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USA – Pas d’eucharistie pour deux élus catholiques soutenant l’avortement

Chicago, 6 juin 2019 (AFP) – Deux parlementaires ayant soutenu une loi
facilitant l’avortement dans l’Illinois sont privés d’eucharistie jusqu’à ce
qu’ils “se soient véritablement repentis de leurs graves péchés”, ont annoncé
jeudi les autorités catholiques de cet Etat du nord des Etats-Unis.
Michael Madigan et John Cullerton, respectivement président de la Chambre
des représentants et du Sénat de l’Illinois, “ont obstinément persisté à
promouvoir le crime abominable et le grave péché de l’avortement”, affirme
dans un décret daté du 2 juin l’évêque Thomas Paprocki, qui dirige le diocèse
de Springfield, dans le centre de l’Etat.
Le décret stipule également que les parlementaires catholiques ayant
“coopéré dans le mal (…) en votant pour toute législation qui promeut
l’avortement, ne doivent pas se présenter pour recevoir la communion sans
s’être d’abord rapprochés du Christ et de l’Eglise”.
L’eucharistie, ou communion, est un rite essentiel de la foi catholique où
le fidèle reçoit l’hostie, symbole du sacrifice de Jesus-Christ.
Les deux élus démocrates ont soutenu et facilité le passage de deux lois,
en 2017 et 2019, favorisant l’accès à l’avortement.
La loi la plus récente, adoptée fin mai au Sénat, stipule notamment que
l’avortement est un droit fondamental pour les femmes et qu'”un ovule
fertilisé, un embryon ou un foetus n’a pas de droits indépendants”.
Le texte a été voté alors que plusieurs Etats conservateurs américains ont
au contraire adopté récemment des lois très restrictives sur les interruptions
volontaires de grossesse (IVG).
La loi doit encore être promulguée par le gouverneur de l’Illinois pour
entrer en vigueur.
Le décret religieux ne devrait toutefois pas empêcher de communier les deux
élus basés à Chicago, au nord-est de l’Etat.
L’évêque de Springfield a pris le même type de décret contre le sénateur
démocrate Dick Durbin, qui avait empêché le passage au Congrès américain d’une
loi restrictive sur l’avortement en 2018. Le prélat avait expliqué à l’époque
suivre les décisions prises depuis 2004 par ses prédécesseurs à l’encontre du
sénateur pour ses position en faveur de l’IVG.
En 2004, lors de la campagne présidentielle, des évêques catholiques
avaient affirmé qu’ils auraient refusé de donner l’eucharistie au candidat
catholique démocrate John Kerry parce qu’il soutenait l’avortement.
Et en 2006, la conférence des évêques américains avait rappelé qu’un texte
de “préparation à recevoir la communion” citait l’avortement dans la liste des
“pensées ou actions qui sont de graves violations de la loi de Dieu”.

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L’Abbaye de Spencer : les premiers trappistes américains !

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Saint-Joseph de Spencer est une abbaye trappiste américaine, fondée en 1950, et installée dans le Massachusetts. L’histoire de sa communauté remonte à la Révolution, où, pour échapper aux persécutions, certaines moines décidèrent de partir au « Nouveau-Monde » (l’Amérique), pour la survie de l’ordre…

Aujourd’hui, la cinquantaine de frères trappistes de l’abbaye confectionne notamment, entre ses 7 offices quotidiens, des habits liturgiques et des confitures, mais aussi des bières trappistes ! On vous raconte dans cet article !

Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer se sont installés en 1950 dans le Massachusetts – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Tout commence à la Révolution française ⚔️

Pour échapper à la Révolution française, le supérieur de l’abbaye de la Trappe, le célèbre et charismatique dom Augustin de Lestrange, emmène provisoirement ses moines en Suisse, territoire neutre. Mais face à la montée des idées révolutionnaires, la Suisse ne suffit plus, et certains moines émigrent même jusqu’en Russie !

Dom Augustin envisage aussi le Nouveau-Monde comme seule possibilité pour la survie de l’ordre, et en août 1793, il envoie trois moines pour fonder au Canada : dom Jean-Baptiste, cellérier de la Valsainte, dom Eugène De Laprade, de l’abbaye Notre-Dame de la Grande Trappe de Soligny et le frère Jean-Marie de Bruyne.

Dom Augustin de Lestrange, qui est à l’origine (lointaine et indirecte) de l’abbaye de SpencerDivine Box

Tandis qu’ils cherchaient un moyen de rejoindre le Canada, car le port d’Amsterdam était bloqué à cause de la guerre, ces trois religieux rencontrèrent Monseigneur Nélis, l’évêque d’Anvers. Celui-ci leur fit savoir qu’il serait heureux d’accueillir des moines trappistes dans son diocèse et leur demanda de s’y établir. Les religieux consultèrent dom Augustin sur cette opportunité, qui les autorisa à répondre aux désirs de l’évêque. Ils fondent alors l’abbaye de Westmalle, aujourd’hui célèbre pour ses fameuses bières trappistes. Tentative ratée ? Pas vraiment donc !

C’est lors d’une de leurs tentatives pour rejoindre le Canada que les moines de dom de Lestrange fondèrent l’abbaye de Westmalle, en Belgique, qui deviendra rapidement célèbre pour ses bières trappistes – Divine Box

Le 22 avril 1794, dom Augustin envoie un nouveau groupe de moines pour l’Amérique, mais  arrivé à Amsterdam, celui-ci finit par se voir proposer une fondation en Angleterre à Lulworth dans le Dorset. Après échanges avec dom Augustin, celui-ci accepte cette fondation. L’Amérique, ce n’est donc pas encore pour tout de suite !

Dom de Lestrange envoie ensuite en 1803 un nouveau groupe de moines en Amérique du Nord. Mais ils reviennent bredouilles en France en 1815, et seul un moine, le père Vincent de Paul Merle , décide de rester sur place. Celui parvient finalement à fonder en 1825, après 10 ans de travail acharné, le monastère du Petit Clairvaux en Nouvelle-Écosse (une immense presqu’île située tout à l’est du Canada) ! Les moines ne sont que cinq et hélas, les vocations ont beaucoup de mal à suivre.

Le père Vincent de Paul et son confrère, le père Francis Xavier Kaiser, font bien plusieurs voyages en 1836 et 1845 pour raconter leur aventure et susciter des vocations, mais sans parvenir à revenir avec de nouvelles têtes… en vain… En 1853, le père Vincent de Paul Merle décède et c’est le père Francis Xavier Kaiser, qui prend à sa suite la tête de la petite communauté.

Le père Vincent de Paul Merle (à gauche) et le père Francis Xavier Kaiser (à droite) ont été les deux premiers responsables de la petite communauté. Seul le deuxième verra leurs efforts communs récompensés – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye du Petit Clairvaux : le décollage 🚀

Après plusieurs appels à l’aide, c’est l’abbaye de Westvleteren, en Belgique, qui envoie finalement 18 moines en 1857 pour redynamiser l’abbaye, youpi ! À partir de cette date, les bonnes nouvelles s’enchainent : en 1869, le monastère est officiellement affilié à la congrégation de la Trappe. La même année, l’abbaye de Gethsemani, dans le Kentucky, accepte de devenir la maison-mère du monastère.

