En France #NLQ

Les prêtres du diocèse de Créteil en visite auprès du Pape François

Les prêtres du diocèse de Créteil et leur évêque, Mgr Michel Santier, sont à Rome jusqu’au 5 octobre. Ce lundi, au premier jour de leur voyage, le Pape François les a reçus au cours d’une audience privée. Le Saint-Père a rappelé l’importance du témoignage du prêtre, notamment pour permettre « à des jeunes d’accueillir l’appel du Seigneur au sacerdoce ou à la vie consacrée ».

Devant Mgr Santier et les prêtres du diocèse de Créteil, le Pape François a consacré la majeure partie de son discours au ministère sacerdotal. Un thème qui trouve des échos dans l’actualité de l’Église universelle et celle de l’Église du Val-de-Marne, département de la région parisienne, en réflexion sur l’organisation de son diocèse.

Vivre humblement son ministère, malgré les « vents contraires et violents »

« Nous vivons dans un contexte où la barque de l’Église est confrontée à des vents contraires et violents, à cause notamment des fautes graves commises par certains de ses membres », a déclaré d’emblée le Pape François lors de l’audience privée. Le Saint-Père a cependant rappelé « l’humble fidélité au quotidien du ministère que le Seigneur permet de vivre à la grande majorité de ceux qu’il a donnés comme prêtres à son Église ». De cette manière, le prêtre est appelé à « témoigner de la force de la Résurrection dans les blessures de ce monde », pour aider les fidèles à devenir « missionnaires, témoins de la joie de l’Évangile ». Le prêtre doit demeurer un pasteur, conscient d’être un homme pardonné : « en répondant à l’appel du Seigneur, nous n’avons pas été consacrés par le don de l’Esprit pour être des “superhéros” », a assuré le Pape à ses frères.

Réfléchir à l’avenir du diocèse sous la conduite de l’Esprit Saint

Parmi les thèmes sur lesquels travailleront les prêtres et leur évêque lors de ce voyage à Rome figure la révision de l’organisation du diocèse. Le Pape François leur a donné quelques conseils pour cette démarche : « n’ayez pas peur de regarder les blessures de notre Église, non pas pour vous lamenter, mais pour aller jusqu’à Jésus-Christ », « demandez avec insistance à l’Esprit Saint de vous guider et de vous éclairer pour qu’il vous aide, dans l’exercice de votre ministère, à rendre l’Église de Jésus-Christ aimable et aimante, selon la belle expression de la Vénérable Madeleine Delbrêl ». L’objectif principal étant la proximité du prêtre avec tous, « dans un contexte de pauvreté et de pénurie ».

Vivre le ministère comme un témoin d’espérance et de joie

Un autre thème au programme des réflexions du groupe présent à Rome jusqu’au 5 octobre prochain fait écho au prochain synode : « la relance de la pastorale des vocations aux ministères et à la vie consacrée ». Les prêtres du diocèse de Créteil ont été encouragés par le Pape à « garder leur regard fixé sur Jésus-Christ et à cultiver ce lien particulier qui les unit à Lui, par la prière personnelle, l’écoute de sa Parole, la célébration des sacrements et le service du frère ». La qualité de la vie fraternelle doit aussi être particulièrement soignée, afin de favoriser le « service d’une véritable communion missionnaire ». De la manière dont vit le prêtre découlent l’authenticité et la beauté du témoignage qui permet « à des jeunes d’accueillir l’appel du Seigneur au sacerdoce ou à la vie consacrée ». Pour vivre en témoin « de cette espérance qui ne déçoit pas » (Cf. Rm. 5,5), en hôte d’une « joie que nul ne peut nous ravir », le Saint-Père a prodigué un dernier conseil à ses frères dans le sacerdoce : « laissez-vous transformer et renouveler par l’Esprit pour reconnaître quelle est cette parole que le Seigneur Jésus veut délivrer au monde par votre vie et votre ministère » (Cf. Exhortation apostolique Gaudete et exsultate, n.24) .

