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Semaine eucharistique du 17 au 23 juin 2019 à Bayonne (64)

A l’occasion du 10ème anniversaire de la chapelle d’adoration perpétuelle, la Communauté Palavra Viva et la paroisse Bayonne centre proposent une semaine eucharistique du 17 au 23 juin 2019 à l’église Saint-André de Bayonne. Tous les soirs de 20h à 21h30 : topo, adoration, temps fraternel.

Programme des enseignements

Lundi 17 juin : Abbé Daniel Décha : “Ma seule force est l’Eucharistie” – Mgr François-Xavier Van Thuan -13 ans en prison au Vietnam de 1975 à 1988
Mardi 18 juin : Mgr Marc Aillet : “Le Mystère de l’Eucharistie”
Mercredi 19 juin : Abbé Aymeric Mehrkens : “Les miracles eucharistiques”
Jeudi 20 juin : Abbé Maurice Franc : “La pratique de l’adoration”
Vendredi 21 juin : Abbé Philippe Fabas : “Petite histoire de l’adoration au Pays basque”
Samedi 22 juin : soirée d’adoration animée par Palavra Viva
Dimanche 23 juin à la cathédrale de Bayonne : messe présidée par Mgr Aillet suivie d’une procession en direction de la chapelle d’adoration. Adoration à Saint-André jusqu’à 18h.

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“Par le sang versé” Lecture théâtralisée par le Théâtre de la Clairière à Besançon (25) le 4 novembre 2018

Chaque année, le Théâtre de la Clairière propose deux lectures théâtralisées pour marquer les temps liturgiques. En écho au 30ème anniversaire de la Canonisation des prêtres martyrs au Vietnam célébré  à la Cathédrale Saint Jean le 28 octobre par Mgr Jean-Luc Bouilleret, Pierre Louis propose une lecture le dimanche 4 novembre à 17h. “Par le sang versé” donnera à entendre les récits des martyrs franc-comtois missionnaires au Vietnam – saints François-Isidore Gagelin, Etienne-Théodore Cuenot, Joseph Marchand – et au Canada – Sébastien Racle.

“C’est alors que les fidèles étaient peu nombreux sans doute mais vraiment fidèles, s’avançant par la voie étroite et âpre qui mène à la vie.” (Origène)

“Par le sang versé”, lecture théâtralisée par le Théâtre de la Clairière, direction Pierre Louis. Dimanche 4 novembre à 17h au Centre diocésain. Tarifs : 8 € / 5 €

Lieu : Centre diocésain – 20 rue Mégevand – Besançon
Contact : 03 81 25 17 17

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Vietnam : les Hmongs catholiques gardent la foi malgré les épreuves

Malgré les restrictions et l’absence de prêtres, la minorité hmong continue de transmettre la foi aux jeunes générations depuis plusieurs décennies. Dans la paroisse de Ngon Lanh, dont dépendent une quinzaine de communautés catholiques hmongs, Joseph Mua Vang Sang et sa femme ont l’habitude de prier le chapelet chez eux tous les soirs en langue hmong. Malgré l’absence de prêtres et les restrictions des autorités, la foi s’est transmise parmi eux de génération en génération. Le diocèse de Hung Hoa couvre huit provinces dont une partie de Hanoi. Sur les 250 000 catholiques du diocèse, 20 000 sont membres des minorités Hmong, Dao, Tay, Thaï et Muong.