Dès 1876, le monastère est érigé au rang d’abbaye, et les frères élisent leur premier père abbé, le père Dominic Schietecatte, l’un des premiers moines de Westvleteren arrivés sur place. Tout va pour le mieux, donc !

Ci dessus, la communauté du monastère du Petit Clairvaux en 1876, lors de la bénédiction abbatiale du premier père abbé Dominic Schietecatte – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

 

La fin de l’aventure ? 😢

Malheureusement, le 4 octobre 1892, un terrible incendie ravage entièrement le monastère. Bâtiments, habits liturgiques, livres, archives…. Il ne reste plus rien. Tout est à reconstruire. Mais bien heureusement, aucun moine n’est blessé. Les moines relèvent donc la tête et se remettent à l’oeuvre, et dès 1894, de nouveaux bâtiments temporaires émergent à nouveau de terre.

Mais à l’automne 1896, soit à peine deux ans plus tard, alors que les bâtiments temporaires viennent juste d’être achevés, un nouvel incendie se déclare. Une fois de plus, tout part en fumée et il faut tout recommencer à zéro…

Cette succession d’événements n’est pas sans atteindre le moral de la communauté. Découragé et malade, le père abbé Dominic démissionne de sa charge et retourne avec plusieurs moines flamands à l’abbaye belge de Westvleteren. Les moines qui n’ont pas encore fait leurs voeux définitifs, eux, sont invités à partir et à trouver une autre communauté… D’autres moines encore s’installent pour travailler dans le diocèse local. Si bien qu’en janvier 1899, il ne reste plus que douze moines au Petit Clairvaux. L’ambitieux projet du père Vincent de Paul semble alors bien loin…

Peinture du père abbé Dominic Schietecatte, abbé émérite de l’abbaye du Petit Clairvaux, peu de temps avant sa mort – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye Notre-Dame de la Vallée ⛪

Une fois de plus, l’admirable charité monastique fait son oeuvre. Cette fois-ci c’est l’abbaye de Notre-Dame du Lac, fondée près de Montréal  en 1881 par l’abbaye trappiste française de Bellefontaine, qui vient à la rescousse de la communauté. Elle lui envoie un nouveau père abbé, et l’aide à déménager puis à s’installer dans le Rhode Island.

Les treize moines se remettent alors au travail et construisent eux-mêmes tous les bâtiments avec du granit trouvé sur leur propre propriété. Tout redémarre petit à petit, et l’abbaye Notre-Dame de la Vallée sort de terre. Les moines rayonnent à nouveau, et plutôt bien même, puisqu’en 1943, ils sont 84 moines sur place ! Le troupeau et les récoltes suffisent à nourrir tout ce beau monde, si bien que l’abbaye est autosuffisante.

Les moines sont si nombreux qu’ils fondent en 1946 au Nouveau-Mexique. Mais cela ne suffit pas, et les murs deviennent trop étroits… En effet ils sont 137 frères sur place en 1948 ! Sans compter l’urbanisation croissante autour de l’abbaye, qui nuit à la tranquillité des moines…

Ci-dessus, le tout premier monastère de Notre-Dame de la vallée en 1900 (à gauche), et le nouveau quelques années plus tard (à droite) – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye de Spencer, enfin… 🏁

Le 21 mars 1950, l’abbaye est à nouveau ravagée par le feu et la dévastation est complète.   C’est la troisième fois en 60 ans que la communauté se retrouve à la rue… Décidément ! Seuls subsistent quelques pans de l’église abbatiale. Encore une fois, la communauté, composée de 140 personnes, se retrouve sans abri. Une fois de plus, il faut déménager et reconstruire. Mais où ?

Bien heureusement, la communauté avait acquis en 1949 une immense propriété agricole  à Spencer, dans le Massachusetts. Cette ferme devait servir d’éventuel replis pour la communauté dans les années suivantes, si l’urbanisation de Rhode Island ne cessait pas. Prévoyants ces moines ! Ce nouvel incendie décide donc les moines d’accélérer leur processus de déménagement. Dès 1950, 84 moines s’installent donc à Spencer pour y fonder le monastère Saint-Joseph. Nous y voilà enfin ! Les autres moines de la communauté se rendent à Berryville, en Virginie, et y fondent l’abbaye Notre-Dame de la Sainte Croix.

Les moines de l’abbaye Notre-Dame de la Vallée se recueillent après l’incendie de leurs église, en 1950 – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

La croissance de l’abbaye est spectaculaire. En trois ans, les travaux sont terminés, et en 1957, soit 7 ans après la fondation, les frères sont déjà 186 sur place ! L’abbaye fonde alors dans le Colorado, en Argentine et au Chili.

Mais pour financer tous ses travaux de fondations et faire vivre tout ce beau monde, l’abbaye a besoin d’une nouvelle activité économique…

Ci dessus, les moines de l’abbaye Spencer construisent leur abbaye en 1951 – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Abbaye de Spencer : et aujourd’hui ? 🙏

Aujourd’hui, les moines de l’abbaye de Spencer sont une cinquantaine. Ils suivent toujours la règle « ora et labora » de saint Benoît (VIe siècle) qui leur demandent de chercher Dieu dans la prière et le travail. Ils prient ainsi sept offices par jour (le premier est à 3h30 du matin !), chantés en anglais et grégorien. Côté travail, ils sont bien occupés dans leur atelier d’artisanat monastique. En effet, ils confectionnent depuis 1954 d’incroyables gelées et confiture, l’un de leurs produits monastiques phares. Ils sont aussi bien occupés dans leur atelier de vêtements liturgiques. Sans compter la prise en charge des frères les plus âgés de la communauté !

Les moines ont aussi lancé en 2013 leur brasserie ! Aujourd’hui, elle connaît un tel succès que les moines ont dû augmenter leur production (500 000 litres annuels) et diversifier leur gamme. Plusieurs moines sont physiquement impliqués dans le brassage, aidés de 4 salariés. Mais impossible de les différencier, car dans la brasserie, moines et salariés ont le même tablier !

Un frère trappiste travaille le tissu pour confectionner des vêtements liturgiques — Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Et pour acheter les bières de l’abbaye de Spencer ?

Les Etats-Unis ce n’est pas la porte à côté, heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box est là ! Cliquez ici pour acheter les bières de l’abbaye de Spencer.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur l’abbaye Saint-Joseph de Spencer : ses gelées et confitures, sa clôture naturelle…

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USA : la majorité des jeunes adultes en désaccord avec les démocrates sur l’avortement

Aux Etats-Unis, au cours des trois dernières années, les démocrates se sont battus pour élargir l’accès à l’avortement et ils ont instauré une plate-forme nationale d’informations sur le sujet.