Source : Vatican News

NLQ #Russie/Orthodoxie

Russie – Une plus grande collaboration entre catholiques et orthodoxes

Les évêques de la Fédération russe, en visite ad Limina Apostolorum, ont rencontré le pape François durant deux heures, dans la matinée du lundi 29 janvier 2018, au Vatican. Le pape les a encouragés à être proches des personnes qui attendent la Parole de Dieu.

D’après Mgr Paolo Pezzi, président de la Conférence épiscopale russe, « la rencontre s’est très bien passée » : « Nous avons été frappés par la cordialité, l’attention et la disponibilité que le pape a montrées à notre égard, confie-t-il à l’antenne de Vatican News en italien. Le pape était très intéressé, avant tout par notre vie en tant qu’évêques, c’est-à-dire en tant que pasteurs, par notre vie personnelle et notre activité pastorale. »

Parmi les questions abordées lors des échanges, il cite « la façon dont nous sommes proches des gens, pour chercher à vivre et à accomplir notre mission pour le peuple de Dieu et avec le peuple de Dieu ».

Il compare l’attente des personnes à « celle de Noël, à savoir des gens en attente d’être visités par le Seigneur ». « Nous vivons une période de grande espérance, de grand renouveau, estime Mgr Pezzi. Certes, cela ne signifie pas un temps de triomphalisme, absolument pas ; c’est un temps d’humble mission quotidienne d’accompagnement des gens, surtout des plus démunis. »

Plus de collaboration avec les orthodoxes

Depuis la rencontre entre le pape et le patriarche de Moscou et de toutes les Russies, Cyrille, à Cuba, en février 2016, « il y a une intensification de la collaboration effective dans le cadre d’un témoignage commun », affirme aussi l’archevêque de la Mère de Dieu à Moscou.

Ainsi, orthodoxes et catholiques collaborent au niveau local, « dans des secteurs comme la défense de la vie, l’assistance aux personnes dépendantes – drogue et autres – dans le cadre de la famille ».

 

Source Zenit

NLQ #Rome

Visite ad limina – L’Uruguay face à la sécularisation et aux enfants passeurs de drogue

Du 14 au 21 novembre 2017, les évêques uruguayens entament leur visite ad limina au Vatican. L’occasion de faire le bilan de l’action de l’Église dans ce pays qui compte plus de 2,6 millions de baptisés catholiques, soit plus de 75 % de la population.

Colonie espagnole d’abord sous la juridiction ecclésiastique de Buenos Aires au 17ème siècle, l’Uruguay est essentiellement évangélisé par les Jésuites. Dès 1830, la première constitution proclamant l’indépendance du pays déclare le catholicisme comme religion d’État. Mais cela n’empêchera pas le processus de sécularisation de la société uruguayenne de s’accélérer. Venue de France, la pensée anticléricale se diffuse progressivement dans le pays.

En 1837, le mariage civil est reconnu et dès 1907 le divorce est légalisé, prémices à la nouvelle constitution actant la séparation de l’Église et de l’État uruguayen en 1917. Plus récemment, dans les années 2010, la légalisation de l’avortement et du mariage homosexuel ont suscité une vive opposition de l’Église catholique. Malgré une majorité de baptisés, une grande partie des Uruguayens se déclare aujourd’hui sans religion.

Durant sa visite en 1987, le Pape Jean-Paul II avait adressé un avertissement aux Uruguayens, leur rappelant que leur patrie est née catholique : « L’Uruguay contemporain atteindra la vraie réconciliation et le développement intégral s’il ne s’éloigne pas du regard du Christ, prince de la paix ». Le phénomène massif de désaffiliation et d’indifférence religieuse différencie l’Uruguay des autres nations latino-américaines, dont une très large majorité de la population demeure très croyante et pratiquante. L’Uruguay affiche une sociologie religieuse plus proche de celle de l’Europe que de ses voisins.

