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Le programme du voyage au Maroc du Pape François

Ce court voyage sur un week-end sera essentiellement consacré à la capitale Rabat.

Le Pape partira le samedi 30 mars à 10h45 de l’aéroport de Rome Fiumicino et arrivera à 14h à l’aéroport international de Rabat Salé. Après l’accueil à sa descente d’avion, il se rendra immédiatement au Palais royal pour la visite au roi Mohammed VI. Il s’adressera ensuite à la fois au peuple marocain, aux autorités, à la société civile et au corps diplomatique depuis l’esplanade de la mosquée Hassan.

Il se rendra ensuite au mausolée du roi Mohammed V, puis à l’institut Mohammed VI de formation des imams, prédicateurs et prédicatrices, où il prononcera un salut, avant de conclure sa journée par une visite au siège de la Caritas diocésaine pour une rencontre avec les migrants, où il prendra également la parole.

Le dimanche 31 mars, il se rendra au centre rural des services sociaux de Témara, ville située au sud de l’agglomération de Rabat. Il reviendra ensuite dans la capitale marocaine pour la rencontre à la cathédrale avec les prêtres et consacrés, ainsi que le Conseil œcuménique des Églises. Il y prononcera un discours ainsi que la prière de l’angélus.

L’après-midi, il célèbrera une messe, avant de repartir vers Rome par un vol dont le départ est prévu à 17h15. Il atterrira à 21h30 à l’aéroport de Rome Ciampino.

Aucun décalage horaire n’est à prendre en compte pour la journée du samedi, mais pour celle du dimanche, il faut compter une heure d’avance en Europe compte tenu du passage à l’heure d’été.

Source : Vatican News

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Du 3 au 5 février : le Pape aux Emirats Arabes Unis.

À l’invitation du cheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyane, prince héritier d’Abou Dabi, le pape François se rend, du 3 au 5 février, pour son 27e voyage apostolique, aux Émirats arabes unis ; c’est la première visite d’un souverain pontife dans la péninsule arabique. Ce voyage de trois jours aura pour thème « fais de moi un instrument de ta paix », phrase tirée des paroles de la prière de paix, attribuée à saint François d’Assise. Le pape François espère que ce voyage apostolique « puisse propager de manière particulière la paix de Dieu dans le coeur de tous les peuples de bonne volonté du monde ».

Après un premier jour de voyage, il consacrera, ensuite, sa deuxième journée au dialogue interreligieux en rencontrant notamment les membres du Conseil musulman des anciens qui a été institué en juillet 2014 pour « promouvoir la paix dans les communautés musulmanes ». Cette rencontre aura lieu dans la grande mosquée du cheikh Zayed, la 9e plus grande au monde. À l’issue de ce moment, le pape François participera à la rencontre interreligieuse Fraternité humaine.

Puis, le lendemain, le 5 février, sera dédié à la communauté catholique locale. Il visitera ainsi la cathédrale, avant de se diriger vers le centre sportif Zayed, puis de célébrer la messe.

Chronique du Monde
Quelle est la spécificité de ce voyage ? Chronique du père Bader

Source : Kto.tv

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Le pape se rendra au Maroc en mars 2019

Le Pape François se rendra au Maroc, du 30 au 31 mars 2019 : la nouvelle a été communiquée par le porte-parole du Saint-Siège ce mardi matin.

Les rumeurs bruissaient depuis quelque temps ; le porte-parole du Saint-Siège Greg Burke les a confirmées ce mardi : « à l’invitation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et des Évêques, Sa Sainteté le Pape François se rendra au Maroc, pour un Voyage Apostolique, du 30 au 31 mars 2019. Il visitera les villes de Rabat et de Casablanca », a-t-il déclaré, en précisant que le programme de ce voyage apostolique serait publié ultérieurement.

Les chrétiens constituent environ 1 % au Maroc, et sont majoritairement étrangers. La Constitution du royaume garantit le libre exercice des cultes.

