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L’édito – La post-humanité n’est pas un mythe, mais l’impasse infernale de notre siècle. 

Fantasmée, idéalisée, diabolisée ou niée, ce qu’on appelle la post-humanité, dans la mouvance post-moderne semble relever de la science-fiction bien au-delà des rêves technologiques de Jules Verne. Comme l’expression l’indique, la post-humanité suppose une rupture dans l’évolution de l’humanité. Une rupture entrainant un changement substantiel tel qu’elle induirait de facto la fin de l’humanité. Pas une fin consécutive à une éradication, une sorte d’Armageddon ou de déluge sans survivant, mais une transmutation de la nature humaine en une nature post-humaine, non encore nommée. Non nommée mais clairement identifiée. Il ne s’agit pas d’augmenter l’humain, comme nous le vivons dans l’étape actuelle du transhumanisme, mais de le rendre immortel parce que sans plus aucune contrainte avec les limites de la nature. Aux contours encore en création, l’être post humain gardera intelligence et conscience, mais dans une enveloppe totalement artificielle donc perpétuellement renouvelable. Ce n’est pas de la science-fiction, mais une dynamique portée par le post modernisme, idéologie dominante actuelle, selon laquelle il ne s’agit plus de dominer et soumettre les contraintes de la nature, mais de les éliminer totalement.

Pour le catholique, en plus de la question du bien-être et de la dignité humaine, se pose la question du rapport à Dieu et de la vie éternelle. Supprimer la mort du corps en maintenant en vie l’âme, c’est fermer les portes du Ciel et s’opposer au bonheur ultime de l’homme en Dieu. Objectif satanique s’il en est. Dans cette optique, déshumaniser ne signifie plus avilir la dignité humaine, mais en finir avec l’humanité, par nature mortelle et donc ouverte à Dieu.

 

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L’édito – L’objet de l’Eglise n’est pas de soulager la misère du monde.

L’attention aux pauvretés, aux fragilités, aux détresses, aux souffrances est, évidemment, un des piliers de la vie de l’Eglise et plus que de « l’institution ecclésiale », des fidèles catholiques. C’est parce que des personnes très concrètes sont appelées à agir que l’Eglise est agissante et non comme entité anonyme. Autrement dit, l’Eglise a une attention privilégiée aux plus pauvres (quelle que soit la pauvreté) parce que les membres qui la constituent sont invités à cette attention. Mais ce n’est pas non plus l’attention aux pauvres et aux miséreux, en tant que telle, qui est l’objet, c’est-à-dire la finalité, le but, ni de l’Eglise, ni des fidèles. C’est la charité qui pousse les fidèles à agir. Elle les pousse, parce qu’ils sont animés de cette charité et les attirent comme un but à atteindre, parce que la charité est un impératif, non pas de devoir, comme pour Kant, mais d’amour et ultimement d’amour envers Dieu. Ainsi, les œuvres de charité sont-elles la conséquence collatérale de la charité. Charité qui conduit à Dieu, ultime finalité de l’Homme. Aussi, aider, soulager les pauvres et les malheureux n’est pas une fin en soi, donc n’est pas l’objet, ni de l’homme ni de l’Eglise. Les conséquences de ces considérations sont multiples et la première suppose que notre acte de charité, provienne et conduise à la charité. Ce qui signifie que l’aide aux malheureux n’est pas simple poussée de compassion, comme pour Schopenhauer, mais motivée par l’amour en vue de l’amour. En d’autres termes, la charité authentique pousse à aider le prochain, non pas à aller physiquement ou psychologiquement mieux à tout prix, mais à se redresser pour avancer vers Dieu. Telle est, du reste, la demande du psalmiste. Faire du bien n’est pas forcément faire le bien, lequel consiste à avancer et aider à avancer vers Dieu. La charité chrétienne est celle-ci. Aussi tout ce que fait le catholique est-il ordonné à cette fin dernière qu’est l’union intime avec Dieu. Quant à l’Eglise, c’est aussi en cette finalité qu’elle est le refuge des pauvres et des malheureux. Donner à manger participe de la restauration de la dignité humaine. Mais si donner à manger réduit à l’assistanat, une autre part de la dignité humaine est affectée. C’est bien, comme le disait le pape Paul VI, à une vision globale de l’homme et de tout l’homme que nous sommes appelés, y compris dans notre action charitable. Or la vision globale de l’homme comprend la vie éternelle en Dieu. L’Eglise n’a pas été instituée pour éradiquer la misère. Le Christ nous a dit que des pauvres nous en aurions toujours. La raison d’être de l’Eglise c’est le salut apporté par le Christ, dans le Christ, pour, avec le Christ parvenir à la vie éternelle qui n’est autre qu’une délectation amoureuse en Dieu. L’aide aux pauvres ne peut pas ne pas être, elle est donc nécessaire, mais elle est un moyen, ô combien privilégié et impératif certes, pour celui qui donne comme pour celui qui reçoit, d’avancer en Dieu. Même si la bienfaisance est un aspect non négociable de l’Eglise, l’objet de l’Eglise déborde largement ces bonnes œuvres et précisément les canalise en les orientant au bien et par là au Bien qu’est Dieu.

