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France : Le père Alexandre Joly nommé évêque auxiliaire de Rennes

Il était vicaire général à Rouen.

Le pape François a nommé Mgr Alexandre Joly, 47 ans, évêque auxiliaire de Rennes, en France, ce vendredi 14 décembre 2018.

Père Joly étai, depuis 2017, vicaire général de l’archidiocèse de Rouen.

L’ordination épiscopale de Mgr Joly aura lieu le dimanche 10 février 2019, à 16h, en la cathédrale Saint-Pierre de Rennes, indique un communiqué des évêques de France.

Selon la biographie officielle publiée par le Saint-Siège, P. Alexandre Joly est né le 9 octobre 1971 à Saint-Malo, dans l’archidiocèse de Rennes.

Après ses études secondaires, il est entré au Séminaire interdiocésain de Paray-le-Monial en 1989 et, en 1993, il a été envoyé au Séminaire pontifical français de Rome (PSG), où il suivait les cours de l’Université pontificale grégorienne et il a obtenu en 2000 un doctorat en théologie. Il a également fait une année d’études à l’Université d’Oxford en Grande-Bretagne.

Il a été ordonné prêtre le 28 juin 1997 pour l’archidiocèse de Rouen.

Après l’ordination, il a été prêtre étudiant à Rome et à Oxford (1997-2000).

Il a été vicaire paroissial de Notre-Dame de Rouen Centre et aumônier diocésain des étudiants (2000-2003).

De 2003 à 2013, il a été curé de la paroisse Saint-Jacques de Mont-Saint-Aignan et, de 2006 à 2008, directeur du service diocésain de catéchèse.

Il a occupé le poste du secrétaire général du synode diocésain de Rouen de 2008 à 2010.

Il a été ensuite directeur du service diocésain de la liturgie et des sacrements (2011-2018).

Il a été vicaire épiscopal en charge des laïcs en mission ecclésiale et curé de la paroisse Saint-Paul de Quevilly-Couronne (2013-2017).

Source : Zenit.org

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A la découverte des diocèses de France : au tour du diocèse de Luçon

Tous les mois, la conférence des évêques de France vous  invite à découvrir un diocèse à travers un portrait de son évêque et des membres de la communauté catholique qui l’animent et le font vivre. Quelles sont les priorités pastorales développées ici ou là ? Quelles sont les dates-clés, les figures de saint ou les hauts-lieux spirituels qui ont marqué son histoire ? Reportages, interviews et portraits accompagneront cette découverte.

Ce mois-ci, c’est au tour du diocèse de Luçon !
Le diocèse de Luçon a fêté ses 700 ans en 2017. A travers une interview de Mgr François Jacolin, une présentation des grandes figures du diocèse et des reportages à Luçon, à Saint-Jean-de-Monts, ou aux Sables d’Olonne… partons à la découverte du diocèse de Luçon.
Cliquez ici pour découvrir les reportages !

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Paris : Mgr Aupetit s’est vu imposer le pallium le 7 octobre dernier

Le dimanche 7 octobre 2018, le nonce apostolique a imposé le pallium sur les épaules de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris. Ornement liturgique, le pallium est issu d’une tradition vestimentaire antérieure à la tradition chrétienne.

Le pape François a remis le 29 juin dernier le pallium aux nouveaux archevêques à Rome. L’imposition se déroule ensuite dans chaque diocèse.

Lire l’article de Paris Notre-Dame “Le pallium, d’hier à aujourd’hui

- Lire l’homélie de Mgr Michel Aupetit du 7 octobre à Notre-Dame de Paris pour la remise du pallium

Revoir la célébration

Source : Diocèse de Paris

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“Laissez vous surprendre par les prêtres de la Drôme”

Les pères Guillaume Teissier, Eric Lorinet, Pierre Legendre, Stéphane N’Guyen, Benjamin Latouche, vous entraînent à leur suite dans leurs aventures de Prêtres en Drôme.

Aimer le Christ et le faire connaître…

… et venez découvrir leurs visages et la joie qui les anime

  • Mgr Michel : découvrir le cœur profond du ministère des prêtres
  • Aimer le christ et le faire connaître

 Je souhaite que ça puisse permettre à beaucoup de découvrir le cœur profond du ministère des prêtres. 

Mgr Michel

Aimer le christ et le faire connaître

Père Pierre Lambert

Je voyais tellement qu’il y avait besoin de mettre la joie et le bonheur dans la vie des gens que j’ai voulu y participer, en étant prêtre.

Père Christophe Rivière

Je suis très heureux d’être prêtre. Et si, quand j’avais 20 ans, on m’avait dit « tu seras prêtre et tu seras très heureux » je ne l’aurais pas cru.

Père Benjamin Latouche

Je suis marqué de voir à quel point le Seigneur appelle des hommes très différents les uns des autres.

Père Damien de Villepoix

Comme prêtre tu es donné pour tous, tu es donné à tous sans exclusion. Et c’est toujours inattendu.

 

Père Michel Bravais

C’est toute cette confiance que les gens nous font, et qu’il faut savoir leur rendre en leur faisant confiance, que je porte dans ma prière, tous ces visages que je rencontre au quotidien et qui font mon bonheur.

