Asie #NLQ

Inde – Les Focolari multiplient les initiatives

Promouvoir l’unité, la paix et la solidarité entre les jeunes de différentes religions en Inde : tel est le but d’une série d’événements organisée par le mouvement des Focolari en Inde en ce mois de mai, en particulier dans l’optique de renforcer le dialogue interreligieux. Le thème de la semaine spéciale célébrée par les jeunes des Focolari au niveau international a été « Changez votre cœur pour changer le monde ».
Les jeunes en Inde ont promu des manifestations, des réunions publiques, des conférences et des débats culturels ainsi que des actions communes pour témoigner « qu’un monde uni est possible » en laissant un signe tangible de cette unité dans les villes impliquées au sein de toute la nation.
A Bangalore, par exemple, a été organisé un dîner international qui a rassemblé des jeunes de différentes religions et nationalités représentant 15 nations dont l’Ouzbékistan, le Yémen et la Zambie. A Goa, une foire du livre a mis en évidence le pluralisme de langues, cultures et religions alors qu’à Mumbai ont été réalisés des laboratoires d’art, de chant, de cinéma, de danse, tous centrés sur le thème de la gestion du conflit et de la paix. Enfin, la capitale, Delhi, a accueilli le marathon « Courir pour l’unité », qui a envahi pacifiquement ses rues, les protagonistes étant les enfants et les jeunes qui ont porté enthousiasme et sourire aux passants.
La très grande variété des religions présentes en Inde comprend les 80 % d’habitants hindouistes et une minorité chrétienne représentant 2,3 % de la population totale, ce qui explique que les activités des Focolari se développent en majorité dans le domaine des relations avec les hindouistes. Le mouvement des Focolari est actif en Inde depuis 1980 et dispose aujourd’hui de communautés et de centres à Mumbai, Bangalore, Goa, Darnjeeling du Bengale et New Delhi, structures qui promeuvent des activités et des rencontres pour adultes, familles et jeunes. Différents projets sociaux fleurissent autour des communautés des Focolari, engagées dans les domaines de l’éducation des enfants, de l’amélioration de la condition des femmes et du soutien aux familles en difficultés économiques. Une attention particulière est accordée à la diffusion des valeurs de la « fraternité universelle » auprès des adolescents, atteignant les jeunes de toutes les religions.
Le mouvement des Focolari est une organisation internationale qui promeut les idéaux d’unité et de fraternité universelle, fondée en 1943 en Italie par Chiara Lubich.

Source : Agence Fides

NLQ #Rome

“L’humilité n’est pas qu’une belle vertu, c’est une question d’identité” dit le pape

Invité à bénir une icône du Christ pour commémorer le 200ème anniversaire de la paroisse anglicane de Rome, le pape François a médité sur l’action de saint Paul et ses difficultés auprès des Corinthiens.

Par ou saint Paul a-t-il commencé ? Par l’humilité répond le Saint-Père

Extrait de l’homélie prononcée le 26 février 2017 à la paroisse anglicane de Rome

Comment fait Paul dans cette mission, par où commence-t-il ? Par l’humilité, qui n’est pas seulement une belle vertu, mais une question d’identité : Paul se comprend comme un serviteur, qui ne s’annonce pas lui-même, mais Jésus-Christ, le Seigneur. Et il accomplit ce service, ce ministère, selon la miséricorde qui lui a été accordée. Non pas sur la base de sa bravoure et en comptant sur ses forces, mais dans la confiance que Dieu le regarde et soutient avec miséricorde sa faiblesse. Devenir humbles et se décentrer, reconnaître avoir besoin de Dieu, se reconnaître comme des mendiants de miséricorde : c’est le point de départ pour que Dieu puisse opérer. Un président du Conseil œcuménique des Églises avait décrit l’évangélisation chrétienne comme « un mendiant qui dit à une autre mendiant où trouver le pain ». Je crois que saint Paul aurait approuvé. Lui, il se sentait « affamé de la miséricorde », et sa priorité était de partager avec les autres son pain : la joie d’être aimés du Seigneur et de l’aimer.

