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États-Unis : un nouvel évêque sur le siège de Monterey

Il était jusque-là évêque auxiliaire d’Austin (Texas) : il a été nommé évêque de Monterey. Mgr Daniel E. Garcia est ainsi désigné à ce siège, comme le révèle une décision de Mgr Christophe Pierre, nonce apostolique aux États-Unis, publiée le 27 novembre 2018.

Mgr Garcia est né le 30 août 1960 à Cameron, au Texas. Il a été ordonné prêtre le 28 mai 1988 à Austin. C’est le 21 janvier 2015 qu’il est nommé par le pape François évêque auxiliaire d’Austin. Il sera ordonné évêque le 3 mars 2015. Pour la première fois, le diocèse d’Austin est pourvu en évêque auxiliaire.

Au sein de la conférence épiscopale des États-Unis (USCCB), il est président du sous-comité au culte en espagnol. Il est aussi membre du comité du culte divin et memebre du comité des communications, ainsi que consultant du sous-comité de l’USCCB aux questions hispaniques.

Son prédécesseur, Mgr Richard Garcia, est décédé le 11 juillet 2018 des suites de complications dues à la maladie d’Alzheimer qui avait été diagnostiquée en avril 2018.

Situé en Californie, le diocèse de Monterey comprend plus d’un million d’habitants, dont 20 % sont catholiques.

Source Site de l’USCCB

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Le pape François inquiet de la “mode” de l’homosexualité qui gagne l’Église

YLe pape François s’est exprimé sur la question des prêtres et religieux homosexuels. Il se serait déclaré inquiet de cette «  mode » de l’homosexualité qui gagnerait l’Église. C’est en effet ce que le pape a déclaré dans un livre d’entretiens paru samedi dernier en Italie et intitulé La force d’une vocation. Le livre doit être publié dans dix langues. Le pape s’exprime notamment sur la question de la vocation.

Sa position sur les prêtres ou religieux homosexuels est la suivante : « Il vaut mieux qu’ils abandonnent le ministère ou la vie consacrée plutôt que de vivre une double vie ». Le pape François s’adresse ainsi aux prêtres menant une double vie.

« L’homosexualité est une question très grave qui doit faire l’objet d’un discernement adéquat des candidats” à la prêtrise et à la vie religieuse », a affirmé le pape. « Dans nos sociétés, il semble même que l’homosexualité soit à la mode et cette mentalité, d’une certaine manière, influe aussi sur la vie de l’Église », a-t-il également indiqué. «  C’est quelque chose qui m’inquiète ». Des propos qui peuvent susciter des polémiques, comme on peut le voir sur ce tweet :

Source Europe 1

 

 

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Conférence/débat sur l’intelligence artificielle avec Cédric Villani le 6 décembre 2018 à Orsay (91)

Jeudi 6 décembre – 18h30 – La Clarté-Dieu, 95 rue de Paris, Orsay. « Intelligence Artificielle », avec Cédric Villani. De retour d’une réunion au Vatican sur l’Intelligence Artificielle, Cédric Villani, mathématicien et député de l’Essonne, membre de l’Académie pontificale des Sciences, fera un compte-rendu des points traités au cours de cette réunion. Ce sera l’occasion d’un échange sur les interrogations que soulève ce sujet. Rappelons que Cédric Villani a remis au premier ministre, en mars dernier, un rapport sur ce thème

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Rome : le pape François reçoit le président irakien

Ce samedi 23 novembre 2018, le président irakien Barham Salih était reçu dans le cadre d’une audience par le pape François.

Le chef d’État irakien a invité le pape à se rendre à Ur, en Chaldée, « où Abraham a commencé sa mission de paix et d’unité », comme il l’a indiqué dans un tweet :

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Message de Mgr Viganò aux évêques américains réunis en session annuelle

Alors que les évêques américains sont réunis à Baltimore dans le cadre de la session annuelle de la conference épiscopale des États-Unis, Mgr Viganò a écrit à ses  collègues pour qu’ils n’aient pas peur de se lever “et de faire ce qui est juste pour les victimes, pour le fidèles et pour votre propre salut”. La session semble avoir été houleuse dans la mesure où les évêques ont refusé de voter une motion demandant au Saint-Siège de publier les documents sur McCarrick par 137 voix contre 83 et 5 abstentions. Ce refus a suscité beaucoup de déceptions et d’incompréhensions, notamment chez ceux qui espéraient que la conférence épiscopale aborderait avec plus de franchise et de liberté les récents scandales impliquant des ecclésiastiques.

