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Café-Politique du Parti Chrétien Démocrate le 15 mai 2019 à Versailles (78)

Dans le cadre de son café-politique, le Parti Chrétien Démocrate Yvelines recevra
le mercredi 15 mai à 20h30 au Franco-Belge (salle du 1° étage), à Versailles
Philippe Desmoulins-Lebeault
Past Vice-Président de l’ONG Europe for Family,
enregistrée auprès du Parlement Européen pour l’actuelle mandature.
Sur le thème :
« Elections européennes, quels enjeux ? »
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Europe non francophone #NLH #NLQ

Orbán : « Nous nous battrons contre ceux qui veulent changer l’identité chrétienne de la Hongrie et de l’Europe. »

Dans une entrevue accordée récemment au quotidien Le Soir, Charles Michel, Premier ministre belge, a évoqué l’envoi d’un ultimatum aux pays refusant d’accepter des immigrants clandestins. En substance, si à l’issue du Conseil Européen de juin aucun accord n’a été trouvé entre l’Union Européenne et les pays d’Europe centrale alors ces derniers se verraient imposer de force les décisions adoptées lors du Conseil.

Voilà qui a provoqué une réaction immédiate du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, qui a promis de faire passer les intérêts de la Hongrie avant les demandes de Bruxelles. Dans une vidéo postée sur Facebook, il a déclaré : « Le président du Fidesz a discuté hier la déclaration du Premier ministre belge selon laquelle ils obligeraient, y compris par la force, les pays d’Europe de l’Est à recevoir des migrants. Selon leur plan, cela doit commencer en juin à l’occasion du sommet des premiers ministres de l’UE, à Bruxelles. Notre présidence a pris une position ferme : nous ne pouvons pas accepter cette extorsion. Pour nous : la Hongrie d’abord. Nous combattrons ceux qui veulent changer l’identité chrétienne de la Hongrie et de l’Europe » .

Source Breizh-Info

https://twitter.com/_Math_D69/status/961799995262304256

Asie #NLQ

Asia Bibi – Pression économique de l’UE sur le Pakistan

Sous le titre « L’UE se souvient d’Asia Bibi », le journaliste Kaleem Dean a publié le 31 janvier dernier, un article très intéressant dans le Daily Times, quotidien de langue anglaise publié à Lahore (Pakistan). Ce quotidien présente la particularité d’avoir été la propriété de Salman Taseer, gouverneur du Pendjab assassiné en 2011 par des islamistes pour avoir osé défendre Asia Bibi… L’article est intéressant en ce qu’il montre une apparente fermeté de l’Union européenne dans l’affaire Asia Bibi, appuyée sur des arguments sonnants et trébuchants… Voici la traduction de quelques passages saillants

Jan Figel, l’envoyé spécial de l’Union européenne pour la promotion de la liberté religieuse dans le monde, a, lors de sa récente visite au Pakistan [fin décembre 2017], déclaré avec franchise au gouvernement pakistanais que le maintien du statut SPG (Système de préférence généralisée) pour ce pays, dépendra directement de l’issue positive de l’affaire du blasphème d’Asia Bibi. En 2013, l’Union européenne a accordé le statut SPG au Pakistan, ce qui lui permet d’accéder aux marchés de l’Union européenne sans droits de douane. Grâce à cette aide très attractive à l’exportation, le pays a vu 20 % de ses exportations sur les marchés de l’UE affectées de 0 % de droits de douane, tandis que 70 % de ses autres exportations bénéficiaient d’un taux préférentiel. Depuis l’octroi de ce statut SPG, l’UE est devenue la première zone d’exportation du Pakistan. […] La suppression de ce statut SPG porterait un coup sévère à l’économie en mauvaise santé du Pakistan qui ne serait plus en mesure de concurrencer des pays de la région, comme le Bangladesh ou le Sri Lanka.

Ce communicant de l’UE a insisté sur la nécessité de trouver une solution à l’affaire Asia Bibi, car l’Italie […] fait une énorme pression pour que le statut SPG soit lié à la libération d’Asia Bibi, cette chrétienne connue mondialement comme victime d’une fausse accusation de blasphème […]. Pour le gouvernement du Pakistan ou ses tribunaux, ce n’est qu’une affaire comme une autre mais, pour la communauté chrétienne internationale […], l’affaire est d’une grande importance, […] Lors des prochaines réunions pour la renégociation du statut SPG accordé par l’UE au Pakistan, Asia Bibi sera le premier dossier abordé par l’Union européenne, mais la liberté d’expression, la question de la disparition des dissidents et la pitoyable situation des minorités religieuses seront aussi à l’ordre du jour. […] »

Si l’Union européenne ne renouvelle pas ce statut SPG, le pays ne sera pas seulement contraint d’emprunter davantage pour stabiliser son économie, mais il souffrira d’effets collatéraux significatifs.

Daily Times, 31 janvier – © CH pour la traduction.

Source Christianophobie Hebdo.

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Tribunes et entretiens

La Charia est-elle compatible avec les droits de l’Homme ? L’ECLJ s’interroge

La charia est-elle compatible avec les droits de l’homme ? C’est une question concrète qui se pose de plus en plus en Europe, particulièrement pour les femmes, et à laquelle l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a décidé de chercher à répondre.

