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L’écologie, un espoir pour le XXIe siècle – Colloque à Lille (59) le 13 octobre 2018

Colloque exceptionnel organisé par La Vie, en partenariat avec l’université catholique de Lille

Samedi 13 octobre : 9h15 – 18h30

Université Catholique de Lille

60 Boulevard Vauban
59800 Lille

Comment prendre le chemin d’une transition écologique respectueuse de la planète ?

Nos experts s’intéresseront tout au long de cette journée aux modalités à mettre en oeuvre pour changer nos modes de vie, notre consommation, l’organisation de nos villes ainsi qu’aux transitions nécessaires en agriculture et dans nos modes de production.

Une journée à ne pas manquer pour comprendre les enjeux écologiques du XXIe siècle et surtout agir.

 

Conférence d’ouverture

Cyril Dion  : écrivain, directeur de la collection « Domaine du possible » (Actes Sud), co-fondateur avec Pierre Rabhi du mouvement Colibris, il est réalisateur de « Demain », César du meilleur film documentaire en 2016. Son dernier ouvrage est « Petit manuel de résistance contemporaine » (Actes Sud)

 

Les bonnes recettes pour réduire son empreinte écologique

Hélène le Teno  : ingénieure, directrice du groupe SOS Transition écologique, elle est co-auteur de : « Miser (vraiment) sur la transition écologique » et « Choisir son monde : agir au quotidien avec les entreprises sociales et écologiques » (Editions de l’Atelier)

Hélène de Vestele : ancienne consultante en stratégie. Après avoir voyagé dans une soixante de pays, elle est devenue directrice d’Edeni qui promeut le « zéro waste », c’est à dire le zéro déchet et le zéro gâchis, deux piliers de ce qu’on appelle parfois « l’économie bleue ».

 

Comment gérer les villes de demain ?

Thérèse Lebrun, président-recteur délégué de l’université catholique de Lille,  responsable du projet Humanicité. Un quartier innovant de 15 ha où la mixité sociale et l’impératif écologique sont des priorités.

Damien Carême, maire de Grande-Synthe, ville désignée en 2013 « capitale de la biodiversité » où la municipalité y mène une politique sociale et écologique ambitieuse.

 

Pour une agriculture respectueuse de l’environnement

Guillaume Riou : agriculteur bio dans les Deux Sévres (145 hectares où il cultive céréales et légumineuses et élève un troupeau de vaches allaitantes), il est devenu en avril 2018 le nouveau président de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB).

Christophe Fachon : directeur de l’ISA, qui au sein de l’université catholique de Lille, forme des étudiants aux  métiers d’ingénieurs en agriculture, agroalimentaire, environnement et paysage. Son école soutient notamment un projet d’agriculture urbaine à Lille.

 

L’économie et l’écologie sont-elles compatibles ?

Gilles Bœuf, biologiste, ancien président du Muséum national d’histoire naturelle, professeur à l’université Pierre-et-Marie-Curie ainsi qu’au Collège de France sur la chaire « Développement durable, environnement et sociétés ». Il a participé à de nombreux ouvrages collectifs dont  « L’animal est-il l’avenir de l’homme ? » (Larousse) et « Manifeste du Muséum. Quel futur sans nature ? » (Reliefs/MNHN).

Guillaume Pitron, journaliste et réalisateur, il est l’auteur d’une centaine de reportages, enquêtes et documentaires réalisés dans 40 pays. Il y décrypte les lignes de forces et de conflits qui traversent notre monde globalisé. Il est l’auteur de « La Guerre des métaux rares : la face cachée de la transition énergétique et numérique. » (Les Liens qui Libèrent)

 

Conférence de clôture

Dominique Bourg, Philosophe, professeur à la faculté des géosciences et de l’environnement de l’université de Lausanne et vice-président de la Fondation Nicolas-Hulot, Dominique Bourg a notamment publié, « Du risque à la menace. Penser la catastrophe » (PUF) et « Une nouvelle Terre. Pour une autre relation au monde » (DDB). Il a co-dirigé le « Dictionnaire de la pensée écologique » (PUF)

Inscriptions

 

A la une #Tribunes et entretiens

Si une université est dite catholique ses vérités fondamentales doivent être catholiques

Suite à l’affaire Stéphane Mercier de l’Université dite catholique de Louvain, le professeur Xavier Dijon, professeur émérite de l’université de Namur répond au professeur Hanssens, sur le sens et le rôle d’une université catholique

Le professeur V. Hanssens, interviewé par Christian Laporte (LLB 3 avril 2017) nous propose, à l’occasion de l’affaire Mercier, un double commentaire sur le rôle de l’université : lorsqu’elle est catholique, l’université ne doit pas, pour autant, être confondue avec une institution ecclésiale ; en tant qu’académique, elle ne peut en tout cas pas être pervertie par le débat politique. Le premier point appelle une précision quant au statut public de la foi ; le second, quant à la sagesse politique.

Le statut public de la foi

Nous sommes d’accord pour dire qu’une différence sépare une université qui vise à former des citoyens capables de comprendre le monde en ses différentes facettes en vue d’y prendre des responsabilités et, par exemple, un séminaire qui forme des prêtres (et aussi des laïcs) dont la tâche sera de faire connaître la Parole de Dieu aux hommes et aux femmes qui pourront y trouver un éclairage sur le sens de leur vie. Mais s’il y a des institutions différentes selon les objectifs poursuivis, il reste qu’il n’y a pas deux vérités, celle qui vaudrait pour les séminaristes et celle qui vaudrait pour les universitaires. Car tel est peut-être aujourd’hui le malheur qui frappe la foi en général, la théologie en particulier, que son discours soit ramené à la sphère privée de la conviction personnelle sans lien avec le champ public du savoir.