Le premier cardinal uruguayen, Mgr Antonio María Barbieri, archevêque de Montevideo, fut nommé par le Pape Jean XXIII en 1958. En 2015, le Pape François a élevé à la pourpre cardinalice l’archevêque de Montevideo, Daniel Fernando Sturla Berhouet, qui est actuellement, à 58 ans, l’un des plus jeunes membres du collège cardinalice. En tant qu’archevêque de Buenos Aires, le cardinal Bergoglio avait développé des liens avec cette nation frontalière de son diocèse, situé de l’autre côté du Rio de La Plata. Par la suite, durant son pontificat, le Pape François a reçu à plusieurs reprises l’ancien président uruguayen Jose Mujica, égérie de la gauche alternative en Amérique latine, avec qui il a développé une étonnante proximité. Ce président, bien qu’athée revendiqué, partageait le pouvoir avec un vice-président catholique.

Aujourd’hui, outre la sécularisation, l’Église d’Uruguay est confrontée à divers problèmes sociétaux, dont le problème des enfants passeurs de drogue. Un phénomène décrié de manière récurrente par les évêques. Le 1er mars 2017, les évêques avaient également organisé une journée pénitentielle dans le pays pour demander pardon pour les abus sexuels commis par des membres du clergé.

Autant de questions qui seront soulevées durant leur séjour d’une semaine au Vatican, à la rencontre des différents dicastères de la Curie romaine. Le Pape François les recevra ce jeudi 16 novembre à 10h45. Les visites “ad limina” donnaient autrefois lieu à un discours officiel du Pape, mais François a préféré leur donner la forme d’un dialogue informel et fraternel.

Source Radio Vatican

NLQ #Rome

Visite ad limina – Le Honduras, pays le plus dangereux pour les défenseurs de l’environnement

Les évêques du Honduras sont en visite ad limina au Vatican depuis lundi 4 septembre 2017, et pour une semaine. Hier, la délégation, dont fait partie notamment le cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga, a rencontré le Pape François. Une rencontre pendant laquelle ils ont évoqué la situation dans le pays.

Le Honduras est un des pays au monde où le taux de criminalité est le plus élevé, à cause notamment des maras, ces bandes de jeunes extrêmement violentes. Autre problématique, celle de l’environnement : selon l’ONG Global Witness, le Honduras est le pays le plus dangereux au monde pour les défenseurs de l’environnement. Entre 2002 et 2014, 111 personnes sont mortes.

Radio Vatican a rencontré Mgr Guy Charbonneau, prêtre canadien, et évêque de Choluteca au Honduras. Il est arrivé dans le pays en 1971. Il revient sur sa rencontre avec le Pape François.

Retrouvez l’entretien ici

 

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Visite ad limina – Vie et famille – Les évêques du Guatemala dénoncent des « organisations » ayant un grand pouvoir économique, une grande capacité de pénétration dans les médias

Le pape François a reçu les évêques du Guatemala, à l’occasion leur visita ad limina, dans la matinée du 22 mai 2017, au Vatican. Au centre des échanges, a rapporté Radio Vatican en italien, les défis de l’Eglise guatémaltèque, une Eglise composée en grande partie d’indigènes et une Eglise de martyrs récents.

Le président de la Conférence épiscopale, Mgr Gonzalo De Villa y Vásquez, évêque de Sololá-Chimaltenango, a fait le point après la rencontre : « Nous sommes une Eglise qui a un passé récent de martyrs » avec « une grande persécution advenue dans le contexte d’un conflit armé interne » dans les années 70.

« Ces dernières années, ajoute-t-il, l’Eglise au Guatemala a eu en revanche diverses bénédictions : le nombre des vocations a augmenté, nous avons plus de séminaristes et d’ordinations sacerdotales que nous n’avons jamais eu dans l’histoire ». Mais « nous avons vu beaucoup de frères s’éloigner de l’Eglise catholique surtout pour entrer dans des groupes pentecôtistes et c’est l’un des problèmes de l’Eglise guatémaltèque aujourd’hui ».

Aujourd’hui, indique-t-il, l’Eglise se bat pour les droits humains et la défense de la vie : « La réponse de l’Etat aux besoins de la population dans le domaine de la santé, de l’éducation et du travail continue à être faible et insuffisante… nous faisons ce que nous pouvons mais nous sommes comme David contre Goliath ».

