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Week-end du groupe « Théophile » les 3 & 4 novembre 2018 à l’Abbaye Notre-Dame d’Autrey (88)

Objectif du week-end : aider de jeunes hommes et femmes à réfléchir à leur vocation dans l’Église et à discerner un appel à la vie consacrée ou au ministère de prêtre.

Contact : Service diocésain des Vocations – Abbé Stéphane Kamm, tél. 06 33 22 14 98 ou vocations57@gmail.com

 

NLQ #Rome

Prière, pauvreté et patience : les 3 piliers de la vie consacrée selon le Pape

La prière, la pauvreté et la patience sont les trois « P », les piliers de la vie consacrée ; ils permettent aux religieux de rester fermes et ancrés dans leur vocation, et de lutter contre « l’euthanasie spirituelle ». C’est ce que le Pape François a rappelé à quelques 600 religieuses, religieuses et laïcs consacrés du monde entier, venus à Rome participer à un congrès international organisé par la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.

François insiste sur le primat de la prière dans la vie du consacré. Prier, c’est en quelque sorte « revenir au premier appel », à cette rencontre initiale avec le Seigneur.  C’est en priant, en parlant avec Lui que le religieux vit sa consécration, la renouvelle sans cesse, et se maintient toute la journée en présence de Dieu. « Priez », enjoint le Pape avec empressement, ajoutant que « l’Église a besoin d’hommes et de femmes qui prient en ce moment de douleur qui afflige l’humanité ».

La pauvreté protège de la mondanité

La pauvreté est le second pilier sans lequel il n’y aurait point de fécondité spirituelle ; la pauvreté est « mère », a affirmé le Pape, reprenant les mots mêmes de St Ignace de Loyola. Constitutive de la vie consacrée, diverse selon les règles et les congrégations, elle n’est « pas négociable », car elle est un mur défensif contre les pièges qui guettent le religieux, au premier rang desquels, l’esprit de mondanité.

Pour le Souverain Pontife, trois marches séparent la consécration religieuse de la mondanité. En premier lieu, l’attachement à l’argent et aux richesses, ensuite, la vanité, et enfin, l’orgueil. Seule la pauvreté peut aider le religieux à se prémunir contre cette graduation mortifère et préjudiciable à sa consécration.

L’impatience et “l’art de bien mourir”

Le dernier, mais non moins important, pilier de la vie consacrée est la patience. À son auditoire aussi attentif que réactif, le Pape a exhorté à « entrer en patience », -une attitude calquée sur Jésus-, qui va des petites choses de la vie communautaire, des petits gestes, jusqu’au sacrifice de soi-même. Pour François, l’absence de patience explique les guerres intestines au sein des congrégations, les carriérismes dans les chapitres généraux. Or, la vie en communauté exige la patience, celle de se supporter les uns les autres. Sans elle, impossible de suivre le Christ, impossible de compatir aux souffrances du monde, ni de les porter sur ses épaules.

L’impatience, notamment devant le manque de vocations, peut s’avérer mauvaise conseillère. « La patience manque et les vocations ne viennent pas ? Vendons et attachons-nous à l’argent en prévision de ce qui peut arriver dans le futur. » Et le Pape de citer l’exemple de deux congrégations masculines, présentes dans un « pays trop sécularisé », qui ont décidé de fermer leur noviciat, condamnant ainsi leur avenir au nom de « l’ars bene moriendi », l’art de bien mourir. Un art qui n’est en réalité que « l’euthanasie spirituelle d’un cœur consacré qui n’en peut plus, n’a pas le courage de suivre le Seigneur », et cède à la désespérance.

En guise de conclusion, le Pape a invité les religieux et consacrés à fonder leur vie sur ces trois piliers, à prendre des « options radicales » personnelles et communautaires en ce sens. Il en va de leur fécondité spirituelle.

Source : Vatican News – Manuella Affejee

Photo : Vatican Media

NLQ #Rome

La vie consacrée « une gifle à la mondanité spirituelle » – Pape François

« Je vous remercie de votre témoignage… la vie consacrée est une gifle à la mondanité spirituelle. Continuez ! » C’est la conclusion du discours que le pape a improvisé devant les prêtres, les religieux, les séminaristes et les diacres permanents du diocèse de Bologne (Italie), le 1er octobre 2017.