Ceci est notre bien le plus précieux, notre trésor, et dans ce contexte Paul introduit une de ses images les plus connues, que nous pouvons appliquer à nous tous : « Nous avons ce trésor dans des vases d’argile ». Nous sommes seulement des vases d’argile, mais nous cultivons en nous le plus grand trésor du monde. Les Corinthiens savaient bien qu’il était stupide de préserver quelque chose de précieux dans des vases d’argile, qui étaient bon marché, mais qui s’abimaient facilement. Garder à l’intérieur quelque chose de précieux voulait dire risquer de le perdre. Paul, un pécheur gracié, reconnaît humblement être fragile comme un vase d’argile. Mais il a expérimenté et sait que, justement là où la misère humaine s’ouvre à l’action miséricordieuse de Dieu, le Seigneur fait des merveilles. Ainsi œuvre « l’extraordinaire puissance » de Dieu.

Confiant dans cette humble puissance, Paul sert l’Évangile. En parlant de certains de ses adversaires à Corinthe, il les appelle des « super- apôtres », peut-être, et avec une certaine ironie, parce qu’ils l’avaient critiqué pour ses faiblesses, dont ils se considéraient exempts. Paul, au contraire, enseigne que seulement en se reconnaissant de faibles vases d’argile, des pécheurs toujours en besoin de miséricorde, le trésor de Dieu se reverse en nous et sur les autres à travers nous. Autrement, nous serons seulement plein de nos trésors, qui se corrompent et pourrissent dans des vases apparemment beaux. Si nous reconnaissons notre faiblesse et demandons pardon, alors la miséricorde guérissante de Dieu resplendira en nous et sera aussi visible à l’extérieur ; les autres ressentiront d’une certaine façon, à travers nous, la beauté simple du visage du Christ.

À un certain point, peut-être dans le moment le plus difficile avec la communauté de Corinthe, Paul a annulé une visite qu’il avait programmé de faire, renonçant aussi aux offrandes qu’il aurait reçu. Des tensions existaient dans la communion, mais elles n’eurent pas le dernier mot. La relation reprit et l’Apôtre accepta l’offrande pour le soutien de l’Église de Jérusalem. Les chrétiens de Corinthe recommencèrent à œuvrer ensemble avec les autres communautés visitées par Paul, pour soutenir ceux qui étaient dans le besoin.

 

NLQ #Rome

Un chemin de communion entre catholiques et orthodoxes pour faire face aux persécutions

Baptisés en un seul Esprit » et « appartenant à un seul corps », comme le proclamait saint Paul dans sa première Lettre aux Corinthiens, les chrétiens des différentes Églises sont appelés à parcourir un « chemin vers ce jour tellement attendu dans lequel nous aurons la grâce de célébrer le Sacrifice du Seigneur au même autel, comme signe de la communion ecclésiale pleinement rétablie ».

Le Pape François a situé ces efforts dans le contexte brûlant des persécutions subies dans de nombreux pays orientaux. « Nous sommes conscients que des situations de si tragique souffrance s’enracinent plus facilement dans des contextes de pauvreté, d’injustice et d’exclusion sociale, dus aussi à l’instabilité générée par des intérêts souvent extérieurs, et par des conflits précédents qui ont produit des conditions de vie misérables, des déserts culturels et spirituels dans lesquels il est facile de manipuler et d’inciter à la haine », a remarqué le Saint-Père. Mais face à cette tragédie, les Églises doivent travailler ensemble, « proches de la souffrance, appelées à semer de la concorde et à reconstruire patiemment l’espérance, et réconfortant avec la paix qui vient du Seigneur, une paix que nous sommes ensemble tenus d’offrir à un monde blessé et lacéré. »

Avec une pensée particulière pour les clercs et les fidèles « victimes d’enlèvements cruels » et pour « tous ceux qui ont été pris en otage ou réduits en esclavage », le Pape a rappelé que le cœur de la foi chrétienne ne « consiste pas en un message générique de paix et de réconciliation, mais en Jésus lui-même, crucifié et ressuscité ». « Là où la violence appelle la violence et où la violence sème la mort, notre réponse est le pur ferment de l’Évangile, qui sans se prêter aux logiques de la force, fait surgir des fruits de vie aussi sur la terre aride, et des aubes d’espérance après les nuits de terreur. »