 

Les médias américains font valoir que la plupart des jeunes de moins de 34 ans seraient favorables à cette politique. Pourtant, une nouvelle enquête de Students for Life of America a révélé que la situation est tout autre.  La « génération Y », l’un des plus grands blocs électoraux des Etats-Unis, est aussi l’une des plus prudentes lorsqu’il s’agit de la vie d’êtres humains. Seulement 7 % des 18-34 ans sont en accord avec la mise en place d’une plate-forme nationale sur l’avortement, financée par les fonds publics, et 42 % s’opposent à l’avortement  «  au sens large ». Cette étude risque de bouleverser le système des démocrates, qui mise surtout sur sa crédibilité auprès d’un groupe d’âge étonnamment pro-vie. Kristan Hawkins, présidente de Students for Life of America, a déclaré que « les labels comme pro-vie, pro-choix, accès, santé ou droits des femmes dissimulent souvent les vraies réalités des politiques qui sillonnent aujourd’hui le pays  ».

 

Une autre étude de Marist poll confirme ces chiffres, précisant que « 74 % des Américains, y compris 54 % qui s’identifient comme “pro-choix”- sont favorables à “des restrictions importantes sur l’avortement », indépendamment de leurs milieux d’origines et opinions politiques. Les jeunes ont également une vision étonnamment défavorable à la planification familiale.

Source : genethique.org

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Pape François : Traiter la crise de crédibilité de l’Eglise

Source : Zenit.org

« La lutte contre la culture des abus, la perte de crédibilité, la perplexité et la confusion qui en résultent et le discrédit jeté sur notre mission exige d’urgence de notre part une approche renouvelée et décisive pour résoudre les conflits », écrit le pape François aux évêques des Etats-Unis d’Amérique : il ne s’agit plus de publier « des décrets sévères » ou « de nouveaux comités… comme si nous étions en charge d’un service des ressources humaines » encore moins « de tout réduire à un problème d’organisation ».

A l’occasion de la retraite de la Conférence épiscopale du pays, guidée par le prédicateur de la Maison pontificale, le p. Raniero Cantalamessa, du 2 au 8 janvier 2019, le pape a fait parvenir une longue lettre proposant de réfléchir avec eux sur des « aspects importants » de la question, afin de « lutter contre la ‘culture des abus’ et traiter la crise de crédibilité ».

« Nous devons faire attention à ce que le remède ne soit pas pire que le mal, met en garde le pape. Et cela exige de nous sagesse, prière, beaucoup d’écoute et la communion fraternelle. »

Il souligne que « la crédibilité de l’Église a été sérieusement entamée et diminuée par ces péchés et ces crimes, mais plus encore par les efforts faits pour les nier ou les cacher », appelant à  « un changement dans notre état d’esprit (metanoia), notre manière de prier, notre rapport au pouvoir et à l’argent, notre exercice de l’autorité et la manière dont nous sommes en relation entre nous et avec le monde qui nous entoure ».

Le pape fait aussi observer que les crimes peuvent « servir d’excuse pour certains afin de discréditer » l’Eglise : « Chaque fois que le message de l’Évangile devient inconfortable ou gênant, de nombreuses voix s’élèvent pour tenter de faire taire ce message en montrant du doigt les péchés et les incohérences des membres de l’Église et, plus encore, de ses pasteurs. »

Voici notre traduction de la première partie de cette lettre.

AK

Lettre du pape François aux évêques des Etats-Unis (1)

À l’attention des évêques de la Conférences des évêques catholiques des États-Unis

Chers Frères,

Lors de ma rencontre du 13 septembre dernier avec les membres de votre Conférence épiscopale, j’ai suggéré que vous fassiez une retraite ensemble, un temps de solitude, de prière et de discernement, comme un pas nécessaire pour répondre dans l’esprit de l’Évangile à la crise de crédibilité dont vous faites l’expérience en tant qu’Église. Nous voyons cela dans l’Évangile : à des moments critiques de sa mission, le Seigneur se retirait et passait toute la nuit en prière, invitant ses disciples à faire la même chose (cf. Mc 14,38). Nous savons qu’étant donné la gravité de la situation, aucune réponse ou approche ne semble adéquate ; néanmoins, en tant que pasteurs, nous devons avoir la capacité, et par dessus tout la sagesse, de dire une parole venant d’une écoute sincère, priante et collective de la Parole de Dieu et de la souffrance de notre peuple. Une parole venant de la prière de bergers qui, comme Moïse, luttent et intercèdent pour leur peuple (cf. Ex 32,30-32).

Au cours de cette rencontre, j’ai dit au cardinal DiNardo et aux autres évêques présents mon désir de vous accompagner personnellement pendant plusieurs jours de cette retraite et cette offre a été reçue avec joie et espoir. En tant que successeur de Pierre, je voulais me joindre à vous tous pour implorer le Seigneur d’envoyer son Esprit qui « fait toute chose nouvelle » (cf. Ap 21,5) et d’indiquer les chemins de vie qu’en tant qu’Église nous sommes appelés à suivre pour le bien de tous ceux qui sont confiés à nos soins. Malgré tous mes efforts, je ne pourrai pas, pour des raisons logistiques, être physiquement présent avec vous. Cette lettre veut, d’une certaine façon, remplacer ce voyage qui ne peut pas avoir lieu. Je suis aussi heureux que vous ayez accepté ma proposition de faire diriger cette retraite par le prédicateur de la Maison pontificale et de partager sa profonde sagesse spirituelle.

Avec ces quelques lignes, j’aimerais me rapprocher de vous comme un frère et réfléchir avec vous à certains aspects que je considère importants, tout en encourageant en même temps votre prière et les pas que vous faites pour lutter contre la « culture des abus » et traiter la crise de crédibilité.

« Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous » (Mc 10,43-45). Par ces paroles, Jésus intervient et reconnaît l’indignation éprouvée par les disciples qui ont entendu Jacques et Jean demander d’être assis à la droite et à la gauche du Maître (cf. Mc 10,37). Ses paroles aideront à nous guider dans notre réflexion commune.

L’Évangile n’a pas peur de mentionner certaines tensions, conflits et disputes présents dans la vie de la première communauté des disciples ; il semble même qu’il veuille le faire. Il parle de chercher des places d’honneur et de jalousie, d’envie et de machinations. Sans parler des intrigues et des complots qui, secrètement ou ouvertement, étaient manigancés autour du message et de la personne de Jésus par les chefs politiques et religieux et par les marchands de l’époque (cf. Mc 11,15-18). Ces conflits ont augmenté à l’approche de l’heure du sacrifice de Jésus sur la croix, alors que le prince de ce monde, et le péché et la corruption, semblaient avoir le dernier mot, empoisonnant tout avec amertume, méfiance et ressentiment.

Comme l’avait prophétisé le vieillard Siméon, les moments difficiles et critiques peuvent mettre en lumière les pensées, les tensions et les contradictions les plus profondes, présentes chez les disciples individuellement et en tant que groupe (cf. Lc 2,35). Personne ne peut se considérer à l’abri de cela ; en tant que communauté, il nous est demandé de veiller à ce qu’à ces moments-là, nos décisions, nos choix, nos actions et intentions ne soient pas teintés par ces conflits et tensions intérieurs, mais soient au contraire une réponse au Seigneur qui set la vie pour le monde. En des temps de grande confusion et d’incertitude, nous avons besoin d’être attentifs et de discerner, pour libérer nos cœurs des compromis et des fausses certitudes, afin d’entendre ce que le Seigneur demande de nous dans la mission qu’il nous a donnée. Beaucoup d’actions peuvent être utiles, bonnes et nécessaires et peuvent même sembler correctes, mais toutes n’ont pas le « parfum » de l’Évangile. Pour le dire de manière familière, nous devons faire attention à ce que « le remède ne soit pas pire que le mal ». Et cela exige de nous sagesse, prière, beaucoup d’écoute et la communion fraternelle.