Depuis la cathédrale San Pietro de la ville, à l’occasion de sa visite pastorale dans le diocèse, le pape a recommandé aux prêtres de vivre « une expérience d’appartenance » au diocèse pour ne pas devenir « trop ‘individuels’, trop seuls, avec le danger de devenir inféconds, nerveux… ». Il a aussi exhorté à « la transparence chrétienne… le courage de parler de tout ».

Sans être « un populiste », le pasteur doit « discuter avec la réalité d’un peuple ». Il s’agit notamment de ne pas laisser les églises « fermées » : « ce n’est pas un bureau de syndicat… C’est le lieu où tu viens adorer le Seigneur. Mais si un fidèle veut adorer le Seigneur et trouve la porte fermée, où va-t-il le faire ? »

Au fil de son discours prononcé d’abondance de cœur, le pape a fustigé les « arrivistes » qui pensent « le service presbytéral comme une carrière ecclésiastique… Les arrivistes font tant de mal … parce qu’ils sont en communauté » mais ils cherchent à « avancer de leur côté ».

S’adressant aux consacrés, il a mis en garde contre « la psychologie de la survie » qui revient à « attendre la voiture funéraire… C’est une attitude de défaite … qui conduit à un manque de pauvreté ». Et le pape de critiquer la tentation de « chercher la sécurité dans l’argent », « la route la plus adaptée pour aller à la mort ». « Quand les biens matériels d’un institut religieux s’écroulent, je dis ‘merci Seigneur’ », a-t-il lancé sous les applaudissements.

Il ne faut pas non plus chercher la sécurité dans « les vocations » : « La psychologie de la survie te conduit à vivre mondainement, avec des espérances mondaines, et non à se mettre sur le chemin de l’espérance divine, l’espérance de Dieu. »

 

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Doctrine / Formation

De l’importance des consacrés

Par un moine de Triors,

 

Grâce à Jean-Paul II, le 2 février est devenu la journée des religieux. Le choix de ce jour est très heureux, tant l’Évangile qui y est proclamé encourage et illumine tout consacré à poursuivre avec ardeur et persévérance la sequela Christi qu’il a embrassée en pleine liberté, en vue de porter des fruits rédempteurs pour lui-même et pour ses frères. Cet Évangile délivre aussi les religieux de toute autosuffisance qui à l’inverse les rendrait stériles.

Or nous vivons précisément une époque où la fidélité jusqu’à la mort devient extrêmement difficile, en raison d’une mentalité de changement constant et de provisoire dominante chez nos contemporains. C’est vrai pour le mariage, c’est encore plus vrai pour la vie religieuse. Notre culture de provisoire qui établit le vivre à la carte rend les hommes esclaves des modes éphémères et les éloigne des valeurs évangéliques fondamentales et pérennes. Ainsi, les renoncements réclamés par une vie qui se veut toute consacrée à Dieu dans la durée semblent impossibles à réaliser. L’époque d’internet non seulement ne facilite pas le silence absolument nécessaire, mais encore place les aspirants à la vie religieuse dans une situation socioculturelle aux antipodes de la vie religieuse. Ainsi beaucoup de jeunes deviennent victimes de cette logique de la modernité ; logique fausse mais qui en séduit hélas beaucoup, même si une jeunesse nouvelle entend conserver sa liberté qu’elle veut mettre au service de la vérité. Car quand l’homme aime vraiment, il ne prévoit pas le moment où il n’aimera plus. S’il a bâti sur le roc qu’est le Christ, toutes les intempéries peuvent arriver et le religieux, comme tout chrétien d’ailleurs, restera fidèle, comme les vieux chênes séculaires de nos campagnes.