(reprise estivale d’un article du 8 février 2017)

En effet, au sein de la grande Europe, il est des territoires où la charia (ou « loi islamique ») est appliquée. Cela pose un problème au regard des droits de l’homme dans la mesure où ces États sont parties à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et en même temps appliquent ou respectent une justice islamique contraire à la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) et la CEDH.

Trois pays au sein du Conseil de l’Europe ont ratifié à la fois la Convention européenne des droits de l’homme et la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en islam, qui est une déclaration des droits de l’homme compatible avec la charia. Il s’agit de l’Albanie, de l’Azerbaïdjan et de la Turquie. Il faut ajouter que la Fédération de Russie et la Bosnie-Herzégovine n’ont pas signé la Déclaration du Caire mais sont membres observateurs de l’Organisation de la Conférence Islamique et également signataires de la CEDH.

Cette Déclaration du Caire du 5 août 1990 stipule notamment que « l’islam est la religion naturelle de l’homme ». Elle ne contient pas de droit à la liberté de croyance, ne confirme pas l’égalité en droit de tous les hommes sans égard à leur religion, et enfin l’article 25 stipule que « [l]a Loi islamique est la seule source de référence pour interpréter ou clarifier tout article de cette déclaration. »

Certains principes énoncés dans la loi islamique contreviennent aux principes ayant qualité de droits de l’homme, au premier rang desquels la liberté religieuse. Selon la charia, un musulman n’a pas le droit de quitter sa religion pour une autre ou pour l’athéisme. Il s’agit d’un acte d’apostasie qui engendre sa mort civile (ouverture de sa succession) et qui mérite la peine de mort.

La Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a eu l’occasion de donner un élément de réponse à cette question de compatibilité en 2003 : Celle-ci « partage l’analyse effectuée par la chambre quant à l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention  »[1].

Saisie par plusieurs de ses membres, l’APCE établira dans les prochains mois un rapport sur ces incompatibilités, déterminera sur quels territoires de pays membres du Conseil de l’Europe la charia est appliquée et quelles conséquences il faudra en tirer.

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A la une #Europe non francophone #NLQ

La conférence des Eglises européennes craint la militarisation de l’UE

« Ne pas créer les possibilités pour une militarisation de l’équilibre et des structures ». C’est ce que demande, dans un message adressé à l’Union européenne, la Conférence des Églises européennes (CEC).

Les membres de cette organisation œcuménique, qui rassemble 115 Églises orthodoxes, protestantes et anglicanes du continent européen, demandent aussi à l’UE de « renforcer son rôle comme acteur de paix et de réconciliation à travers des instruments non militaires ». La CEC se déclare en outre opposée aux propositions de la Commission européenne et aux financements pour un programme européen de développement industriel pour la défense. Le risque, selon la Conférence des Églises européennes, est de « transformer l’Union européenne en une alliance militaire ».

« De tels développements du financement militaire, peut-on lire dans le communiqué repris par l’agence Sir, ont des effets négatifs sur la sécurité, alors que des niveaux similaires d’investissement dans d’autres secteurs contribuent à augmenter la réconciliation, la stabilité et la prospérité, qui sont à la base de la sécurité. ». L’UE doit « renforcer son travail de prévention et de résolution des conflits » parce qu’elle-même est « un exemple de ce qui peut être fait à travers des moyens non-militaires ».

L’UE, peut-on lire dans le communiqué, doit porter son attention au « chômage des jeunes, au développement économique régional et aux questions sociales, en particulier en Europe orientale et méridionale ». La CEC exhorte enfin l’Europe à « s’engager avec les gouvernements nationaux dans une discussion critique sur leur rôle dans le futur développement des politiques de défense de l’Union européenne ».

 

Source Radio Vatican

Asie #NLQ

UE – Des chrétiens irakiens boycottent une conférence consacrée à leur avenir

À l’initiative de l’eurodéputé Lars Adaktusson, élu du Parti chrétien démocrate, une conférence s’est tenue à Bruxelles, mercredi 28 juin, sur le thème « Un avenir pour les chrétiens et pour l’Irak ». Selon l’opinion de son initiateur, cette conférence serait un événement décisif pour la survie des Assyriens en Irak.

Ce n’est pas l’opinion de plusieurs partis chrétiens irakiens – Abnaa al Nahrain (Parti des Fils de la Mésopotamie) et Mouvement démocratique assyrien – qui ont décidé de boycotter cette conférence, ni celle du Patriarcat de Babylone des Chaldéens qui l’a boyccotté aussi, comme l’indique son communiqué du 22 juin.