« Quand nous parlons de la défense de la vie, précise Mgr Gonzalo De Villa y Vásquez, nous ne faisons pas seulement référence à l’avortement… mais aussi à la dignité de la vie des personnes qui à leur naissance ont le droit de ne pas souffrir de dénutrition infantile et de vivre de façon décente ». Evoquant des projets de loi menaçant la vie et la famille, il dénonce des « organisations » ayant « un grand pouvoir économique, une grande capacité de pénétration dans les médias » et qui « jouissent du soutien des agences des Nations unies pour imposer à un petit pays avec un gouvernement faible un agenda politique orienté vers l’approbation de telles lois ».

Enfin, l’évêque s’arrête sur la défense des peuples indigènes et sur les « polarisations » qui sont nées à cause des industries extractives sur leurs terres : « Je suis évêque d’un diocèse où 93 % de la population est indigène et la très grande majorité du clergé et des séminaristes est indigène ». Tout en protégeant les droits des populations locales, estime-t-il, on ne peut s’opposer à tout ce qui encourage le développement.

 

Source Zenit

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Visite ad limina – Cuba retrouve peu à peu des structures ecclesiales

Le pape a reçu les évêques cubains le 4 mai 2017, à l’occasion de leur visite « ad limina », au Vatican. A l’issue de cette rencontre, le président de la Conférence épiscopale, Mgr Dionisio Garcia Ibanez, archevêque de Santiago de Cuba, fait le point sur la situation de l’île des Caraïbes, à l’antenne de Radio Vatican en italien.

Il évoque notamment le voyage du pape à Cuba, en septembre 2015, qui a été « une rencontre avec le peuple cubain… une rencontre intense de l’Église avec le peuple ».

Aujourd’hui, souligne-t-il, « Cuba attend des changements » : « le peuple peut vivre dans de meilleures conditions, spirituelles et matérielles… les choses doivent changer » car « une société ne peut rester paralysée ». Et Mgr Dionisio Garcia Ibanez d’appeler de ses vœux « des changements économiques et sociaux » mais aussi « culturels » et « politiques ».

Il note cependant des évolutions positives : « il y a un plus grand accès de la population aux nouvelles technologies de communication et cela produit un changement culturel qui est la condition pour tout autre changement parce que les personnes peuvent changer leurs critères de jugement ». Il y a aussi, ajoute-t-il, « une plus grande compréhension du fait religieux et par conséquent le peuple exprime sa foi ».

Si « les Cubains sont un peuple religieux », il y a « peu de formation à la foi », explique Mgr Dionisio Garcia Ibanez. Et les vocations « ne sont pas suffisantes ».

Il se réjouit enfin que l’Eglise retrouve peu à peu des structures ecclésiastiques : « Le processus n’en est qu’à ses débuts. C’est déjà très positif. Dans certains diocèses, quelques immeubles ont été restitués … Nous travaillons avec l’État pour …. avoir les espaces pour le culte dont nous avons besoin. En attendant, nous avons des maisons de prière, ou plutôt les fidèles mettent à la disposition de leur communauté leurs habitations pour se réunir. Il n’y a pas les églises paroissiales avec leurs structures pastorales, mais l’Église vit quand même ».

Source et  traduction Zenit

Voir notre article sur la paroisse de Placetas tenue par la communauté saint-Martin

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Avec le pape, les visites ad limina prennent un nouveau style

Dans le cadre de la visite ad limina des évêques du Canada, qui s’étale sur plusieurs semaines, le Pape François a reçu ce mardi midi les évêques de l’Ontario.

Tous les évêques du monde accomplissent, tous les cinq ans en principe, une visite “ad limina apostolorum”, aux seuils apostoliques, leur permettant de rencontrer le Pape, évêque de Rome, et les responsables de la Curie romaine. Désormais, le Pape François privilégie des rencontres informelles, recevant les évêques par groupe pour un dialogue à bâtons rompus. Il n’y a donc plus, sauf exception, d’entretiens individuels comme sous le pontificat de Jean-Paul II, ni de discours oral ou écrit, comme c’était le cas au temps de Benoît XVI et au début du pontificat de François.

