Tribunes et entretiens

Sur le bras de fer entre Trump et François sur les migrants

de Gérard Leclerc sur France-catholique :
Faut-il parler d’une sorte de bras de fer entre Donald Trump et le pape François ? Il est incontestable que les positions du président des États-Unis et de l’évêque de Rome sont aux antipodes sur la question des migrants. Depuis que Donald Trump a pris des mesures très dures à l’égard des familles de sans-papiers, enfermant les enfants mineurs dans ce qu’on appelle des cages, l’indignation est à son comble. Le Pape n’accepte pas cette séparation des enfants de leurs parents. Et qui donc pourrait le lui reprocher, en tant que pasteur « présidant à la charité » pour reprendre l’expression de saint Ignace d’Antioche ? Si le Pape ne défendait pas cette exigence minimum de l’intégrité du lien familial, qui pourrait le faire à sa place, avec son degré d’autorité ? Mais en même temps, un autre langage s’exprime, auquel on ne peut dénier sa part de légitimité. Un langage sans doute dénué de la brutalité de Donald Trump, mais qui condamne néanmoins l’irréalisme d’une politique immigrationiste, par ailleurs de plus en plus insupportable aux peuples européens.

« Le populisme et les psychoses ne sont pas, dit François, des réponses aux problèmes mondiaux de l’immigration. La solution c’est le consentement, l’étude, la prudence. » Que faut-il entendre ici par consentement ? Sans doute ce qu’il y a de plus légitime dans la démocratie, c’est-à-dire l’acquiescement, autant que possible, réfléchi des citoyens à une orientation ou à une décision politiques. Mais alors il s’agit pour les citoyens d’intégrer toutes les données rationnelles d’un dossier, aussi complexe que celui des mouvements migratoires. Ce n’est pas du tout évident ! Les chrétiens, en tant que citoyens, doivent participer à cette réflexion, en tenant compte des principes de l’Évangile mais aussi des données concrètes sans lesquelles les principes confinent à un idéalisme dangereux.

Pourquoi ne pas le dire ? Face à un défi aussi redoutable que celui-là, il est plus que légitime d’être soi-même partagé entre des sentiments contraires, inspirés par la difficulté extrême du sujet. Il ne suffit pas de sauvegarder les vies menacées en Méditerranée. Il faut sérieusement réfléchir aux conditions d’intégration d’une population nouvelle, celle qui s’entasse dans les quartiers perdus de la République. Voilà qui relève aussi de l’étude et de la prudence recommandées par le Saint-Père.

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 21 juin 2018.

A la une #NLQ

L’édito – Le pape, entre fermeté et apaisement ?

 

 

Le mois de juin a été un mois plutôt varié pour ce qui touche à l’activité du Vatican. Mais de toutes les publications qu’InfoCatho a pu relayer (et qui ne sont pas exhaustives), il semble que le pape joue la carte de l’apaisement sur les sujets les plus sensibles. Immigrations, œcuménisme, communion, le Saint-Père prend du recul sans pour autant être moins ferme.

 

Sur la question des migrants, le pape François invite à la prudence tout en condamnant la politique américaine.

Migrants : le pape rappelle la prudence comme vertu du gouvernement

Le Pape François critique la politique migratoire de Trump

Le pape presse les Etats à adopter le Pacte mondial sur les réfugiés

 

Sur la famille et la vie, en revanche, il ne lâche rien.

Journée mondiale des parents à l’ONU : intervention du Saint-Siège

Le pape compare certains avortements à un eugénisme “en gants blancs”

La journée pour la vie organisée au Royaume-Uni soutenue par le pape

 

L’œcuménisme fut le temps fort du voyage à Genève, sur fond de crise allemande quant à l’accès à la communion des conjoints protestants.