Il s’agira de la deuxième visite d’un Souverain Pontife dans le royaume, 33 ans après celle du saint Pape Jean-Paul II, en août 1985. Le Pape polonais avait alors été reçu par le roi Hassan II, père de l’actuel monarque. La rencontre avec près de 80 000 jeunes musulmans à Casablanca avait été l’un des moments forts de ce voyage apostolique, comme nous le rappelle Olivier Bonnel :

Source : Vatican news

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Le pape François invité à Magadagascar et peut-être en Corée du Nord

A l’occasion de la visite du président de la République de Corée du Sud au Vatican du 18 octobre 2018, ce dernier serait porteur d’une lettre de Kim Jong-Un invitant le pape François à Pyongyang où “il serait accueilli chaleureusement”.

A Madagascar, les évêques ont invité le pape François en 2019, sans toutefois que la date ne soit encore confirmée.

Source : Zenit.org

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Estonie : A Tallinn, le Pape loue la mémoire et les racines

Pour sa troisième étape aux pays baltes, le Pape François s’est arrêté en Estonie où il a livré mardi 25 septembre son discours devant les autorités officielles du pays.

Dans la capitale la plus septentrionale qu’il ait visité, le Pape argentin  a une nouvelle fois fait allusion à « la capacité d’endurance » des peuples baltes face à l’adversité que l’Histoire leur a tant de fois opposé.

Mémoire et fécondité

Devant un parterre d’officiels, François a justement rappelé l’Histoire tourmentée de ce petit pays qui fête le centenaire de son indépendance cette année. Depuis des siècles ces terres estoniennes sont appelées « Terre de Marie », Maajamaa. « Penser à Marie évoque en moi deux mots : mémoire et fécondité. Elle est la femme de la mémoire, qui garde tout ce qu’elle vit, comme un trésor, dans son cœur ; et elle est la mère féconde qui donne la vie à son Fils », a-t-il affirmé.  

Cultiver la mémoire reconnaissante

Une « terre de mémoire » que François justifie tout d’abord par les nombreuses luttes pour la liberté et l’indépendance que le pays a connu. Il a reconnu ensuite « les pas de géant » accompli ces 25 dernières années, depuis la chute du communisme. « Même en étant petite, la société estonienne  se trouve parmi les premières, selon les indicateurs de développement, par sa capacité d’innovation, sans compter qu’elle révèle un niveau élevé de liberté de presse, de démocratie et de liberté politique », a-t-il ajouté.

Ce haut degré d’avancement, couplé au tissage de nombreux liens de coopération et d’amitié avec divers pays, donne au Saint-Père un exemple parfait d’espérance. « Être terre de mémoire signifie savoir se souvenir que le niveau auquel vous êtes parvenus aujourd’hui est dû à l’effort, au travail, à l’esprit et à la foi de vos ancêtres », leur a-t-il lancé, les enjoignant à cultiver « la mémoire reconnaissante ».

Conscience d’appartenance

Le Pape s’est ensuite livré à des développements sur le sens des sociétés, louant « la conscience d’appartenance », et rappelant avec insistance que « le bien-être n’est pas toujours synonyme de vivre bien ».

En effet, l’une des conséquences que nous pouvons observer dans nos sociétés technocratiques, c’est la perte du sens de la vie, de la joie de vivre et, donc, une extinction lente et silencieuse de la capacité d’émerveillement, qui plonge souvent les gens dans une lassitude existentielle, a déploré l’évêque de Rome. Selon lui, « la conscience d’appartenance et de lutte pour les autres, d’enracinement dans un peuple, dans une culture, dans une famille, peut se perdre peu à peu en privant les plus jeunes – en particulier – de racines à partir desquelles on construit son présent et son avenir, car on les prive de la capacité de rêver, de risquer, de créer ». Mettre toute sa confiance dans le progrès technologique « comme unique voie possible de développement » n’est donc pas envisageable et « peut causer la perte de la capacité de créer des liens interpersonnels, intergénérationnels et interculturels ».