L’Église chaldéenne ne participera pas à la conférence qui se tiendra à Bruxelles le 28 juin, et qui doit discuter de l’avenir des chrétiens en Irak, estimant que l’avenir des chrétiens est lié à celui de tous les Irakiens, et qu’ils sont partie intégrante du tissu de la patrie et donc que leur avenir ne peut être discuté qu’à l’intérieur de la Maison Irak par le dialogue sincère et avec sagesse, et non en dehors d’elle. Si l’Occident a la ferme intention d’apporter son aide et ses conseils, il devra soutenir l’Irak dans son combat contre le terrorisme et dans ses efforts pour aboutir à la réconciliation nationale, rétablir la sécurité et la stabilité et contribuer à la reconstruction et à la réhabilitation des villes libérées pour accélérer le retour dans leurs maisons des personnes déplacées. Nous souhaitons également que les partis politiques chrétiens assument leurs responsabilités historiques et qu’ils fassent preuve de raison et de réalisme en présentant leurs exigences, afin qu’elles soient réalisables et non impossibles. Nous demandons à Dieu de protéger l’Irak et les Irakiens.

Communiqué du Patriarcat de Babylone des Chaldéens, 22 juin –

 

© traduction CH.

Source Observatoire de la christianophobie

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NLQ #Rome

Discours (écrit) du pape aux chefs d’Etats de l’UE – Le passé irrigue le présent

Aux Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Européenne

(Vendredi 24 mars 2017)

Honorables hôtes,

Je vous remercie de votre présence, ce soir, à la veille du 60ème anniversaire de la signature des Traités fondateurs de la Communauté Economique Européenne et de la Communauté Européenne de l’Energie Atomique.  Je désire signifier à chacun l’affection que le Saint Siège nourrit pour vos pays respectifs et pour toute l’Europe, aux destins desquels il est indissolublement lié, par disposition de la Providence divine. J’exprime une gratitude particulière à Monsieur Paolo Gentiloni, Président du Conseil des Ministres de la République italienne, pour les aimables paroles qu’il a adressées au nom de tous et pour l’engagement que l’Italie a prodigué pour préparer cette rencontre ; de même qu’à Monsieur Antonio Tajani, Président du Parlement européen, qui a exprimé les attentes des peuples de l’Union en cette occasion.

Revenir à Rome 60 ans après ne peut être seulement un voyage dans les souvenirs, mais bien plutôt le désir de redécouvrir la mémoire vivante de cet événement pour en comprendre la portée dans le présent. Il faut se resituer dans les défis de l’époque pour affronter ceux d’aujourd’hui et de demain. Avec ses récits pleins d’évocations, la Bible nous offre une méthode pédagogique fondamentale : on ne peut pas comprendre le temps que nous vivons sans le passé, compris non pas comme un ensemble de faits lointains, mais comme la sève vitale qui irrigue le présent. Sans une telle conscience la réalité perd son unité, l’histoire son fil logique et l’humanité perd le sens de ses actions et la direction de son avenir.

Le 25 mars 1957 fut une journée chargée d’attentes et d’espérances, d’enthousiasme et d’anxiété, et seul un événement exceptionnel, par sa portée et ses conséquences historiques, pouvait la rendre unique dans l’histoire. La mémoire de ce jour s’unit aux espérances d’aujourd’hui et aux attentes des peuples européens qui demandent de discerner le présent afin de poursuivre, avec un élan renouvelé et avec confiance, le chemin commencé.

Les Pères fondateurs et les Responsables étaient bien conscients que, apposant leur signature sur les deux Traités, ils donnaient vie à cette réalité politique, économique, culturelle, mais surtout humaine, que nous appelons aujourd’hui l’Union Européenne. D’autre part, comme le disait le Ministre des Affaires Etrangères belge Spaak, il s’agissait, « c’est vrai, du bien-être matériel de nos peuples, de l’expansion de nos économies, du progrès social, de possibilités industrielles et commerciales totalement nouvelles, mais avant tout […] [d’] une conception de la vie à la mesure de l’homme fraternel et juste »[1].

Après les années sombres et cruelles de la Seconde Guerre Mondiale, les Responsables de l’époque ont eu foi en la possibilité d’un avenir meilleur, ils « n’ont pas manqué d’audace et n’ont pas agi trop tard. Le souvenir de leurs malheurs et peut-être aussi de leurs fautes semble les avoir inspirés, leur a donné le courage nécessaire pour oublier les vieilles querelles, […] penser et agir de manière vraiment nouvelle et pour réaliser la plus grande transformation […] de l’Europe »[2].

Les Pères fondateurs nous rappellent que l’Europe n’est pas un ensemble de règles à observer, elle n’est pas un recueil de protocoles et de procédures à suivre. Elle est une vie, une manière de concevoir l’homme à partir de sa dignité transcendante et inaliénable, et non pas seulement comme un ensemble de droits à défendre, ou de prétentions à revendiquer. A l’origine de l’idée d’Europe il y a  « la figure et la responsabilité de la personne humaine avec son ferment de fraternité évangélique, […] avec sa volonté de vérité et de justice aiguisée par une expérience millénaire »[3]. Rome, avec sa vocation à l’universalité[4], est le symbole de cette expérience et pour cette raison fut choisie comme lieu de la signature des Traités, puisque ici – comme le rappela le Ministre des Affaires Etrangères Hollandais Luns – « furent jetées […] les bases politiques, juridiques et sociales de notre civilisation »[5].

