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Rocamadour – Ferme comme le roc

Rocamadour est l’un des lieux les plus visités aujourd’hui en France, donc l’un des lieux les plus influents du Monde. Pourquoi une telle actualité pour ce rocher profondément médiéval ? Tout simplement parce que celui qui croyait venir visiter un site touristique est, à Rocamadour, visité par la Vérité vivante et vivifiante.

En général, du moins pour la plupart des individus postmodernes, l’on va à Rocamadour afin de pourvoir cocher sur sa « to-do-list » une attraction essentielle. Et puis, après la page d’Histoire un peu éprouvante, il y à la fameuse forêt des singes ou le zoo de Gramat qui feront bien vite oublier la plongée dans les obscurs siècles passés.

Et pourtant, pour toute personne ayant un cœur qui écoute, Rocamadour est potentiellement le jaillissement d’un retournement céleste.

D’abord c’est un lieu qui nous fait contempler le Mystère de la Beauté. D’où que l’on arrive, du Nord par le chemin de randonnée « Edmond Michelet » ou du Sud par la vallée de la rivière l’Ouisse, Rocamadour apparaît comme un oasis flottant dans le désert du Causse. En vérité la cité de Minas Thirit n’est pas le produit de l’imagination créative de Tolkien ; c’est la pâle copie d’une œuvre préexistante. Comme toujours pour l’artiste, le réel dépasse en profondeur le rêve de réalité. Comme par merveille pour le marcheur contemporain, le Mystère de la Beauté resurgit dans sa vie. Tout devient possible.

Ensuite, Rocamadour nous invite à être en vérité dans l’humilité. Et ce n’est pas une mince leçon pour nos mentalités par trop souvent infectées du bacille prométhéen. Vous ne parviendrez pas au Sanctuaire marial sans vous être cassé les rotules, c’est-à-dire sans avoir marché avec ardeur ou bien emprunté l’escalier à genou. Depuis plusieurs siècles les pèlerins accèdent au sanctuaire marial grâce à un escalier que l’on peut monter agenouillé, par pénitence, en offrande de soi-même à l’Amour, par amour. Le Salut du monde ne passe-t-il pas par la Salut de la France, donc par le Salut individuel ?

Il faut souffrir ici, et dans sa chair par désir du Ciel. Que cela soit en montée ou en descente, il n’existe pas d’accès plat au rocher de Zachée. C’est une invitation, une incitation, un injonction à ne pas rester horizontal. A Rocamadour, il faut avoir mal pour accéder à la bienfaisante chapelle. C’est une géologie providentielle, puisque Dieu vomit les tièdes. « l’homme ne vit debout que lorsqu’il sait s’agenouiller ».

Vous parviendrez alors à la chapelle où trône Notre-Dame de Rocamadour, où l’Arche d’Alliance parle en silence. La particularité de Notre Dame de Rocamadour réside non dans le fait d’être une Vierge noire mais dans son rayonnement sans bruit. En effet, de très nombreux miracles ont lieu au sanctuaire, mais jamais il n’y a eu d’apparition comme à Lourdes ou Fatima. Rarement  sont-ils éclatants… Il s’agit plutôt de guérisons intérieures et douces qui touchent à l’immatériel de l’âme.

 Rocamadour est un lieu qui est d’autant plus d’actualité qu’il est intemporel. Il serait dommage de ne pas aller y faire un tour, juste pour voir… Quand bien même on aurait pas la foi, Rocamadour offrirait toujours un spectacle hors du temps et de l’espace.

 

Par Quentin Brot

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Le pape François fait l’exégèse de la Vierge d’Aparecida

« Aparecida demande de renouveler notre espérance au milieu de tant d’’inclémences », affirme le pape François dans un message aux évêques latino-américain, rapporté par Radio Vatican en italien ce 10 mai 2017.  Trois cents ans après la découverte miraculeuse par les trois pêcheurs de la statue de Notre-Dame dans la rivière Paraiba, à  Aparecida, au Brésil, le pape appelle à « revenir aux racines, à l’attitude qui a planté la foi dans l’Église primitive » et qui a fait du continent latino-américain « la terre de l’espérance ». Il exprime sa préoccupation pour la corruption qui « afflige » le continent.

Le message a été envoyé  aux participants à la 34e Assemblée générale ordinaire du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), réuni à San Salvador, au Salvador, du 9 au 12 mai 2017. Les évêques des 22 pays de la région discutent sur le thème « Une Église pauvre pour les pauvres ».

« Aparecida n’apporte pas de recettes, mais les clés, écrit le pape, les critères, les quelques grandes certitudes pour illuminer, surtout, pour allumer le désir de se débarrasser de toutes les choses superflues et de revenir aux racines ». Cet événement miraculeux, estime le pape, « nous fait grandir dans la foi et nous immerge dans un chemin d’apostolat ».

Le pape souligne trois aspects importants d’Aparecida : le premier concerne les trois pêcheurs, hommes pauvres vivant dans l’insécurité de la vie quotidienne, en contact avec la générosité et l’inclémence de la rivière. C’est une image qui montre les difficultés de la vie des gens qui se retrouvent devant « l’un des péchés les plus graves qui afflige notre continent : la corruption », estime-t-il : « La corruption, qui détruit la population la soumettant à la précarité. La corruption qui, comme un cancer, dévore la vie quotidienne. »

Le deuxième aspect est lié à la Vierge Marie qui accompagne toujours la vie de ses enfants : « Dans l’histoire d’Aparecida, écrit le pape François, nous la rencontrons dans la rivière enveloppée dans la boue. Elle attend ses enfants, elle est avec ses enfants au milieu de leurs luttes et de leurs recherches. »

Enfin, le troisième aspect est la rencontre de ces hommes avec Marie. Leurs filets ne sont pas pleins de poissons, mais il y a « une présence » qui remplit leur vie et leur donne l’espérance. Ce sont des « gens de foi qui ont avoué être pécheurs et sauvés », c’est « un peuple fort et déterminé, conscient que ses filets, sa vie, sont pleins d’une présence qui l’encourage à ne pas perdre l’espoir ».

« Combien devons-nous apprendre de la foi de notre peuple ! », s’exclame le pape. « Ne craignons pas la boue de l’histoire pour racheter et renouveler l’espérance ».

 

Source Zenit