Par conséquent, le Souverain pontife a estimé qu’il n’y avait pas pire aliénation que de faire « l’expérience de ne pas avoir de racines, de n’appartenir à personne ». La mémoire et les racines, elles seules, feront de la terre estonienne un modèle de fécondité.

Source : Vatican News

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Retour en images sur la visite du Pape François en Lituanie, ce dimanche 23 septembre 2018

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En Lettonie, le Pape invite à faire primer la vie sur l’économie

Cette journée de lundi dernier était consacrée à la Lettonie, deuxième nation visitée par le Pape François dans le cadre de sa tournée dans les États baltes. Accueilli en début de matinée à Riga par le président Raimonds Vejonis, le Pape François a prononcé devant les autorités, la société civile et le corps diplomatique, le premier discours de son séjour de quelques heures dans ce pays.

« C’est un motif de joie de pouvoir me retrouver pour la première fois en Lettonie et dans cette ville qui, comme tout votre pays, a été marquée par de dures épreuves sociales, politiques, économiques et aussi spirituelles – dues aux divisions et aux conflits du passé – mais qui aujourd’hui est devenue l’un des principaux centres culturels, politiques et portuaires de la région », a déclaré le Saint-Père au Palais présidentiel de Riga, devant les principaux responsables de l’État letton.

Le Pape a rendu hommage aux traditions culturelles de la Lettonie : « Vos représentants dans le domaine de la culture et de l’art, et en particulier du monde de la musique, sont bien connus à l’étranger. Aujourd’hui aussi j’ai pu les apprécier à mon arrivée à l’aéroport. C’est pourquoi je crois que l’on peut bien vous appliquer les paroles du Psalmiste : “Tu as changé mon deuil en une danse” (Ps 29, 12). La Lettonie, terre des ‘‘dainas’’, a su changer son deuil et sa souffrance en chant et en danse et elle s’est efforcée de se transformer en un lieu de dialogue et de rencontre, de cohabitation pacifique qui cherche à regarder en avant », a déclaré le Saint-Père.

Intégrer la dimension spirituelle dans l’identité de la Lettonie

Évoquant le centenaire de l’indépendance lettone, qui est la raison de son voyage, François a insisté sur la dimension spirituelle qui infuse l’identité nationale. « Cette capacité spirituelle de regarder au-delà, et qui se concrétise dans de petits gestes quotidiens de solidarité, de compassion et d’aide réciproque, vous a soutenus et, en même temps, vous a donné la créativité nécessaire pour donner vie à de nouvelles dynamiques sociales face à toutes les tentatives réductionnistes et d’exclusion qui menacent toujours le tissu social. »

Dans ce pays où les catholiques représentent environ un quart de la population, mais où l’Église luthérienne est relativement majoritaire, François a souligné le rôle de l’Église catholique, « agissant en pleine collaboration avec les autres Églises chrétiennes, ce qui est signe de la façon dont il est possible de promouvoir une communion dans les différences (…). Tout comme il a nourri la vie de votre peuple, de même l’Évangile peut aujourd’hui continuer à ouvrir des routes pour affronter les défis actuels, en valorisant les différences et surtout en promouvant la commune-union entre tous », a précisé l’évêque de Rome, qui doit se rendre en fin de matinée à la cathédrale luthérienne de Riga pour une célébration œcuménique.

