pauvres que notre évêque, Mgr Dognin, a envoyé en mission en novembre dernier afin que « jamais nous ne puissions dire à quelqu’un : « Je n’ai pas besoin de toi » (1Co 12,21) » (Lettre pastorale de Mgr Dognin, Pâques 2019, page 17).

Évoquant la « place privilégiée des pauvres dans le peuple de Dieu », le Pape François nous rappelle qu’ « il est nécessaire que tous nous nous laissions évangéliser par eux. (…) Nous sommes appelés à découvrir le Christ en eux, à prêter notre voix à leurs causes, mais aussi à être leurs amis, à les écouter, à les comprendre et à accueillir la mystérieuse sagesse que Dieu veut nous communiquer à travers eux. » (Pape François, La joie de l’Évangile, n°198)

« Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre ! Ce que tu as caché aux sages et aux intelligents, tu l’as révélé aux tout-petits. » (Matthieu, 11, 25)

Programme :

Samedi 15 juin
18H : Messe en breton
20H30 : Veillée – « Heureux, vous les pauvres » (Lc 6, 20)
Projection du film « La pierre la plus précieuse », présentant la rencontre entre le Pape François et des personnes ayant l’expérience de la très grande pauvreté et désireuses de se mettre au service de l’Église.
Témoignages – Échanges – Chants – Prières
avec la participation du groupe diocésain “Place et Parole des Pauvres” et l’intervention du père Philippe Brunel

Dimanche 16 juin
8H30 : Messe à l’église
10H30 : Messe en plein air
14H : Chapelet médité à l’église
15H : Vêpres, procession et Salut du Saint Sacrement

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Concert de Natasha St-Pier à l’église de la Trinité à Paris le 13 décembre 2018

Après le succès de son premier album “Vivre d’amour”, Natasha St-Pier a remis en musique les poèmes de sainte Thérèse de Lisieux dans un deuxième album “Aimer c’est tout donner”. Une belle occasion d’entrer dans l’Avent en découvrant la beauté des textes écrits par la petite Thérèse.

Rendez-vous le 13 décembre à 20h30
à l’église de La Trinité
3 rue de La Trinité 75009 Paris.

Réservations

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Les Mardis de la Trinité : Le transhumanisme – 6 novembre 2018 à Toulouse (31)

Les Mardis de la Trinité vous propose

le mardi 6 novembre, à 20h30

une soirée sur le thème :

le transhumanisme

avec Bettina COUDERC,
Professeur de Biotechnologies à la Faculté de Pharmacie, Université Paul Sabatier et Chercheur à l’Institut Claudius Regaud, Cancérôpole

« Le transhumanisme est un terme très largement utilisé actuellement qui désigne le fait que, grâce aux biotechnologies, nous serions en mesure de vivre plus longtemps (voire d’être immortel), en meilleure santé et avec une qualité de vie bien supérieure. Il est même évoqué que les améliorations apportées à l’Homme seraient en mesure d’augmenter ses performances physiques et intellectuelles, amenant à un post humain : l’Homme dit normal n’étant qu’une ébauche de quelque chose de perfectible.

Que se cache-t-il derrière tous ces fantasmes ?
Qu’est-ce que les biotechnologies peuvent concrètement amener à notre bien-être ?
Quelles pourraient être les conséquences morales et éthiques de toutes ces manipulations ?

A partir de la saga « La guerre des étoiles », nous aborderons les différents moyens pour modifier l’Homme à la fois dans son corps et dans sa conscience et nous interrogerons sur l’Homme de demain. »

Lieu  : 290 route de Seysses à Toulouse
Bus : ligne 12, arrêt Touraine

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Journées Européennes du Patrimoine 2018 en la Basilique Notre-Dame de la Trinité de Blois (41) les 15 & 16 septembre

Désireux de permettre aux blésois de se réapproprier ce site architectural “Art Déco” exceptionnel et rare dans notre région, le Recteur et son équipe, en partenariat avec Monsieur Jean-Paul Sauvage, Conservateur du Musée d’art religieux et Responsable de la Pastorale du Tourisme au Diocèse de Blois, invitent les passionnés de culture et de musique, ainsi que tous les curieux, à redécouvrir un patrimoine exceptionnel :

  • le Musée d’Art religieux où une visite exceptionnelle sera guidée par le Conservateur samedi 15 septembre à 10 h 30
  • l’ensemble architectural surprenant qu’est la Basilique, et plus particulièrement, son carillon.