Parmi les plus de 20 évêques de la province de l’Ontario reçus ce mardi midi figurait l’actuel président de la conférence épiscopale canadienne, Mgr Douglas Crosby, évêque de Hamilton, et le cardinal Thomas Collins, archevêque de Toronto, la ville hôte des JMJ de 2002. L’évêque du diocèse canadien aux Armées, Mgr Scott McCraig, a également participé à cette rencontre.

L’Ontario est la province canadienne la plus peuplée, avec 13,5 millions d’habitants, soit près de 40 % de la population du pays. Outre Toronto, qui est la plus grande ville du Canada, elle inclut notamment la capitale fédérale, Ottawa.

Il s’agissait du troisième groupe d’évêques canadiens reçu par le Pape François, après les évêques de l’Atlantique et ceux de l’Ouest canadien.

Les évêques du Québec seront, eux, reçus par le Pape François au début du mois de mai.

 

 Source Radio Vatican

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Dictature, Mapuches, sécularisation, abus sur mineurs, le pape reçoit la visite ad limina du Chili

Le Pape François a reçu les évêques de la Conférence épiscopale du Chili en visite ad limina à Rome pendant près de trois heures ce lundi 20 février 2017, le temps d’évoquer « avec une simplicité et une ouverture exceptionnelle » toutes les problématiques rencontrées par l’Église de ce grand pays des Andes.

Sécularisation et foi populaire

Selon le cardinal Riccardo Andrello, l’archevêque de Santiago du Chili interrogé par notre collègue Giada Aquilino, des problématiques concrètes ont été abordées : comment évangéliser un peuple qui se sécularise, un peuple dont les autorités sont non-croyantes mais ouvertes, pleines de bonne volonté même lorsqu’il s’agit de recevoir le message de l’Église. « Nous avons parlé de nos joies et de nos souffrances : la joie de voir une Église qui tire une force incroyable dans la dévotion populaire. Preuve en est le fait que la Madone del Carmine est présente du désert du nord au froid du sud ».

Lors de cet échange, la question du clergé, de la formation des séminaristes, et des jeunes « qui ont tant besoin d’être écoutés » ont également été abordés. « Le Pape nous a parlé de la pastorale ‘de l’oreille’ pour les écouter et annoncer la bonne nouvelle ». Ensemble, ils ont évoqué les problèmes sociaux qui touchent notamment les plus anciens et les plus pauvres.

Abus sur mineurs, un grave péché devant Dieu

Ont-ils évoqué les cas d’abus sur mineurs qui touchent aussi l’Église chilienne ? « Oui bien sûr, avec une grande sincérité ». Le Pape leur a demandé d’y être particulièrement vigilants : « Ce sont des manquements gravissimes concernant les droits humains et ce sont de graves péchés devant Dieu ».

Comment se positionne l’Église chilienne quant aux discussions en cours sur l’avortement ou les unions entre personnes de même sexe ? Le Pape a rappelé ce qu’affirme le chapitre 4 de son exhortation post-synodale « Amoris Laetitia » aux évêques chiliens, son chapitre sur l’éducation des enfants. « Il nous en a rappelé l’importance, puis nous avons évoqué les autres chapitres ».

Au Chili, rapporte l’archevêque de Santiago, les évêques travaillent beaucoup sur la famille. « Nous savons que l’atmosphère culturelle nous est opposée, nous savons combien la théorie du genre a un impact, combien le thème du mariage ou celui de la vie influence les vies concrètes. Nous travaillons beaucoup à tout cela ».