Joseph Mua Vang Sang et sa famille sont rassemblés devant l’autel installé dans leur maison, dans le nord du Vietnam. C’est là que chaque jour, après le dîner, ils prient le chapelet en langue hmong. Ses parents et sa belle-mère participent eux aussi à la prière du soir, une tradition établie de longue date chez eux ainsi que dans d’autres familles Hmong du district de Van Chan, dans la province de Yan Bai. « Tous nos enfants ont été baptisés dans l’église locale », explique Joseph. « Puis nous leur avons appris à faire le signe de croix, à réciter le Notre Père avant les repas et à prier avant de dormir. » Le plus jeune a tout juste un an et l’aînée a 17 ans. Ses quatre filles aînées ont déjà reçu leur première communion et leur confirmation. Elles font également partie d’une chorale dirigée par l’épouse de Joseph, qui répète chez eux, non loin de la chapelle de Ngon Lanh dont dépendent près de 200 Hmongs catholiques de cette région reculée.
« Nous essayons d’enseigner à nos enfants les pratiques religieuses que nous avons héritées de nos parents, qui ont vécu plusieurs décennies de souffrance à cause des nombreuses restrictions qui ont été imposées contre leur religion », confie Joseph Sang, 37 ans, membre du comité paroissial. Ses parents font partie des vingt Hmongs catholiques à s’être installés dans le coin en 1993. Ils étaient illettrés mais ils avaient appris par cœur le chapelet et plusieurs prières. « Quand j’avais trois ans, ils m’ont appris à faire le signe de croix avant les repas et avant de dormir. J’ai commencé à prier le chapelet quand j’avais cinq ans », ajoute-t-il. Il se souvient que durant les nuits noires sans électricité, il priait le chapelet et il chantait des hymnes avec ses trois frères et sœurs devant un autel. Leurs parents les encourageaient à rendre grâce à Dieu – « uo trau » en hmong – pour les avoir créés, pour leur bonne santé, pour la météo, pour les récoltes…

De génération en génération

La femme de Joseph, Marie Ho Thi La, explique que leurs ancêtres se sont convertis à la foi catholique suite à l’influence des missionnaires étrangers. Depuis, cela s’est transmis de génération en génération. « C’est pourquoi aujourd’hui, nous avons le devoir de le transmettre à nos enfants. » Marie La, qui s’habille de costumes traditionnels hmongs et qui parle aussi bien le hmong que le vietnamien, explique qu’autrefois, sa famille devait marche quinze kilomètres pour pouvoir se rendre à l’église de Vinh Quang quand des prêtres venaient dans la région pour célébrer la messe. « Je me souviens qu’une fois, j’y suis allée en portant mon bébé de trois mois. C’était épuisant, mais j’étais heureuse de pouvoir assister à la messe. » Marie dirige la chorale et enseigne le catéchisme. Elle confie que la plupart des habitants vivent de leur bétail et de leurs champs, qu’ils cultivent sur les collines environnantes. Un grand nombre d’entre eux souffrent du manque de nourriture durant près d’un quart de l’année, ajoute Marie.
Les Hmongs transmettent leur foi catholique et la gardent vivante dans la région depuis des décennies, malgré l’absence de prêtres. Marie explique que les prières sont transmises oralement aux jeunes générations. Les plus éduqués parmi eux enseignent les prières en hmong pour préserver leur culture et en particulier leur écriture, qui a été créée par les missionnaires étrangers. La langue hmong n’est pas enseignée dans les écoles publiques vietnamiennes. Beaucoup d’entre eux portent des chapelets autour du cou pour montrer leur dévotion à la Vierge. Depuis 2011, les catholiques de la région viennent chez Marie Ho Thi La afin de prier ensemble. Ils peuvent aussi participer à la messe occasionnellement quand un prêtre vient les visiter.
Cependant, le gouvernement ne les a pas reconnus comme des membres légitimes de la paroisse de Ngon Lanh avant 2014. Aujourd’hui, ils voient des prêtres venir d’autres régions du pays afin de venir célébrer la messe une ou deux fois par mois dans leur église en bois, qui a été construite cette année sur un terrain de 3 000 mètres carrés. Marie confie que sa famille a donné le terrain et une partie de leur maison pour que l’église puisse être construite. Désormais, ils se contentent de vivre dans la cuisine. Elle explique que les habitants se rassemblent dans l’église pour prier chaque week-end, mais qu’ils prient chez eux durant la semaine. L’été, des religieuses et des séminaristes enseignent le catéchisme aux enfants et préparent les couples au mariage.