Abrité par un clocher dominant la Loire, le carillon de 48 cloches est l’un des plus grands et plus beaux d’Europe.

Mathilde Bargibant, Carillonneuse, partagera sa passion pour cet art méconnu durant les JEP :

  • samedi 15 septembre après-midi où elle donnera 2 concerts, rencontrera les spectateurs et invitera ceux qui le souhaitent à visiter le clocher à l’observer jouer,
  • dimanche 16 septembre, où elle donnera un concert à midi 15 et se tiendra à nouveau disponible pour présenter son art.

Programme

Samedi 15 septembre

10 H 30 : Visite Musée des Arts Religieux de Blois guidée par le Conservateur, Monsieur JeanPaul Sauvage.
RDV au premier étage de l’ancien couvent des Jacobins, 2, rue Anne de Bretagne, entre le château et la Loire.
12 H 00 :
Possibilité de pique-niquer dans le parc de la Basilique et vente de  produits locaux, miel et vin, auprès de producteurs présents sur place.
14 H 00 :
Concert de Carillon, Basilique de Blois, par Mathilde Bargibant, Carillonneuse, titulaire du carillon de l’Eglise Sainte-Odile, Paris 17e


Rencontre avec Mathilde Bargibant


Visite du clocher
– point de vue exceptionnel sur Blois et ses environs (Montée par groupe de 12
personnes)
16 H 00 :
Concert de Carillon, par Mathilde Bargibant, Carillonneuse.

Dimanche 16 septembre

11 H 00 : Messe solennelle à la Basilique
12 H 15 :
Verre de l’amitié et concert de Carillon, par Mathilde Bargibant

Mathilde Bargibant

Originaire de la ville de Saint-Amand-les-Eaux (59), Mathilde Bargibant découvre très jeune l’art du carillon. Elle commence ses études musicales à l’école de musique de Saint-Amand, et rejoint ensuite la classe de carillon du Conservatoire de Douai, sous la direction de Jacques Lannoy puis de Stefano Colletti.

Lauréate d’un Baccalauréat Techniques de la musique et d’une médaille d’Or de carillon, elle perfectionne son art au cours de master class à l’Ecole Royale de Carillon de Malines (Belgique) et au Carillon Instituut Nederland de Dordrecht (Pays-Bas).


Différentes rencontres artistiques lui permettent d’élargir son univers musical. Elle découvre ainsi l’art des handbells, qu’elle pratique régulièrement à l’American Church of Paris, sous la direction de Fred Gramann. Mathilde Bargibant donne des concerts sur des carillons en France et à l’étranger. Elle participe régulièrement aux activités de l’Association du Carillon de la Cathédrale de Rouen et de la Guilde des Carillonneurs de France. Elle est titulaire du carillon de l’église Sainte-Odile (Paris, 17
e arr.).

 

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Visite commentée de la basilique Notre-Dame de la Trinité à Blois (41) le 9 juin 2018

Le Recteur de la Basilique Notre-Dame de la Trinité de Blois et l’association des amis du musée des arts religieux de Sées (Orne) organisent une visite exceptionnelle de la basilique le samedi 9 juin à 14 heures.

La basilique Notre-Dame de la Trinité de Blois est un monument majeur de l’art déco dont l’histoire est assez méconnue des blésois.

Visible de très loin, dominant la Loire, c’est un lieu d’accueil pour les visiteurs, croyants ou non, en quête de paix, qui pousse à la contemplation tant du monument en lui-même que des alentours.

Si le monument fait partie intégrante du paysage blésois, sa construction a subi de nombreuses vicissitudes.

En effet, c’est Paul Rouvière, architecte, qui a courageusement repris un chantier abandonné en raison de difficultés dues à un mauvais montage du projet.
Il a su s’entourer de nombreux artistes de l’époque qui ont oeuvré pour façonner, orner et embellir l’intérieur de l’église : Barillet, Puiforcat, Roux-Colas, Martel, Perret etc… donnant son style si particulier et innovant dans la vallée de Loire.