Le développement humain ne se limite pas à l’économie

« La célébration du centenaire rappelle l’importance de continuer à parier sur la liberté et sur l’indépendance de la Lettonie, qui sont, à n’en pas douter, un don, mais aussi une tâche qui implique chacun », a expliqué François, évoquant l’étape suivante de sa journée, une cérémonie au Monument de la Liberté, « où seront présents des enfants, des jeunes et des familles. Ils nous rappellent que la ‘‘maternité’’ de la Lettonie (…) trouve un écho dans la capacité de promouvoir des stratégies qui soient vraiment efficaces et centrées sur les visages concrets de ces familles, de ces personnes âgées, enfants et jeunes, plus que sur la primauté de l’économie sur la vie. La ‘‘maternité’’ de la Lettonie se manifeste aussi dans la capacité à créer des opportunités de travail, en sorte que personne ne doive se déraciner pour construire son propre avenir », a précisé le Saint-Père, dans ce pays marqué par une forte émigration des jeunes, malgré un développement économique réel dans les années écoulées.

S’adressant directement au président et aux autorités de la Lettonie, le Pape François a conclu son discours « en demandant à Dieu de continuer à accompagner, à bénir et à rendre prospère l’œuvre de vos mains pour cette nation ».

Source : Vatican News

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Lituanie : A Kaunas, le Pape pour apaiser les épreuves de l’histoire propose un antidote

« La vie chrétienne traverse toujours des moments de croix ». Devant des dizaines de milliers de fidèles réunis au parc Santakos de Kaunas, le Pape a évoqué l’occupation et les déportations, des épreuves subies par les Lituaniens qui ont vécu sous les jougs nazi et soviétique. Plutôt que de rechercher le pouvoir et la gloire, refuge de celui qui ne réussit pas à guérir de son histoire, le Pape invite à suivre l’antidote proposée par Jésus : se mettre en sortie pour accompagner les plus faibles.

Un vent frais soufflait ce dimanche sur le Parc Santakos où des milliers de fidèles attendaient le Pape qui les a salués lors d’un tour de papamobile avant la célébration de la messe, 25 ans après Jean-Paul II, en présence d’une trentaine d’évêques venus de Norvège, de Pologne, de Biélorussie ou de Russie, et évidemment de Lituanie, un pays encore largement catholique contrairement aux deux autres pays baltes que le Saint-Père visitera lors de ce déplacement apostolique, la Lettonie et l’Estonie.

Dans son homélie, le Pape s’est appuyé sur l’Évangile de Saint-Marc (Mc 9, 30-37) pour souligner comment Jésus, en annonçant sa passion, avait souhaité enseigner aux disciples que « la vie chrétienne traverse toujours des moments de croix » qui semblent parfois « interminables ».

Ne pas nier son histoire

Le Pape évoque les épreuves traversées par les générations passées en Lituanie : « le temps de l’occupation, l’angoisse de ceux qui étaient déportés, l’incertitude pour ceux qui ne revenaient pas, la honte de la délation, de la trahison ». Le Pape sait qu’ils sont nombreux à pouvoir le raconter à la première ou troisième personne. Il sait que nombreux d’entre eux ont « vu vaciller leur foi parce que Dieu n’est pas apparu pour les défendre ; parce que le fait de rester fidèles n’a pas suffi pour qu’il intervienne dans votre histoire ». Il évoque la Sibérie, les ghettos de Vilnius ou de Kaunas. « On peut dire à l’unisson avec l’apôtre Jacques (…) ils convoitent, ils tuent, ils envient, ils combattent et ils font la guerre l’œuvre de ceux « ils convoitent, ils tuent, ils envient, ils combattent et ils font la guerre ».

Ce dimanche, le Pape a mis en garde contre « le désir de pouvoir et de gloire », « la manière la plus commune de se comporter pour ceux qui ne réussissent pas à guérir la mémoire de leur histoire », et qui pour cette raison n’acceptent pas de s’investir dans le travail présent. Ainsi, on nie son histoire « glorieuse en tant qu’elle est histoire de sacrifices, d’espérance, de lutte quotidienne, de vie dépensée dans le service, de constance dans le travail pénible » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 96). Pour le Pape, il s’agit d’une attitude stérile et vaine.  Nous ne pouvons pas être comme ces “experts” spirituels, qui jugent seulement de l’extérieur et passent tout leur temps à parler de “ce qu’on devrait faire”, a-t-il expliqué.