La fidélité doit conduire à la sainteté. Le religieux embrasse la vie consacrée pour devenir par l’imitation du Christ un saint, un témoin des béatitudes. Hélas, il y a des contre témoignages. Mais à la vérité, il y en a toujours eu. La vie religieuse est vie au désert et on y rencontre Dieu, mais aussi le diable, l’ennemi du genre humain qui utilisera tous les moyens pour empêcher un religieux de parvenir à l’union au Christ et par là à la sainteté : routine, acédie, attrait des choses matérielles et amour de l’argent, divisions internes, recherche du pouvoir. En un mot, le religieux devra toute sa vie lutter contre les trois concupiscences dont parle saint Jean.

Notons toutefois que l’une des caractéristiques de la vie religieuse, à savoir la vie fraternelle en communauté, favorise étroitement non seulement le désir de sainteté, mais encore la réalisation de ce saint désir. Alors que l’ermite doit lutter tout seul, le religieux lutte avec des frères. On remarquera aussi que la vocation comme la foi est un trésor, certes porté dans un vase d’argile, mais un trésor qui est don absolument gratuit d’un Dieu de miséricorde qui veut une rencontre personnelle avec sa créature. Et ce Dieu miséricordieux est fidèle. Pour être comme son Seigneur fidèle et avoir les mêmes sentiments que lui, le religieux devra impérativement regarder constamment le Christ. Les infidélités viennent la plupart du temps de distractions et de déviations causées par le fait que l’on veut regarder autre chose que le Christ lui-même. Et on touche du doigt l’importance pour la vie religieuse non seulement de la conventualité, mais encore de l’accompagnement spirituel. Prions pour que avec Marie, tous les religieux accompagnent le Christ vers la Jérusalem céleste, comme les pèlerins d’Emmaüs le jour de Pâque.

L’homélie du Pape

Lorsque les parents de Jésus ont porté l’Enfant pour accomplir les prescriptions de la Loi, Syméon, « sous l’action de l’Esprit » (Lc 2, 27), prend l’Enfant dans ses bras et commence à louer. Un cantique de bénédiction et de louange : « Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël » (Lc 2, 30-32). Non seulement Syméon a pu voir, mais il a eu aussi le privilège d’embrasser l’espérance attendue, et cela le fait exulter de joie. Son cœur se réjouit parce que Dieu habite au milieu de son peuple ; il le sent chair de sa chair.

La liturgie d’aujourd’hui nous dit qu’avec ce rite (quarante jours après la naissance) « Jésus (…) se conformait (…) à la loi du Seigneur, mais (que), en vérité, il venait à la rencontre du peuple des croyants » (Missel Romain, 2 février, Monition de la procession d’entrée). La rencontre de Dieu avec son peuple suscite la joie et renouvelle l’espérance.

Le chant de Syméon est le chant de l’homme croyant qui, à la fin de ses jours, peut affirmer : c’est vrai, l’espérance en Dieu ne déçoit jamais (cf. Rm 5, 5), il ne trompe pas. Syméon et Anne, dans leur vieillesse, sont capables d’une nouvelle fécondité, et ils en témoignent en chantant : la vie mérite d’être vécue avec espérance parce que le Seigneur garde sa promesse ; et Jésus lui-même expliquera cette promesse dans la synagogue de Nazareth : les malades, les prisonniers, ceux qui sont seuls, les pauvres, les personnes âgées, les pécheurs sont invités, eux aussi, à entonner le même chant d’espérance ; Jésus est avec eux, il est avec nous (cf. Lc 4, 18-19).

Louange faite chair

Ce chant d’espérance, nous l’avons reçu en héritage de nos pères. Ils nous ont engagés dans cette « dynamique ». Sur leurs visages, dans leurs vies, dans leur dévouement quotidien et constant, nous avons pu voir comment cette louange s’est faite chair. Nous sommes héritiers des rêves de nos pères, héritiers de l’espérance qui n’a pas déçu nos mères et nos pères fondateurs, nos aînés. Nous sommes héritiers de nos anciens qui ont eu le courage de rêver ; et comme eux, aujourd’hui, nous voulons, nous aussi, chanter : Dieu ne trompe pas, l’espérance en lui ne déçoit pas. Dieu vient à la rencontre de son peuple. Et nous voulons chanter en nous introduisant dans la prophétie de Joël : «  Je répandrai mon pouvoir sur tout esprit de chair, vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens seront instruits par des songes, et vos jeunes gens par des visions » (3, 1).