Mais, qui sait que c’est un capucin, le père Clovis de Provin, qui a sollicité la bénédiction du Pape pour l’édification de la basilique, plus tard élevée au rang de basilique ?

Qui sait que cette basilique qui abrite un sanctuaire dédié à “Notre-Dame des trois ave”, a pour but de propager la dévotion qui existe depuis au moins le 13ème siècle ?

Qui sait que l’architecte de la basilique était très proche de la famille de Sainte Thérèse de Lisieux ?

Ce sont autant d’anecdotes que René Rouvière, architecte lui-même, fils de Paul Rouvière, développera et qui émailleront la visite commentée, nous faisant entrer dans l’intimité de ce lieu chargé d’histoire.

Visite ouverte à tous.
Entrée gratuite

Contact : Marie-Emmanuelle Parison : mep75016@me.com
Basilique Notre-Dame de la Trinité
10 boulevard Carnot ou 18 rue Monin – 41000 Blois
www.sanctuaire-trinite.com
instagram : basiliquendtrinite

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Conférences de carême à Blois (41) du 18 février au 18 mars 2018

Cette année le diocèse de Blois se mobilise pour nous faire vivre au mieux notre chemin de préparation vers la Pâque du Seigneur.

Pour cela, des conférences de Carême auront lieu chaque dimanche à la crypte de la Basilique à 15h30, suivies d’échanges et de dédicaces.

Cinq personnalités se succéderont chaque dimanche de Carême et partageront leurs réflexions sur des sujets qui nous concernent tous, comme la situation et l’avenir des Chrétiens d’Orient, la charité et la miséricorde vécues au jour le jour auprès des pauvres et des exclus, la France catholique et les signes de renouveau, la place de la femme dans la société : entre confusion et responsabilité.

(voir programme ci-dessous)

 

 

Conférences/Formations #NLQ

Conférence sur la Trinité au monastère de Vandoeuvre (54) le 18 novembre

La Trinité

  • Quandle 18/11/2017 à 14h30
  • Vandœuvre, 24 rue Sainte-Colette, Monastère Sainte-Claire

Comment comprendre la Trinité ? comment en parler ? pourquoi et comment en vivre ?

Conférences/Formations #NLQ

Conférence : Enquête sur Jean le Baptiste à Lyon le 10 octobre

Nous avons l’honneur de vous inviter à la prochaine conférence sur le thème :
« Enquête sur Jean le Baptiste, le dernier Prophète, le Précurseur.
Le Baptême du Christ, la Sainte Trinité »

Cette Conférence sera donnée par le Cardinal Philippe Barbarin, pour la partie théologique et Monique Boccard, pour la partie histoire de l’art.

Mardi 10 octobre 2017 de 18h à 20h

 

Au programme  :
- découvrir ou redécouvrir la vie et le rôle de Jean le Baptiste.
- le mystère de la Sainte Trinité.
- l’événement et le sens de la chrismation.

 

Adresse :
Centre Saint-Marc – Salle Sainte Hélène – 10 rue Sainte Hélène – 69002 LYON.

 

Entrée libre

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Augustin passe aux aveux les 21 et 22 octobre à la Trinité – Paris

Augustin, éligible aux Molières 2017, revient à Paris pour un triplet à la Trinité !

La compagnie du Wakan Théâtre, théâtre “populaire donc exigeant”, érudit mais aussi généreux, nous propose trois séances du spectacle Augustin passe aux aveux dans la crypte de l’église de la Trinité :

  • Samedi 21 octobre à 18h et à 20h30
  • Dimanche 22 octobre à 18h

 

 

A la une #Doctrine / Formation #Théologie

Prédication de l’Avent du P Catalamessa, l’Esprit-Saint, une personne divine

Comme nous vous l’avions annoncé, nous reprenons les conférences de l’Avent du Père Cantalamessa au Vatican, dans la traduction donnée par Zénith

«  JE CROIS EN L’ESPRIT SAINT »

1. La nouveauté de l’après concile

Avec la célébration des 50 ans de la clôture du Concile Vatican II, s’est achevée la première phase de « l’après-concile » et s’en ouvre une autre. Si la première a été caractérisée par les problèmes relatifs à la « réception » du Concile, la deuxième sera caractérisée, je pense, par son aboutissement et son intégration ; autrement dit, par une relecture du Concile à la lumière des résultats obtenus, en mettant l’accent sur ce qui manquait encore, ou était présent dans les textes conciliares seulement à un stade embryonnaire.