L’anditote de Jésus : se soucier des plus faibles

Jésus propose un antidote à cette lutte de pouvoir et au refus du sacrifice. Il place un enfant humble au milieu des disciples pour les inviter à se décentrer. Aujourd’hui, cent ans après l’indépendance de la Lituanie,  « qui mettra-t-on au milieu » se demande François. Qui sont les plus petits, les plus pauvres qui n’ont rien à nous donner, pour rendre gratifiants nos efforts et nos renoncements ? Le Pape  évoque les minorités ethniques, ces chômeurs contraints d’émigrer, les personnes âgées isolées ou des jeunes qui ne trouvent pas de sens à leur vie parce qu’ils ont perdu leurs racines. Placer « au milieu » signifie à égale distance, poursuit le Pape, « de manière que personne ne puisse feindre de ne pas voir, que personne ne puisse soutenir que “c’est la responsabilité des autres”, parce que “je n’ai pas vu” ou que “je suis trop loin” ». Il invite à agir sans être protagoniste, sans vouloir être applaudi ou être les premiers.

Le Pape appelle chacun à se mettre en sortie, oubliant ses peurs, même si cela semble nous anéantir, de nous perdre derrière les plus petits, les oubliés, ceux qui vivent dans les périphéries existentielles. Il prévient également que « cette sortie comportera aussi dans certains cas le fait d’arrêter le pas, de mettre de côté les inquiétudes et les urgences pour savoir regarder dans les yeux, écouter et accompagner celui qui est resté sur le bord du chemin ». Parfois, il faudra se comporter comme le père du fils prodigue ou bien comme les disciples, qui doivent apprendre que, lorsqu’on accueille un petit, c’est Jésus lui-même qu’on accueille.

Une vie dans le service et la joie

Accueillons Jésus dans sa parole, dans l’Eucharistie, dans les petits, afin « qu’il réconcilie notre mémoire et nous accompagne dans un présent qui continue à nous passionner par ses défis, par les signes qu’il nous laisse ». Pour éprouver comme nôtres, dit-il, les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de ceux qui souffrent. « Parce que, comme communauté nous nous sentons intimement solidaires de l’humanité – de cette ville et de toute la Lituanie – et de son histoire, nous voulons donner notre vie dans le service et dans la joie, et ainsi faire savoir à tous que Jésus Christ est notre unique espérance » a conclu le Pape.

Source : Vatican News

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Le pape François envisage un voyage au Japon en 2019

Audience à l’association Tensho Kenoho Shisetsu Kenshokai

« Je profite de cette visite pour vous annoncer ma volonté de me rendre au Japon l’année prochaine. Espérons que cela puisse se faire » : le pape François a confié son projet à une délégation de l’association japonaise « Tensho Kenoho Shisetsu Kenshokai ».

Elle a été reçue par le pape ce mercredi 12 septembre 2018 au Vatican, dans la petite salle – « Auletta » – jouxtant la salle Paul VI.

Le pape a ajouté ce vœu à son discours dans lequel il a demandé à la délégation d’être des « ambassadeurs d’amitié et des promoteurs de grandes valeurs humaines et chrétiennes ». « Comme vos quatre jeunes prédécesseurs, apportez à votre merveilleux peuple et à votre grand pays l’amitié du pape de Rome et l’estime de toute l’Eglise catholique », a insisté le pape.

Il a encouragé l’association dans son engagement pour la formation des jeunes et des orphelins et les synergies impliquées dans le projet : « La religion, la culture et le monde économique peuvent travailler ensemble pacifiquement pour créer un monde plus humain et caractérisé par une écologie intégrale. Cela correspond parfaitement à ce que j’espère pour l’humanité d’aujourd’hui et de demain, comme je l’ai écrit dans l’encyclique Laudato si’. »

L’ambassade Tenshō – qui tient son nom de l’ère Tenshō au cours de laquelle elle s’est déroulée – a été suggérée par un jésuite italien Alessandro Valignano et soutenue par trois “daimyos” chrétiens au pape et aux rois d’Europe au XVIe s. La mission est confiée à Mancio Itō (1570–1612), un noble japonais, premier émissaire japonais officiel en Europe.