On apprend aussi que l’archevêque de San Francisco, Mgr Cordileone, qui a demandé qu’une enquête soit faite pour établir les liens entre les abus sexuels et l’homosexualié, a été élu Président du comité sur les laïcs, la vie familiale et la jeunesse de la conférence des évêques des États-Unis. Des interventions vigoureuses de certains évêques américains auraient été entendues.

 

Voici le message de Mgr Viganò :

Chers frères évêques des États-Unis,

Je vous écris pour vous rappeler le mandat sacré qui vous a été donné le jour de votre ordination épiscopale : conduire le troupeau au Christ. Méditez sur “Proverbes 9:10” : La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse ! Ne vous comportez pas comme des brebis effrayées, mais comme des bergers courageux. N’ayez pas peur de vous lever et de faire ce qui est juste pour les victimes, pour les fidèles et pour votre propre salut. Le Seigneur rendra à chacun de nous selon nos actions et nos omissions.

Je jeûne et je prie pour vous.

Arch. Carlo Maria Viganò
Votre ancien Nonce apostolique

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Andorre : le pape François s’implique contre l’avortement

Le pape François se serait  impliqué contre la possibilité d’une libéralisation de l’avortement en Andorre. Il aurait appelé le chef du gouvernement andorran pour dire qu’il s’opposait vivement à cette perspective. En effet, le pape aurait directement téléphoné à Antoni Martí avec un message précis : dans l’hypothèse d’une libéralisation de l’avortement, le pape demanderait l’abdication de l’évêque de la Seu d’Urgell qui est l’un des deux co-peinces d’Andorre avec le président de la République française, Emmanuel Macron. Affaire à suivre…

Source France Bleu

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Le Saint-Siège demande à l’Église américaine de différer les mesures contre les abus sexuels

À la demande de Rome, les évêques américains réunis à Baltimore dans le cadre de la session annuelle de leur conférence épiscopale (l’USCCB) devront différer leurs mesures contre les abus sexuels. C’est en effet ce qu’a annoncé le cardinal DiNardo, président de la conférence épiscopale et archevêque de Galveston-Houston. Les mesures ne seront prises qu’après le sommet prévu à Rome en février 2019. Elles pourront éventuellement être prises en mars 2019, lors d’une réunion extraordinaire des évêques américains.

Les évêques américains ne pourront donc voter ce qu’ils leur tenaient à cœur. Le cardinal DiNardo n’a pas caché sa déception devant les évêques américains. «  Nous ne sommes pas heureux de cela », a-t-il affirmé de façon inhabituelle, même s’il a indiqué rester «  confiant pour que cette consultation supplémentaire permette l’amélioration de nos réponses à la crise à l’égard de laquelle nous faisons face ». Cette décision a suscité l’étonnement et interroge sur la volonté réelle de Rome de respecter la subsidiarité des autorités épiscopales pourtant affichée.

Source AP

 

 

 

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ONU- Le Saint-Siège pointe le risque de surendettement des pays en développement

Intervention du Saint-Siège à la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement

« À l’heure actuelle, 40 % des pays en développement à faible revenu sont considérés comme présentant un risque élevé de surendettement », soit « deux fois plus qu’il y a cinq ans », alerte Mgr Jurkovič. Il pointe du doigt « l’influence croissante des marchés financiers sur le bien-être matériel de la plupart des êtres humains » qu’il désigne comme un « obstacle majeur au progrès, à la réforme et à la promotion du développement humain intégral ».

Mgr Ivan Jurkovič, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations Unies et d’autres organisations internationales à Genève, est intervenu à la CNUCED, au Groupe intergouvernemental d’experts sur le financement du développement, le 7 novembre 2018.

Le porte-parole du Saint-Siège a en outre souligné qu’ « aucun domaine de l’action humaine ne peut légitimement prétendre être en dehors des principes éthiques basés sur la liberté, la vérité, la justice et la solidarité, qui remettent au cœur de la gouvernance économique mondiale la promotion du développement intégral de chaque personne, de chaque communauté humaine et de toutes les personnes ».

Voici notre traduction de la déclaration de Mgr Jurkovič.