Père Pierre Legendre

Une des plus grandes joies de mon ministère c’est de pouvoir donner le pardon du Seigneur.

Père Daniel Blanc

Être prêtre, c’est être envoyé en mission par le Seigneur et par l’intermédiaire de notre évêque.

Père Benoît Pouzin

Je suis un prêtre heureux et comblé parce que tous les métiers que je rêvais de faire, je les fais en tant que prêtre.

Source : Diocèse de Valence

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“Un établissement scolaire est un lieu où l’on sème la Vie” exhorte Mgr Roland lors de la messe de rentrée de l’enseignement catholique diocèsain

 

Le samedi 22 septembre, Mgr Pascal Roland a présidé la messe de rentrée de l’enseignement catholique, à laquelle étaient conviés élèves, parents, professeurs, chefs d’établissements, équipes éducatives… Dans son homélie, en commentant la parabole du semeur, il les a exhortés à faire des établissements scolaires des lieux où on sème la vie !

 

Homélie de Mgr Roland

 

Au moment où nous ouvrons ensemble une nouvelle année scolaire ; au moment où plusieurs nouveaux chefs d’établissements et adjoints en pastorale scolaire reçoivent leur lettre de mission ; nous venons d’entendre la Parole de Dieu qui nous éclaire sur le sens de la mission de l’Enseignement Catholique, à qui il revient d’annoncer l’Evangile aux enfants et aux adolescents confiés par leur famille.

 

Vous avez entendu que les deux textes bibliques proclamés à l’instant développent l’image de la semence jetée en terre et du mystère de sa croissance. On évoque les conditions de la croissance jusqu’à la maturité ; on expose clairement les obstacles et les raisons des échecs. Enfin il est fait mention d’un passage nécessaire par la mort pour advenir à la résurrection. Bien sûr, ces images bibliques sont puissamment évocatrices pour nous tous ici présents, que nous soyons parents, enseignants, chefs d’établissements, personnels éducatifs, personnels de service, membres des OGEC, personnel de la DDEC, prêtres intervenant dans nos institutions, et bien sûr élèves, bénéficiaires du service offert dans nos établissements. Car un établissement scolaire est un lieu où l’on sème la vie. C’est un espace au service de la croissance d’enfants et d’adolescents qui progressent vers l’état adulte.

 

 

 

A partir de l’éclairage de la Parole de Dieu, je vous propose 5 points de repère pour vivre la mission qui nous est confiée.

 

 

  • Ce n’est pas l’homme qui opère la croissance, mais c’est Dieu

 

En ce début d’année, nous devons tous commencer par nous resituer humblement devant Dieu. La tâche qui est devant nous est une responsabilité magnifique et redoutable. Nous devons reconnaître notre incapacité fondamentale à donner la vie. Nous ne faisons que collaborer à une œuvre divine qui nous dépasse infiniment.

 

 

Si nous avons la responsabilité de semer, et de veiller aux bonnes conditions de la croissance, nous ne devons pas oublier pour autant que nous ne sommes pas maîtres de la fécondité de notre action et que le mystère de la vie nous dépasse infiniment.  C’est avant tout le mystère de la rencontre de la liberté divine avec la liberté de chaque enfant et adolescent.

 

Comme l’enseigne Jésus, l’éducateur ressemble à l’agriculteur : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé  » (Marc 4, 26-219)

 

 

  • Notre responsabilité éducative est de l’ordre de la préparation,

pour qu’il y ait une bonne réceptivité à l’action divine. Il nous revient essentiellement de préparer les cœurs. Tantôt il s’agit de défricher, tantôt il faut labourer, tantôt il faut désherber, tantôt il faut protéger des prédateurs : bref le travail consiste à tout faire pour que ce qui est semé par Dieu tombe dans une bonne terre, où la semence poussera et donnera du fruit au centuple.

 

Notre mission est donc celle de l’ouverture : il s’agit d’apprendre à de jeunes êtres humains à être ouverts, disponibles, réceptifs tout au long de leur existence, pour que l’œuvre de Dieu puisse s’accomplir en eux, comme elle s’est accomplie dans la Vierge Marie.

 

 

  • Il s’agit également d’être témoins de la générosité divine,

Vous remarquerez que le semeur de la parabole n’est pas chiche : il sème abondamment, il n’hésite pas à semer partout, comme s’il craignait qu’une parcelle de terre échappe à sa bonté ! Peut-être que certaines semences seront piétinées. D’autres seront mangées par les oiseaux du ciel ; d’autres encore manqueront d’humidité pour prendre racine ; d’autres enfin seront étouffées par les ronces ! Peu importe ! sa générosité préfère courir ce risque !

 

Etre éducateur suppose la gratuité. On n’attend pas de retour immédiat sur investissement. On œuvre dans la générosité désintéressée et dans l’espérance.

 

 

  • N’oublions pas qu’au cœur de notre mission, il y a la personne du Christ,

Nos établissements sont catholiques, donc des lieux où est explicitement offerte la rencontre avec le Christ, qui est le Maître de la Vie. Le Christ est désigné par saint Paul comme « le dernier Adam », comme « celui qui vient du ciel », par distinction du premier Adam qui vient de la terre. Saint Paul le définit comme « l’être spirituel qui donne la vie ».