  1. « Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi »

Ces dernières années, l’Église aux États-Unis a été secouée par divers scandales qui ont gravement affecté sa crédibilité. Ce furent des temps de turbulence dans la vie de toutes les victimes qui ont souffert dans leur chair des abus de pouvoir et de conscience et d’abus sexuels par des ministres ordonnés, religieux et religieuses et fidèles laïcs. Mais des temps de turbulence et de souffrance aussi pour leurs familles et pour le peuple de Dieu tout entier.

La crédibilité de l’Église a été sérieusement entamée et diminuée par ces péchés et ces crimes, mais plus encore par les efforts faits pour les nier ou les cacher. Cela a conduit à un sentiment croissant d’incertitude, de méfiance et de vulnérabilité parmi les fidèles. Comme nous le savons, la mentalité qui cherche à dissimuler les choses, loin d’aider à résoudre les conflits, leur a permis de s’envenimer et de causer encore plus de mal au réseau de relations que nous sommes aujourd’hui appelés à guérir et à restaurer.

Nous savons que les péchés et les crimes qui ont été commis, ainsi que leurs répercussions aux niveaux ecclésial, social et culturel, ont profondément affecté les fidèles. Ils ont causé beaucoup de perplexité, de bouleversement et de confusion ; et cela peut souvent servir d’excuse pour certains afin de discréditer et de remettre en question les vies désintéressées de tous ces nombreux chrétiens qui montrent « un immense amour pour l’humanité inspiré par le Dieu qui s’est fait homme » (1). Chaque fois que le message de l’Évangile devient inconfortable ou gênant, de nombreuses voix s’élèvent pour tenter de faire taire ce message en montrant du doigt les péchés et les incohérences des membres de l’Église et, plus encore, de ses pasteurs.

Le mal causé par ces péchés et ces crimes a aussi profondément affecté la communion des évêques et généré non pas cette sorte de désaccords et de tensions sains et nécessaires propres à tout corps vivant, mais plutôt la division et la dispersion (cf. Mt 26,31). Ces derniers ne sont certainement pas des fruits et des incitations de l’Esprit-Saint, mais  plutôt de « l’ennemi de la nature humaine » (2) qui tire davantage de profit de la division et de la dispersion que des tensions et désaccords auxquels ont peut raisonnablement s’attendre dans la vie des disciples du Christ.

La lutte contre la culture des abus, la perte de crédibilité, la perplexité et la confusion qui en résultent et le discrédit jeté sur notre mission exige d’urgence de notre part une approche renouvelée et décisive pour résoudre les conflits. Jésus nous dirait : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi » (Mc 10,42-43). La perte de crédibilité demande une approche spécifique puisqu’elle ne peut pas être retrouvée en publiant des décrets sévères ou en créant simplement de nouveaux comités ou en améliorant des organigrammes, comme si nous étions en charge d’un service des ressources humaines. Cette forme de vision finit par réduire la mission de l’évêque et celle de l’Église à une fonction purement administrative ou organisationnelle dans le « business de l’évangélisation ». Soyons clairs : beaucoup de ces choses sont nécessaires mais insuffisantes, puisqu’elles ne peuvent pas saisir et traiter la réalité dans sa complexité ; en fin de compte, elles risquent de tout réduire à un problème d’organisation.

La perte de crédibilité soulève aussi des questions douloureuses sur la façon dont nous sommes en relation les uns avec les autres. Il est clair qu’un tissu vivant a été défait et que, comme des tisserands, nous sommes appelés à le réparer. Cela implique notre habileté, ou manque d’habileté, en tant que communauté, à forger des liens et à créer des espaces qui soient sains, mûrs et respectueux de l’intégrité et de l’intimité de chaque personne. Cela implique notre habileté à réunir les gens, à leur donner confiance et les enthousiasmer pour un projet vaste et commun qui est à la fois modeste, solide, sobre et transparent. Cela requiert non seulement une nouvelle approche du management, mais aussi un changement dans notre état d’esprit (metanoia), notre manière de prier, notre rapport au pouvoir et à l’argent, notre exercice de l’autorité et la manière dont nous sommes en relation entre nous et avec le monde qui nous entoure. Les changements dans l’Église ont toujours pour but d’encourager un état constant de conversion missionnaire et pastorale capable d’ouvrir toujours de nouvelles voies ecclésiales en lien avec l’Évangile et, en cela, respectueux de la dignité humaine. L’aspect programmatique de notre activité devrait être lié à un aspect paradigmatique qui fasse ressortir l’esprit et la signification sous-jacents. L’un et l’autre sont nécessairement liés. Sans cette attention claire et décisive, tout ce que nous faisons risque d’être teinté d’auto-référence, d’instinct de conservation et d’attitude défensive et d’être ainsi condamné dès le départ. Nos efforts peuvent être bien structurés et organisés, mais ils manqueront de puissance évangélique parce qu’ils ne nous aideront pas à être une Église qui rend un témoignage crédible, mais au contraire « un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante » (1 Cor 13,1).

Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

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Les crimes de haine antichrétienne en hausse aux États-Unis

Les crimes de haine (Hate Crimes) aux États-Unis font l’objet de statistiques publiées par le FBI chaque année. Les dernières statistiques connues sont celles de l’année 2017.

Les crimes de haine, envisagés dans leur ensemble et toutes typologies confondues, sont en hausse : on en a compté 7 175 en 2017 contre 6 121 l’année précédente (soit une augmentation de 17,22 %). Les crimes de haine antichrétienne (toutes confessions confondues) ont également augmenté de manière sensible : 163 en 2017 contre 141 l’année précédente (soit une augmentation de 15,6 %). Cela pour la valeur absolue.

Pour ce qui est de la valeur relative (nombre d’actes antichrétiens par rapport au nombre total d’actes de haine), elle est pratiquement stable : 2,27 % en 2017 contre 2,3 % en 2016. Pour les seuls crimes de haine antireligieuses (toutes confessions confondues, y compris ceux qui n’ont pas de confession religieuse au sens strict : athées, agnostiques…), on constate également une augmentation sensible : 1 554 en 2017 contre 1 273 l’année précédente (soit une augmentation de 22,07 %).

Rapporté au nombre total de crimes de haines antireligieuses, le pourcentage de crimes de haine antichrétienne qui s’élevait à 11,08 % en 2016, a légèrement diminué en 2017 : 10,49 %.

FBI Hate Crimes Statistics (2016 et 2017) – © CH pour la traduction.

 

Source Observatoire de la Christianophobie Hebdo

Tribunes et entretiens

Peut-on accuser l’Eglise américaine de “légèreté” dans sa gestion de la crise des agressions sexuelles ?

D’Aline Lizotte sur le site “Smart Reading Press” :

DEUX TYPES DE PRÊTRES : HÉTÉROSEXUELS ET HOMOSEXUELS ?