Mancio Itō  quitta Nagasaki le 20 février 1582 avec trois autres samouraï chrétiens : Miguel Chijiwa, Julião Nakaura et Martinho Hara. Ils étaient accompagnés de par deux serviteurs, par un interprète, Diego de Mesquita et, jusqu’à Goa (Inde), par le p. Valignano. Il arrivèrent au Portugal avant de se rendre en Italie et en Espagne.

Ils reviendront au Japon le 21 juillet 1590 où ils deviendront jésuites et prêtres : Mancio meurt en 1612 ; Marthino sera banni du Japon en 1614 et mourra à Macao, en 1629 ; Miguel quittera la Compagnie de Jésus dans des circonstances incertaines et mourra à Nagasaki en 1633 ; Julião meurt martyr le 21 novembre 1633 : il a été béatifié en 2008.

En 2017, le pape François à proclamé bienheureux un samouraï du XVIIe siècle devenu chrétien et contraint à l’exil : Justo Takayama Ukon (1552-1615). Le pape lui a rendu hommage le 8 février 2017 (cf. photo de la statue du bienheureux).

Quand il était jeune jésuite, Jorge Mario Bergoglio aurait voulu partir pour le Japon, ce que sa santé – un sérieux problème aux poumons –  ne lui a pas permis : ce sera la réalisation d’un rêve profond. Et il a, depuis son élection, multiplié les contacts avec le Japon.

Le 26 septembre 2013, il a reçu au Vatican une délégation de l’Université Sophia de Tokyo, à l’occasion de son centenaire, et, en 2017, le 18 décembre, il a participé à un échange par vidéoconférence avec les étudiants de l’université.

Il a confié son admiration pour les chrétiens du Japon lors d’une audience sur le baptême, le 15 janvier 2014 : « l’histoire de la communauté chrétienne au Japon est exemplaire ».

Avec plus de 300 000 baptisés au début du XVIIe siècle, les Japonais représentaient la plus grande communauté chrétienne d’Asie. Et, malgré les campagnes antichrétiennes (XVIe-XIXe siècles), la foi  a été transmise dans les familles : « Lorsque naissait un enfant, le papa ou la maman le baptisait, parce que tous les fidèles peuvent baptiser dans des circonstances particulières. Lorsque, après environ deux siècles et demi, 250 ans plus tard, les missionnaires retournèrent au Japon, des milliers de chrétiens sortirent de la clandestinité et l’Église put refleurir. Ils avaient survécu avec la grâce de leur baptême ! Cela est grand : le peuple de Dieu transmet la foi, baptise ses enfants et va de l’avant. Et ils avaient maintenu, même dans le secret, un profond esprit communautaire, parce que le baptême les avaient fait devenir un seul corps dans le Christ : ils étaient isolés et cachés, mais ils étaient toujours membres du peuple de Dieu, membres de l’Église. Nous pouvons apprendre beaucoup de cette histoire ! », a rappelé le pape.

Le pape a reçu les évêques japonais en visite ad limina le 23 mars 2015 : le pape a notamment encouragé les évêques à « soutenir la famille, à commencer par la préparation au mariage et en poursuivant avec des catéchèses pour toutes les étapes de la vie ». Il a rappelé que c’est par les laïcs que les sociétés « sont pénétrées de la bonne odeur de l’Évangile ».