800 Hmongs sur 2 300 catholiques

Joseph Sang explique que les Hmongs qui se convertissent au catholicisme renoncent rapidement aux vieilles traditions comme le fait d’avoir recours aux shamans en cas de maladie ou encore d’organiser des obsèques fastueuses… Il s’agit d’une communauté particulièrement soudée, dont les membres se respectent et s’entraident les uns les autres, assure Joseph. Ce dernier, qui fait partie du groupe d’évangélisation du groupe paroissial, explique qu’ils organisent également des programmes destinés aux habitants de différents districts. Ainsi, 31 Hmongs du district de Cang Chay ont été baptisés à Pâques.
Sœur Marie Cu thi Huynh Hoa, une Hmong dominicaine de la paroisse de Giang La Pan, est reconnaissante envers ses parents pour lui avoir appris à prier et l’avoir guidée vers une vocation religieuse. Sa mère a 83 ans mais elle continue de rendre visite aux villageois et de partager sa foi avec eux. Sœur Marie Hoa, 41 ans, explique que les Hmongs catholiques ont pris l’habitude d’écouter des programmes chrétiens étrangers à la radio et de pratiquer leur foi chez eux sans l’aide des prêtres, depuis qu’ils sont arrivés là dans les années 1960, jusqu’à ce qu’un prêtre soit assigné dans la région en 2003. Le père Pierre Phan Kim Huan, curé de la paroisse de Lai Chau, confie que la paroisse comprend 2 300 catholiques dont 800 Hmongs qui vivent dans quinze communautés dans la province de Lai Chau.
Les autorités lui interdisent toute activité pastorale auprès de dix de ces communautés, car celles-ci ne sont pas reconnues par le gouvernement. En juillet 2017, sa paroisse a donné des cours de catéchisme à soixante enfants Hmongs. Le père Huan raconte que beaucoup d’entre eux souffraient de malnutrition. Deux autres paroisses des provinces de Dien Bien et de Lao Cai organisent des programmes d’été et des cours de langue hmong aux enfants. Le père Huan ajoute que des prêtres de la région négocient avec les autorités afin de demander l’autorisation des activités religieuses pour les communautés qui ne sont pas encore reconnues.
Le diocèse de Hung Hoa couvre huit provinces vietnamiennes, dont une partie de Hanoi, où vivent plusieurs minorités. Le diocèse comprend environ 250 000 catholiques, dont 20 000 catholiques des ethnies Hmong, Dao, Tay, Thaï et Muong. La plupart vivent dans des régions reculées et n’ont pas de prêtres résidents.

Source  : Eglises d’Asie 

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Vietnam : les pèlerins de La Vang appelés à évangéliser le pays

Des milliers de fidèles se sont rassemblés, les 14 et 15 août, au sanctuaire marial de La Vang afin d’y célébrer la fête de l’Assomption. Les pèlerins ont été invités par les évêques présents à annoncer l’Évangile autour d’eux, à l’exemple des 117 martyrs du Vietnam. L’Église vietnamienne fête en effet cette année le trentième anniversaire de la canonisation des martyrs, à l’occasion d’une année jubilaire. L’Église vietnamienne comprend 7 millions de catholiques sur une population de 95 millions d’habitants.
 