Cela nous fait du bien d’accueillir le rêve de nos pères pour pouvoir prophétiser aujourd’hui et retrouver ce qui un jour a enflammé notre cœur. Rêve et prophétie ensemble. Mémoire de la façon dont ont rêvé nos anciens, nos pères et mères et courage pour poursuivre, prophétiquement, ce rêve.

Cette attitude nous rendra féconds, nous, personnes consacrées, mais surtout elle nous préservera d’une tentation qui peut rendre stérile notre vie consacrée : la tentation de la survie. Un mal qui peut s’installer peu à peu en nous, dans nos communautés. L’attitude de survie nous fait devenir réactionnaires, peureux ; elle nous enferme lentement et silencieusement dans nos maisons et dans nos schémas. Elle nous projette en arrière, vers les exploits glorieux – mais passés – qui, au lieu de susciter la créativité prophétique issue des rêves de nos fondateurs, cherchent des raccourcis pour fuir les défis qui aujourd’hui frappent à nos portes. La psychologie de la survie ôte la force à nos charismes parce qu’elle nous conduit à les « domestiquer », à les ramener « à portée de main » mais en les privant de cette force créatrice qu’ils ont inaugurée ; elle fait en sorte que nous voulons davantage protéger des espaces, des édifices ou des structures que rendre possibles de nouveaux processus. La tentation de la survie nous fait oublier la grâce, elle fait de nous des professionnels du sacré mais non des pères, des mères ou des frères de l’espérance que nous avons été appelés à prophétiser. Ce climat de survie endurcit le cœur de nos aînés en les privant de la capacité de rêver et, ainsi, stérilise la prophétie que les plus jeunes sont appelés à annoncer et à réaliser. En peu de mots, la tentation de la survie transforme en danger, en menace, en tragédie ce que le Seigneur nous présente comme une opportunité pour la mission. Cette attitude n’est pas propre uniquement à la vie consacrée, mais à titre particulier nous sommes invités à nous garder d’y succomber.

 

 Lire la suite sur l’espérance, sur le site de L’Homme nouveau

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La tentation de survie nous fait oublier la grâce dit le pape aux consacrés

A l’occasion de la journée de la vie consacrée, ce 2 février 2017, le pape François a dénoncé « la tentation de la survie » qui rend « stérile » la vie consacrée. « Un mal qui peut s’installer peu à peu en nous, dans nos communautés. L’attitude de survie nous fait devenir réactionnaires, peureux ; elle nous enferme lentement et silencieusement dans nos maisons et dans nos schémas. »

Tout comme saint Jean-Paul II, qui face à des milliers de prêtres rassemblés à Ars en 1986 dénonçait la routine sclérosée des « fonctionnaires de Dieu », le Pape François a déclaré aux religieux et consacrés que « la tentation de la survie nous fait oublier la grâce, elle fait de nous des professionnels du sacré mais non des pères, des mères ou des frères de l’espérance que nous avons été appelés à prophétiser. Ce climat de survie endurcit le cœur de nos aînés en les privant de la capacité de rêver et, ainsi, stérilise la prophétie que les plus jeunes sont appelés à annoncer et à réaliser. »

Dans un contexte de « transformation multiculturelle » qui peut être déstabilisante, il est important que « la personne consacrée soit insérée avec Jésus dans la vie, dans le cœur de ces grandes transformations »« non par une attitude défensive, non poussés par nos peurs, mais les mains à la charrue, en cherchant à faire croître le grain souvent semé au milieu de l’ivraie. Mettre Jésus au milieu de son peuple signifie avoir un cœur contemplatif, capable de discerner comment Dieu marche dans les rues de nos villes, de nos villages, de nos quartiers », a exhorté le Saint-Père.