 

 

Nos établissements doivent donc être des lieux où est offerte à chacun l’opportunité de rencontrer le Christ, celui qui se désigne lui-même comme étant « le Chemin, la Vérité et la Vie  » (Jean 14, 6)

 

Nous souvenant que l’homme est créé à l’image du Christ et qu’il est donc destiné à la vie éternelle, il est de notre devoir d’honorer la dimension spirituelle et de permettre à tout enfant et adolescent de grandir selon toutes les dimensions de son être.

 

 

  • Enfin, n’oublions pas qu’il n’y a pas d’autre chemin de vie véritable que celui du mystère pascal :

« Ce que tu sèmes ne peut reprendre vie sans mourir d’abord » dit saint Paul. Ce que nous semons, c’est quelque chose de simple, de fragile et de périssable. En ce sens où tout ce que nous faisons, comme par exemple : donner un enseignement, transmettre un savoir, apprendre un savoir-faire, éduquer à un être-ensemble… Tout cela est marqué par la finitude de la condition créée et également marqué par la réalité du péché et ne doit donc pas être absolutisé.

 

 

Au travers de tout ce que nous réalisons avec sérieux et compétence, nous ne devons viser qu’une seule chose : faire en sorte que les enfants et adolescents qui nous sont confiés soient demain des adultes qui feront quelque chose de beau de leur vie, car ils auront appris à aimer en vérité.

 

Nous devons les entraîner dans le mystère de la mort du Christ, c’est-à-dire le mystère d’une vie donnée, le mystère de l’amour infini, qui se donne gratuitement jusqu’au bout : «  Amen, Amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul. Mais s’il meurt il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle  » (Jean 12, 24-25)

 

 

D’où la présence symbolique dans nos établissements du crucifix destiné à nous rappeler à chaque instant le mystère de l’amour divin manifesté en Jésus. D’où la présence également de la statue de la Vierge Marie qui nous signifie le mystère de l’accueil confiant de la vie divine par la créature humaine parfaitement accordée à Dieu.

 

Si nous ambitionnons que les enfants et adolescents de nos établissements puissent grandir et s’épanouir dans leur belle vocation d’enfants de Dieu, alors il est indispensable que nous, adultes, nous ne soyons pas des personnes qui « regardent sans regarder » et « entendent sans comprendre », mais que nous soyons des hommes et des femmes d’écoute !

 

 

Commençons donc, chacun, chacune, par être nous-mêmes une bonne terre en nous disposant résolument à faire partie de ces « gens qui ont entendu la parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance ».

 

Nos établissements de l’Enseignement Catholique constituent un lieu capital pour l’avenir de l’Eglise et de toute la société. Ils ne rempliront pleinement leur mission qu’à la condition que chacun, chacune d’entre nous accepte d’entrer dans un perpétuel processus de conversion !

 

+ Pascal ROLAND

 

 

 

A la fin de la célébration, Olivier de Coat, Directeur diocésain de l’Enseignement catholique, a appelé les chefs d’établissement et les animateurs en pastorale qui ont commencé une nouvelle mission en ce mois de septembre, pour leur remettre leur lettre de mission.

 

Nouveaux chefs d’établissement :

• Au Collège St-Charles (Châtillon-sur-Chalaronne),  Mme Sylvie Rey

• Au Collège Jeanne d’Arc (Bourg-en-Bresse), M. Florian Cieren

• A l’Ecole de Limerol (Feillens), M.  François Perrenot

• A l’Institution St-Pierre (Bourg-en-Bresse), M. Olivier Hautier

• A l’Institut Notre-Dame de Seillon (Péronnas), Mme Nathalie Deparis

• Au Lycée d’enseignement agricole (Saint-Sorlin-en-Bugey), Mme Nathalie Ferrier

 

 

Animateurs en pastorale scolaire

• M. Bertrand Mestrallet au Collège St-Pierre (Bourg-en-Bresse)

• Mme Coralie King au Collège St-Charles (Feillens)

• M. Vianney Vendrely au Lycée St-Pierre (Bourg-en-Bresse)

• Mme Annie Hogue à l’Institution St-Joseph (Miribel)

Source : diocèse de Belley-Ars

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Le diocèse de Gap et d’Embrun se défend des accusations de mauvaise gestion proférée par un journaliste

Communiqué de Monseigneur Xavier Malle, évêque de Gap (+Embrun) et de Monseigneur Jean-Michel di Falco Léandri, évêque émérite de ce diocèse, à propos de la gestion du diocèse de Gap (+Embrun) :

Nous, Xavier Malle, évêque de Gap (+Embrun) et Jean-Michel di Falco Léandri, évêque émérite du même diocèse, constatons qu’un journaliste, a cherché à nous opposer dans un article récent. Cet article présente de graves inexactitudes, tant dans sa forme que dans son fond.

Les erreurs sont trop nombreuses pour les relever toutes. Elles montrent la méconnaissance de l’auteur du fonctionnement de l’Eglise et des actions menées par les deux évêques. L’erreur principale est de laisser penser que le déficit serait de 21 millions d’euros. Il n’en est rien. Ce chiffre correspond à la totalité du projet précédent de réaménagement du sanctuaire de Notre-Dame du Laus qui devait s’étaler sur des décennies (le coût de la nouvelle église étant d’environ 10 millions d’euros, hors mécénat d’entreprise). Comme indiqué par ailleurs, le déficit de trésorerie était de 700 000 euros en 2017. Mgr Jean-Michel di Falco Léandri a toujours dit qu’il laissait à son successeur le discernement quant à l’avenir du projet. Mgr Xavier Malle a donc demandé un audit à un retraité de la Drôme.