Les évêques vietnamiens ont demandé aux foules de pèlerins de suivre l’exemple des martyrs, en apportant à leur entourage l’amour de Dieu, lors de la célébration de l’Assomption au sanctuaire marial de La Vang, dans le centre du pays, dans la province de Quang Tri. Des milliers de fidèles se sont rassemblés au sanctuaire de Notre-Dame de La Vang, les 14 et 15 août, afin de célébrer l’Assomption de la Vierge Marie. Quatre évêques et des centaines de prêtres ont concélébré les célébrations organisées durant le rassemblement annuel à La Vang. Mgr Pierre Nguyen Van De, évêque de Thai Bingh, a confié à l’assemblée, lors de la célébration, que la Vierge Marie et leurs ancêtres ont vécu la miséricorde divine et l’ont mise en action. « Les martyrs du Vietnam ont porté témoignage à la miséricorde divine avec courage, au prix de leurs propres vies, pour que nous puissions avoir la vie éternelle », a-t-il soutenu.
Près de 300 000 catholiques ont souffert et ont été tués à cause de leur foi entre le XVIIe et le XIXe siècle. Parmi eux, 117 martyrs ont été canonisés par le pape saint Jean-Paul II, le 19 juin 1988. Le sanctuaire national est l’un des principaux sites catholiques au Vietnam, où se rassemblent les fidèles en pèlerinage durant toute l’année jubilaire, qui a été lancée afin de célébrer le trentième anniversaire de la canonisation des martyrs. Elle prendra fin le 24 novembre, jour de la fête des martyrs du Vietnam. « Nous ne devons pas garder la vie éternelle pour nous-mêmes, mais nous devons l’apporter aux autres, parce que c’est la mission qui nous a été confiée par le Christ », a déclaré Mgr De dans son homélie.

7 millions de catholiques pour 95 millions d’habitants

L’évêque salésien a ajouté que son diocèse, qui couvre les provinces de Thai Binh et de Hung Yen, ne comprend que 145 000 catholiques sur une population de 5,2 millions d’habitants. L’Église au Vietnam comprend 7 millions de catholiques sur une population de 95 millions d’habitants. « C’est parce que très peu d’entre nous participent au travail d’évangélisation, et non parce que les gens n’aiment pas Jésus. Je suis évêque et je prêche la Parole de Dieu dans les églises. Je n’ai jamais parlé de Jésus à des fidèles d’autres religions », a reconnu Mgr De, ajoutant que l’Église locale n’a pas de programme d’évangélisation spécifique destiné aux non catholiques. L’archevêque émérite de Hué, Mgr Francis-Xavier Le Van Hong, a confié que Notre-Dame de La Vang est la mère de tous ceux qui souffrent. Durant le pèlerinage de deux jours, les fidèles ont participé à la messe, récité le rosaire, offert des fleurs à Marie et ont marché en procession derrière la statue de la Vierge, décorée de cierges et de fleurs.

Mgr Joseph Nguyen Chi Linh, archevêque de Hué, a présidé un office en offrant de l’encens devant les reliques des martyrs, afin de proposer une réflexion sur le martyre dans la société actuelle. Ils ont également prié Marie afin de demander la guérison des malades, ainsi que pour les victimes d’injustice, pour les réfugiés et pour les sans abris.

Source : Eglises d’Asie

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Vietnam : l’Eglise soulage les victimes inondations du Nord

Plusieurs groupes d’Église ont obtenu l’accord des autorités locales pour pouvoir rendre visite aux minorités ethniques des régions reculées du nord vietnamien, afin d’y remettre des dons pour les blessés et les familles des victimes des graves inondations qui secouent la région. Le nord du pays connaît en effet les pluies les plus fortes depuis soixante-dix ans, qui ont déjà causé dix-neuf morts et onze disparus, et détruit près de 2 200 logements. Face au désastre, l’Église collabore avec le gouvernement et des organisations comme la Croix Rouge.

L’Église vietnamienne travaille aux côtés des autorités locales afin de fournir une aide humanitaire aux victimes des inondations historiques du nord du pays, qui connaît les pluies les pires depuis soixante-dix ans. Des inondations et des glissements de terrain ont été provoqués par des pluies torrentielles dans les quatre régions montagneuses de Dien Bien, Ha Giang, Lai Chau et Lao Cai du 23 au 26 juin. Elles ont également entraîné dix-neuf morts et onze disparus. Près de 2 200 maisons ont été détruites ou inondées, des centaines d’hectares de cultures ont été endommagées, des milliers de bêtes sont mortes et beaucoup de routes et d’établissements publics ont été détruits, selon l’agence vietnamienne de gestion des catastrophes naturelles (Vietnam Disaster Management Authority).
« Nous avons visité des familles de victimes ou de blessés, et nous leur avons offert des aides financières jusqu’à 3 millions de dongs [130 dollars] pour chaque vie perdue, et 2 millions de dongs pour les personnes blessées », explique le père Piere Khan Kim Huan, curé de la paroisse Lai Chau, dont la région a subi de plein fouet les inondations de ces derniers mois. Le père Huan explique avoir donné deux millions de dongs à une famille dont la maison avait été détruite, ajoutant que Caritas avait déjà donné 170 millions de dongs lors d’une intervention d’urgence. Le père Huan, 51 ans, confie s’être joint, les 3 et 4 juillet, à des religieuses, des responsables laïcs, des membres des autorités locales et des travailleurs de la Croix Rouge lors d’une visite à des victimes des deux districts de Tan Uyen et de Sin Ho.