La nouveauté majeure de l’après-concile, dans la théologie et dans la vie de l’Eglise, a un nom bien précis : l’Esprit Saint. Le concile n’avait certes pas ignoré son action dans l’Eglise, mais en avait parlé presque toujours « en passant », le mentionnant souvent, mais sans mettre en lumière son rôle central, même dans la constitution sur la Liturgie. Dans une conversation, à l’époque où nous étions ensemble dans la Commission Théologique Internationale, je me souviens que le père Yves Congar utilisa une image forte à ce sujet ; il parla d’un Esprit Saint, parsemé ici et là dans les textes, comme on fait avec le sucre sur les gâteaux, sans le faire entrer dans la pâte.

Le dégel avait toutefois commencé. Nous pouvons dire que l’intuition de saint Jean XXIII, en annonçant ce concile comme «  une nouvelle Pentecôte pour l’Eglise », n’a manifesté ses fruits que par la suite, lorsque le concile était fini, comme cela fut d’ailleurs souvent le cas dans l’histoire des conciles.

Au cours de l’année à venir, le Renouveau charismatique fêtera les 50 ans de son entrée dans l’Eglise catholique. Ce mouvement est un des nombreux signes – le plus évident de par l’ampleur du phénomène – du réveil de l’Esprit et des charismes dans l’Eglise. Le Concile en avait préparé la réception, en parlant, dans Lumen gentium, d’une dimension « charismatique » de l’Eglise, en plus de ses dimensions « institutionnelle » et «  hiérarchique », et en insistant sur l’importance des charismes1. Dans l’homélie de la messe chrismale du Jeudi Saint, en 2012, Benoît XVI affirma :

« Celui qui regarde l’histoire de l’époque post-conciliaire, peut reconnaître la dynamique du vrai renouvellement, qui a souvent pris des formes inattendues dans des mouvements pleins de vie et qui rend presque tangibles la vivacité inépuisable de la sainte Église, la présence et l’action efficace du Saint Esprit”.

En même temps, cette nouvelle expérience de l’Esprit Saint a stimulé la réflexion théologique2. Après le concile se sont multipliés les traités sur l’Esprit Saint : chez les catholiques, celui de Congar3, de Rahner4, de Mühlen 5 et de Von Balthasar6, chez les luthériens celui de Moltmann 7et de Welker 8, et tant d’autres. Côté magistère, il y a eu l’encyclique de saint Jean Paul II Dominum et vivificantem. Pour le XVI centenaire du concile de Constantinople de 381, le souverain pontife, en personne, fit organiser un congrès international de pneumatologie au Vatican, dont les actes furent publiés par la Libreria Editrice Vaticana, en deux gros volumes, sous le titre « Credo in Spiritum Sanctum »9.

Ces dernières années, nous assistons à un pas en avant dans cette direction. Vers la fin de sa carrière, Karl Barth fit une affirmation provocatrice qui était, en partie, aussi une autocritique. Il affirma qu’à l’avenir se serait développée une autre théologie, la « théologie du troisième article ». Par «  troisième article » il entendait, naturellement, l’article du credo su l’Esprit Saint. La proposition ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd. C’est de là que partit le courant qu’on appelle donc aujourd’hui « Théologie du troisième article ».

Je ne pense pas que tel courant veuille se substituer à la théologie traditionnelle (ce serait une erreur s’il le prétendait), mais plutôt l’appuyer et la vivifier. Il se propose de faire de l’Esprit Saint non seulement l’objet du traité qui le concerne, la Pneumatologie, mais, je dirais aussi, l’atmosphère dans laquelle se déroule toute la vie de l’Eglise et toute recherche théologique, « la lumière des dogmes », comme un ancien Père de l’Eglise définissait l’Esprit Saint.