Confrontée aux scandales d’agressions sexuelles sur mineurs, la Conférence épiscopale américaine est engagée dans la mise en place d’un dispositif de gestion de crise, sous le contrôle du Vatican. Une gestion qui ne peut porter des fruits que moyennant une juste détermination des comportements en cause.

Mercredi dernier, le 14 novembre, le journal La Croix publiait un article étonnant pour rendre compte de la lettre du préfet de la Congrégation des évêques, le cardinal Marc Ouellet, demandant à la Conférence épiscopale américaine de ne pas voter sur la proposition d’un « Code de conduite » qui s’adresserait aux évêques et édicterait des règles de comportement quant à la gestion des agressions sexuelles sur mineur possiblement commises par certains prêtres à l’égard desquels s’exerce leur juridiction. Le correspondant romain du journal expliquait l’intervention du Vatican comme une tentative de la part du Siège apostolique de maîtriser une opposition montante de l’épiscopat américain contre le pape François, qui voudrait des sanctions plus dures pour contrer « la légèreté » (sic) avec laquelle certains épiscopats – dont celui des États-Unis – ont traité la question de l’abus sexuel jusqu’ici. La nomination de Mgr Charles Scicluna comme secrétaire adjoint de la Congrégation pour la Doctrine de la foi (CDF) est un signe de la volonté du pape à ce sujet, ajoute le journaliste. Il serait l’incarnation de la « tolérance zéro ».

Accuser l’Église américaine de « légèreté » dans sa façon de gérer la crise des agressions sexuelles est pour le moins étonnant. C’est oublier qu’au moment de la crise des années 2002-2005, la Conférence épiscopale américaine (United States Conference of Catholic Bishops, USCCB) créa en juin 2002 la Charte pour la protection des enfants et des jeunes (Charter for the protection of children and young people) et, en application, elle érigea deux corps juridiques : l’Office pour la protection de l’enfant et des jeunes (OCYP) et le National Review Board (NRB), un groupe d’éminents laïcs. Ces deux organismes donnèrent à l’Église américaine les moyens d’agir. C’est ainsi que fut mandatée une importante commission d’enquête conduite par des professionnels, le John Jay College, sur la question des abus sexuels commis entre 1950 et 2010, et dont les deux rapports ont été publiés : The Causes and Context of Sexual Abuse of Minors by Catholics Priests in the United States 1950-2010 et The nature and Scope of the problem of Sexual Abuse of Minors by Catholic-Priests in the United States 1950-2010. On ignore aussi que le mot-clé « tolérance zéro » n’a pas été créé par Mgr Scicluna, mais par l’épiscopat américain, et qu’à l’époque il a suscité de la méfiance au Vatican.

Si Mgr Scicluna est renommé comme secrétaire adjoint de la CDF, il revient au poste que lui avait assigné Benoît XVI quand il voulut, de façon claire, retirer les causes des agressions sexuelles commises par le clergé au tribunal romain de La Rote et les intégrer à la CDF. C’est le pape François qui a éloigné Mgr Scicluna de ce poste en le nommant archevêque de Malte. Enfin, c’est encore ignorer que les évêques américains envoient chaque année à l’USCCB un rapport sur les agressions sexuelles dénoncées et sur celles qui font l’objet d’une enquête sérieuse, et que ce rapport global a publiées. Il montre que les mesures prises par l’épiscopat américain ont ramené les véritable cas d’agressions sexuelles à quelques prêtres chaque année, et que l’on est loin des 4 % de prêtres et de religieux recensés par le rapport du John Jay College pour les années 1950-2010.


Un « Code de conduite », même voté à l’unanimité, n’oblige aucun évêque à l’accepter dans son diocèse.


Il semble, selon les bruits de couloir au Vatican – ce qui rend l’information suspecte mais non invraisemblable – que la demande transmise par le cardinal Ouellet porte sur des questions juridiques. Les règles émises par la Conférence de l’USCCB pourraient enfreindre le pouvoir de juridiction dont chaque évêque titulaire jouit selon un droit qui lui est propre. En effet, un « Code de conduite », même voté à l’unanimité – ce qui n’est pas le cas –, n’oblige aucun évêque à l’accepter dans son diocèse. La conférence épiscopale n’est pas, canoniquement et théologiquement, une autorité supérieure à celle de l’évêque. Les canonistes du Vatican veulent donc avoir le temps d’y mettre leur nez pour que ce document soit acceptable, et par conséquent utile.

1. Où se situe le problème ?

On se le demande vraiment ! Les États-Unis, à l’heure actuelle, sont aux prises avec l’enquête de Pennsylvanie qui n’apporte strictement rien de plus, mais en beaucoup moins bien que ce qu’avaient révélé les enquêtes du John Jay Collège. Ces enquêtes avaient pris en compte le contexte social de l’époque, où dans toutes les communautés religieuses, sportives et sociales, on trouvait des agressions sexuelles sur mineur à des pourcentages souvent plus élevés que ceux de l’Église catholique. Cette enquête de l’État de Pennsylvanie, faite à l’instigation du procureur général, avocat du mouvement LGBT, Josh Shapiro, par un Grand Jury qui est loin d’avoir la compétence du John Jay College, dévoile des faits connus et passés : le pic des abus sexuels sur mineur dans les années 1970-1980. C’est la même sorte de révélation que donne l’enquête demandée par la Conférence épiscopale allemande. La seule nouveauté dans ces enquêtes est que l’on ne cible que l’Église catholique, et souvent d’une façon qui manque d’objectivité. En ce sens, la décision de la Conférence épiscopale des évêques de France est bien inspirée de vouloir mener sa propre enquête et de la confier à une expertise qui, n’étant pas directement la sienne, assurera le caractère objectif du travail. Mais trouvera-t-elle autre chose que ce qu’ont révélé les enquêtes allemande et américaine. Elle espère y trouver beaucoup mieux ! « Nous n’avons rien à nous reprocher », disait l’archevêque de Marseille, Mgr Georges Pontier, président de la Conférence épiscopale. Les enquêtes révèlent souvent ce que l’on ne voudrait pas voir !…

Cependant, les États-Unis sont également pris dans un autre problème : le cas de l’ex-cardinal Théodore McCarrick, ancien archevêque de Washington. Le problème que soulève son cas, qui surgit à la face de l’épiscopat américain et qui le terrifie parce qu’il risque d’être le premier – et non le seul – à devoir en rendre compte, est que la plaie qu’est l’abus sexuel sur mineur relève de moins en moins de la seule pédophilie. Alors que, par rapport aux années 1970-1980, les délits objectivement dépendants de la pédophilie diminuent, les abus sexuels sur les mineurs et sur les jeunes persistent et même augmentent proportionnellement. Ils persisteraient surtout dans les séminaires, et même dans toute l’Église catholique. C’est là le problème ! C’est celui de l’homosexualité. Même si certains évêques américains se battent à corps perdu pour essayer de dissocier toute forme d’abus sexuel sur mineur de l’homosexualité, même s’ils cherchent à donner de l’abus sexuel une autre définition que celle d’un acte génital sur un enfant pré-pubère, et à le considérer comme un abus de pouvoir d’un détenteur de l’autorité sur une personne faible (cléricalisme), les enquêtes statistiques démentent leurs efforts. Une enquête parmi d’autres vient d’être publiée. Elle émane du Ruth institute. Elle fut conduite par le Docteur Paul Sullins, sociologue, professeur émérite de la Catholic University of America, et présentée en septembre 2018 au Center for Law, Life, Faith de l’Ave Maria School of Law (Naples, Florida). Elle contient des recherches intéressantes.