2 220 logements détruits

Dans le passé, le gouvernement avait interdit aux prêtres de rendre ce genre de visites ou de venir en aide aux ethnies Hmong, Man ou Thai. Mais le père Huan explique que les autorités ont assoupli leur position depuis qu’il leur a montré l’aide que pouvait apporter Caritas. « Il est important que les deux parties coopèrent afin de s’occuper des victimes », ajoute-t-il. « Vu leurs origines, nous sommes heureux d’avoir pu rencontrer les minorités ethniques de ces régions reculées. » Pour rejoindre certaines victimes des inondations, les secours expliquent avoir dû emprunter des routes boueuses en voiture, en moto ou même à pied. Le prêtre confie que beaucoup d’agriculteurs de la région ont vu leurs cultures et leurs biens entièrement détruits par les inondations, les pires enregistrées dans cette région du monde depuis soixante-dix ans.
Dans certains lieux, des glissements de terrain ont enterré des maisons, des champs et des routes, en provoquant un véritable désastre sur plusieurs kilomètres. « Certaines de ces maisons sont toujours enfouies sous la terre et les blocs de pierre », ajoute le père Huan. « Les gens ont été très bienveillants en acceptant d’héberger ceux qui ont perdu leurs maisons, alors que les pluies continuent. Nous avons prié pour les victimes et nous avons essayé de consoler les familles en deuil. » Selon les coutumes locales, des villageois ont construit des mannequins de paille à l’image de leurs proches disparus, avant de les placer dans des cercueils pour les inhumer. Selon le prêtre, beaucoup de gens ont également reçu des ustensiles de cuisine, des vêtements, de la nourriture, et de l’argent pour pouvoir payer les soins médicaux ou les services funéraires. Les bienfaiteurs sont d’origines diverses, explique-t-il. « Les victimes avaient absolument besoin de trouver un abri », ajoute le prêtre, qui précise qu’il prévoit de visiter des victimes d’autres districts cette semaine.

Source : Eglises d’Asie

Asie #NLQ

Vietnam – 10 000 couples catholiques ont pu sauver leur mariage grâce au programme spécial d’un jésuite

Des milliers de couples de la diaspora vietnamienne, réfugiés dans diverses parties du monde, se sont rassemblés au sanctuaire Notre-Dame de La Vang, dans la province Quang Tri, le 24 février. Ils y célébraient les trente ans du lancement d’un programme au service du mariage et de la famille.

 Dix mille couples catholiques vietnamiens ont pu dépasser les tensions familiales et resserrer les liens du mariage, grâce à un programme lancé par un prêtre jésuite vietnamien aux États-Unis, il y a trente ans. Du 23 au 25 février, près de 2 500 couples sont venus des quatre coins du monde pour célébrer les trente ans de ce programme au service du mariage et de la famille, au sanctuaire Notre-Dame de La Vang dans la province centrale de Quang Tri.