S’il fut clair dès le début que le cœur palpitant du projet politique européen ne pouvait qu’être l’homme, le risque que les Traités restent lettre morte fut aussi évident. Ceux-ci devaient être remplis d’esprit vital. Et le premier élément de la vitalité européenne est la solidarité. « La Communauté économique européenne – a affirmé le Premier Ministre luxembourgeois Bech – ne vivra et ne réussira que si, tout au long de son existence, elle reste fidèle à l’esprit de solidarité européenne qui l’a fait naître et si la volonté commune de l’Europe en gestation est plus puissante que les volontés nationales »[6]. Cet esprit est d’autant plus nécessaire aujourd’hui devant les poussées centrifuges comme aussi devant la tentation de réduire les idéaux fondateurs de l’Union aux nécessités productives, économiques et financières.

La capacité de s’ouvrir aux autres naît de la solidarité. « Nos plans ne sont pas égoïstes »[7], a dit le Chancelier allemand Adenauer. Le Ministre des Affaires Etrangères français Pineau lui faisait écho : « Sans doute, les pays en s’unissant […] n’entendent pas s’isoler  du reste du monde et dresser autour d’eux des barrières infranchissables »[8]. Dans un monde qui connaissait bien le drame des murs et des divisions, l’importance de travailler pour une Europe unie et ouverte était bien claire, ainsi que la volonté commune d’œuvrer pour supprimer cette barrière artificielle qui, de la Mer Baltique à l’Adriatique divisait le continent. Comme on a peiné pour faire tomber ce mur ! Et cependant aujourd’hui le souvenir de cette peine s’est perdu. S’est perdue aussi la conscience du drame des familles séparées, de la pauvreté et de la misère que cette division avait provoquées. Là où des générations aspiraient à voir tomber les signes d’une inimitié forcée, on se demande maintenant comment laisser au dehors les « dangers » de notre époque : en commençant par la longue file des femmes, hommes et enfants qui fuient la guerre et la pauvreté, qui demandent seulement la possibilité d’un avenir pour soi et pour leurs familles.

Dans l’absence de mémoire qui caractérise notre temps, on oublie souvent une autre grande conquête, fruit de la solidarité ratifiée le 25 mars 1957 : le temps de paix le plus long des derniers siècles. Des « peuples qui si souvent au cours des temps se sont trouvés dans des camps opposés, dressés les uns contre les autres sur le champ de bataille, […] se rejoignent et s’unissent à travers la richesse de leur diversité »[9]. La paix se construit toujours avec la participation libre et consciente de chacun. Cependant, « pour beaucoup aujourd’hui la paix semble [être], de quelque manière, un bien établi »[10] et il est ainsi facile de finir par la considérer superflue. Au contraire, la paix est un bien précieux et essentiel puisque sans elle on ne peut construire un avenir pour personne et on finit par “vivre au jour le jour”.

L’Europe unie naît, en effet, d’un projet clair, bien défini, correctement réfléchi, bien qu’au début seulement embryonnaire. Tout bon projet regarde vers l’avenir et l’avenir ce sont les jeunes, appelés à réaliser les promesses de l’avenir[11]. Il y avait donc chez les Pères fondateurs la claire conscience de faire partie d’une œuvre commune qui ne traverse pas seulement les frontières des Etats mais traverse aussi celles du temps de manière à lier les générations entre elles, toutes également participantes de la construction de la maison commune.

Honorables hôtes,

J’ai consacré cette première partie de mon intervention aux Pères de l’Europe, pour que nous nous laissions provoquer par leurs paroles, par l’actualité de leur pensée, par l’engagement passionné pour le bien commun qui les a caractérisés, par la certitude de faire partie d’une œuvre plus grande que leurs personnes et par la grandeur de l’idéal qui les animait. Leur dénominateur commun était l’esprit de service, uni à la passion politique et à la conscience qu’ « à l’origine de [cette] civilisation européenne se trouve le christianisme »[12], sans lequel les valeurs occidentales de dignité, de liberté, et de justice deviennent complètement incompréhensibles. « Et encore aujourd’hui – a affirmé saint Jean-Paul II – l’âme de l’Europe demeure unie, parce que, au-delà de ses origines communes, elle vit les mêmes valeurs chrétiennes et humaines, comme celles de la dignité de la personne humaine, du profond sentiment de la justice et de la liberté, du travail, de l’esprit d’initiative, de l’amour de la famille, du respect de la vie, de la tolérance, du désir de coopération et de paix, qui sont les notes qui la  caractérisent »[13]. Dans notre monde multiculturel ces valeurs continueront à trouver plein droit de cité si elles savent maintenir leur lien vital avec la racine qui les a fait naître. Dans la fécondité d’un tel lien se trouve la possibilité de construire des sociétés authentiquement laïques, exemptes d’oppositions idéologiques, où trouvent également place le natif et l’autochtone, le croyant et le non croyant.