La présentation la plus complète de ce récent courant théologique est le volume d’essais paru en anglais en septembre dernier, sous le titre « Théologie du troisième article. Pour une dogmatique pneumatologique »10. Dans ce volume, partant de la doctrine trinitaire de la grande tradition, des théologiens de différentes Eglises chrétiennes offrent leur contribution, comme préambule à une théologie systématique plus ouverte à l’Esprit et répondant davantage aux exigences actuelles. Il m’a été demandé à moi aussi, en tant que catholique, d’y contribuer en écrivant un essai sur la « Christologie et pneumatologie aux premiers siècles de l’Eglise ».

2. Le credo lu par le bas

Les raisons qui justifient cette nouvelle orientation théologique ne sont pas seulement d’ordre dogmatique, mais également historique. En d’autres termes, on comprend mieux ce qu’est et ce que propose la théologie du troisième article si l’on tient compte de la façon dont s’est formé l’actuel symbole de Nicée-Constantinople. De cette histoire ressort clairement l’utilité de lire une fois ce symbole « à l’envers », c’est-à-dire en partant de la fin, au lieu du début.

J’essaie d’expliquer ce que je veux dire. Le symbole de Nicée-Constantinople reflète la foi chrétienne à son stade final, après toutes les clarifications et définitions conciliaires, qui se sont terminées au Vème siècle. Il reflète l’ordre atteint à la fin du processus de formulation du dogme, mais ne reflète pas le processus en soi. Autrement dit, il ne correspond pas au processus avec lequel, de fait, la foi de l’Eglise s’est formée historiquement, ni ne correspond au processus avec lequel on arrive aujourd’hui à la foi, entendue comme foi vivante en un Dieu vivant.

Dans le credo actuel, on part de Dieu Père et Créateur, puis de Lui on passe au Fils et à son œuvre rédemptrice, et enfin à l’Esprit Saint et son action dans l’Eglise. Dans la réalité, la foi suit le chemin inverse. Ce fut l’expérience de l’Esprit à la Pentecôte qui porta l’Eglise à découvrir qui était vraiment Jésus et quel était son enseignement. Avec Paul mais surtout avec Jean, on arrive à remonter de Jésus au Père. C’est le Paraclet qui, selon la promesse de Jésus (Je 16,13), conduit les disciples à la « pleine vérité » sur lui et sur le Père.

Voici comment saint Basile de Césarée résume le déroulement de la révélation et de l’histoire du salut :

« Le chemin de la connaissance de Dieu va donc de l’unique Esprit, par le Fils unique, jusqu’à l’unique Père ; et en sens inverse, la bonté naturelle, la sainteté de la nature et la dignité royale s’écoulent du Père, par le Monogène, jusqu’à l’Esprit » 11.

Autrement dit, dans l’ordre de la création et de l’être, tout part du Père, passe par le Fils et arrive à nous dans l’Esprit ; dans l’ordre de la rédemption et de la connaissance, tout commence avec l’Esprit Saint, passe par le Fils Jésus Christ et retourne au Père. Nous pouvons dire que saint Basile est le vrai pionnier de la théologie du troisième article ! Dans la tradition occidentale tout ceci est synthétisé dans la strophe finale de l’hymne Veni creator. L’Eglise s’adresse à l’Esprit Saint et dit en priant :

Per te sciamus da Patrem,
noscamus atque Filium,
te utriusque Spiritum
credamus omni tempore.

Fais que par toi nous connaissions le Père,
Et découvrions le Fils,
Et qu’en toi, leur commun Esprit,
Nous croyions en tout temps.

Mais cela ne signifie pas que le credo de l’Eglise n’est pas parfait ou qu’il doit être réformé. Il ne peut être que comme il est. C’est la manière de le lire et le commenter qui doit changer quelquefois, pour refaire le chemin qui a conduit à sa formation. Entre les deux manières d’utiliser le credo – comme produit fini, ou bien dans sa formation même -, il y a la même différence qu’entreprendre personnellement, de bon matin, l’escalade du Mont Sinaï en partant du monastère de Saint-Catherine, ou bien lire le récit de quelqu’un qui l’a escaladé avant nous.

3. Un commentaire au « troisième article »

Pour répondre à cette exigence je voudrais, dans les trois méditations de l’Avent, proposer des réflexions sur certains aspects de l’action de l’Esprit Saint, en partant précisément du troisième article du credo. Celui-ci comprend trois grandes affirmations. Partons de la première :

a. « Je crois en l’Esprit Saint qui est Seigneur et donne la vie ».