« Nous sommes vraiment reconnaissants envers ce programme. Il a apporté la paix à notre famille, et nous a aidés à améliorer notre relation », se réjouit Francis Xavier Pham Van Ha, trader, 37 ans, qui participait à l’évènement. Francis confie qu’autrefois, il maltraitait sa femme et ne lui témoignait pas le respect qu’elle méritait, elle qui se démenait comme femme au foyer. Elle avait fini par mal parler de lui à ses proches. Francis ajoute qu’ils se sont réconciliés après avoir participé à un atelier dans le cadre de ce programme, dans leur paroisse, il y a trois ans.

« Aujourd’hui, nous voyons l’amour de Dieu à l’œuvre au milieu de nous, notre famille est heureuse. Nous prions chaque jour ensemble. Nous sommes prêts à nous pardonner l’un l’autre et à nous aimer, comme au début de notre mariage », reprend Francis, qui se réclame du diocèse de Phat Diem. Désormais, ils assistent à des réunions mensuelles avec d’autres couples, ils visitent et réconfortent leurs amis et voisins, et vont pique-niquer ensemble

42 000 couples aidés en trente ans

Cet anniversaire de trois jours à La Vang fut dense pour les participants : réflexion sur les moyens de renforcer les liens familiaux, partage sur leurs parcours de foi, récitation du chapelet, procession mariale autour du sanctuaire, adoration eucharistique, échanges culturels… Mgr Joseph Chau Ngoc Tri, responsable de la commission mariage et famille pour la conférence épiscopale du Vietnam, les a encouragés à faire venir d’autres jeunes couples, pour qu’ils puissent bénéficier, eux aussi, de la sagesse de ce programme, en particulier les jeunes convertis. L’évêque leur a également demandé d’aller visiter les familles en difficulté, pour servir de médiateurs afin d’aider celles-ci à se réconcilier.
Le père Peter Chu Quang Minh, jésuite, a fondé ce programme aux États-Unis en 1987. Son objectif était d’enseigner les familles vietnamiennes réfugiées ayant fui la guerre du Vietnam (1955-1975), pour leur apprendre à vivre en bons catholiques, à maintenir les valeurs familiales traditionnelles et à construire une vie heureuse dans leurs nouveaux foyers. Le père Minh, 80 ans, a travaillé avec les réfugiés vietnamiens durant des années, aux États-Unis où il s’est lui-même réfugié en 1975. Le prêtre ajoute que le programme est aujourd’hui actif en Amérique du Nord, en Europe, en Australie et en Asie, et a aidé près de 42 000 couples à s’en sortir. Il a été inauguré au Vietnam pour la première fois en 2003.

Source EDA

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Mgr Leopoldo Girelli aura-t-il un successeur au Vietnam ?

… exercée depuis 2011 au Vietnam par le nouveau nonce en Israël, à savoir représentant non-résident du Saint-Siège au Vietnam. Le 17 septembre dernier, quelques quatre jours après sa nomination, Mgr Girelli célébrait encore une messe à Saïgon dans l’importante paroisse de Vuon Xoai. Aucune allusion n’a été faite à sa succession sur place, ni par lui-même, ni par le comité paroissial qui s’est entretenu avec lui après la messe.

Un poste de « représentant non-résident » créé en 2010

La création de ce poste de « représentant non-résident » avait fait l’objet d’un accord conclu entre le Vietnam et le Saint-Siège lors de la deuxième réunion du groupe mixte de travail Vietnam-Vatican, qui s’était déroulée à Rome le 23 et 24 juin 2010. Il faut noter que cette série de réunions du groupe mixte Vietnam-Saint-Siège, avait pour objectif lointain, l’établissement de relations diplomatiques entre les deux parties. La création du poste de représentant non-résident n’était, en principe, qu’une étape sur cette voie.

Le 13 janvier 2011, le pape Benoît XVI confiait la charge de premier représentant non-résident au Vietnam à Mgr Leopoldo Girelli. Celui-ci avait été nommé en même temps nonce apostolique à Singapour, délégué apostolique en Malaisie et à Brunei. Mgr Girelli était jusque-là nonce apostolique en Indonésie.