Le pape écarte le document allemand permettant aux protestants de communier

L’œcuménisme, axe central du pontificat : le pape à Genève

Visite du pape François au Conseil œcuménique des Églises (COE)

 

Le Saint-Père s’est exprimé sur divers sujets socio-économiques, invitant à des prises de conscience et à un meilleur engagement.

Le Pape invite les travailleurs à agir pour l’éthique et l’inclusion sociale

Pape François : “Internet est un don de Dieu, mais c’est aussi une grande responsabilité”

Le Pape invite les journalistes à promouvoir la vérité et l’espérance

Pape François : “l’exploitation dans le travail est un péché”

Le Pape François défend l’humanisation de la médecine

 

Sur les sujets spirituels, le mois du Sacré-Cœur a retenu particulièrement son attention.

Pape François – Le mois de juin est traditionnellement consacré au Sacré Cœur, un symbole réel d’où a jailli le salut

Pape François : “le démon attaque l’homme et la femme car ils sont l’image de Dieu”

Le pape François encourage à une “prière fervente” au Coeur du Christ

Le pape commence une série de catéchèse sur les commandements

Pape François : “Que Dieu nous libère de la volonté de détruite la bonne réputation de l’autre”

Le pape appelle à affronter les racines spirituelles de la crise écologique

Le pape François adresse un message aux sportifs chrétiens

 

Enfin quelques « faits divers » du quotidien romain, de la FIFA à la réforme de la Curie…

 

Le programme du voyage du Pape pour la Rencontre des familles à Dublin est public

Synode des Jeunes : l’instrument de travail des pères synodaux dévoilé

Une vidéo du Saint-Siège primée au Festival international de la publicité sociale

Le cardinal Parolin présent à la réunion du groupe de Bilderberg

Le Vatican explique la présence du cardinal Parolin au groupe Bilderberg

L’histoire de la réforme depuis la curie romaine depuis 2013

Le C9 a préparé un nouveau projet de Constitution apostolique pour concrétiser la réforme de la Curie

Coupe du monde FIFA 2018 : les encouragements du Pape François

Le pape accepte la démission de trois évêques du Chili suite à leur mise en cause dans des affaires d’abus sexuels

Les martyrs du communisme honorés au Latran

Lutte contre la mafia : le pape François se déplacera en Sicile

 

NLQ #Rome

Le Pape François critique la politique migratoire de Trump

Au moment où ce qui existait sous l’administration Obama, sans que le pape s’en émeuve, et où Donald Trump a mis fin à la séparation des familles.

Dans une interview à l’agence Reuters, le pape critique vivement la politique de l’administration Trump de séparation des familles à la frontière mexicaine. Entre autres sujets brûlants, comme la politique italienne, les négociations avec la Chine ou la promotion des femmes au Vatican.

« Contraire à nos valeurs catholiques  » et à la « morale », c’est ainsi que le pape qualifie la politique actuelle de séparation des familles de migrants à la frontière mexicaine, dans une interview choc de deux heures donnée à Philip Pullela, vaticaniste de l’agence Reuters, ajoutant soutenir les critiques déjà émises par la Conférence des évêques des États-Unis.

Ce n’est pas la seule charge contre l’administration Trump, puisque François s’est par ailleurs dit attristé par la décision du président américain de mettre en application de nouvelles restrictions sur les voyages et le commerce avec Cuba. Un pas en arrière par rapport à l’ouverture initiée par son prédécesseur Barack Obama, et dans laquelle le Vatican avait joué un rôle diplomatique majeur.