Le credo ne dit pas que l’Esprit Saint est « le » Seigneur (peu avant, dans le credo, on proclame : « et je crois en un seul Seigneur Jésus Christ » !). Seigneur (dans le texte original,to kyrion, neutre !) indique ici la nature, pas la personne ; il dit ce qu’est, pas qui est l’Esprit Saint. Malheureusement la différence entre le masculin o kyrios et le neutre to kyrion se perd dans le passage du grec au latin. « Seigneur » veut dire que l’Esprit Saint partage la seigneurie de Dieu, qu’il est du côté du Créateur, pas des créatures ; autrement dit, qu’il est de nature divine.

L’Eglise était arrivée à cette certitude en se basant non seulement sur les Ecritures mais aussi sur sa propre expérience de salut. L’Esprit, écrivait déjà saint Athanase, ne peut être une créature parce que lorsque nous sommes touchés par lui (dans les sacrements, dans la Parole, dans la prière) nous faisons l’expérience d’entrer en contact avec Dieu en personne, sans intermédiaire. S’il nous divinise, cela veut dire qu’il est lui-même Dieu12.

Ne pouvait-on pas, dans le symbole de foi, dire la même chose de manière plus explicite, en disant purement et simplement que l’Esprit Saint est « Dieu et consubstantiel au Père », comme on avait fait pour le Fils ? Certainement, et c’est la critique qui fut faite aussitôt après le concile de Constantinople par certains évêques, dont saint Grégoire de Nazianze. Pour des raisons d’opportunités et de paix, on préféra dire la même chose avec des expressions équivalentes, attribuant à l’Esprit, en plus du titre de Seigneur, la isotimie, c’est-à-dire l’égalité avec le Père et le Fils dans l’adoration et la glorification de l’Eglise.

L’expression suivante selon laquelle l’Esprit Saint « donne la vie » est tirée de divers passages du Nouveau testament : « C’est l’Esprit qui fait vivre » (Je 6, 63) ; « La loi de l’Esprit donne la vie dans le Christ Jésus » (Rm 8, 2) ; « Le dernier Adam est devenu l’être spirituel qui donne la vie » (1 Cor 15, 45) ; « La lettre tue mais l’Esprit donne la vie » (2 Cor 3, 6).

Trois questions se posent alors à nous. Premièrement, quelle vie l’Esprit Saint donne-t-il ? Réponse : il donne la vie divine, la vie du Christ. Une vie super-naturelle, pas une super-vie naturelle ; il crée l’homme nouveau, pas le super homme de Nietzsche « tout  gonflé de vie ».

Deuxièmement, où nous donne-t-il cette vie  ? Réponse : dans le baptême, qui est en effet présenté comme une nouvelle « naissance de l’Esprit » (Je 3, 5), dans les sacrements, dans la parole de Dieu, dans la prière, dans la foi, dans la souffrance acceptée en union avec le Christ.

Troisièmement, comment nous donne-t-il la vie, l’Esprit ? Réponse : en faisant mourir les œuvres de la chair ! « Si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez », dit saint Paul dans la Lettre aux Romains 8,13.

b. « … et il procède du Père (et du Fils) et avec le Père et le Fils il est adoré et glorifié »

Passons maintenant à la grande affirmation du credo sur l’Esprit Saint. Jusqu’ici, le symbole de foi nous a parlé de la nature de l’Esprit, pas encore de la personne ; il nous a dit ce qu’est, pas qui est l’Esprit ; il nous dit ce que l’Esprit Saint a en commun avec le Père et le Fils – le fait d’être Dieu et de donner la vie. Avec cette affirmation on passe à ce qui distingue l’Esprit Saint du Père et du Fils. Ce qui le distingue du Père c’est qu’il procède de lui ; ce qui le distingue du Fils c’est qu’il procède du Père non par voie de génération mais par voie dite de spiration, non comme le concept (logos) qui procède de l’intelligence, mais comme le souffle qui procède de la bouche.

Ceci est l’élément central de l’article du credo, celui avec lequel on entendait définir la place que le Paraclet occupe dans la Trinité. Cette partie du symbole est connue surtout à cause de la question du Filioque, qui fut pendant un millénaire l’objet principal du désaccord entre l’Orient et l’Occident. Je ne m’arrête pas sur ce problème déjà trop débattu. D’ailleurs, j’en ai moi-même parlé ici, en traitant l’accord de foi entre l’Orient et Occident au carême de l’année dernière13.