Au cours de ces dernières 60 années le monde a beaucoup changé. Si les Pères fondateurs, qui avaient survécu à un conflit dévastateur, étaient animés par l’espérance d’un avenir meilleur et déterminés par la volonté de le poursuivre, en évitant que surgissent de nouveaux conflits, notre époque est davantage dominée par l’idée de crise. Il y a la crise économique, qui a caractérisé les 10 dernières années, il y a la crise de la famille et des modèles sociaux consolidés, il y a une diffuse “crise des institutions” et la crise des migrants : beaucoup de crises, qui cachent la peur et le désarroi profond de l’homme contemporain, qui demande une nouvelle herméneutique pour l’avenir. Cependant, le terme “crise” n’a pas en soi une connotation négative. Il n’indique pas seulement un mauvais moment à dépasser. Le mot crise a pour origine le verbe grec crino (κρίνω), qui signifie examiner, évaluer, juger. Notre temps est donc un temps de discernement, qui nous invite à évaluer l’essentiel et à construire sur lui : c’est donc un temps de défis et d’opportunités.

Quelle est alors l’herméneutique, la clef d’interprétation avec laquelle nous pouvons lire les difficultés du présent et trouver des réponses pour l’avenir ? Le rappel de la pensée des Pères serait, en effet, stérile s’il ne servait pas à nous indiquer un chemin, s’il ne se faisait pas stimulation pour l’avenir et source d’espérance. Tout corps qui perd le sens de son chemin, tout corps à qui vient à manquer ce regard en avant, souffre d’abord d’une régression et finalement risque de mourir. Quel est donc l’héritage des Pères fondateurs ? Quelles perspectives nous indiquent-ils pour affronter les défis qui nous attendent ? Quelle espérance pour l’Europe d’aujourd’hui et de demain ?

Nous trouvons les réponses précisément dans les piliers sur lesquels ils ont voulu édifier la Communauté économique européenne et que j’ai déjà rappelés : la centralité de l’homme, une solidarité effective, l’ouverture au monde, la poursuite de la paix et du développement, l’ouverture à l’avenir. Il revient à celui qui gouverne de discerner les voies de l’espérance, d’identifier les parcours concrets pour faire en sorte que les pas significatifs accomplis jusqu’ici ne se perdent pas, mais soient le gage d’un long et fructueux chemin.

L’Europe retrouve l’espérance lorsque l’homme est le centre et le cœur de ses institutions. J’estime que cela implique l’écoute attentive et confiante des requêtes qui proviennent aussi bien des individus que de la société et des peuples qui composent l’Union. Malheureusement, on a souvent l’impression qu’est en cours un ‘‘décrochage affectif’’ entre les citoyens et les institutions européennes, souvent considérées comme lointaines et pas attentives aux diverses sensibilités qui constituent l’Union. Affirmer la centralité de l’homme signifie aussi retrouver l’esprit de famille, dans lequel chacun contribue librement selon ses propres capacités et talents à [l’édification de] la maison commune. Il est opportun de se souvenir que l’Europe est une famille de peuples[14], que – comme dans chaque famille – il y a des susceptibilités différentes, mais que tous peuvent grandir dans la mesure où on est unis.  L’Union Européenne naît comme unité des différences et unité dans les différences. Les particularités ne doivent donc pas effrayer, et on ne peut penser que l’unité soit préservée par l’uniformité. Elle est plutôt l’harmonie d’une communauté. Les Pères fondateurs ont choisi justement ce terme comme le pivot des entités qui naissaient des Traités, en mettant l’accent sur le fait qu’on mettait en commun les ressources et les talents de chacun. Aujourd’hui, l’Union Européenne a besoin de redécouvrir le sens d’être avant tout une ‘‘communauté’’ de personnes et de peuples conscients que « le tout est plus que la partie, et plus aussi que la simple somme de celles-ci »[15] et que donc « il faut toujours élargir le regard pour reconnaître un bien plus grand qui sera bénéfique à tous »[16]. Les Pères fondateurs cherchaient cette harmonie dans laquelle le tout est dans chacune des parties, et les parties sont – chacune avec sa propre  originalité – dans le tout.

L’Europe  retrouve l’espérance dans la solidarité qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes. La solidarité comporte la conscience de faire partie d’un seul corps et en même temps implique la capacité que chaque membre a de ‘‘sympathiser’’ avec l’autre et avec l’ensemble. Si l’un souffre, tous souffrent (cf. 1 Co 12, 26). Ainsi, nous aussi, aujourd’hui, nous pleurons avec le Royaume-Uni les victimes de l’attentat qui a touché Londres il y a deux jours. La solidarité n’est pas une bonne intention : elle est caractérisée par des faits et des gestes concrets, qui rapprochent du prochain, indépendamment de la condition dans laquelle il se trouve. Au contraire, les populismes prospèrent précisément à partir de l’égoïsme, qui enferme dans un cercle restreint et étouffant et qui ne permet pas de surmonter l’étroitesse de ses propres pensées et de ‘‘regarder au-delà’’.  Il faut recommencer à penser de manière européenne, pour conjurer le danger opposé d’une uniformité grise, c’est-à-dire le triomphe des particularismes. C’est à la politique que revient ce leadership d’idéaux qui évite de se servir des émotions pour gagner le consentement, mais qui élabore plutôt, dans un esprit de solidarité et de subsidiarité, des politiques faisant grandir toute l’Union dans un développement harmonieux, en sorte que celui qui réussit à courir plus vite puisse tendre la main à celui qui va plus lentement et qui a plus de difficultés à atteindre celui qui est en tête.