Il eut été plus exact d’écrire un déficit de trésorerie, qu’une faillite car effectivement le diocèse est propriétaire d’appartements qui lui rapportent des revenus servant à payer en partie ce déficit.

D’autres erreurs parsèment l’article. Pêlemêle :

– L’ordination épiscopale de l’actuel évêque était le 11 juin, pas le 1er juillet ;

– Il n’y a pas une trentaine de salariés au service de l’évêque ; ce chiffre correspond à la totalité des services diocésains et paroissiaux ;

– Les déplacements des évêques sont payés par les organismes qui les invitent.

– Il n’y a pas eu de reconnaissance officielle des miracles mais des apparitions ;

– Les grands travaux durant l’épiscopat de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri étaient principalement destinés à rendre digne les logements des prêtres en activité et à la retraite, des communautés religieuses, des locaux pour les jeunes…

– L’Association Spirale a financé de nombreux travaux au Sanctuaire de Notre-Dame du Laus (Restauration de la chapelle du Précieux Sang, chemin de croix, restauration intérieure de la basilique, peintures et encadrements etc.) et a soutenu des projets humanitaires à l’étranger (Madagascar, Bénin, Corée du Nord…) ;

Les comptes du diocèse sont disponibles sur internet et vérifiés par le commissaire aux comptes. Les déficits de trésorerie courante étaient d’un million en 2015, 800 000 euros en 2016, et 700 000 en 2017. Le rétablissement des comptes était donc bien enclenché.

Les futurs investissements ne pourront être faits que par des dons spécifiques, en particulier le projet réorienté au sanctuaire de Notre-Dame du Laus, et le seront aussi vers les paroisses.

L’objectif, pour le diocèse, aujourd’hui comme hier, est de poursuivre son développement afin que chacune et chacun puissent sereinement grandir en Église

Mgr Xavier Malle et Mgr Jean-Michel di Falco Léandri

Source : riposte-catholique

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Morbihan : des missions étudiantes à Ploërmel et à Guer

Précisons que MEMO signifie “missions étudiantes du Morbihan”.

 

Deux jeunes mexicains sont arrivés à Ploërmel, et trois françaises s’installent en communauté à Guer chez les soeurs de la Charité Saint Louis

 

PLOERMEL. Après la visite pastorale de Monseigneur Centène dans le doyenné de Ploërmel en février 2018, (Voir article sur le chantier réorganisation territoriale), il avait été acté que des jeunes MEMO viendraient appuyer la vie pastorale du territoire.

C’est maintenant chose faite : deux jeunes mexicains, Carlos et Juan Pablo, sont arrivés samedi. Ils ont déjà prêté main forte à l’équipe « Alpha jeunes » lors du forum des associations – cet évènement incontournable de début d’année où toutes les associations de la commune sont représentées – en aidant à la tenue du stand Alpha jeunes, et allant à la rencontre des jeunes visiteurs.

Arrivés du Mexique au début de l’été, Carlos et Juan Pablo ont déjà participé aux missions d’évangélisation des MEMO lors du Tro Breizh, au Festival Inter-celtique de Lorient, et sur les plages de Pénestin et de Carnac. Ils apprennent tout juste le français, le comprennent bien mais le parle difficilement. « Ils auront une heure de cours de français par jour » nous dit le père Christophe Guégan, responsable des jeunes. « Mais on apprend aussi beaucoup en dialoguant » ajoute Juan Pablo.

Leur mission principale, ce sera l’évangélisation par la rencontre et le témoignage, particulièrement auprès des jeunes. Carlos et Juan Pablo iront à leur contact : auprès des BTS du Lycée Latouche, en accord avec le directeur, au CFA, mais aussi dans les clubs de sport : « le paintball et le football » précise Carlos, ou encore dans les bars, le jeudi soir, ou sur le parvis de l’église. « Nous voulons créer des liens avec eux pour donner un peu de la chaleur mexicaine et leur faire connaître Jésus » explique Juan Pablo. « La France est un pays développé mais les gens sont froids. Et puis pour les français c’est exotique d’être mexicain, notre culture les intéresse. » Ils envisagent également de participer à des cours de langue : espagnol, français ou anglais. Juan Pablo ajoute que pour eux, le succès de leur mission réside dans la rencontre au quotidien, « dans la vie normale avec les gens : à l’école, pendant les repas, les activités, les sorties … » Car pour lui et Carlos, rien ne vaut le témoignage de vie. « J’ai été converti il y a quatre ans au catholicisme, pour moi c’est important de parler de mon expérience. » 

Ils participeront également à la vie pastorale quotidienne auprès des prêtres : offices des laudes et oraison le matin au presbytère, suivies du petit-déjeuner-briefing sur le programme de la journée, et service des messes quotidiennes.  Enfin ils seront bien présents pour aider là où il y a besoin dans la vie paroissiale. Le père Christophe Guégan explique : « …Nous ne voulons pas cadrer de manière trop stricte leur emploi du temps, de façon à laisser de la place à l’Esprit-Saint pour agir ! »

« L’équipe des MEMO de Ploërmel se renforcera peut-être par la présence de jeunes filles mexicaines, c’est encore à définir« , ajoute le père Christophe. Alors rendez-vous dans quelques mois pour faire le point sur leur présence dans le doyenné de Ploërmel, et d’ici là, prions pour leur mission !