Le Pape a donc renouvelé son appel à l’œcuménisme des martyrs : « comme dans l’Église primitive le sang des martyrs fut la semence des nouveaux chrétiens, de même aujourd’hui, le sang des martyrs doit être une semence d’unité entre les croyants, signe et instrument d’un avenir de communion et de paix », a-t-il exhorté. Les différents participants à la réunion ont enfin récité le Notre Père, chacun dans sa langue, à l’invitation du Saint-Père.

 

 Source Radio Vatican

Agenda / Annonce

EEChO : 9e concert inter-ecclésial annuel

Pour la 9ème année consécutive,

le samedi 28 janvier, en l’église Saint Christophe de Javel à 15h

(28 rue de la Convention, 75015), se tiendra la rencontre des chorales des Eglises d’Orient et d’Occident,

sur le thème « Douze Apotres… Une seule Foi ! ! ! »

Comme chaque année l’association EEChO, invite les communautés chrétiennes d’Orient et d’Occident en Île-de-France, à partager un moment de joie et de chants de louange à Dieu.

En cette année 2017, nous chanterons cette année notre foi unique qui nous a été transmise par les 12 apôtres, selon la région du monde où Notre Seigneur les a envoyés. Nous prierons pour cette Unité.

Le concert du Samedi 28 Janvier à 15h  sera suivi d’un pot d’amitié, de rencontre, d’échange pour mieux se connaître non seulement entre chorales mais aussi entre fidèles de traditions apostoliques diverses. Un goûter fraternel sera servi dans la salle paroissiale (sous l’église St-Christophe de Javel).

Avec la participation de :
- La Chorale de la communauté Grec Catholique Mélkite – Église Saint Julien le Pauvre
- La chorale de la communauté Chinoise Catholique – Eglise Notre Dame de Chine à Paris
- La chorale de la communaué Copte Catholique – Eglise Notre Dame d’Egypte à Paris
- La chorale de la communauté Caldéenne Catholique – Église St. Thomas de Sarcelle
- La chorale de la communauté Ethiopienne Catholique- Église Médaille Miraculeuse
- La chorale de la communauté Serbe Orthodoxe- EgliseSt. Sava de Paris
- La chorale de la communauté Arménienne Catholique – ÉgliseSt. Croix des Arméniens de Paris
- La chorale de la communauté Maronite – Eglise Notre Dame du Liban
- La chorale de la communauté Croate Catholique- Eglise St. Cyrille et Méthode de Paris
- La chorale de la communauté Russe Orthodoxe de Constonitonople
- La chorale de la communauté Syriaque Orthodoxe – Eglise St. Marie Mère de Dieu de Montfermeil
- La chorale grégorienne de Paris

Informations : http://www.eecho.fr/9e-concert-eecho-28-janvier-2017/

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Œcuménisme, le pape donne la feuille de route de l’unité

Décidément le Saint-Père insiste, l’unité ce n’est pas uniformisation ni absorption. Il avait déjà résolument affirmé à Assise ni syncrétisme, ni relativisme.

Devant les participants réunis autour du thème « Unité des chrétiens : quel modèle de pleine communion ? », le pape a démasqué certains « faux modèles de communion » : l’unité n’est pas d’abord « un objectif » mais « un chemin » qui requiert patience et ténacité. Elle « ne supprime pas les conflits et n’efface pas les contrastes ».

 

L’unité n’est pas non plus « uniformité » : « Les différentes traditions théologiques, liturgiques, spirituelles et canoniques qui se sont développées dans le monde chrétien, lorsqu’elles sont authentiquement enracinées dans la tradition apostolique, sont une richesse et non une menace pour l’unité de l’Église. Chercher à supprimer une telle diversité, c’est aller contre l’Esprit-Saint ». Pour le pape François, « c’est un devoir œcuménique de respecter les légitimes diversités ».