Le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris a enfin été, selon les mots du pape, un autre motif de « souffrance », « parce que l’avenir de l’humanité est en jeu ». Ce n’est pas la première fois que François exprime son inquiétude à l’encontre de l’administration Trump. En février 2016, répondant à des questions sur celui qui n’était encore que candidat à la présidence des États-Unis, le pape avait déclaré : « Une personne qui ne pense qu’à construire des murs, où qu’ils soient et qui ne construit pas de ponts, n’est pas chrétienne. Ce n’est pas dans l’Évangile. »

Crise européenne : plaidoyer pour l’accueil

« Ce n’est pas facile, mais le populisme n’est pas la solution » : ainsi peut-on résumer le regard de François sur la crise européenne, marquée ces derniers jours par les polémiques autour de l’Aquarius. Le pape a ensuite déclaré que les populistes « créaient une psychose » sur la question de l’immigration, alors même que des sociétés vieillissantes comme l’Europe vivaient « un grand hiver démographique » et avaient besoin de plus d’immigrants. Sans immigration, a-t-il encore ajouté, l’Europe « deviendra vide ».

« Je crois que vous ne pouvez pas rejeter les gens qui arrivent. Vous devez les recevoir, les aider, les prendre en charge, les accompagner et ensuite voir où les mettre, mais dans toute l’Europe », a-t-il encore précisé au journaliste de Reuters, dans la lignée des propos tenus à l’ouverture d’un colloque sur les migrants au Vatican, où il avait plaidé pour une gestion internationale et partagée de la crise.

En outre, il a plaidé pour une politique long-termiste qui s’attaque aux racines de la crise, déclarant que l’Europe devait se concentrer sur l’éducation et l’investissement en Afrique si elle voulait endiguer le flot des migrants : « Nous devons investir en Afrique, mais investir de manière ordonnée et créer de l’emploi, ne pas aller là-bas pour l’exploiter », a-t-il affirmé, regrettant que « dans notre inconscient collectif, il y ait quelque chose en nous qui dise que l’Afrique doit être exploitée ».

Négociations avec la Chine : patience et prudence

Sur un autre sujet glissant du moment, les pourparlers en cours visant à conclure un accord entre la Chine et le Vatican pour reconnaître des « évêques officiels », soutenus par le régime de Pékin, le pape s’est montré plus évasif, se prononçant de manière générale pour la poursuite du dialogue. « Le dialogue est un risque, mais je préfère le risque plutôt que la défaite certaine qui accompagne l’absence de dialogue », a-t-il déclaré. Évasif aussi dans sa réponse à ceux qui l’accusent de se mettre à « l’heure chinoise » : « Je dis que c’est le moment de Dieu. Avançons sereinement. »

En somme, avec la Chine, l’heure semble être à la patience et à la prudence. « Je pense que le peuple chinois mérite le prix Nobel pour sa patience, a-t-il encore ajouté. Ils savent attendre. Le temps leur appartient et ils ont des siècles de culture… Ils sont sages, très sages. J’ai beaucoup de respect pour la Chine. »

Femmes au Vatican, Église chilienne, démission

François a annoncé qu’il voulait nommer plus de femmes à la tête des départements du Vatican, notamment pour leur capacité à résoudre les conflits, ajoutant prudemment qu’il ne souhaitait pas que cela conduise à un « machisme en jupe » et expliquant qu’il ne s’agissait pas de revenir sur la question de l’ouverture du sacerdoce aux femmes.

Face à la crise que traverse l’Église chilienne, il a en outre déclaré à Reuters qu’il accepterait d’autres démissions d’évêques.

Enfin, il a une fois encore expliqué qu’il n’excluait pas renoncer à sa charge pour raisons de santé, comme Benoît XVI, mais qu’en aucun cas il n’avait cela en tête pour le moment.