L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle ne s’enferme pas dans la peur et dans de fausses sécurités. Au contraire, son histoire est fortement déterminée par la rencontre avec d’autres peuples et cultures et son identité « est, et a toujours été, une identité dynamique et multiculturelle »[17]. Le monde nourrit un intérêt pour le projet européen. Cet intérêt existe depuis le premier jour, à travers la foule amassée sur la place du Capitole et à travers les messages de félicitations qui arrivèrent des autres États. Il y en a encore plus aujourd’hui, à partir de ces pays qui demandent à entrer pour faire partie de l’Union, comme de ces États qui reçoivent des aides qui, grâce à une vive générosité, leur sont offertes pour faire face aux conséquences de la pauvreté, des maladies et des guerres. L’ouverture au monde implique la capacité de « dialogue comme forme de rencontre »[18] à tous les niveaux, à commencer par celui des États membres et des Institutions ainsi que des citoyens jusqu’à celui des nombreux immigrés qui abordent les côtes de l’Union. On ne peut pas se contenter de gérer la grave crise migratoire de ces années comme si elle n’était qu’un problème numérique, économique ou de sécurité. La question migratoire pose un problème plus profond, qui est d’abord culturel. Quelle culture propose l’Europe aujourd’hui ? La peur, souvent visible, trouve, en effet, dans la perte d’idéaux sa plus radicale cause. Sans une vraie perspective d’idéaux, on finit par être dominé par la crainte que l’autre nous arrache à nos habitudes consolidées, nous prive des conforts acquis, mette en quelque sorte en cause un style de vie trop souvent fait uniquement de bien-être matériel. Au contraire, la richesse de l’Europe a toujours été son ouverture spirituelle et la capacité à se poser des questions fondamentales sur le sens de l’existence. À l’ouverture envers le sens de l’éternel a correspondu également une ouverture positive, bien que non dénuée de tensions et d’erreurs, envers le monde. Le bien-être acquis semble, par contre, lui avoir rogné les ailes, et fait abaisser le regard. L’Europe a un patrimoine d’idéaux et de spiritualité unique au monde qui mérite d’être proposé à nouveau avec passion et avec une fraîcheur renouvelée et qui est le meilleur antidote contre le vide de valeurs de notre temps, terrain fertile pour toute forme d’extrémisme.  Ce sont ces idéaux qui ont rendu Europe, cette ‘‘péninsule de l’Asie’’ qui depuis l’Oural arrive à l’Atlantique.

L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle investit dans le développement et dans la paix. Le développement n’est pas assuré par un ensemble de techniques productives. Il concerne tout l’être humain : la dignité de son travail, des conditions de vie adéquates, la possibilité d’accéder à l’instruction et aux soins médicaux nécessaires. « Le développement est le nouveau nom de la paix »[19], a affirmé Paul VI, puisqu’il n’y a pas de vraie paix lorsqu’il y a des personnes marginalisées et contraintes à vivre  dans la misère. Il n’y a pas de paix là où manquent le travail et la perspective d’un salaire digne. Il n’y a pas de paix dans les périphéries de nos villes, où se répandent drogue et violence.

L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle s’ouvre à l’avenir. Lorsqu’elle s’ouvre aux jeunes, en leur offrant de sérieuses perspectives d’éducation, de réelles possibilités d’insertion dans le monde du travail. Lorsqu’elle investit dans la famille, qui est la première et fondamentale cellule de la société. Lorsqu’elle respecte la conscience et les idéaux de ses citoyens. Lorsqu’elle garantit la possibilité d’avoir des enfants, sans la peur de ne pas pouvoir les entretenir. Lorsqu’elle défend la vie dans toute sa sacralité.

Honorables hôtes,

Vu l’allongement général de l’espérance de vie, soixante ans sont aujourd’hui considérés comme le temps de la pleine maturité. Un âge crucial où encore une fois on est appelé à se remettre en cause. L’Union Européenne est aujourd’hui appelée à se remettre en cause, à soigner les inévitables ennuis de santé qui surviennent avec les années et à trouver de nouveaux parcours pour poursuivre son chemin. Cependant, à la différence d’un être humain de soixante ans, l’Union Européenne n’a pas devant elle une vieillesse inévitable, mais la possibilité d’une nouvelle jeunesse. Son succès dépendra de la volonté de travailler une fois encore ensemble et de la volonté de parier sur l’avenir. Il vous reviendra, en tant que dirigeants, de discerner la voie d’un « nouvel humanisme européen »[20], fait d’idéaux et de choses concrètes. Cela signifie ne pas avoir peur de prendre des décisions efficaces, en mesure de répondre aux problèmes réels des personnes et de résister à l’épreuve du temps.