Enfin, « l’unité n’est pas absorption », a poursuivi le pape : elle « ne comporte pas un œcuménisme ‘en marche arrière’ selon lequel chacun devrait renier sa propre histoire de foi ; et elle ne tolère pas non plus le prosélytisme ». « L’œcuménisme est vrai quand on est capable de détourner l’attention de soi, de se propres argumentations et formulations, vers la Parole de Dieu (…). Les différentes communautés chrétiennes sont appelées non pas à ‘se faire concurrence’ mais à collaborer ».

Lire l’intégralité de son intervention

Rome

“Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise” dit le pape aux luthériens

Le Pape François a reçu au Vatican ce jeudi 13 octobre 2016 les participants au pèlerinage des luthériens partis de la région de Luther en Allemagne et parvenus à Rome. Il a résumé les sentiments ambivalents éprouvés par les deux communautés : « douleur pour la division qui existe encore » et « joie pour la fraternité déjà retrouvée », tout en espérant que la « compréhension réciproque » augmente encore.

« nous savons que, au-delà de toutes les questions ouvertes qui nous séparent encore, nous sommes déjà unis. Ce qui nous unit est beaucoup plus fort que ce qui nous divise ».

 

« Rendons grâce à Dieu parce qu’aujourd’hui, luthériens et catholiques nous marchons sur la voie qui va du conflit à la communion » 

Le souverain pontife a évoqué son prochain voyage en Suède et la commémoration, aux côtés de la Fédération luthérienne mondiale, du cinquième centenaire de la réforme de Luther. Bien plus que la simple évocation du passé, ce rendez-vous sera l’occasion, selon le Pape, de « tourner nos regards vers le futur en vue de donner un témoignage chrétien commun au monde d’aujourd’hui qui a tant soif de Dieu et de sa miséricorde ».

Source

Rappelons que le pape lui-même a redit à Assise les principes de base de l’œcuménisme, ni syncrétisme, ni relativisme

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Parution du document œcuménique sur la synodalité et la primauté

L’unité de l’Église en Orient et en Occident au cours du premier millénaire, même si elle fut « parfois compliquée », « représente un point de référence nécessaire et une puissante source d’inspiration pour les catholiques comme pour les orthodoxes » : c’est la conclusion du document final adopté et signé au terme de la 14ème rencontre des membres de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre catholiques et orthodoxes qui a eu lieu du 16 au 21 septembre 2016 à Francavilla al Mare (Chieti).

Intitulé  «  Synodalité et primauté au premier millénaire. Vers une compréhension au service de l’unité de l’Église », le document examine le rapport entre la synodalité et la primauté dans la vie de l’Église : la question qui a joué un rôle important dans la division entre orthodoxes et catholiques.

L’ « héritage commun de principes théologiques, de dispositions canoniques et de pratiques liturgiques du premier millénaire » est fondamental pour les deux Églises qui « cherchent à panser les plaies de leur division, en ce début de troisième millénaire », souligne le document.

C’est « sur la base de cet héritage commun » que les catholiques et les orthodoxes « doivent voir comment la primauté, la synodalité et l’interrelation qui existent entre eux peuvent être prises en compte et exercées aujourd’hui et à l’avenir ».

Lire le document

C’est un pas supplémentaire dans le dialogue entre catholiques et orthodoxes : un nouveau document a été approuvé lors de la XIVe session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe. Mais Moscou rappelle la persistance de « l’obstacle uniate ».

Intitulé « Synodalité et primauté pendant le Premier millénaire : vers une compréhension commune au service de l’unité de l’Eglise », il s’agit du premier texte depuis le document signé à Ravenne en 2007 qui porte sur la primauté et la synodalité.

Le nouveau document a été signé par tous les participants, seule la délégation de l’Eglise orthodoxe géorgienne s’est abstenue, exprimant son désaccord avec certains paragraphes du texte.

L’Eglise orthodoxe russe parle de « l’obstacle uniate »

Pendant les séances, les participants ont discuté du thème de la poursuite du dialogue. Le chef de la délégation de l’Eglise orthodoxe russe, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou (DREE), a proposé de consacrer le prochain stade du dialogue au thème de la synodalité et du primat dans les Eglises d’Orient et d’Occident durant le second millénaire.