2. Pédophilie ou homosexualité ?

Quelles sont les grandes lignes de l’enquête ? La première étude statistique montre que, depuis 1950, il y a dans les associations catholiques en général une augmentation des sous-cultures (cliques ou lobbies gay) d’homosexuels actifs. Antérieurement à 1950, la proportion des hommes engagés dans le sacerdoce ayant une orientation homosexuelle ne dépassait pas 16 % (ce qui est huit fois plus élevé que le pourcentage dans la population). Si le niveau de cette population était demeuré stable, l’agression sexuelle sur mineur aurait été 85 % plus basse. Les révélations actuelles, que ce soit celles du Grand Jury de Pennsylvanie, du Los Angeles Times, de l’Australie, du Chili, du Rapport Murphy en Irlande et même du John Jay College, montreraient que si, entre 1970 et 1990, le nombre d’agressions sexuelles a atteint les sommets que donnent toutes les statistiques, cette augmentation exponentielle serait due à une augmentation proportionnelle de la population homosexuelle. Car si cette population était demeurée stable, l’agression sexuelle n’aurait pas connu cette impressionnante augmentation. Qu’est-ce qui permet d’affirmer cela ?


La grande partie des enquêtes explorant les cas d’agressions sexuelles portent sur des plaintes pour des actes qui appartiennent au passé.


La grande partie des enquêtes explorant les cas d’agressions sexuelles portent sur des plaintes pour des actes qui appartiennent au passé. Souvent, entre la « révélation » de l’abus présumé et son « analyse », il y a en moyenne plus de vingt-cinq ans d’écart. Une analyse statistique montre que le pourcentage des plaintes d’actes passés contrairement aux plaintes d’actes vécus dans le réel est différente. Les plaintes pour des actes abusifs passés atteignent un record de 20 % des plaintes pour les années 1970-1980. Elles commencent à décliner après cette période, et ne sont plus aujourd’hui que de 1 %. Ce qui ne signifie pas une baisse aussi forte des cas réels. Car, depuis 2005, les plaintes pour agressions sexuelles sur mineur augmentent, atteignant en 2018 une augmentation de 5 % des plaintes pour agressions sexuelles.

Autrement dit, quelles sont les vraies conclusions que l’on peut tirer des plaintes d’il y a 25 ou 30 ans ? Porter plainte pour un acte que l’on a subi il y a vingt-cinq ou trente ans a-t-il la même valeur qu’une plainte immédiatement déposée, dont la blessure est encore vive ? On ne peut pas dire que les cas d’agressions sexuelles diminuent réellement alors que, proportionnellement, le nombre de plaintes pour des actes réels augmentent. La seule chose que l’on peut dire, c’est que les plaintes pour une agression sexuelle subie 25 ou 30 ans auparavant sont en voie d’extinction. Il est vrai que les abus sexuels, qu’ils soient des souvenirs ou des réalités, ont diminué de près de 74 % par rapport aux années noires des années 1970. Cela ne doit pas masquer le fait que, depuis 2005, il y a une augmentation de ces cas réels de plus de 5 %. Pourquoi cette augmentation réelle ? Elle n’est pas due à une augmentation de l’hétérosexualité, qui est le fondement des rapports proportionnels. Est-elle due à une augmentation de la pédophilie ? Non, pour les raisons suivantes.

Il y a une nette augmentation des victimes de sexe masculin par rapport à celles de sexe féminin. Cette constatation statistique est faite par toutes les enquêtes. Selon le John Jay College Report, par exemple, le nombre de victimes mâles est de 67,8 % pour l’unique victime d’un seul agresseur ; il atteint 93,3 % pour un agresseur qui s’attaque à plus de vingt personnes. Si l’augmentation des agressions sexuelles sur mineur était proportionnelle à l’augmentation de la population pédophile, les pourcentages entre les victimes de sexe masculin et ceux de sexe féminin seraient à peu près équivalents. Car l’une des caractéristiques de la pulsion pédophile est sa neutralité quant au sexe. Le pédophile est attiré par l’enfant, non par son sexe.


Aujourd’hui, on ne considère plus la relation entre un adulte et un jeune garçon pubère comme une agression sexuelle.


Il y a encore, fait nouveau, une complaisance de plus en plus grande pour la sexualité homophile. Aujourd’hui, on ne considère plus, tant du côté de la « victime » que du côté du « prédateur », la relation entre un adulte et un jeune garçon pubère comme une agression sexuelle. Il n’y a ni victime, ni prédateur. Il y a deux formes de sexualité. La sexualité homophile s’assimile à un acte « paternel », une amitié, une tendresse. On accuse McCarrik de pédophilie parce qu’il aurait exercé une domination autoritaire sur les séminaristes, domination sans tendresse et sans réciprocité. Il ne serait pas un homosexuel, il serait un pédophile ! Et pourtant, les séminaristes qu’il entraînait dans sa couche l’appelaient bien gentiment « l’oncle Théo » !

Si, par contre, on constate une diminution des sous-cultures homophiles dans les séminaires depuis 1995 et une diminution importante du nombre de prêtres homosexuels dans l’Église catholique des USA – et dans d’autres pays – on arrive à quelque chose d’inusité : une égalité homosexuelle proportionnelle entre les prêtres nouvellement ordonnés et les prêtres anciennement ordonnés : le  pourcentage des nouveaux prêtres homosexuels serait égal à celui des anciens, alors qu’autrefois, les nouveaux prêtres homosexuels dépassaient très largement le nombre des anciens. La complaisance envers l’homosexualité, la parité entre les clercs de vieille tendance et les nouveaux ordonnés créent un climat de sous-culture qui rompt les limites du séminaire. Il y aurait deux types de prêtres, deux formes de tolérance et une quasi-« légalité » entre le courant homosexuel et le courant hétérosexuel. On peut être un bon prêtre et être homosexuel, comme on peut être un bon prêtre et être hétérosexuel. Ce qui est vrai si ces deux types de prêtres vivent l’un et l’autre dans la chasteté de leur célibat ! Ce qui est faux si l’un et l’autre ne vivent pas dans la chasteté. Cependant, l’expérience enseigne que, pour l’orientation homosexuelle, la chasteté parfaite demeure plus difficile que pour l’orientation hétérosexuelle. Contrairement à ce que l’on enseignait, ce n’est pas égal. Pour l’un, c’est souvent une abstinence mutilante, pour l’autre c’est un renoncement fructifiant . Cette parité entre les deux sous-cultures sacerdotales, l’une hétérosexuelle et l’autre homosexuelle, ne peut qu’augmenter le nombre des agressions sexuelles sur mineur du même sexe, alors que le nombre des agressions hétérosexuelles sur mineur demeure à peu près stable. Pour les années 1990 à 2002, 73 % des victimes sont de sexe masculin, dont 55 % sont âgées de 15 à 17 ans, et 30 % de sexe féminin et du même âge. On constate cependant une augmentation des victimes de sexe féminin. Ce n’est pas un indice du développement de la pédophilie, mais un signe que le célibat sacerdotal est de plus en plus mal vécu faute de l’équilibre humain de celui qui y est appelé !