 

3 jeunes filles MEMO à Guer 

Trois jeunes filles arrivent à Guer pour vivre une année de discernement vocationnel dans le cadre des MEMO, tout en apportant leur soutien à la vie pastorale du doyenné. Respectivement âgées de 21, 25 et 45 ans, Marie, Hélène et Catherine ont souhaité aller plus loin que l’engagement traditionnel des missionnaires. Elles ont choisi de prendre une année de césure pour vivre en petite communauté, avec l’appui du service des vocations, « et vivre l’abandon au Seigneur dans le quotidien, spirituellement et matériellement » précise Catherine, responsable de la « maison ».

Le Père Louis de Bronac, curé de Guer et délégué épiscopal pour les vocations sera leur accompagnateur : « C’est une année pour permettre d’avancer dans le discernement de sa vocation, nous sommes en train de la bâtir avec elles » .

Trois piliers orienteront leur vie : la mission, la formation et bien sûr, la prière

LA MISSION. D’après le père Louis, vivre la mission est important pour progresser dans le discernement de sa vocation : « le pape nous exhorte au don concret pour avancer dans la vie spirituelle. Et c’est vrai, que, dans la société actuelle, on risque d’être esclave de son imagination, si on n’est pas suffisamment concret dans ses engagements. »

« Ce qui importe aussi, c’est qu’elles découvrent cet aspect de la vie de l’Eglise qu’est la vie paroissiale. Aujourd’hui les jeunes connaissent l’Eglise par les mouvements ou les rencontres internationales, mais la vie paroissiale est souvent une réalité qu’ils ignorent », continue le père LouisLien avec les écoles, avec le monde des anciens et des malades, préparation aux sacrements, autant de domaines dans lesquels elles pourront inventer leur place, « sans que ce qui existe déjà repose sur elles, car il ne faudrait pas que les paroissiens se désengagent » , précise-t-il.

LA FORMATION. « Un peu comme une propédeutique« , « elles suivront des cours de philosophie, théologie, liturgie, spiritualité, et passeront le CET » (Certificat d’Etudes Théologiques). Une ancienne salle de classe dans la maison où elles se sont installées, prêtée par les soeurs de la charité Saint Louis, fera l’affaire. Et différents intervenants viendront donner les cours. « C’est encore en construction, mais nous avons déjà bâti un beau projet de formation« .

LA PRIERE. Enfin leur vie communautaire aura un rythme de prières avec quatre offices par jour, deux oraisons et la messe quotidiennes. Elles suivront la charte des MEMO, adaptée à leur projet, et auront régulièrement dans l’année des retraites en abbaye. Elles vont vivre une année d’abandon à la Providence et subsisteront grâce aux dons.

Monseigneur Centène viendra bénir leur maison à la fin du mois, entouré des  MEMO de toutes les maisons du diocèse, Vannes, Lorient, Pontivy, Ploërmel…

TALITHA KOUM : un signe du Seigneur

« Nous avons choisi d’appeler notre maison « Talitha Koum » en référence à l’évangile de Marc (5,41), où le Seigneur dit à une jeune fille cette parole –  ce qui veut dire « jeune fille je te le dis, lèves-toi ! ». Cette parole est forte pour nous. C’est sûrement l’Esprit-Saint qui nous l’a soufflé ! » nous dit Marie.

Car toutes les trois, bien qu’ayant emprunté des chemins différents, sont revenues à la vie en Christ, avec tant de force qu’elles sentent un appel à tout donner et veulent y répondre.

Depuis cinq ans en Bretagne pour le travail de son père, Marie, 21 ans, nous raconte qu’elle a vraiment fait le choix de Jésus en arrivant ici. Habitant près du foyer MEMO, elle les voyait régulièrement et se sentait très attirée par leur action, jusqu’à participer aux week-ends Vocare qu’ils organisent chaque année. En études de lettres et sciences Po à Angers, elle comprend pendant une retraite à Timadeuc qu’elle ne sera pleinement heureuse qu’en donnant tout à Jésus. A la fin de sa 3ème année, elle part en Inde. A son retour elle a le désir d’entrer en vie contemplative. Un autre week-end Vocare sera décisif : les pères de MEMO proposent ce projet de maison de filles « ça a raisonné dans mon coeur ! » nous dit Marie, « comme une réponse à ce que j’attendais« .

