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L’ambassade de France auprès du Saint-Siège a un nouveau titulaire

Par décret daté du 10 avril 2019, Élisabeth Beton-Delègue a été nommée ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès du Saint-Siège. Ce choix n’a pas fait d’objection de la part du Saint-Siège. Après une vacance qui a duré plus de neuf mois, il y a enfin un titulaire à l’ambassade de Rome près du Saint-Siège.

Élisabeth Beton-Delègue succèdera donc à Philippe Zeller. Ce dernier avait pris sa retraite en juillet 2018.

Vatican News décrit la biographie de l’intéressée. Énarque, elle présente un long parcours dans la diplomatie française :

Élisabeth Beton-Delègue, 64 ans, entame une carrière diplomatique dès sa sortie de l’École nationale d’administration en 1982. Elle est d’abord nommée et titularisée secrétaire des Affaires étrangères, puis part pour trois années en poste à Bagdad, la capitale irakienne. Ses affectations la mèneront ensuite à Addis-Abeba (Éthiopie), à Ankara (Turquie), puis à Antananarivo (Madagascar). En 2004-2005, elle est conseillère au sein du cabinet du ministre des Affaires étrangères Michel Barnier. Puis viennent les années où Élisabeth Beton-Delègue occupe la fonction d’ambassadrice : d’abord à Santiago du Chili, de 2005 à 2008, puis à Mexico, de 2012 à 2014, et enfin à Haïti, de 2015 à 2018. De 2008 à 2012, elle est directrice des Amériques et des Caraïbes au ministère des Affaires étrangères. Cette catholique est donc familière du continent d’origine de l’actuel Souverain Pontife.

Élisabeth Beton-Delègue est la première femme à être nommée à ce poste en France. À cet égard, des pays comme les Étas-Unis et le Panama sont représentés par une femme.

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Chine – Mgr Vincent Guo Xijin interdit de concélébration le jeudi saint

Il avait accepté de devenir l’auxiliaire de Mgr Vincent Zhan Silu, évêque officiel de Mindong. Mgr Vincent Guo Xijin n’est cependant pas reconnu par les autorités chinoises. En effet, il a été sommé de rejoindre l’Association patriotique, l’organe du pouvoir qui contrôle l’Église catholique. En raison de cette absence d’affiliation, il lui a été interdit de concélébrer la messe du jeudi saint avec Mgr Zhan Silu. Tant qu’il n’acceptera pas cette inscription, son ministère est même considéré comme illégal par les autorités. Malgré l’accord entre Rome et Pékin, la situation des catholiques de Chine continue à rester délicate.

En décembre 2018, Rome a avait en effet arrangé la situation entre Mgr Zhan Silu et Mgr Guo Xijin. Sous les auspices de Mgr Celli, diplomate du Vatican, une démarche avait été entreprise au nom du pape pour que Mgr Guo Xijin devienne l’auxiliaire de Mgr Zhan Silu. Mgr Guo Xijin avait accepté cette initiative.

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Les autorités sud-soudanaises attendues en retraite spirituelle au Vatican

Les « leaders du Soudan du sud » sont attendus la semaine prochaine au Vatican, a indiqué mercredi le Saint-Siège dans un communiqué, mercredi 3 avril 2019.

« Je peux affirmer qu’une retraite spirituelle à l’intention des leaders du Soudan du Sud est prévue la semaine prochaine au Vatican », a déclaré le directeur de la salle de presse du Vatican, Alessandro Gisotti.

Au Soudan du Sud, un gouvernement d’union nationale doit être formé au mois de mai. A l’heure actuelle, parmi les points essentiels de l’accord encore à régler figurent les négociations concernant le contrôle de la sécurité dans la capitale – un prérequis au retour de Riek Machar – ainsi que la création d’une armée nationale.

Le président Salva Kiir et le leader rebelle et ancien vice-président Riek Machar sont ennemis jurés. Cette rivalité a déclenché en 2013 une guerre civile qui a fait 400.000 morts et près de 4 millions de déplacés.

Le Pape François a maintes fois exprimé sa préoccupation pour le Soudan du Sud. Il avait réitéré à la mi-mars son souhait de se rendre dans le pays comme signe de son « encouragement au processus de paix », à l’issue d’une audience accordée au président Salva Kiir au Vatican.

En novembre 2017, le Pape François avait présidé en la basilique Saint-Pierre de Rome, une veillée de prière pour la paix au Soudan du Sud.