 

Déclaration de Mgr Ivan Jurkovič

Monsieur le Président,

L’une des plus grandes vulnérabilités auxquelles sont actuellement confrontés les pays en développement est le « nouveau piège de la dette ». On estime que le stock total de la dette extérieure des pays en développement a augmenté de 8,5 % par an au cours de la dernière décennie, pour atteindre 7,64 milliards de dollars US en 2017. La même année, les pays en développement ont dépensé en moyenne près de 14 % de leurs recettes, fruit des exportations sur le service de leur dette extérieure. À l’heure actuelle, 40 % des pays en développement à faible revenu, dont la viabilité de la dette extérieure est régulièrement évaluée par le FMI, sont considérés comme présentant un risque élevé de surendettement.

C’est deux fois plus qu’il y a cinq ans et la plupart des pays classés dans la catégorie « à risque élevé de surendettement » se trouvent en Afrique subsaharienne. Ce fardeau insoutenable du service de la dette met en péril les principales réalisations des principales initiatives d’allégement de la dette des années 2000. Les économies émergentes à différents stades de leur développement sont touchées de la même manière : les stocks de la dette extérieure des petits États insulaires en développement (PEID) ont plus que doublé depuis la crise financière mondiale, et certains d’entre eux sont confrontés à des ratios insoutenables dette / PIB bien supérieurs à 100 pour cent.

Sur les causes de la nouvelle vulnérabilité de la dette dans les pays en développement
Alors que les États sont invités « à se protéger avec une gestion appropriée du système public au moyen de réformes structurelles judicieuses, d’une répartition judicieuse des dépenses et d’un investissement prudent » afin d’éviter un endettement insoutenable ainsi que « des pertes économiques créées par des personnes privées et déchargées sur les épaules du système public » (1), les initiatives internationales et les efforts visant à réaliser « des réductions raisonnables et concourantes de la dette publique » dans les économies en développement semblent indispensables.

La crise imminente de la dette des pays en développement, à laquelle cette deuxième session de l’IGE FfD envisage de s’attaquer, est un résultat inhérent au « mal » principal de notre économie mondiale actuelle. Le Saint-Siège a déjà souligné, lors du dernier Conseil du commerce et du développement en juin, que le système actuel ne respecte pas « sa “vraie” nature [qui] consiste à favoriser l’utilisation des ressources économisées là où elles peuvent promouvoir l’économie réelle, le bien-être et le développement de l’homme tout entier et de tous les hommes ». (2)

La crise financière mondiale de 2008 a très clairement montré que la multiplication des « innovations financières » favorise des pratiques obscures dissociées de l’activité économique sous-jacente réelle et que les marchés privés dominés par de telles pratiques n’évaluent pas le risque systémique de manière adéquate. Les chances de réforme ont toutefois été manquées en 2008 et, dix ans après la crise financière mondiale, « l’influence croissante des marchés financiers sur le bien-être matériel de la plupart des êtres humains » reste un obstacle majeur au progrès, à la réforme et à la promotion du  développement humain intégral. (3)

Réponses politiques à la crise de la dette en évolution des pays en développement
En réponse, le Saint-Siège a souligné la nécessité de s’éloigner de la croyance trompeuse selon laquelle les débats sur les questions économiques et financières sont par nature techniques et sans valeur. Au lieu de cela, aucun domaine de l’action humaine ne peut légitimement prétendre être en dehors des principes éthiques basés sur la liberté, la vérité, la justice et la solidarité, qui remettent au cœur de la gouvernance économique mondiale la promotion du développement intégral de chaque personne, de chaque communauté humaine et de toutes les personnes.

Cela signifie que nous « reconnaissons la validité des stratégies économiques qui visent avant tout à promouvoir l’égalité globale de la vie, qui, avant l’expansion aveugle des profits, ouvre la voie au bien-être intégral de la personne entière et de chaque personne. Aucun profit n’est en réalité légitime s’il n’atteint pas l’objectif de la promotion intégrale de la personne humaine, de la destination universelle des biens et  de l’option préférentielle pour les pauvres » (4).

Un corollaire important est la nécessité de maîtriser les pratiques économico-financières qui aggravent les inégalités enracinées et accordent la primauté aux intentions spéculatives d’investisseurs privés. « Ce qui est moralement inacceptable, ce n’est pas simplement de faire du profit, mais de se prévaloir d’une inégalité pour son propre avantage, afin de créer d’énormes profits dommageables pour les autres ; ou d’exploiter sa position dominante afin de profiter injustement du désavantage des autres, ou de s’enrichir en nuisant et en perturbant le bien commun collectif » (5).