Source : La Vie

Tribunes et entretiens

Pour une encyclique sur les migrations

L’édito de Jean-Pierre Denis dans La Vie :

Deux mille enfants ont été séparés de leurs parents depuis que l’administration Trump a décidé d’emprisonner toutes les personnes arrêtées à la frontière mexicaine et de criminaliser à outrance l’immigration illégale. En Italie, le nouveau ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, a réclamé la création d’un fichier recensant les Roms. Mais que croyez-vous qu’il arrivât ? En cas d’élection, son parti semble promis au meilleur résultat jamais atteint. « Je jure de respecter les enseignements contenus dans ce saint Évangile », osait le même Salvini, le 24 février à Milan, brandissant bible et rosaire sur fond de cathédrale. « La Bible dit en de nombreux passages qu’il faut respecter la loi », a le culot d’asséner la porte-parole de Trump quand on lui demande ce que lui inspire le fait d’arracher des tout-petits à leurs parents. On aimerait mettre sous les yeux de cette chrétienne et de cette mère de famille les propos de tant d’évêques ou de cardinaux américains, et même de responsables évangéliques, dont beaucoup passeraient difficilement pour des anarchistes. Pape, prélats, ONG… partout l’institution catholique est vent debout devant une politique qui brise ce qu’elle tient pour le plus sacré. « C’est ma joie d’être évêque de l’Église catholique qui défend les plus fragiles, migrants et réfugiés, malades en fin de vie, enfants à naître. Essayons d’être cohérents », écrit Xavier Malle, depuis son diocèse des Hautes-Alpes, où se trouve le fameux col de l’Échelle.

Un nombre croissant de chrétiens, pratiquants ou non, estiment cependant qu’il faut opérer fermement le tri entre réfugiés véritables, minoritaires, et migrants cherchant une vie meilleure. Certains pensent même que l’Église s’intéresse plus aux étrangers qu’à leurs propres problèmes – notamment en Italie, où le chômage frappe un tiers des moins de 25 ans et où beaucoup de jeunes sont obligés de partir. Un raidissement s’observe un peu partout. Il fragilise encore davantage le gouvernement d’Angela Merkel, sous la pression de son aile droite bavaroise, celle-là même qui veut mettre des crucifix dans tous les coins. Les politiques de temporisation menées jusqu’ici par des gouvernements « raisonnables » donnent un sentiment d’impuissance ou d’hypocrisie, alors même qu’elles sont jugées de plus en plus inhumaines par une autre partie de l’opinion. Tout l’édifice démocratique s’en trouve ébranlé.

On se rapproche dangereusement d’une logique de guerre défensive, considérant ces jeunes hommes, ces femmes et ces enfants comme des ennemis.

Or la tension ne peut que croître. On compte 13,6 enfants par homme au Niger (en raison de la polygamie). Il y a 1,63 enfant par femme en Europe pour 4,39 en Afrique. Passée de 260 millions au moment des indépendances à 1,2 milliard, la population africaine doublera d’ici à 2050. Le Nigeria sera alors le pays le plus peuplé de la planète après l’Inde et la Chine. La croissance économique n’est pas assez rapide pour répondre à de tels besoins. Dès lors, que faire ? Durant la campagne présidentielle, La Vie avait interrogé Marine Le Pen. Puisque vous ne voulez plus aucun migrant, que ferez-vous pour les empêcher de venir ? Faut-il couler les bateaux en Méditerranée ? La question, jugée malséante, avait fait sortir la candidate de ses gonds. On n’en est pas tout à fait là, mais on se rapproche dangereusement d’une logique de guerre défensive, considérant ces jeunes hommes, ces femmes et ces enfants comme des ennemis, niant qu’ils soient nos frères.

Au-delà des actions humanitaires, des appels à lire l’Évangile ou des considérations éculées sur l’aide au développement, la question change de nature. Si l’on ne veut ni massacres ni basculement complet de l’Europe dans le nationalisme et le populisme, on attend une réponse globale, civilisationnelle, une vision chrétienne exprimée à l’échelle de l’angoisse des Européens et de l’espoir des Africains. Une encyclique sur l’Europe, la Méditerranée, l’Afrique, notre destin commun, serait nécessaire. Elle devrait répondre à ce dilemme : tous les peuples ont besoin de frontières, toute l’humanité est migrante. Et inclure un discours structuré sur la démographie, ce sujet que l’Église catholique a tant de peine à aborder, prisonnière qu’elle est du cadre donné par Humanæ vitæ, il y a 50 ans et de son discours nataliste.