Il a enfin appelé les consacrés à accompagner Jésus « pour qu’il rencontre son peuple, pour qu’il soit au milieu de son peuple, non pas dans la lamentation ou dans l’anxiété de celui qui a oublié de prophétiser parce qu’il ne prend pas en charge les rêves de ses pères, mais dans la louange et dans la sérénité ; non pas dans l’agitation mais dans la patience de celui qui se fie à l’Esprit, Seigneur des rêves et de la prophétie. Et ainsi, nous partageons ce qui nous appartient : le chant qui naît de l’espérance », a conclu le Saint-Père.

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Colombie, la vie consacrée au cœur de l’année de la réconciliation

S’inspirant au thème « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co, 5, 20) indiqué par l’épiscopat colombien, qui fait de la réconciliation un engagement prioritaire de toute l’Eglise en Colombie pour l’année 2017, la Vie consacrée entend, elle aussi, vivre sa prochaine Journée mondiale du 2 février en mettant en relief la mission des consacrés, consistant, une fois réconciliés, à se faire promoteurs de paix et de réconciliation.

La Journée mondiale de la Vie consacrée, qui est célébrée en la Fête de la Présentation de Notre Seigneur au Temple, le 2 février, « constitue l’occasion de reconnaître le don de la vie consacrée et de dire que le dévouement des consacrés et leur service plein d’amour rendu à l’Eglise est lumière pour le monde et qu’il promeut la paix et la réconciliation » a souligné S.Exc. Mgr José Alejandro Castaño Arbeláez, Evêque de Cartago et Président de la Commission épiscopale pour la Vie consacrée, dans la note parvenue à Fides.

 

« Les consacrés en Colombie ont été présents depuis la première Evangélisation – continue l’Evêque – en différents milieux, annonçant l’Evangile dans les domaines de l’éducation, de la santé et auprès des plus pauvres. Avec un grand esprit missionnaire, ils ont porté l’Evangile aux différentes populations, au travers de leur vie pauvre, chaste et obéissante ». En cette Fête, nous sommes appelés à reconnaître le don de la vie consacrée comme « expression de l’amour et de la tendresse de Dieu » exhorte Mgr Castano Arbelaez, qui appelle les consacrés à être « de joyeux promoteurs de la paix et de la réconciliation »

Lu sur Agence Fides

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Hémorragie des vocations, le pape donne quelques pistes

Pour stopper l’« hémorragie » des abandons de vocation et remédier à la crise de la « fidélité » dans la vie consacrée, le pape François a recommandé notamment une vie fraternelle saine et un bon accompagnement spirituel. Devant les participants à l’assemblée plénière de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, le 28 janvier 2017, il a formulé les critères d’un accompagnement équilibré.

Les membres du dicastère étaient réunis au Vatican sur le thème “Fidélité et persévérance : entrelacement de responsabilités”. A une époque où « la fidélité est mise à l’épreuve » et où « il est difficile d’assumer des engagements sérieux et définitifs », le pape a diagnostiqué « une ‘hémorragie’ qui affaiblit la vie consacrée et la vie même de l’Eglise ».

« Les abandons dans la vie consacrée nous préoccupent », a-t-il confié. Si certains « partent dans un acte de cohérence, parce qu’ils reconnaissent, après un discernement sérieux, n’avoir jamais eu la vocation », d’autres cependant connaissent l’érosion de leur fidélité « avec le temps », souvent « quelques années seulement après la profession perpétuelle ».

Le pape François a énuméré les facteurs qui « conditionnent la fidélité » aujourd’hui : d’abord, le contexte social et culturel « du provisoire », où l’on peut vivre « à la carte » et être « esclaves des modes ». Cette culture, a-t-il noté, « induit le besoin d’avoir toujours des ‘portes latérales’ ouvertes sur d’autres possibilités, alimente le consumérisme et oublie la beauté de la vie simple et austère, en provoquant souvent un grand vide existentiel ». Dans cet environnement, a-t-il ajouté, « tout est jugé en fonction d’une auto-réalisation très souvent étrangère aux valeurs de l’Evangile. (…) Les règles économiques se substituent aux règles morales, (…) la dictature de l’argent et du profit prône une vision de l’existence selon laquelle celui qui ne rapporte pas est mis à l’écart ».