Quand le Pr. Hanssens dit que l’université catholique assure un enseignement axé fondamentalement sur la recherche scientifique et non sur la Révélation ou qu’elle mène son travail de recherche sans se soumettre aux acquis de la foi, on peut comprendre qu’il s’agit là d’un heureux rappel des affirmations du concile Vatican II quant à l’autonomie des réalités terrestres : l’Eglise n’a pas à s’immiscer en effet dans des débats scientifiques pour lesquels elle n’a pas de compétence particulière. Mais il serait tout de même dangereux que l’Université catholique évacue le message révélé du Dieu d’amour ou les acquis de la foi dans le Christ ressuscité pour développer un savoir scientifique qui ne tournerait plus que sur lui-même. On sait en effet combien la science peut faire du tort lorsqu’elle se détache de la conscience. Est-il sûr par exemple que la façon dont les embryons humains sont traités aujourd’hui dans nos centres de recherches correspond à la dignité dont ils sont titulaires ?

La sagesse politique

Quant au débat politique, il se distingue du débat académique en ce que le premier a pour but la prise de pouvoir dans les tensions du rapport de force tandis que le second vise la recherche de la vérité par l’échange des opinions sur telle ou telle question disputée. Le Pr. Hanssens a raison de maintenir la distinction de ces deux débats car l’exercice du pouvoir qui ne s’appuierait pas sur une certaine – osons le mot ! – contemplation de la vérité finirait par tourner en violence. Mais il faut bien voir que cette vérité sur le monde et sur l’homme est toujours à chercher, que donc il y aura toujours place pour le débat académique, alors même que le pouvoir politique s’est déjà prononcé sur la matière débattue.

En l’espèce, passant outre l’objection de conscience du roi Baudouin, le pouvoir politique a pris, en 1990, une loi qui dépénalisait partiellement l’interruption de grossesse moyennant certaines conditions, parmi lesquelles l’état de détresse de la femme enceinte. Depuis lors, un fort mouvement s’est fait jour, d’abord pour ne plus ranger le fœtus humain dans la catégorie des êtres dont la vie méritait d’être respectée, ensuite pour faire sortir purement et simplement l’avortement du Code pénal. Dans ces temps-ci, la pression politique est donc très forte – comme d’ailleurs en d’autres domaines de la bioéthique : euthanasie, procréation assistée, gestation pour autrui… – pour que ce mouvement ne soit pas remis en cause. Or si un professeur ne s’est pas plié à ce discours politiquement correct, préférant reprendre – même avec des maladresses – le débat à sa racine strictement philosophique, a-t-ilperverti une fonction essentielle de l’université ou bien l’a-t-il plutôt honorée ?

Père Xavier Dijon, sj.

 On pourra lire aussi le discours que Benoît XVI n’a pu prononcer à la Sapienza de Rome

Asie

Chine – L’Immaculée Conception et Saint Ambroise, modèles d’authenticité de la recherche universitaire catholique

L’Immaculée Conception et Saint Ambroise, Docteur de l’Eglise, constituent les deux modèles d’authentique pureté intérieure, de recherche de la vérité et de la recherche universitaire catholique, en tant que privée de préjudices ou d’intérêts personnels qui ont accompagné le IX° Forum d’Etudes catholiques destiné aux jeunes chercheurs chinois, forum qui s’est tenu les 7 et 8 décembre à Pékin, au cours des fêtes liturgiques de Saint Ambroise et de l’Immaculée Conception. D’après le père Peter Jianmin Zhao, Vicaire de l’Archidiocèse de Pékin et Directeur de l’Institut pékinois pour l’Etude de la Culture chrétienne, organisateur historique de ce rendez-vous académique annuel, « nous avons toujours choisi la date des 7 et 8 décembre dans le but de confier notre travail et notre étude à l’Immaculée Conception, dans la mesure où, jamais comme aujourd’hui, est nécessaire un esprit « immaculé » dans le domaine de la recherche de la foi, de la vérité et dans les études académiques. A Saint Ambroise, nous confions nos jeunes chercheurs, en invoquant l’intercession, l’accompagnement et la protection de l’Immaculée Conception et de Saint Ambroise pour notre cheminement académique et religieux ».
Les 96 spécialistes chinois de la religion, en possession des plus importants titres d’études et des plus importantes qualifications universitaires – 31 prêtres disposant d’un Doctorat et 34 autres ayant une maîtrise ou une licence, 31 professeurs ou chercheurs universitaires laïcs – ont participé au Forum, dont certains provenant de l’étranger. Au cours des travaux, ils ont traité des thèmes relevant de la Théologie dogmatique, de la Théologie morale, de l’inculturation de la Théologie, de l’écologie catholique, de l’anthropologie, de l’exégèse de l’Ecriture Sainte, de l’histoire, du dialogue entre les civilisations, du catholicisme au sein des ethnies minoritaires chinoises, des publications et de la presse catholique et de l’étude du dialogue entre religion et art.
Depuis 2008, l’Institut pékinois pour l’Etude de la Culture chrétienne organise ce Forum annuel au début du mois de décembre, caractérisé par une participation toujours plus nombreuse d’universitaires et de chercheurs renommés, y compris au niveau international, spécialisés dans l’étude du Christianisme. Au cours du débat, les participants ont présenté une série de propositions utiles en vue de la mission évangélisatrice au sein de la société chinoise. Tous les textes présentés dans le cadre du Forum sont publiés par la suite dans le Journal des Etudes catholique, volume édité périodiquement par l’Institut précité. 

Source : Agence Fides