A la une #NLQ

L’édito – Soros créateur, demi-dieu ou Satan ?

 

Le milliardaire controversé George Soros se plaint amèrement que Donald Trump détruise en quelques mois le monde qu’il a mis des décennies à créer. Tout semble surréaliste dans cette phrase. Un homme, par ses milliards, façonne le monde entier selon ses propres vues. Un homme qui se prend pour le créateur et qui, non seulement joue avec les éléments naturels, mais aussi avec la morale. Créer un monde ex nihilo n’est pas en son pouvoir. Il ne pourra jamais que travailler à construire, modifier à partir de l’existant. C’est ainsi qu’il pousse tant et plus le monde vers ce que l’on appelle la post humanité. Une étape nouvelle dans laquelle, justement, l’homme n’aurait plus de rapport avec son créateur véritable. Toute chose se dirige vers une fin, tout est mû par une finalité et la finalité ordonne à une morale, car celle-ci nous révèle ce qui est bien, en vue de rejoindre la finalité ultime. La nouvelle morale du dieu Soros est, comme toute morale, un chemin, mais un chemin dont le but est de couper l’homme de Dieu. Transhumanisme, droit de vie et de mort se retrouvent justifiés et ennoblis par les changements éthiques sur l’euthanasie, l’avortement, bref l’eugénisme. Et voilà ce qui fait peur au dieu d’argile. Trump, quoiqu’on pense de lui, entend restaurer les fondements éthiques de la vie, rendant à Dieu ses droits et à l’Homme la possibilité de se tourner vers son Créateur unique et véritable. Je ne dirais pas, loin s’en faut, que Trump est le prophète du XXIème siècle, mais j’affirmerais en revanche que Soros est un sbire de Satan dont le but est bien de détourner l’homme de Dieu en lui faisant croire qu’il est son égal et peut se passer de lui. Cet aveu de faiblesse du géant Soros doit être pour nous l’occasion d’une résurrection. Clairement, Soros a avoué son projet et s’est ainsi présenté comme un ennemi du bien, de Dieu et de l’Homme. De facto tout ce qu’il finance doit être combattu, dénoncé et mis à terre. Quiconque profite du système Soros pour son bien ou son confort se fait complice d’une immense rébellion contre Dieu. Une rébellion plus grande et dangereuse pour l’humanité et le salut que les reniements de chrétiens persécutés.

Dans le Monde #NLQ

Rencontre Trump – Kim-Jong-Un : “un début très positif” pour le nonce apostolique de Corée

« Une page très importante a été écrite, qui signe le début d’un chemin encore long et ardu », a déclaré Mgr Alfred Xuereb, nonce en Corée du sud et en Mongolie, à Vatican News, le 12 juin 2018. Il commentait la rencontre historique le même jour à Singapour du président des Etats-Unis, Donald Trump, et du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un.

« Nous sommes passés de déclarations fortes comme ‘feu et furie’ ou ‘dévastation de la Corée du Nord’, s’est félicité le prélat maltais, à des paroles de paix et de concorde ». Ce « début très positif » offre beaucoup d’espérance, a-t-il ajouté.

« L’Eglise vit avec une grande foi ce moment », a encore affirmé le nonce rappelant le temps de prière hebdomadaire en faveur de la paix organisé à Séoul, en Corée du Sud, depuis 23 ans. Par ailleurs, pour l’évêque de Daejon, Mgr Lazzaro You Heung-sik, interrogé par l’agence Fides, ce sommet est une « nouvelle étape vers la paix (…) la route est désormais celle du pardon ».

Accord sur la dénucléarisation

Après plusieurs mois de tensions, les deux dirigeants américain et nord-coréen se sont rencontrés pour signer un accord historique comprenant la dénucléarisation de la Corée du Nord. Donald Trump et Kim Jong-un ont évoqué « un grand changement » à venir dans la péninsule coréenne et annoncé le démarrage « très bientôt » du démantèlement de l’arsenal atomique nord-coréen.