Autre facteur : « on ne manque pas de jeunes très généreux, solidaires et engagés au niveau religieux et social », mais beaucoup sont « victimes de la mondanité », a déploré le pape. Il l’a synthétisée ainsi : « recherche du succès à tout prix, de l’argent facile et du plaisir facile ».

Les contre-témoignages des consacrés

Il a mis en relief un troisième facteur dans la vie consacrée elle-même : s’il y a « beaucoup de sainteté », il y a aussi « des situations de contre-témoignage qui rendent la fidélité difficile ». Par exemple « la routine, la lassitude, le poids de la gestion des structures, les divisions internes, la recherche du pouvoir – les arrivistes –, une manière mondaine de gouverner les instituts, un service de l’autorité qui parfois devient autoritarisme » et d’autres fois permissif. La vie consacrée, a insisté le pape, doit « montrer la beauté de la suite du Christ et rayonner l’espérance et la joie ». Des signes qui « montrent comment va une communauté ».

Le pape François a alors recommandé de prendre soin de la vie fraternelle : « car quand un frère ou une sœur ne trouve pas de soutien pour la vie consacrée à l’intérieur de la communauté, il ira le chercher à l’extérieur, avec tout ce que cela implique ». Il a préconisé aussi « une bonne formation théologique et spirituelle ».

La vocation est « un trésor » qu’il faut « protéger » comme « les choses les plus précieuses », a-t-il souligné, car ce « don » est aussi « une responsabilité ». Cela implique de garder « le regard fixé sur le Seigneur, en faisant toujours attention à marcher selon la logique de l’Evangile et à ne pas céder aux critères de la mondanité ». Si souvent, a mis en garde le pape, « les grandes infidélités commencent par des petites déviations ou distractions ».

Choisir entre le bien et le mieux

Enfin, le pape jésuite a longuement évoqué l’importance de l’accompagnement, invitant à investir « dans la formation d’accompagnateurs compétents », prêtres ou laïcs, car « le charisme de l’accompagnement spirituel est un charisme ‘laïque’ ».

« Beaucoup de vocations se perdent par manque d’accompagnateurs valables », a-t-il estimé : « Il est difficile de rester fidèle en marchant seul, ou en marchant sous la direction de frères et de sœurs qui ne sont pas capables d’une écoute attentive et patiente, ou qui n’ont pas d’expérience adéquate de la vie consacrée ». Il faut pour cela « des frères et sœurs experts des chemins de Dieu ».

Le pape a donné des critères pour un bon accompagnement spirituel : « éviter tout type de modalité d’accompagnement qui crée des dépendances, qui protège, contrôle ou rend infantile ». L’accompagnement doit être « proche, fréquent et pleinement adulte ».

 Le discernement, a-t-il poursuivi, exige de la part de l’accompagnateur et de la personne accompagnée « une fine sensibilité spirituelle » et de savoir se mettre « face à soi-même et face à l’autre » en étant « détaché des préjugés et des intérêts personnels ou de groupe ».

Le pape a aussi rappelé que le discernement ne consiste pas seulement à « choisir entre le bien et le mal, mais entre le bien et le mieux, entre ce qui est bon et ce qui conduit à l’identification avec le Christ ». Il doit conduire « à découvrir la volonté de Dieu, à chercher en tout ce qui est le plus agréable au Seigneur ».

Lu sur Zénith

Agenda / Annonce

Mgr Bataille invite les religieux du diocèse de Saint-Etienne pour la fête de la vie consacrée

Cette année, la rencontre de la Vie Consacrée aura lieu au Monastère des Clarisses à Montbrisson, le jeudi 2 février 2017, fête de la Présentation du Seigneur. Mgr Bataille invite tous les catholiques à rejoindre les religieux et les consacrés à 17 h 45, pour l’eucharistie (avec vêpres intégrées) qu’il présidera, entouré des religieux prêtres ainsi que des prêtres diocésains.

Monastère des Clarisses – 29 avenue de la Libération, 42600 Montbrison- 04 77 58 13 35.