 

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Quinzaine de prière pour les défunts du 1er au 19 novembre au sanctuaire de Montligeon

Au cours de cette grande quinzaine de prière pour les défunts, nous vous proposons 5 pèlerinages et 2 sessions.

Cette année, nous aurons la grande joie d’accueillir Mgr Yves LE SAUX, Mgr LEBRUN, Mgr BENOÎT-GONNIN ou encore don R-F CHARBONNEL. Nous espérons aussi vous compter parmi les nombreux pèlerins, que vous veniez en famille, seul ou en groupe !

Peut-être voudrez vous aussi participer à l’une des sessions proposées : une session Soleil Levant pour les personnes en deuil (5 jours) et une session de formation sur la vie éternelle (2 jours).

Toutes les informations se trouvent ci-dessus en cliquant sur les liens, mais n’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus ou vous inscrire : 02 33 85 17 00 ou sanctuaire@montligeon.org

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Le saviez-vous ? Vous pouvez bénéficier de nombreuses indulgences dans le simple quotidien de votre vie

Les indulgences n’ont pas bonnes presse, parce que mal comprises. Loin de servir à renflouer les caisses du Vatican, elles sont là pour que le ciel descendant sur terre, la terre puisse monter plus vite au ciel.

C’est par le fait des mérites de la Croix du Christ que nos fautes sont pardonnées et notre âme purifiée. Demeure que le mal causé par notre péché doit être réparé. C’est le rôle, en plus de la réparation effective, comme Zachée rendant ce qu’il a malhonnêtement perçu, de la satisfaction, ces petites pénitences post confessions. Mais nous sommes loin d’être la pureté même de Dieu et si la vie éternelle se comprend comme une intime union avec la Trinité, il semble bien difficile d’envisager unir le pur avec l’impur sans que le premier ne perde sa pureté. Chose impossible puisqu’il s’agit de Dieu. Le temps du purgatoire par la douloureuse séparation de l’être aimé qu’il impose participe de cette ultime purification de l’Homme avant cette profonde et éternelle étreinte amoureuse.

Les indulgences, parce qu’elles sont avant tout une démarche amoureuse relevant du désir de voir Dieu, participent de cette purification. Aussi, les indulgences sont elles une manière parmi d’autres de vivre sur terre comme au Ciel.

C’est pourquoi le manuel des indulgences de Paul VI propose une multitude d’indulgences (partielles ou plénières) que nous pouvons acquérir dans le simple quotidien de notre vie. Le catéchisme, le chapelet, certaines dévotions qui pour beaucoup jalonnent dèjà nos journées, sont susceptibles, selon certaines conditions de nous offrir cette grâce exceptionnelle, ce trésor boudé des indulgences que Dieu, dans sa miséricorde, souhaite accorder à ceux qui, par cette démarche, se tournent par amour vers Lui.

 

Vous trouverez dans ce document une sélection de nombreuses indulgences toutes simples proposées par ce Manuel

Vous pouvez également vous procurer le manuel ici