De mon côté, je ne peux qu’assurer de la proximité du Saint-Siège et de l’Église à l’Europe entière, à l’édification de laquelle elle a depuis toujours contribué et contribuera toujours, en invoquant sur elle la bénédiction du Seigneur, afin qu’il la protège et lui donne la paix et le progrès. C’est pourquoi, je fais miennes les paroles que Joseph Bech a prononcées au Capitole : Ceterum censeo Europam esse ædificandam, d’ailleurs je pense que l’Europe mérite d’être construite.

Merci !

[1] P.H. Spaak, Ministre des Affaires Etrangères de la Belgique, Discours prononcé à l’occasion de la signature des Traités de Rome, 25 mars 1957.

[2] P.H. Spaak, Discours, cit.

[3] A. de Gasperi, Notre patrie l’Europe. Discours à la Conférence Parlementaire Européenne, 21 avril 1954, in : Alcide De Gasperi e la politica internazionale, Cinque Lune, Roma 1990, vol.III, 437-440.

[4] Cf. P.H. Spaak, Discours, cit.

[5] J. Luns, Ministre des Affaires Etrangères des Pays Bas, Discours prononcé à l’occasion de la signature des Traités de Rome, 25 mars 1957.

[6] J. Bech, Premier Ministre du Luxembourg, Discours prononcé à l’occasion de la signature des Traités de Rome, 25 mars 1957.

[7] K. Adenauer, Chancelier fédéral de la République Fédérale d’Allemagne, Discours prononcé à l’occasion de la signature des Traités de Rome, 25 mars 1957.

[8] C. Pineau, Ministre des Affaires Etrangères de la France, Discours prononcé à l’occasion de la signature des Traités de Rome, 25 mars 19857.

[9] P.H. Spaak, Discours, cit.

[10] Discours aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège, 9 janvier 2017.

[11] Cf. P.H. Spaak, Discours, cit.

[12] A. de Gasperi, Notre Patrie Europe, cit.

[13] Jean-Paul II, Acte européen, Saint Jacques de  Compostelle, 9 novembre 1982 : AAS 75/I (1983), 329.

[14] Cf. Discours au Parlement Européen, Strasbourg, 25 novembre 2014 : AAS  106 (2014), 1000

[15] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 235

[16] Ibid.

[17] Discours lors de la remise du Prix Charlemagne, 6 mai 2016, Osservatore Ramano Édition française (12 mai 2016), p. 10.

[18] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 239.

[19] Paul VI, Lett.enc. Populorum progressio, 26 mars 1967, n. 87 : AAS 59 (1967), p. 299.

[20] Discours lors de la remise du Prix Charlemagne, 6 mai 2016. Osservatore Romano, Edition française (12 mai 2016), p. 10.

 

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Points non négociables PNN

La Fédération Un De Nous s’oppose au financement de l’avortement par des fonds européens.

Alors que le nouveau président américain a rétabli la « politique de Mexico » stipulant qu’aucun financement fédéral ne devrait aider des organisations internationales ou étrangères qui pratiquent ou promeuvent l’avortement (cf. Donald Trump supprime le financement des ONG soutenant l’avortement), la ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération au développement, Liliane Ploumen, a lancé une initiative pour le contrer sous le nom de « She decides ». Elle a annoncé la semaine dernière que ce fonds financerait des projets visant à« accroitre l’accès à la contraception et à l’avortement ainsi qu’à l’éducation des femmes dans les pays en développement ». Ce fonds est ouvert aux gouvernements, entreprises ou institutions sociales membres de l’UE ou non, dont certains ont déjà annoncé leur contribution (cf. « She decides » : une conférence pour lancer un fond européen de promotion à l’avortement).

« ‘She decides’ est très nettement opposée à l’initiative citoyenne européenne la plus réussie » a réagi la Fédération One of Us, qui s’apprête le 14 mars devant la Cour de Justice de l’UE à porter la voix des presque deux millions de citoyens européens ayant demandé à l’UE une politique respectueuse de la vie humaine de la conception à la fin naturelle : « Nous sommes fermement opposés au financement de l’avortement par le budget commun de l’UE. Cette question ne relève pas de la compétence de l’Union européenne et doit rester strictement de la compétence des gouvernements nationaux » (cf. « Un de nous » : Des experts du droit, de la santé et de la politique s’engagent pour défendre l’embryon humain).

Carlo Casini, président honoraire de la Fédération One of Us a rappelé que « la Cour européenne des droits de l’homme n’a jamais reconnu le droit à l’avortement ; elle a imposé à l’Europe la neutralité à ce sujet(…) Offrir de l’argent aux organisations qui font de la propagande et mettent en œuvre l’avortement dans le monde, signifie sortir de cette neutralité, encourage l’avortement et viole le principe de la dignité humaine (Article. 2 du traité de l’Union européenne) ».

Thierry de la Villejegu, vice-président de cette même Fédération a fait état du « premier devoir de l’UE envers les femmes enceintes » qui est de « leur permettre de donner naissance à leur enfant dans des conditions de dignité ». Il exhorte « les pays européens à développer rapidement des soins médicaux de haute qualité pour chaque femme enceinte. Le financement par l’UE de programmes de promotion et d’avortement dans les pays en développement est un acte de violence pure, une violation de la conscience des femmes et une violation de la souveraineté nationale. Ces programmes doivent être condamnés ». Les données de l’OMS sur l’année 2012 montrent que 91 % des décès maternels peuvent être évités. « Les femmes souffrent en raison de l’absence scandaleuse de soins efficaces pendant la grossesse et l’accouchement, dont 333 000 meurent chaque année (99 % dans les pays en développement) ».