Je me limite à mettre l’accent sur ce que nous pouvons retenir de cette partie du symbole, et qui enrichit notre foi commune, au-delà des disputes théologiques. Cette partie de l’article du credo nous dit que l’Esprit Saint n’est pas un parent pauvre dans la Trinité. Que ce n’est pas une simple « façon d’agir » de Dieu, une énergie ou un fluide qui envahit l’univers comme pensaient les stoïciens ; c’est une « relation subsistante », donc une personne.

Non pas la « troisième personne du singulier », mais plutôt, a dit quelqu’un, la « première personne du pluriel ». Le « Nous » du Père et du Fils14. Quand, pour s’exprimer de manière humaine, le Père et le Fils parlent de l’Esprit Saint, ils ne disent pas « lui », mais disent « nous », parce qu’il est celui qui les unit. Ici on voit la fécondité extraordinaire de l’intuition de saint Augustin, pour qui le Père est celui qui aime, le Fils l’aimé et l’Esprit l’amour qui les unit, le don mutuel. C’est sur cette base que se fonde la croyance de l’Eglise occidentale selon laquelle l’Esprit Saint procède « du Père et du Fils »

L’Esprit Saint, malgré tout, restera toujours le Dieu caché, même si nous connaissons ses effets. Il est comme le vent : on ne voit pas d’où il vient et où il va, mais on voit les effets de son passage. Il est comme la lumière qui éclaire tout ce qui est devant, en restant elle-même cachée.

C’est pourquoi il est la personne la moins connue et la moins aimée des Trois, bien qu’il soit l’Amour en personne. Il nous est plus facile de penser au Père et au Fils comme «  personnes », mais plus difficile pour l’Esprit. Aucune catégorie humaine ne peut nous aider à comprendre ce mystère. Pour parler de Dieu le Père, nous avons l’aide de la philosophie qui s’occupe de la cause première (le Dieu des philosophes) ; pour parler du Fils nous avons l’analogie humaine du rapport humain père-fils et, le Verbe s’étant fait chair, nous avons également l’histoire. Pour parler de l’Esprit Saint nous n’avons rien sinon la révélation et l’expérience. Les Ecritures elles-mêmes parlent de lui en se servant toujours de symboles naturels : la lumière, le feu, le vent, l’eau, le parfum, la colombe.

Nous ne saurons vraiment qui est l’Esprit Saint qu’au paradis. Nous le vivrons même dans une vie qui n’aura pas de fin, dans un approfondissement qui nous donnera une joie immense. Ce sera comme un feu très doux qui inondera notre âme et la comblera de béatitude, comme lorsque l’amour touche le cœur d’une personne et celle-ci se sent heureuse.

c. « … et il a parlé par les prophètes »

Nous voici à la troisième et dernière grande affirmation sur l’Esprit Saint. Après avoir professé notre foi en l’action vivifiante et sanctifiante de l’Esprit dans la première partie de l’article (l’Esprit qui est Seigneur et donne la vie), on ne parle maintenant de son action charismatique. Un charisme est mentionné pour tous, celui que Paul juge le plus important, soit la prophétie (cf. 1 Cor 14). De ce même charisme on mentionne seulement un moment particulier : l’Esprit Saint qui « a parlé par les prophètes », c’est-à-dire dans l’Ancien Testament. L’affirmation se fonde sur divers textes des Ecritures, mais en particulier sur 2 Pierre 21 : « C’est portés par l’Esprit Saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu ».