À son arrivée au Vietnam au mois d’avril 2011, Mgr Girelli expliqua lui-même la nature exacte de sa mission aux évêques réunis pour leur assemblée annuelle. Il remit la lettre de créance du pape, non pas aux autorités civiles, mais au président de la Conférence épiscopale. Cette mission, a-t-il précisé, est définie par les articles 362 à 367 du Code de droit canon de 1983. En sa qualité de représentant non-résident, le gouvernement vietnamien a reconnu Mgr Girelli comme « ambassadeur extraordinaire » (en vietnamien : Dac Su) du Souverain pontife auprès de l’Eglise du Vietnam. Par contre, le représentant du pape ne pouvait exercer aucune fonction diplomatique auprès du gouvernement, le processus devant conduire à l’établissement de relations diplomatiques entre le Saint-Siège et le Vietnam n’étant pas encore arrivé à son terme.

Une action intégralement pastorale

Pendant les six années et quelques mois où il a exercé sa charge au Vietnam, l’archevêque n’est jamais allé au-delà des limites convenues. Il s’est entièrement consacré à une tâche pastorale à l’intérieur de l’Église. Au total, il a effectué 70 visites au Vietnam, toutes à caractère pastoral. Il a participé à toutes les assemblées épiscopales, aux grandes fêtes de l’Église, aux rassemblements annuels de Notre-Dame de La Vang. Il s’est rendu dans les endroits les plus reculés des 26 diocèses du Vietnam, s’adressant partout aux foule de chrétiens rassemblés. Son action fut effectivement intégralement pastorale.

Cependant, le 13 août dernier, au premier jour du congrès marial de La Vang, le prélat italien est sorti de sa discrétion naturelle pour s’adresser directement aux autorités vietnamiennes, « aux Césars du Vietnam » comme il les a appelés. Il a rappelé que la liberté de religion n’était pas un privilège entre les mains des hauts responsables, mais un droit détenu par la population. Il a demandé plus de respect pour les droits des religions et souhaité que l’Église catholique soit reconnue comme un lieu de solidarité active.

Mgr Leopoldo Girelli est né en 1953 à Bergame. Il a suivi une formation particulière à l’institut de diplomatie du Saint-Siège. Il a fait ses premières armes dans les nonciatures du Cameroun, de Nouvelle-Zélande, puis à Washington. En 2006 il est nommé nonce apostolique en Indonésie, au Timor-Oriental. Enfin en janvier 2011, il devient nonce à Singapour, délégué apostolique en Malaisie, Brunei. Il est en même temps nommé représentant non-résident du Saint-Siège au Vietnam. Après l’établissement de liens diplomatiques entre le Saint-Siège et la Malaisie, il sera promu nonce apostolique de ce pays. Aujourd’hui encore, il est nonce à Singapour et auprès de l’ASEAN.

source : église d’Asie

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Vietnam – Nominations épiscopales

Ce vendredi 25 août, le pape François a nommé évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Hô-Chi-Minh-Ville, au Vietnam, et Mgr Joseph Tran Van Toan, évêque coadjuteur à Long Xuyên.

Mgr Louis Nguyen Anh Tuan,âgé de 57 ans, était jusqu’à présent directeur du secrétariat de la Conférence épiscopale du Vietnam. Le père Louis Nguyen Anh Tuan est né à Quang Nam, Da Nang, dans l’archidiocèse de Hô-Chi-Minh-Ville. Ordonné prêtre en 1999, il a étudié à l’Institut pontifical Jean-Paul II pour la famille, à Rome, où il a fait un doctorat, de 2001 à 2007. A son retour, il a été vice-directeur du Centre pastoral de Hô-Chi-Minh-Ville, secrétaire de la Conférence épiscopale pour la province ecclésiastique, responsable de la Commission pour la famille de Hô-Chi-Minh-Ville. Il assistera désormais l’archevêque de Hô-Chi-Minh-Ville, Mgr Paul Bùi Văn Ðoc, qui a assumé cette charge en 2014.