En conclusion, Monsieur le Président

Le rôle de la CNUCED consistant à aider les pays en développement à atteindre un tel niveau de soutenabilité de la dette à long terme revêt une grande importance et restera indispensable dans un avenir proche. La délégation du Saint-Siège appelle la CNUCED et la communauté internationale à prendre au sérieux leur responsabilité de promouvoir un environnement économique international propice au développement, dans lequel les pays en développement puissent utiliser leur dette extérieure de manière productive pour protéger le bien-être de leurs citoyens. Un environnement qui réduise donc ces pratiques économico-financières qui « constituent des exemples d’immoralité immédiate, c’est-à-dire des occasions générant facilement le type d’abus et de tromperie pouvant causer des dommages à des contreparties moins favorisées » et « où l’égoïsme et l’abus de pouvoir ont un potentiel énorme de nuire à la communauté » (OPQ, para 14). Comme l’a déclaré le pape François : « Il est important que l’éthique joue à nouveau le rôle qui lui revient dans le monde financier et que les marchés servent les intérêts des peuples et le bien commun de l’humanité » (6). La délégation du Saint-Siège se réjouit de cette session et espère que les résultats de cette semaine aideront à atténuer la vulnérabilité de la dette dans les pays en développement.

Merci Monsieur le Président.

1 Oeconomicae et pecuniariae quaestiones. Considérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel, §32.

2 Pape Paul VI, Lettre encyclique Populorum Progressio, par. 14 ; Conseil pontifical « Justice et paix » (2009). Un nouveau pacte financier international. Note sur le financement et le développement en vue de la conférence organisée par l’Assemblée générale des Nations Unies à Doha, 18 novembre 2008, Cité du Vatican, p. 9.

3 Oeconomicae et pecuniariae quaestiones. Considérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel, §1.

4 Oeconomicae et pecuniariae quaestiones. Considérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel, §10.

5 Oeconomicae et pecuniariae quaestiones. Considérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel, §17.

6 Discours du pape François devant les participants à la conférence sur l’impact des investissements pour les pauvres, Rome,16 juin 2014. Disponible à l’adresse :

https://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2014/june/documents/papafrancesco_20140616_convegno-justpeace.html

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

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Le cardinal Parolin à la cérémonie du centenaire de l’armistice

Le 11 novembre 2018, on pouvait constater la présence du cardinal Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, à la cérémonie du centenaire de l’armistice. Il était parmi les chefs d’État et de gouvernement invités à cette cérémonie.

Le cardinal Parolin a ensuite participé au Forum de Paris sur la paix, comme on peut le voir sur la photo qui précède.

Deux jours avant, à la basilique Sainte-Marie-Majeure, il avait célébré une messe pour le centenaire de l’indépendance de la Pologne (voir le tweet de l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès du Saint-Siège). Le 11 novembre 1918 est aussi une date importante dans l’histoire de la Pologne.

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Le pape François à célébré la messe pour les cardinaux et évêques décédés

Ce vendredi 2 novembre, jour de commémoration des défunts, le pape François à célébré une messe pour les cardinaux et évêques décédés depuis un an. Cette célébration a eu lieu à la basilique Saint-Pierre de Rome à 11 h 30. Plusieurs cardinaux, comme les cardinaux Tauran ou Castrillon Hoyos sont décédés cette année. D’autres figures plus controversées, comme le cardinal Law, mis en cause dans la gestion d’affaires impliquant des prêtres pédophiles, ont également disparu. 156 évêques sont décédés depuis un an. L’Église prie pour l’âme de ses serviteurs.

Comme le rappelle le site Vatican News :

Au lendemain de la messe pour les fidèles défunts, qu’il célèbre cette année au cimetière romain du Laurentino, et de sa visite dans la crypte vaticane pour prier sur les tombes des Papes défunts, le Pape François célèbre ce samedi matin à 11h30, en la basilique Saint-Pierre, une messe pour les cardinaux et évêques défunts.

Au cours de l’année écoulée, huit cardinaux sont décédés, parmi lesquels deux Français : le cardinal Bernard Panafieu, archevêque émérite de Marseille, décédé le 12 novembre 2017 à l’âge de 86 ans, et le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux et camerlingue de la Sainte Église romaine, décédé le 5 juillet dernier aux États-Unis, à l’âge de 75 ans. Il est à noter que le cardinal Tauran, au service de la Curie romaine depuis plus de quatre décennies, et qui était très apprécié par le Pape François, n’a toujours pas été remplacé dans les fonctions qu’il occupait.