Hélène, 25 ans, est d’origine belge. Ses parents sont en France depuis 2002. Après des études d’infirmière en Belgique, entrecoupées depassages à Vannes où elle a rencontré les MEMO, elle fait le choix de Jésus et intègre ceux-ci : elle devient responsable de la maison des MEMO de Pontivy, tout en travaillant comme infirmière auprès d’handicapés. Elle était présente au week-end Vocare lors de la proposition des pères. « Pour moi c’est le moyen de faire le premier pas sans m’engager dans une communauté. Je ne sais pas à quoi je suis appelée mais quelle que soit la manière dont je vais sortir, j’aurais appris plein de choses. » nous dit-elle. Hélène aura appris, entre autres, que « je sais que je ne suis pas seule depuis que j’ai découvert Jésus, Il est toujours là » nous confie-t-elle pudiquement.

Et Catherine ajoute « vivre en communauté est aussi un moyen d’apprendre à se connaître« . Catherine, 45 ans, est une « recommençante ». Travaillant dans la gestion d’entreprise en région parisienne pendant 20 ans, ses origines bretonnes la font revenir à Quimper où elle se convertit en participant au parcours Alpha, en 2015. Elle change de métier et s’implique dans l’aide à domicile. « Tu es sur un tapis roulant, m’as dit un jour une amie. Et c’est vrai que j’ai fais une avancée fulgurante vers le Christ, avec une envie de donner ma vie, de Le servir à 100 %« .  Depuis ce mercredi des cendres de 2016, en retraite à Timadeuc, « j’ai senti l’appel à donner ma vie. » La vie l’ayant amenée à La Trinité-Porhoët, le curé du lieu lui fait rencontrer le père Louis de Bronac, qui lui parle du projet de maison à Guer. « Aujourd’hui j’attends que le Christ me montre la route, et j’apprends à suivre au jour le jour Sa volonté. »

TALITHA KOUM, « donnez lui à manger«   : une intuition des pères de MEMO

Cette suite dans l’évangile de Marc résonne comme une confirmation dans le choix du nom de la maison. En effet l’intuition des pères, lorsqu’ils ont proposé ce projet de maison, était que, s’il y a tout dans les villes des écoles, des hôpitaux, il manque l’essentiel : le sens de l’âme. « Donnez-lui à manger » c’est redonner du sens. La mission prévue auprès des écoles et des EHPAD de Guer a tout son sens…

Et l’avenir ?

Quand on leur demande si elles sont inquiètes de l’avenir, elles répondent « non, nous vivons un jour après l’autre ». Marie nous confie : »tous les jours je me demande ce que je fais là, et tous les jours je sais que c’est le Seigneur qui m’y a menée. » »Tout se fait naturellement » confirme Hélène. « Nous sommes bien accueillies, et ne manquons de rien. Par exemple nous n’avions aucun meuble, et la maison est meublée… » « on vient nous apporter des légumes, ou nous proposer de cueillir des noisettes dans les jardins…Tous les jours on fait de belles rencontres, on accueille des gens qui viennent prendre le café... » continue Hélène. Pour Catherine, « quoique tu fasses, la priorité c’est l’accueil« .

Leur souhait pour l’avenir, c’est que d’autres jeunes filles viennent partager leur vie communautaire, pour quelques jours ou quelques mois… avis à celles qui voudraient tenter l’expérience !

Source : Diocèse de Vannes

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Aperçu du diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon

Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun, Chalon et Mâcon, est interrogé sur le site de la CEF :

Connaissiez-vous déjà ce diocèse avant d’y prendre en 2006 vos fonctions d’évêque ? 

Non. J’étais venu seulement quelques fois à Taizé, à Mazille et à Paray-le-Monial. Mon grand-père Edmond Michelet venait se ressourcer auprès des frères de la communauté de Taizé dans les années 60. Je connaissais, pour ma part, le frère Luc avant son entrée chez les frères. Je dois dire que j’ai toujours été profondément heureux de conduire dans ce lieu de réconciliation des groupes de lycéens et d’étudiants. Ayant appartenu à la Fraternité Monastique de Jérusalem, j’ai aussi passé des temps communautaires au carmel de Mazille, y vivant des expériences marquantes de ressourcement, collaborant aussi ponctuellement aux travaux agricoles avec les carmélites. Ce à quoi je peux ajouter que j’ai aussi participé avant 2006 à quelques sessions du Renouveau à Paray-le-Monial. Mais passer de Marseille à Autun a représenté un saut important dans ma vie. J’y suis venu un peu comme Abraham, mais sans famille, sans troupeau… répondant à l’appel qui m’était fait. Bien sûr, c’est une responsabilité à laquelle j’étais préparé en ayant été évêque auxiliaire à Marseille. Ce passage dans le diocèse d’Autun s’en est suivi d’une grande joie qui dure toujours !

Vous êtes né à Brive, vous avez été en insertion pastorale à Marseille. Quels ont été vos impressions d’homme du Sud en arrivant dans cette région et ce diocèse ?

Le rythme n’est pas le même. La dominante rurale de la Saône et Loire fait que les rencontres ne se vivent pas selon le même mode. Ici, on prend le temps, davantage que dans les grandes villes. J’ai beaucoup aimé Marseille. Ici, j’apprécie ce qu’on pourrait appeler « le sérieux du labeur obscur ». Si dans le sud, on exagère parfois les marques d’affection, ici, on pourrait parler d’un cœur caché et même très caché derrière une certaine rudesse. Bien sûr, la population y est également nettement moins métissée qu’aux abords de la Méditerranée ; le risque existe de s’installer dans une forme de repli sur des habitudes ancestrales. La Saône-et-Loire compte de très nombreux petits villages et un préfet m’a dit un jour que le défi était surtout de parvenir à faire travailler les gens ensemble.