3. Pour conclure


On met l’accent sur les souffrances des victimes, ce qui est juste ; mais ces victimes ne sont pas que des victimes de pédophiles.


Les analyses statistiques ne sont jamais suffisantes pour tirer des conclusions. Elles nous aident cependant à les penser. Le courant qui consiste aujourd’hui à balayer hors de l’agression sexuelle l’homosexualité ou même l’hétérosexualité, pour ne concentrer son regard que sur la pédophilie, est absurde et ignorant. La pédophilie est une des paraphilies dangereuses ; elle n’est pas la seule. On met l’accent sur les souffrances des victimes, ce qui est juste ; mais ces victimes ne sont pas que des victimes de pédophiles. Elles sont la plupart du temps les victimes d’homosexuels ou d’hétérosexuels. Vouloir faire l’économie des différences est contre-positif. Cela entraîne une profonde erreur scientifique, qui ne profitera à personne. Car l’acte désordonné homosexuel ou hétérosexuel est l’expression de motivations et de pulsions inconscientes ou refoulées qui ne sont pas les mêmes que celles du pédophile, ni d’ailleurs de celles du violeur ou du sadomasochiste. Les mesures à prendre pour s’en prévenir ne sont pas les mêmes, ni les remèdes à apporter dans les soins à donner aux victimes.

L’enquête sur les faits passés apportera un soulagement psychologique et sociologique important. Mais elle pourra être aussi improductive que toutes les autres enquêtes que l’on fait un peu partout et qui ne conduisent qu’à soulever l’horreur, faute de savoir analyser consciencieusement le problème. On ne fait pas une enquête sur la pédophilie ! On fait une enquête sur toutes les formes d’agressions sur mineur, et on fait la différence entre un enfant, un jeune éphèbe, un adolescent et un adulte. On fait aussi la différence entre les agresseurs chez ceux qui avouent ou sont conscients de tendances homophiles et ceux qui se définissent bravement comme hétérosexuels. Moyennant quoi, on pourra peut-être en tirer des leçons bénéfiques !

Aline Lizotte

Via Belgicatho

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Abus sexuels : les évêques américains vont-ils passer outre l’interdiction faite par le pape François d’avancer dans l’enquête ?

Lu sur belgicatho :

Selon un article de  Marco Tosatti, dans la « nuova bussola quotidiana », traduit et publié sur le site « Benoît et moi », les évêques américains passeraient outre l’injonction du pape François  :

Les évêques américains, réunis à Baltimore, n’ont aucune intention de s’arrêter malgré la demande, formulée par la Congrégation pour les évêques, de ne pas voter sur deux points qui constituaient l’élément-clé au coeur de l’assemblée de novembre : un code de conduite pour les évêques en cas d’abus, et une commission dirigée (président et vice-président) par des laïcs pour enquêter. Enquêter, et non pas juger, comme des sources proches du Vatican, dont est partie cette démarche dilatoire l’ont diffusé – avec succès – dès que le président de la Conférence épiscopale, Daniel Di Nardo, a annoncé le stop au vote en provenance de Rome. Les résultats éventuels de l’enquête  devaient ensuite être transmis aux autorités supérieures, et en particulier au Nonce. Ce ne serait donc pas – comme le prétendent les défenseurs du Vatican – une attaque contre la primauté pétrinienne, ni contre les prérogatives pontificales à l’égard des évêques.

Ce qui est certain, c’est que les évêques américains, et avec eux le président, le cardinal DiNardo, ont été pour le moins surpris par la requête de la Congrégation pour les évêques, à laquelle siègent également les cardinaux Cupich et Wuerl, directement liés à la “filière” McCarrick.

Tous les journalistes présents parlent d’une “surprise visible” de la part des évêques, notamment parce que les projets des deux documents – celui sur la conduite des évêques et celui sur l’établissement d’une commission d’enquête – semblaient nécessaires à tous, pour donner un signal concret aux catholiques et à l’opinion publique que la Conférence épiscopale voulait aborder sérieusement le drame des abus. Ce n’est pas un hasard si les discours du président et du vice-président du National Advisory Council (Conseil consultatif national) sur les abus – un prêtre et une femme – ont été applaudis. Tous deux ont parlé des réformes proposées et bloquées par Rome : un nouveau code de conduite, une enquête sur les séminaires, pour éradiquer les comportements prédateurs homosexuels, une enquête sur le cardinal McCarrick et un système indépendant pour enquêter sur les accusations d’abus.

C’est dans cette atmosphère que s’est inséré le bref message de Mgr Carlo Maria Viganò, archevêque (Vigano écrit aux évêques américains)

Rome demande que le vote sur les propositions concrètes pour faire face à la crise soit reporté après février, c’est-à-dire après le “sommet” des conférences épiscopales du monde entier à Rome pour discuter du problème des abus. Et après la perplexité due à l’annonce de l’inexplicable demande romaine, les évêques ont décidé d’aborder de toute façon les sujets brûlants de la discussion, afin de fournir à la délégation américaine en février des armes et du matériel pour aborder cette question. Comme l’a expliqué un évêque courageux, Thomas Paprocki de Springfield, ce n’est pas un acte de rébellion ou de désobéissance contre le Pape. Mais les évêques ne sont pas des “directeurs de filiales” du Vatican, ni des “vicaires du Pontife romain”. La Conférence épiscopale américaine doit “s’occuper de son troupeau”. Et, comme plusieurs commentateurs l’ont souligné, la demande romaine entre en conflit avec la synodalité et la décentralisation manifestée avec des mots, sans parler de la nécessité, toujours manifestée de manière démagogique et trahie par des actes, d’un rôle accru des laïcs et des femmes dans l’Église. Tout est parfait, jusqu’à ce qu’on arrive au concret : et alors la structure verticale et cléricale réapparaît immédiatement.

Et le changement de ton est devenu évident quand le cardinal Di Nardo a annoncé qu’il y aura un vote sur un sujet ajouté à l’ordre du jour. Le cardinal a annoncé que l’ajout proposé serait d’envoyer une demande formelle au Saint-Siège de remettre toute la documentation relative au cas de l’ancien cardinal Théodore McCarrick. Après quoi l’évêque auxiliaire de Los Angeles, Robert Barron, a souligné que la crise actuelle était née précisément à cause du cardinal, et que les gens font pression sur les évêques pour que la clarté puisse être faite jusqu’au bout. Un thème sensible pour Rome et pour le Souverain Pontife, qui a évité de répondre à l’appel de l’archevêque Viganò sur ce thème.

Barron s’est demandé dans quelle mesure l’examen par le Saint-Siège des documents liés était en cours et s’il ne serait pas possible d’exercer une “pression respectueuse” pour une enquête approfondie. Ce qui, une fois de plus, ne semble pas être dans la volonté du Vatican. La demande d’enquête apostolique faite au Souverain Pontife par les évêques américains avait été abandonnée. Mais le président du Conseil consultatif national, le père David Whitestone, a demandé qu’il y ait une enquête complète et indépendante sur le scandale McCarrick, y compris les détails de l’indemnisation reçue par les victimes et les noms de ceux qui étaient au courant de sanctions contre McCarrick.