 

Source Vatican News

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Mgr de Moulins-Beaufort, nouveau patron des évêques de France

L’archevêque de Reims, né en 1961, vient d’être élu président de la Conférence des évêques de France (CEF). Cet ancien évêque auxiliaire de Paris, qui fut également secrétaire du cardinal Lustiger, est emblématique de la nouvelle génération de prêtres dans l’Église de France. Il a aussi été proche du cardinal André Vingt-Trois. C’est également un spécialiste du théologien jésuite français Henri de Lubac.

Mgr Éric de Moulins Beaufort succède ainsi à Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, qui était âgé de 75 ans. Il semble que l’élection du nouveau président de la CEF se soit faite assez rapidement.

C’est une nouvelle page qui se tourne donc à la tête des évêques de France.

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États-Unis : le cardinal Wuerl bientôt remplacé par Mgr Wilton Gregory  ?

Mis en cause à la suite de l’affaire McCarrick, le cardinal Donald Wuerl est actuellement administrateur apostolique de l’archidiocèse de Washington DC, vacant depuis le 12 octobre 2018. En raison des récentes affaires de mœurs qui ont secoué l’Église américaine, l’archevêque démissionnaire de la capitale des États-Unis a même vu son nom retiré de certaines écoles catholiques des États-Unis. Sa proximité avec l’ancien cardinal McCarrick, aujourd’hui réduit à l’état laïc, est à l’origine de vives interrogations chez les catholiques d’outre-Atlantique. Dans ce climat relativement tendu, la nomination de Mgr Wilton Gregory, actuel archevêque d’Atlanta, serait envisagée sur le siège de Washington. Si c’était le cas, il deviendrait alors le sixième archevêque de Washington depuis la création de cet archidiocèse en 1947. Différentes sources iraient dans ce sens, même s’il n’y a aucune certitude sur cette nomination.

Source : Catholic News Agency

 

 

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Décision du pape sur l’affaire Barbarin : l’analyse d’un magistrat

Un magistrat, notamment ancien procureur de Paris, s’est prononcé sur l’attitude du pape François qui s’en était remis à la présomption d’innocence pour refuser la démission de l’archevêque de Lyon. Cette analyse a été publiée sur la page Facebook du diocèse du Mans. Pour Yves Bot, « l’attitude du Pape devrait être soulignée comme particulièrement remarquable ». Le magistrat – également docteur en droit – s’appuie sur le droit pénal français.

Le texte d’Yves Bot :

Il est étonnant de constater combien est incomprise, et par effet de conséquence injustement critiquée, la décision prise par le Pape à l’issue de l’entrevue accordée à Monseigneur Barbarin.
En réalité, le Saint-Père s’est montré parfaitement respectueux des règles fondamentales du droit pénal tout autant que de l’indépendance de la justice des hommes, française en l’espèce.

Quelques précisions s’imposent donc afin de clarifier ce débat.

Tout d’abord, concernant la décision du Pape : Qu’a-t-il exactement décidé ? De refuser la démission de Monseigneur Barbarin ? Pas du tout. De simplement la différer. Jusqu’à quand ? Jusqu’à la décision que doit rendre la Cour d’appel de Lyon, saisie en appel tant par Mgr Barbarin que par le Procureur de la République, laissant le prélat libre de se retirer de la vie publique du diocèse, ce qui, chacun en conviendra de bonne foi, revient à approuver cette décision personnelle du prélat.

Quel motif la pape invoque-t-il pour justifier sa décision ? Un motif purement juridique tiré du droit pénal laïque, en l’espèce français : la présomption d’innocence. Qu’est-ce à dire ?

La présomption d’innocence est un droit fondamental reconnu comme tel par les conventions internationales au rang desquelles se situent la convention européenne des droits de l’homme et la charte des droits fondamentaux de l’union européenne. Ce principe est inscrit dans le droit pénal français. Son non-respect est normalement sanctionné par la nullité de la procédure. C’est dire sa force.

A cet aulne et à son application effective par les juridictions judiciaires est jugé notamment le point de savoir si l’on se trouve ou non en démocratie.

De ce principe découlent tous les autres qui composent la notion de « procès équitable » ; on ne citera pour ne pas lasser le lecteur que le fait que c’est à l’accusation de prouver la culpabilité, que nul ne peut être obligé de s’accuser soi-même, que l’accusé ne peut être jugé que par une juridiction indépendante du pouvoir politique et bien d’autres conséquences encore dont la liste reviendrait à passer en revue tout notre code pénal en y ajoutant les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (siégeant à Strasbourg) et la Cour de Justice de l’Union européenne (siégeant à Luxembourg) .

Nous n’ajouterons à cette liste qu’une conséquence : celle que respecte le pape. Quelle est-elle ?
Elle interdit de reconnaitre comme coupable une personne qui n’a pas été définitivement condamnée par une juridiction judiciaire, conformément à la loi.