Dans ce cadre, estime le patriarcat de Moscou, « il serait nécessaire de poursuivre la discussion sur l’’uniatisme’ en tant que phénomène apparu après le schisme de 1054 et demeurant jusqu’à aujourd’hui une pierre d’achoppement dans les relations orthodoxes-catholiques ».

L’ »uniatisme », terme considéré comme péjoratif par les gréco-catholiques, a longtemps servi à désigner les Eglises orientales rattachées à Rome. Il désigne les fractions de ces Eglises qui ont rompu avec leur Eglise « mère » orthodoxe et sont entrées en communion avec l’Eglise catholique.

Le métropolite Hilarion a rappelé qu’en 2000, pendant la session de Baltimore, aux Etats-Unis, la Commission mixte aurait dû discuter le thème des conséquences ecclésiologiques et canoniques de l’uniatisme.

Les divergences demeurent

Cette discussion, rappelle Moscou, devait s’inscrire dans la poursuite du travail commencé dans les années 1990 avec l’adoption, en 1993, du document de Balamand, au Liban, condamnant l’uniatisme. Un autre projet de document sur le même thème avait été élaboré à Ariccia, en Italie, en 1998. Cependant, souligne le chef du DREE, « la session de Baltimore n’avait pu terminer ses travaux à cause de divergences d’opinion entre les participants catholiques et orthodoxes, de même qu’à l’intérieur des deux parties ».

Selon le métropolite Hilarion, « lorsque les travaux de la Commission mixte ont repris après une interruption de six ans, il a été proposé de reprendre la discussion de la question du primat et de la synodalité dans l’Eglise ». L’Eglise orthodoxe russe a approuvé cette proposition, à condition que les conséquences ecclésiologiques et canoniques de l’union seraient aussi abordées avec les thèmes de la primauté et de la conciliarité.

Cependant, en 10 ans, de 2006 à 2016, la Commission n’est pas revenue une seule fois sur ce thème. « La logique de notre dialogue exige qu’afin d’achever le travail sur le document consacré à la primauté et à la synodalité dans l’Eglise pendant le premier millénaire, nous passions à l’examen de la question de la synodalité et de la primauté dans les Eglises d’Orient et d’Occident au second millénaire ».

Pour l’Eglise orthodoxe russe, il faut se pencher sur le schisme de 1054, ainsi que sur le problème de l’’uniatisme’, qui est à ses yeux central pour le second millénaire. « Je suppose que les problèmes qui nous séparent seront discutés, constate le métropolite Hilarion, et que nous n’arriverons pas à un accord sur chacun de ces points. Cependant, l’objectif de notre dialogue n’est pas de parvenir à un accord sur les questions sur lesquelles nous nous entendons déjà, mais de discuter des problèmes qui nous séparent. Le thème de l’’uniatisme’ est l’un de ces problèmes, et d’une brûlante actualité ».

Offenses et « attaques injustes »

Et le métropolite Hilarion d’attirer l’attention des membres de la Commission mixte sur des actions « inadmissibles d’un point de vue chrétien » qu’il affirme menées par la direction de l’Eglise gréco-catholique ukrainienne : « Il ne s’agit pas seulement de critiques, mais d’offenses et d’attaques injustes. Nous devons nous rendre compte qu’à l’intérieur de nos Eglises, il y a des gens qui mettent des obstacles sur notre route. Nous devons garder cela à l’esprit lorsque nous pensons à l’avenir de notre dialogue ! »

L’archimandrite Irénée Steenberg, membre de la délégation de l’Eglise orthodoxe russe, souligne pour sa part qu’il sera difficile à l’Eglise orthodoxe russe de poursuivre le dialogue orthodoxe-catholique « si la question des conséquences ecclésiologiques et canoniques de l’uniatisme restait sans solution ». Il a néanmoins été décidé de laisser le choix du thème des prochaines séances à l’examen du Comité de coordination de la Commission mixte, qui se réunira en 2017.

Source Cathobel