Le problème des sanctions, de ceux qui en étaient au courant, de ceux qui ne les ont pas appliquées et de ceux qui les ont imposées, est comme nous le savons une des questions centrales du témoignage du Viganò. Une requête analogue a été faite par Francis Cesareo, président du National Review Board, l’organisme créé en 2002 pour la défense des mineurs dans l’Église américaine. Cesareo a demandé une enquête sur le scandale McCarrick et a également demandé que les diocèses de Newark, Washington et New York coopèrent à cette enquête. Il est clair que pour les évêques américains – et pour les fidèles américains en général – la clarté sur l’affaire McCarrick est un sujet de grande importance pour rétablir un climat de confiance. Une exigence que le silence du Vatican et du Pontife ne semblent pas comprendre.

Cesareo a dit : “Il faut répondre aux accusations de l’archevêque Viganò. Rien ne doit être négligé. Ignorer ces accusations laissera un nuage sur l’Eglise, et des questions resteront sans réponse”.

RefLes évêques américains se rebiffent

Le pape veut rester le maître du jeu. Les évêques invoquent la synodalité dont le pasteur suprême s’est fait le chantre. Embrouilles ?

JPSC

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Abus sexuels : le Vatican bloque les mesures envisagées par les évêques américains

Du site du journal suisse “Le Matin” :

LE VATICAN BLOQUE DES MESURES CONTRE LES ABUS

Le Vatican demande aux évêques américains de ne pas se prononcer tout de suite sur des mesures contre les abus sexuels.

Le Saint-Siège a ordonné lundi à la conférence des évêques américains de ne pas se prononcer, lors de son assemblée générale, sur des mesures de lutte contre les abus sexuels en son sein, lui demandant d’attendre la tenue d’une conférence sur le sujet en février.

Lors de son discours d’ouverture, le cardinal Daniel DiNardo, président de la conférence, a confirmé avoir reçu une lettre de la Congrégation pour les évêques et annoncé qu’aucun vote ne se tiendrait lors de cette assemblée générale, contrairement à ce qui était prévu initialement.

Le cardinal Blase Cupich, évêque de Chicago, a lui précisé, dans un communiqué, que le Vatican avait demandé à la conférence de « reporter » le vote final dans l’attente d’une rencontre des conférences épiscopales du monde entier, convoquée en février à Rome.

« Déception »

Le cardinal DiNardo a fait part de sa « déception » lors d’une conférence de presse à la mi-journée, lundi, au premier jour de l’assemblée générale qui se tient à Baltimore (nord-est) jusqu’à mercredi.

Régulièrement mise en cause ces dernières années pour sa gestion du scandale des abus sexuels au sein de l’église catholique américaine, la conférence des évêques américains avait annoncé, en octobre, plusieurs mesures phares, qui devaient faire l’objet d’un vote.

Le haut clergé américain proposait notamment un nouveau code de conduite, un nouveau mécanisme de signalement, ainsi que la création d’une commission d’enquête menée par des personnes n’appartenant pas à l’église catholique américaine.

« Nous ne sommes pas satisfaits de cela », a assuré le cardinal DiNardo au sujet de la demande du Vatican. « Nous travaillons dur pour passer à l’action. Et nous allons le faire. Nous rencontrons juste un contretemps. »

Rapport accablant

Mi-août, les services du procureur de Pennsylvanie ont publié un rapport accablant, détaillant des abus perpétrés durant plusieurs décennies par plus de 300 prêtres et dont ont été victimes plus de 1000 enfants. Le rapport dépeint une hiérarchie ayant souvent eu une démarche active pour ne pas ébruiter les cas d’abus sexuels et pour protéger les auteurs de ces agressions.

Début octobre, la conférence des évêques a annoncé la création d’un centre d’appel dédié pour signaler les abus commis par des évêques. Selon l’organisation Bishop Accountability, 6721 prêtres ont été accusés d’abus sexuels aux Etats-Unis pour des faits présumés inclus dans la période allant de 1950 à 2016. La même association estime à 18’565 le nombre d’enfants victimes de ces agissements.

Lire aussi : http://benoit-et-moi.fr/2018/actualite/vigano-ecrit-aux-eveques-americains.php

Via Belgicatho

Brèves

USA : le gouvernement va limiter l’obligation de rembourser la contraception

Un nouveau règlement sur la contraception est à l’étude à la Maison-Blanche depuis la semaine dernière. Il s’agit d’une règlementation qui permettrait à un plus grand nombre d’entreprises de se soustraire à l’obligation de remboursement de la contraception pour« conviction morale ».

 

Depuis l’ObamaCare en 2012, toutes les entreprises ont l’obligation de rembourser la contraception. Aux Etats-Unis environ 157 000 personnes bénéficient d’une assurance maladie via leur entreprise, soit la moitié de la population. Une exception a toutefois été accordée pour les lieux de cultes et les groupes religieux. Quelques entreprises privées, à capital fermé, ont également pu bénéficier de l’exception suite à une action en justice de Hobby Lobby, un magasin d’artisanat dirigé par des Chrétiens.

 

En octobre 2017, le gouvernement américain a élargi les critères d’admissibilité à cette exception, mais cette règlementation n’est pas encore appliquée, en raison d’actions en justice. Ce texte permettra à toute entreprise de demander à ne pas rembourser la contraception pour conviction religieuse ou morale.

 

Le nouveau texte serait plus large, et concernerait les objections religieuses aux procédures médicales et à l’avortement, ainsi qu’à limiter l’action du planning familial.

Source : genethique.org

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USA : déclin du christianisme, hausse de la sorcellerie “Wicca”

On dit que la nature a horreur du vide ; mais le vide que laisse dans l’homme l’oubli du vrai Dieu est bien pire qu’un quelconque vacuum matériel, et on le comble avec n’importe quoi. Au cours de ces dernières décennies, le paganisme a connu une progression spectaculaire aux Etats-Unis, tout comme le nombre d’Américains s’identifiant comme pratiquant la sorcellerie. Ces sorciers du XXIe siècle se multiplient donc tandis que le christianisme, en ses diverses dénominations, perd des effectifs.

Aux Etats-Unis, les adeptes de la Wicca, la sorcellerie des temps modernes fortement liée au chamanisme, étaient en 2008 environ 340.000, contre 8.000 en 1990 : une véritables explosions dont atteste une étude menée par le Trinity College du Connecticut sur ladite période, et que vient de commenter la revue Quartz. Le nombre de « Wiccans » – c’est ainsi qu’ils se désignent – correspond en gros aux personnes qui s’identifient comme païens. Cela restent certes marginal par rapport à la population – un peu plus de 0,1 %, mais la hausse est très significative, étant donné surtout que l’appartenance religieuse chrétienne reste fortement ancrée dans l’esprit des Américains, si on la compare avec d’autres pays. Aujourd’hui, 70 % d’entre eux se disent chrétiens, un peu plus de 22 %, athées.

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