Jusqu’à cette décision définitive, la personne concernée doit bénéficier de toutes les garanties accordées par la loi aux personnes innocentes. Parmi celles-ci : le droit d’être jugé deux fois.
En conséquence, Mgr BARBARIN, comme tout autre personne poursuivie, doit être considéré par la Justice comme innocent jusqu’à ce que la Cour d’Appel de Lyon ait rendu une décision de condamnation. Alors seulement cessera la présomption d’Innocence.

Partant, la décision du Pape s’analyse comme le respect de la justice civile et son refus d’intervenir dans une décision de la justice laïque dont il respecte l’indépendance. « Redde Caesari »

En effet, il ne prend pas le contrepied du pouvoir laïque, il diffère sa décision jusqu’à ce que cette dernière ait rendu la sienne. Le délai ne dépend que du temps que mettra la Cour d’Appel de Lyon à statuer. Cela relève également de l’indépendance de cette haute juridiction.

A ce stade, l’attitude du Pape devrait être soulignée comme particulièrement remarquable en raison de cet équilibre marqué entre le domaine spirituel et le domaine temporel.

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Communiqué du cardinal Barbarin : “j’ai décidé de me mettre en retrait”

À la suite de la rencontre avec le pape François du lundi 18 mars 2019, le cardinal Barbarin a rendu un communiqué officiel qui a été publié sur le site du diocèse de Lyon. Dans ce communiqué, le cardinal annonce son souhait de se “mettre en retrait”, malgré le refus par le pape d’admettre sa démission.

Voici le texte de ce communiqué daté du 19 mars 2019

Lundi matin, j’ai remis ma mission entre les mains du Saint Père.

En invoquant la présomption d’innocence, il n’a pas voulu accepter cette démission.

Il m’a laissé la liberté de prendre la décision qui me paraît la meilleure pour la vie du diocèse de Lyon, aujourd’hui.

À sa suggestion et parce que l’Église de Lyon souffre depuis 3 ans, j’ai décidé de me mettre en retrait pour quelque temps et de laisser la conduite du diocèse au vicaire général modérateur, le père Yves Baumgarten.

Cette décision prend effet à compter de ce jour.

Lyon, le 19 Mars 2019.

Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon

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Le cardinal Barbarin reste archevêque de Lyon

Le pape François a donc préféré attendre le résultat de l’appel qui a été  interjetté par le cardinal Barbarin pour se prononcer sur la démission de ce dernier.

La rencontre a eu lieu le lundi 18 mars, de 10h à 10h30. L’entrevue n’a pas été commentée en raison de l’absence de décision. Le cardinal Barbarin reste donc pour le moment l’archevêque de Lyon. Par ailleurs, le parquet a également fait appel de la décision.

Pour sa part, le cardinal Barbarin a annoncé sa décision de se « mettre en retrait pour quelques temps ».

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Le cardinal Pell condamné à six ans de prison

La décision du juge australien vient de tomber. Le cardinal Pell a été condamné pour pédophilie à six ans de prison, ce mercredi 13 mars. C’est une décision assez lourde de conséquences, qui intervient dans un contexte tendu. Les victimes d’abus estiment que c’est justice, mais d’autres personnes considèrent que la décision est faussée, alimentée par des preuves faibles.

Les deux victimes avaient 13 ans au  moment des faits.

C’est seulement en juin que l’on saura si le cardinal Pell pourra faire appel. Le verdit avait déjà été jugé « déraisonnable ».

Source Ouest France 

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Mgr Schneider obtient une clarification du pape sur la “diversité des religions”

Dans le cadre de la visite ad limina des évêques du Kazakhstan et d’Asie centrale à Rome, des échanges ont eu lieu avec le pape François. Les évêques de cette région auraient fait part de leurs doutes sur certains sujets. Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana, a pu interroger le pape sur la déclaration d’Abu Dhabi, signée le 4 février 2019. La question de la “diversité des religions”, laquelle corspondrait à “une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains”, aurait été soulevée. D’après les propos du pape tenus à Mgr Schneider, cette volonté devrait être entendue dans le sens d’une tolérance (ce que désigne l’expression “volonté permissive”, dont le pape a fait état) , mais non d’une approbation dans le plan divin, comme l’a rapporté Mgr Schneider dans un entretien qu’il a donné au site LifeSiteNews. Cette mise au point rejoindrait ainsi la théologie catholique la plus classique pour qui la pluralité religieuse relève du fait et non du droit. Elle n’est donc pas dans le plan divin originel. Un début de clarification salutaire sur certains textes qui posent problème ?