S’agissant du diocèse, c’est évident qu’il dispose de moyens très différents de ceux du diocèse de Marseille. C’est ainsi que nous avons pu par exemple entreprendre plusieurs travaux immobiliers importants (maison diocésaine, rénovation de nombreux locaux paroissiaux et de cures, maisons d’accueil à Paray-le-Monial). Par ailleurs, j’ai tout de suite vu que la famille diocésaine se réunissait tous les 5 ans à Taizé pour nourrir les engagements de tous dans le domaine de la solidarité envers les exclus et les plus petits. Ce large rassemblement régulier des diocésains m’est apparu tout de suite comme un des points importants pour la communion missionnaire. Enfin, j’ai vite constaté le dynamisme des diacres permanents et le sérieux du discernement des nouveaux candidats au diaconat.

Vous êtes le 113ème évêque d’Autun. Comment ressentez-vous cette pression du passé ?

Le patrimoine historique religieux est considérable : prieurés clunisiens, églises romanes classées… On sent ici une continuité de la vie de l’Église qui a traversé les époques. Cette particularité donne aux chrétiens de ce diocèse une forme de fierté et de sérénité qui permet de prendre la bonne mesure de certains problèmes actuels. Nous avons des ancêtres sur lesquels nous appuyer, depuis fort longtemps. Les longs épiscopats qui caractérisent la vie de ce diocèse traduisent bien cette stabilité. Cela reste vrai jusqu’à une période récente : par exemple, depuis 1940, et avant moi, il n’y a eu que 3 évêques qui se sont succédés. Cette continuité, loin d’être un poids, me paraît une chance. Quant aux lieux patrimoniaux, ils sont davantage des lieux de passage nourrissants que des simples pierres mortes.

Quelles sont vos relations avec les élus locaux ?

Je dirais qu’elles sont bonnes, en grande partie grâce à mon prédécesseur, Mgr Séguy, qui connaissait bien les problèmes de la ruralité et avait noué de beaux contacts avec les maires. En octobre prochain, nous partirons en voyage à Rome avec une quarantaine d’élus du département dont deux députés..

Quelles sont à vos yeux les forces de ce département ?

Ce beau terroir de Bourgogne est extrêmement diversifié. Parmi les richesses agricoles, on peut évoquer entre autres : le poulet de Bresse classé en ACO, les vignobles réputés, l’élevage charolais, les exploitations forestières et les exploitations de polycultures. Quant à la tradition industrielle, symbolisée, entre autre, par la ville du Creusot, elle s’est énormément renouvelée avec une économie dominée par la technologie de pointe dans le domaine des aciers spéciaux (Arcelor Mittal Industeel), de l’énergie (Framatome), des transports (Alstom). Le pôle de Chalon-sur-Saône dispose également d’industries importantes et d’entreprises de haut niveau telles qu’AREVA. Michelin est présent à Blanzy, et les moteurs de camion Fiat sont fabriqués à Bourbon Lancy. Les emplois dans le rural et dans l’industrie sont en proportion plus importante que dans d’autres régions de France. Je pense que l’un des grands atouts de ce département, c’est d’être une terre de passage dotée de voies fluviales et d’un réseau routier important, auquel il faut ajouter trois gares TGV. On passe en Bourgogne quelques heures, voire quelques jours, et le département de Saône-et-Loire multiplie les efforts en faveur du tourisme et de la restauration.

Et si vous recensez les forces de votre diocèse ?

Les congrégations religieuses enseignantes ont été nombreuses et nous comptons encore 26 communautés apostoliques féminines. La vie contemplative y est également marquante avec sept monastères féminins. La communauté de Taizé est évidemment un pôle important de vie monastique qui rayonne dans le monde entier. Il existe par ailleurs dans ce diocèse un fort courant du catholicisme social héritier de grandes familles chrétiennes qui auraient pu s’occuper égoïstement de leurs affaires et de leur fortune, mais qui ont choisi, portées par leur foi chrétienne, de développer des œuvres sociales et hospitalières, tout en offrant de nombreux emplois industriels à une population non seulement locale mais aussi venant de l’étranger. S’agissant des prêtres, nous avons, comme ailleurs, la joie d’accueillir des prêtres Fidei Donum. Notre presbyterium reste pour une large part composé de vocations locales. Plusieurs prêtres de l’Emmanuel sont originaires du diocèse. En ce qui concerne les séminaristes et les jeunes qui entrent en propédeutique en septembre 2018-2019, tous, sauf un, viennent de familles de Saône-et-Loire. Je peux témoigner que se vit ici une belle histoire diocésaine servie par un presbyterium dynamique.

Dans les rêves et les projets que vous avez eus pour ce diocèse, lesquels avez-vous pu réaliser et d’autres pas encore ?