Source : cathobel

A la une #Brèves

Le planning familial américain menacé par une enquête pour n’avoir pas signalé des abus sexuels

L’administration Trump a récemment érigé de nouvelles règles concernant les subventions accordées au titre du Titre X concernant la planification familiale.

Alors que les règles proposées doivent interdire aux fonds fédéraux d’être attribués aux établissements qui pratiquent des avortements ou qui renvoient les clients vers des centres d’avortement, un autre volet de la nouvelle loi a jusqu’ici peu attiré l’attention (cf. Les nouvelles allocations des subventions du gouvernement Trump se font au détriment du Planned Parenthood). Il concerne les abus et viol. Une étude de 2014 menée sur le trafic sexuel a révélé que le Planned Parenthood était l’établissement le plus concerné par cette population, juste près les urgences des hôpitaux.

Cependant, une lettre adressée jeudi au ministère de la Santé et des Services sociaux, signée entre autres par deux sénateurs, accuse le Planned Parenthood de pratiquer régulièrement des avortements « sur des enfants de 12 et 13 ans » maltraités, avant de les renvoyer à leurs agresseurs sans avertir les autorités. Chris Smith, du New Jersey, a déclaré que le Planned Parenthood s’est livré à une « dissimulation inhumaine et abusive des abus sexuels sur des enfants ».

De nombreux témoignages ont été rassemblés comme celui de Sue Thayer qui gérait une clinique du Planned Parenthood à Storm Lake, dans l’Iowa. Elle a déclaré que les employés étaient « découragés ».Ils signalaient des cas présumés d’abus, mais le Planned Parenthood « ne voulait pas avoir de problèmes, avec le parent en colère, le petit ami en colère, quels qu’ils soient ». Plus d’une fois, il lui a été répondu : « ce n’est pas à signaler ». Faute de ces signalements, ces situations d’abus ont perduré pendant des mois, voire des années.

Une enquête a été demandée. Le Planned Parenthood pourrait être privé de son financement public annuel, soit de 60 millions de dollars.

Source : genethique.org

NLH #NLQ #Points non négociables PNN

Victoire judiciaire pour Donald Trump dans une emblématique affaire d’avortement

Washington, 4 juin 2018 (AFP) – La Cour suprême des Etats Unis a offert lundi une victoire au gouvernement de Donald Trump, en annulant une décision favorable à une adolescente qui avait obtenu le droit d’avorter alors qu’elle était détenue dans un centre de rétention migratoire.

La haute cour a toutefois refusé d’accorder les sanctions disciplinaires, demandées par les autorités gouvernementales, à l’encontre des avocats de l’adolescente sans papiers, qui a pu avorter en octobre dernier au Texas.

Cette affaire s’est imposée comme la première grande bataille judiciaire autour d’un avortement sous la présidence de M. Trump.

La jeune fille de 17 ans, qui était détenue au Texas après être entrée clandestinement aux Etats-Unis, avait demandé à avorter en septembre.

Les autorités lui avaient laissé le choix entre ne pas avorter ou accepter d’être expulsée pour obtenir ailleurs une interruption volontaire de grossesse.

L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) a mené une âpre bataille pour la défendre, ce dossier prenant une forte portée symbolique en raison de ses enjeux touchant aux droits des femmes et des immigrés.

Une cour d’appel fédérale, siégeant en assemblée plénière, avait le 24 octobre affirmé le droit de la jeune migrante à obtenir un avortement. L’IVG a été pratiquée dès le petit matin du 25 octobre.

Dans un recours de 130 pages adressé à la Cour suprême, le ministère américain de la Justice avait ensuite accusé les défenseurs de la jeune fille d’avoir précipité son interruption de grossesse, sans leur laisser le temps de poursuivre la bataille judiciaire.