 

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NLH #NLQ #Points non négociables PNN

EU- Appel pour préserver nos enfants de la pornographie

Communiqué de presse de la FAFCE

Bruxelles, le 9 février 2017

Hier, une conférence concernant l’exposition des enfants à la pornographie a eu lieu au Parlement européen, pour soulever l’attention sur cette question concernant les parents et les familles en Europe. A cette occasion, la FAFCE a lancé un appel aux députés européens pour leur demander d’améliorer la législation de l’UE dans ce domaine. L’appel (en anglais) est consultable en ligne et ouvert aux autres ONG.

Le Parlement européen discute actuellement de la révision de la Directive sur les services audiovisuels et média, dans le but de l’adapter à l’univers numérique. Il est nécessaire d’actualiser  la directive en raison des nouveaux défis imposés par le développement constant de la télévision, services à la demande et plateformes de partage vidéo. Toutefois, la protection des mineurs de contenus malveillants n’est pas adaptée. Au contraire, cette protection est sérieusement affaiblie dans la proposition actuelle du Parlement européen.

porno UE

La FAFCE est profondément inquiète de voir que l’interdiction de la pornographie et la violence gratuite dans la directive actuelle est annulée par une proposition de la Commission européenne. Nous demandons au Parlement européen de réinstaurer et amplifier la protection du développement physique, moral et mental des services à la demande et plateformes de partage vidéos. Comme l’a souligné en décembre dernier le président de la FAFCE, Antoine Renard : « La révision de cette Directive peut être l’occasion de renforcer ces moyens en reconnaissant les effets négatifs des contenus malveillants sur les enfants, les familles et la société ».

Accueillie par les députés européens Anna Zaborska (PPE, Slovaquie) et Luigi Morgano (S&D, Italie), respectivement président et vice-président de l’intergroupe sur la famille, la conférence d’hier a rassemblé des experts pour réfléchir aux conséquences désastreuses de la pornographie et aux solutions que la famille et la société peuvent  mettre en œuvre pour protéger les enfants de ces dangers.

La secrétaire générale de la FAFCE, Maria Hildingsson a pris la parole afin de présenter le rôle des parents et la façon dont la législation européenne peut contribuer à protéger les mineurs : « Nous demandons aux députés européens de répondre aux besoins des familles européennes qui veulent pour leurs enfants de meilleurs moyens de protection contre les contenus malveillants afin de faire face aux nouveaux défis du numérique. »

Voir aussi le livre de François Billot de Lochner, les parfums du château

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UE – Présidence Maltaise – Dialogue avec les Eglises

Lu sur Cathobel

Le 6 janvier, une délégation conjointe de la Conférence des Eglises européennes (CEC) et de la Commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne (COMECE) a été reçue par le Premier ministre de Malte, dont le pays assure, depuis le 1er janvier et pour six mois, la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne.

La réunion, qui s’est tenue en présence du Premier ministre maltais Joseph Muscat et de plusieurs membres de son gouvernement avait pour objectif d’échanger sur des sujets de préoccupation commune, en particulier les priorités de la présidence maltaise, notamment la migration, la politique de voisinage et l’inclusion sociale.

« La présidence maltaise du Conseil de l’Union européenne offre à notre pays l’occasion de donner une impulsion forte visant à revivifier la foi dans le projet européen », a déclaré l’archevêque de Malte, Mgr Charles J. Scicluna (2e à partir de la gauche sur la photo).

Les questions relatives à la migration et à l’accueil des réfugiés en Europe ont dominé les discussions. Les représentants du gouvernement et des Eglises ont souligné la nécessité de recadrer le débat public, en parlant notamment des avantages de la migration pour les sociétés européennes et en soulignant les opportunités d’accueillir en Europe ceux qui ont besoin de sécurité. Les Eglises ont également réitéré leur appel à l’amélioration des voies sûres et légales vers l’Europe, l’importance centrale de l’unité et de la réunification familiales, et le travail fourni par les Eglises dans les contextes locaux qui favorisent des rencontres enrichissantes avec les réfugiés.

La délégation de la CEC-COMECE a également encouragé le gouvernement maltais à adopter une approche holistique et globale lors de la mise en œuvre de ses priorités. Les réponses apportées aux problèmes de migration et à l’accueil des réfugiés devraient prendre en compte les causes profondes à l’origine du déplacement des populations, y compris les crises écologiques. Mettre en cohérence des politiques de l’Union européenne avec les objectifs de développement durable des Nations Unies constituerait une piste pour l’élaboration d’une approche plus solide et équilibrée en la matière.

La rencontre de la CEC et de la COMECE avec la présidence maltaise du Conseil de l’Union européenne s’est tenue sous l’égide de l’article 17 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Celui-ci engage l’UE à un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les Eglises et les communautés religieuses.

© Photos : COMECE