Les Mapuches

Concernant le dialogue entre les Mapuches et l’État chilien, le cardinal Andrello estime que les Mapuches sont « un peuple mature » aux « convictions profondes » qui a toutes les qualités et les possibilités pour dialoguer avec les autorités. Il y a un mois, un document a d’ailleurs été présenté au président de la République. C’est l’évêque de Temuco qui a conduit les réflexions. « Cela me rappelle le temps des grèves de la faim des groupes dissidents, quand j’étais l’archevêque de Concepción ».
Même si l’État est laïc, cela témoigne d’une certaine confiance en nous, rapporte le prélat. « Même s’il nous critique, au bout du compte, il vient nous chercher ». « Je crois que c’est une belle œuvre de l’Église ».

Se réconcilier après la dictature

Près de trente ans après la fin de la dictature de Pinochet, le cardinal Andrello estime que les Chiliens peuvent maintenant « tout à fait cheminer sur la voie de la réconciliation, ce qui ne veut pas dire oublier les faits. Ce serait oublier l’histoire qui est un enseignement de vie ». Selon lui, la réconciliation signifie aller au-delà des faits. « Je crois que les valeurs de l’Evangile nous invitent à reconnaitre les situations, surtout celles où les droits humains ont été bafoués et qui continuent à faire un grand mal même quarante ans après les faits, mais cela signifie également avoir la volonté de pardonner dans sa conscience et le pardon est gratuit, toujours. Il faut donc unir la vérité avec un chemin nouveau de construction du futur ».

Source Radio Vatican

 

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Visite ad limina des évêques du Costa Rica : le problème des migrants et des réfugiés cubain

Le Pape François a reçu, ce lundi 13 février au matin, la Conférence épiscopale du Costa Rica pour la visite ad limina de ses évêques, qui se terminera le 17 février 2017.

 

Le Costa Rica est un pays  de 4.8 millions d’habitants, à 82 % catholiques selon l’Annuaire statistique de l’Eglise 2013. Parmi les problématiques de ce pays, celle des migrants cubains. Plusieurs milliers d’entre eux sont restés bloqués au Costa Rica à la fin de l’année 2015, alors qu’ils tentaient de rejoindre les Etats-Unis, en raison d’un changement de la politique migratoire. Comme de nombreux autres pays d’Amérique centrale, le Costa Rica a décidé de refuser que ces migrants traversent son territoire sans visa.  Le gouvernement avait ensuite commencé les expulsions. Le Pape François avait lancé un appel lors de l’Angélus du 27 décembre 2015 pour que les Etats d’Amérique centrale renouvellent « avec générosité tous les efforts nécessaires pour trouver une solution à ce drame humanitaire ».

Source Radio Vatican

Notre photo la conférence du Costa Rica en 2008

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Petit focus sur l’Eglise d’Egypte à l’occasion de la visite ad limina

Les évêques égyptiens sont actuellement à Rome pour leur visite ad Limina. L’occasion pour InfoCatho de faire une petit point sur cette vieille Eglise qui a donné le jour à de nombreux saints, parmi lesquels le grand saint Antoine que nous vous avons présenté à l‘occasion de sa fête.

L’Église catholique en Égypte comprend les Églises copte, latine, maronite, syro-catholique, chaldéenne et grecque melkite. Les catholiques représentent 0,28 % de la population de ce pays à majorité musulmane. Les évêques de ces Églises sont réunis au sein de l’Assemblée de la Hiérarchie Catholique d’Égypte, qui est présidée par le Patriarche d’Alexandrie des Coptes Catholiques, Ibrahim Isaac. On recense 14 diocèses catholiques pour les différents rits : 8 diocèses coptes catholiques, dont le patriarcat copte catholique, une éparchie maronite, une éparchie chaldéenne, une éparchie arménienne catholique, une éparchie syrienne catholique, un vicariat apostolique pour les latins et un vicariat patriarcal pour les grecs-melkites.

La minorité chrétienne est régulièrement ciblée par des attaques dans le pays menées par des islamistes radicaux, qui lui reprochent d’avoir soutenu l’éviction de Mohamed Morsi, en juillet 2013, un an après sa prise de fonctions. Selon l’ONG Human Rights Watch, depuis l’été 2013, au moins 42 églises ont été attaquées.  (source)

 

 Mais une Eglise fortement persécutée comme nous vous le présentions la semaine dernière.