NLQ #USA

Donald Trump veut mettre un terme à la discrimination à mort des personnes trisomiques

Donald Trump veut mettre un terme à la discrimination à mort des personnes trisomiques avant la naissance.

En France, 96 % des enfants dépistés trisomiques sont avortés.

 

Au milieu des efforts largement médiatisés pour éradiquer les personnes atteintes du syndrome de Down, le président Donald Trump a publié une déclaration énergique dans leur défense, appelant à la fin de la discrimination fondée sur des anomalies génétiques.

“Tristement, il reste trop de gens – aux Etats-Unis et dans le monde – qui voient encore le syndrome de Down comme une excuse pour ignorer ou rejeter la vie humaine”, a déclaré Trump dans un communiqué officiel reconnaissant le mois de la trisomie 21. “Ce sentiment est et sera toujours tragiquement mal orienté. Nous devons toujours être vigilants pour défendre et promouvoir les dons uniques et spéciaux de tous les citoyens dans le besoin. ”

 

“Nous ne devons tolérer aucune discrimination à leur encontre, car toutes les personnes ont une dignité inhérente”, a ajouté le président.

 

Source

NLQ #USA

États-Unis – Immigration, les évêques satisfaits mais préoccupés

Les évêques des États-Unis considèrent positive la proposition du Président Donald J. Trump d’accorder la nationalité américaine aux bénéficiaires du programme DACA. Toutefois, ils demeurent également « profondément préoccupés » par d’autres mesures annoncées en matière d’immigration. Dans le traditionnel Discours sur l’état de l’Union, prononcé devant le Congrès le 30 janvier 2018, parmi les points de la politique migratoire de son administration, le Président a évoqué la concession de la nationalité à 1,8 millions de bénéficiaires du programme DACA au travers d’un projet de loi garantissant leur naturalisation en 10 à 12 ans. Les bénéficiaires du programme DACA sont les immigrés arrivés enfants aux États-Unis en provenance du Mexique et d’Amérique centrale, légalisés par la loi DACA, suspendue par le Président Trump (voir Fides 06/09, 11/10 et 13/12/2017).

L’évêque d’Austin et Président de la Commission chargée des migrants de la Conférence épiscopale américaine et, S. Exc. Mgr Joe Vásquez, a déclaré à ce propos que les évêques considèrent avec optimisme la proposition d’une naturalisation des bénéficiaires du programme DACA – qui implique non seulement les 690 000 inscrits au programme en question mais aussi les autres ayant droits, ce qui explique le chiffre de 1,8 millions de personnes cité par le Président Trump – mais qu’ils sont également « profondément préoccupés » par « l’impact sur l’unité familiale » d’autres mesures.

En effet, le Président américain a également annoncé la construction du mur le long de la frontière sud des États-Unis ainsi que des normes migratoires basées « sur les mérites » de ceux qui « aiment et respectent notre nation », la limitation du regroupement familial au conjoint et aux enfants, et la requête au Congrès d’un plus fort soutien à la police des frontières.

« Les coupes proposées en matière de regroupement familial et l’élimination des protections destinées aux enfants non accompagnés sont sérieusement préoccupantes » a affirmé Mgr Vásquez. « L’immigration familiale fait partie intégrante de la base de notre pays et de notre Église » a-t-il ajouté, en citant le Pape François. « La famille est la base de la coexistence et un médicament contre la fracture sociale ».

Les évêques des Etats-Unis sollicitent par suite le Congrès afin qu’il trouve «  une solution de consensus de manière rapide ». « Le temps est fondamental – affirme l’évêque d’Austin. Chaque jour, nous faisons l’expérience des conséquences des retards dans l’action lorsque nous voyons les jeunes qui perdent leurs possibilités de subvenir à leurs besoins au plan économique mais aussi leur espérance ».

 

Source Agence Fides