Mgr Joseph du Tran Van Toan est né le 7 avril 1955 à Thai Binh, au nord du Vietnam, dans la province de Quang Nam. Il a été étudié au petit séminaire du diocèse de Long Xuyen, puis de 1974 à 1981 au grand séminaire du même diocèse. En attendant l’autorisation du gouvernement pour son ordination, il a servi pendant 11 ans dans les paroisses de Moi Khoi et Thanh Quoi. Il a été ordonné prêtre le 16 janvier 1992 pour le diocèse de Long Xuyen. Après son ordination, il a exercé différentes charges pastorales et universitaires, notamment comme vicaire paroissial, avant de poursuivre ses études. Il a étudié à l’Université de La Salle à Manille, aux Philippines, où il a obtenu son doctorat en Sciences de l’éducation. En 2006, il avait été nommé directeur du Centre pastoral et coordinateur des activités pastorales et missionnaires du diocèse. Il a également été recteur du petit séminaire Sainte-Thérèse et professeur de missiologie au séminaire interdiocésain de Can Tho.

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Au Vietnam, le représentant du Saint-Siège appelle à la liberté religieuse

Au Vietnam, le sanctuaire de Notre Dame de La Vang a accueilli un congrès marial du 13 au 15 août dernier. Cœur de la foi des catholiques vietnamiens, situé dans une forêt, le sanctuaire de La Vang est l’un des plus connus et fréquentés de tout le continent asiatique. Il est lié à l’apparition de la Vierge Marie à un groupe de catholiques vietnamiens fuyant les persécutions à la fin du 18° siècle. Cette année encore, des centaines de milliers de pèlerins y sont venus pour les fêtes de l’Assomption. Le congrès, centré sur l’évangélisation de la famille, a été marqué par des témoignages de familles venues de plusieurs provinces et issues de milieux sociaux différents.

L’archevêque Leopoldo Girelli, représentant non résident du Saint-Siège au Vietnam – il réside à Singapour –, a été désigné par le pape François pour présider ce congrès marial.

Au cours de son homélie donnée en présence de nombreux évêques, de plus de 200 prêtres et d’au moins 100.000 pèlerins, lors de la messe inaugurale du congrès, le 13 août, l’archevêque a abordé la question de la liberté religieuse au Vietnam : « Dans certaines provinces, les autorités civiles sont inquiètes et se plaignent des catholiques et de leurs actions ». L’archevêque a alors évoqué la sagesse des paroles de saint Pierre, « Nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes », et de Jésus-Christ, « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Paroles que l’archevêque a commenté ainsi : « Je voudrais dire aux Césars vietnamiens : rendez à Dieu ce qui est à Dieu », une déclaration qui a provoqué un tonnerre d’applaudissements…

Plus tôt cette année, les évêques vietnamiens ont critiqué la nouvelle loi sur les croyances et les religions, qui prendra effet au 1er janvier. Pour eux, les formulations abstraites permettront au gouvernement de condamner les organisation religieuses lorsqu’il ne sera pas satisfait.

Source : Cruz, 16 août

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Vietnam – Des chrétiens de nouveau arrêtés

Le ministre de la Sécurité publique du régime communiste vietnamien, a annoncé l’arrestation, le 30 juillet dernier, du pasteur Nguyen Trung Ton, originaire de la province de Thanh Hoa, de l’ingénieur Pham Van Troi de Hanoï, du journaliste Truong Ming Duc et de l’avocat Nguyen Bac Truyen, ces deux dernier étant originaires de Saigon (Ho-Chi-Minh-Ville dans la novlangue communiste). Le ministre, après avoir signalé qu’ils avaient tous déjà été précédemment arrêtés, les a accusés « d’agissement en vue de renverser le gouvernement du peuple  » [sic] et d’être liés à l’avocat chrétien Nguyen Van Dai arrêté avec le militant Le Thu Ha en décembre 2015. Les prêtres rédemptoristes du Vietnam ont dénoncé ces arrestations de défenseurs des droits des personnes, rappelant qu’ils étaient des gens honnêtes œuvrant pour le bien commun de manière pacifique.

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