Je ne suis pas sûr d’avoir été un bon serviteur mais j’ai écouté, entendu des attentes fortes à mon arrivée, et tenté d’y répondre. J’ai d’abord cherché à être proche des prêtres, attentif à ce qu’ils vivent, attentif à ce qu’ils se rencontrent ; en particulier à travers la messe chrismale, la retraite sacerdotale, des journées d’amitié… Et il y a les jeunes ! Nous ne sommes pas un diocèse universitaire, mais il existe malgré tout des propositions de qualité auxquelles répondent un certain nombre de jeunes. Aux JMJ de Pologne, nous étions une délégation d’environ 120 participants !

J’ai également continué d’encourager le dialogue interreligieux, avec l’immense joie de voir se poursuivre les rencontres interreligieuses pour la paix au Carmel de Mazille. Je me réjouis d’ailleurs que beaucoup de communautés soient ouvertes à ce dialogue.

Naturellement, le synode diocésain qui vient de s’achever a été une grande aventure. Je l’avais souhaité car je sentais une certaine forme de découragement devant la difficulté de l’ensemble du corps visible de l’Église à se rendre auprès des personnes socialement en difficulté, une difficulté également d’échange entre des prêtres et des laïcs ayant des formations très diverses. Le synode aura déjà permis de mieux se connaître entre chrétiens du diocèse, de rapprocher les uns et les autres dans un dialogue revivifiant. Mon impression est que le synode a permis un élan, même si c’est difficile à mesurer. En tout cas, on n’entend plus certains propos désabusés ! En ce sens, il marquera pour le diocèse une forme d’allégement et de libération pour mieux reprendre ensemble la route derrière le Christ.

Vous avez consacré un projet pastoral pour le monde agricole. Pourquoi et comment va-t-il se déployer ?

Nous sentions que pesait sur de nombreux agriculteurs une grande solitude. De plus, de nombreuses petites exploitations sont en difficulté. C’est un monde qui souffre et qui a besoin de lieux de parole et d’évangélisation. Or on ne peut pas ressusciter les mouvements d’Action catholique comme la JAC (Jeunesse Agricole Catholique) qui manque cruellement. C’est ce qui a motivé cet axe pastoral avec le souhait de créer des petites équipes bien repérables dont les membres pourront s’entraider, repérer les besoins, prier ensemble. Un prêtre, originaire d’une famille d’éleveurs, le Père Jean-Noël Devillard, accompagne ce projet. Pour ma part je pense faire en 2019 des visites pastorales démultipliées dans ce monde rural et aussi auprès des jeunes.

Taizé et les sanctuaires de Paray-le Monial confiés à la communauté de Emmanuel sont de hauts lieux spirituels de votre diocèse. En quoi irriguent-ils la vie des communautés chrétiennes ?

Les frères de Taizé sont bien insérés localement et ils participent à la vie du diocèse. Ils ne sont pas au-dessus ni à côté mais solidaires. Des frères participent régulièrement à telles ou telles instances ou réunions du diocèse. Dans la ville-sanctuaire de Paray-le-Monial qui rayonne très au-delà géographiquement et accueille nombre de pèlerins et de sessionnistes, vivent des paroissiens très dynamiques. Je pense en particulier à l’animation catéchétique et scolaire ainsi qu’aux enfants emmenés en juillet dernier au pèlerinage diocésain de Lourdes. Il y a une grâce du message du Sacré-Cœur dont toute l’Église bénéficie. On ressent à Paray une intériorité, un climat de recherche de la douceur évangélique. Du reste, de nombreux « chercheurs de sens » et des personnes souffrantes et des familles.., aiment venir en ce lieu où on est réconforté par l’humilité du Sauveur. En juillet dernier une session de l’OCH (Office Chrétien des Personnes Handicapées) s’y est tenue. Une merveille !

Et vous père, où vous rendez-vous pour prendre du recul ?

J’aime bien aller de temps en temps passer une journée dans un monastère et trois fois par an, je pars dans le massif du Mont-Blanc pour faire un peu de montagne. Je pense souvent à cette parole de l’évangile de Luc : « Ne passez pas de maison en maison ». Le ressourcement, j’essaie de le vivre dans mon propre cœur, au cours de n’importe quelle journée, pour peu que je sois simplement à ma place. Le lieu même de l’évêché, du fait de la beauté du paysage environnant et de l’ancienneté du bâtiment, est porteur d’équilibre.

Source : Riposte-catholique

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Le diocèse de Bayonne, un diocèse ancré dans des cultures particulières

Entre Pays basque et Béarn, l´Eglise catholique dans les Pyrénées-Atlantiques est ancrée dans des cultures particulières qu´elle accompagne. Le séminaire diocésain forme les futurs prêtres à être des pasteurs bien ancrés dans les réalités locales. Leur mission n´a pas vocation à grandir hors-sol. Des cours de langue basque sont par exemple dispensés à ceux qui le souhaitent. Venus des quatre coins du territoire, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées autour de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, en ce début du mois de mai. A la cathédrale de Bayonne, la journée « diocèse en fête » a été l´occasion pour les catholiques de partager leurs expériences missionnaires et les différents projets d´évangélisation portés par les paroisses, les mouvements ou les services diocésains. La formation est aussi au coeur du projet de Mgr Aillet. Le parcours « Cléophas » veut notamment former solidement ceux qui le souhaitent dans la foi chrétienne, afin d´annoncer le Christ dans la société de manière audible, compréhensible et crédible. La Vie des Diocèses du 14/05/2018.

Source : KTO.TV