4. Un article à compléter

La Lettre aux Hébreux affirme que « Dieu, après avoir parlé, dans le passé, par les prophètes, nous a parlé par son Fils » (cf. Hé 1,1-2). L’Esprit n’a donc pas cessé de parler par les prophètes ; il l’a fait avec Jésus et le fait encore aujourd’hui dans l’Eglise. Cette lacune, ainsi que d’autres, dans le symbole, fut comblée peu à peu dans la pratique de l’Eglise, sans avoir besoin, pour cela, de changer le texte du credo (comme ce fut le cas dans le monde latin, avec l’ajout du Filioque). On en a un exemple dans l’épiclèse de la liturgie orthodoxe dite de saint Jacques, qui dit ceci :

« Envoie… ton très Saint Esprit, Seigneur et vivificateur, qui siège avec toi, Dieu et Pèreet avec ton Fils unique ; qui règne, consubstantiel et coéternel. Il a parlé dans la Loi, dans les Prophètes et dans le Nouveau Testament ; il est descendu sous forme de colombe sur notre Seigneur Jésus Christ au bord du Jourdain, se reposant sur lui, et il est descendu sur les saints apôtres… le jour de la sainte Pentecôte »15.

On resterait donc déçu si on voulait trouver dans l’article sur l’Esprit Saint tout, ou du moins le mieux, de la révélation biblique sur lui. Ceci met en évidence la nature et les limites de toute définition dogmatique. Son but n’est pas de tout dire sur un aspect de la foi, mais de tracer un périmètre à l’intérieur duquel on doit placer toute affirmation sur lui et qu’aune affirmation ne peut contredire. A cela s’ajoute, dans notre cas, le fait que l’article fut rédigé à un moment où la réflexion sur le Paraclet était à ses débuts et des raisons historiques contingentes (le désir de paix de l’empereur) imposaient, comme je disais tout à l’heure, un compromis entre les parties.

Mais nous ne sommes pas restés avec les seules paroles du credo sur le Paraclet. La théologie, la liturgie et la piété chrétienne, tant en Orient qu’en Occident, ont revêtu de « chair et de sang » les maigres affirmations du symbole de foi. Dans la séquence de Pentecôte la relation intime et personnelle qui se noue entre l’Esprit Saint et chaque âme (une dimension totalement absente dans le symbole), se reflète dans des titres comme « père des pauvres », « lumière des cœurs », « doux hôte de l’âme » et « très doux soulagement ».

La même séquence adresse à l’Esprit Saint une série de prières, que nous trouvons particulièrement belles et qui répondent à nos besoins. Concluons en les proclamant ensemble, voire en essayant de trouver parmi elles celle que nous sentons le plus comme une nécessité pour chacun de nous :

Lava quod est sórdidum,
riga quod est áridum,
sana quod est sáucium.

Flecte quod est rígidum,
fove quod est frígidum,
rege quod est dévium.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

© Traduction de ZENIT

1 Lumen gentium 12.

2 Cf. La redécouverte de l’EspritExpérience et théologie de l’Esprit Saint, par Claus Hartmann et Herbert Mühlen, Milan 1975 (éd. originale, Erfahrung und Theolgie des Heiligen Geistes, München 1974).

3 Y. Congar, Je crois en l’Esprit Saint, 2, Brescia 1982, pp. 157-224

4 K. Rahner, Erfahrung des Geistes. Meditation auf Pfingsten, Herder, Fribourg i. Br. 1977.

5 H. Mühlen , Der Heilige Geist als Person. Ich – Du – Wir, Münster in W., 1963

6 U. von Balthasar, Spiritus Creator, Brescia 1972, p. 109

7 J. Moltmann, Lo Spirito della vita, , Brescia 1994, pp. 102-108.

8 M. Welker, Lo Spirito di Dio. Teologia dello Spirito Santo, Brescia 1995, p.62.

9 Edités par Libreria Editrice Vaticana en1983.

10 Third Article Theology : A Pneumatological Dogmatics, a cura di Myk HabetsFortress Press, Septembre 2016.

11 Basile de Césarée, De Spiritu Sancto XVIII, 47 (PG 32 , 153).

12 St Athanase, Lettres à Séraphin, I, 24 (PG 26, 585).

13 Cf. mon livret Deux poumons, une seule respiration. Vers une pleine communion de foi entre Orient et Occident, Editions des Béatitudes 2016.

14 Cf H. Mühlen, Der Heilige Geist als Person. Ich – Du – Wir, Aschendorff, Münster in W. 1963. Le premier à définir l’Esprit Saint « divin Nous » fut S. Kierkegaard, Journal II A 731 (23 avril 1838).

15 In A. Hänggi – I. Pahl, Prex Eucharistica, Fribourg, Suisse, 1968, p. 250.