La visite d’un pape au Japon remonte à celle de saint Jean-Paul II les 25-26 février 1981 : le pape polonais s’était rendu à Nagasaki et à Hiroshima, où il avait prononcé un réquisitoire contre la guerre : « La guerre, c’est la mort ! » Il avait terminé par une prière « au Créateur de la nature et de l’homme, de la vérité et de la beauté ». Et il avait été invité à la télévision japonaise.

Voici la traduction complète par ZENIT de l’allocution du pape pour la délégation japonaise, publiée par le Saint-Siège en italien et en anglais.

AB

Allocution du pape François

Chers amis du Japon,

Je suis très heureux de vous rencontrer et de rencontrer avec vous les Pères Renzo De Luca et Shinzo Kawamura. Votre groupe de délégués de l’Association Tensho Kenoho Shisetsu Kenshokai est bienvenue à Rome, chez le pape.

Il y a plus de 400 ans, en 1585, quatre jeunes Japonais sont arrivés à Rome, accompagné de quelques missionnaires jésuites, pour rend visite au pape, qui était alors Grégoire XIII. Ce fut un voyage extraordinaire, car c’était la première fois qu’un groupe de représentants de votre grand pays venait en Europe. Les quatre jeunes ont eu un merveilleux accueil, pas seulement de la part du Pape, mais aussi dans toutes les villes et les cours où ils se sont rendus : Lisbonne, Madrid, Florence, Rome, Venise, Milan, Gênes … Les Européens ont rencontré les Japonais et les Japonais ont rencontré l’Europe et le coeur de l’Eglise catholique. Une rencontre historique entre deux grandes cultures et traditions spirituelles, dont il est bon de préserver la mémoire, comme le fait votre association.

Le voyage de vos jeunes prédécesseurs a duré plus de huit ans. Le vôtre est plus court et moins fatiguant. Mais j’espère que vous vous sentiez accueilli par le pape comme ils l’ont été et que, comme eux, vous goûtiez de la joie de cette rencontre et que vous soyez encouragés à rentrer dans votre pays comme des ambassadeurs d’amitié et des promoteurs de grandes valeurs humaines et chrétiennes. Les quatre jeunes de l’ère Tensho l’ont été avec engagement et courage. En particulier, je veux rappeler leur chef, Mancio Ito, qui est devenu prêtre, et Julião Nakaura, qui, comme beaucoup d’autres, a subi le supplice sur la célèbre colline des martyrs de Nagasaki et a été proclamé bienheureux.
Je sais que votre association promeut de beaux projets de culture et de solidarité. J’encourage surtout vos efforts actuels pour créer un fonds d’aide à la formation des jeunes et des orphelins, grâce à la contribution d’entreprises sensibles à leurs problèmes. Vous voulez montrer que la religion, la culture et le monde économique peuvent travailler ensemble pacifiquement pour créer un monde plus humain et caractérisé par une écologie intégrale. Cela correspond parfaitement à ce que j’espère pour l’humanité d’aujourd’hui et de demain, comme je l’ai écrit dans l’encyclique Laudato si’. C’est le bon chemin pour l’avenir de notre maison commune.

Merci encore de votre visite. Comme vos quatre jeunes prédécesseurs, apportez à votre merveilleux peuple et à votre grand pays l’amitié du pape de Rome et l’estime de toute l’Eglise catholique.

Traduction de ZENIT, Anita Bourdin

Source : Zenit.org

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Les images fortes de la visite du Pape en Irlande

Le Pape François a conclu ce dimanche son 24e voyage apostolique, l’Irlande étant la 36e nation visitée par le Saint-Père depuis son élection en 2013.

Cette visite en Irlande a été empreinte de gravité autour de la lutte contre les abus, thème sur lequel le Pape François s’est exprimé à plusieurs reprises, prenant aussi le temps de rencontrer des survivants. Mais ce voyage, organisé dans le cadre de la Rencontre mondiale des familles dont Dublin était l’hôte cette année, a aussi été marqué par la joie de nombreux échanges entre le Pape, la population irlandaise et les pèlerins venus du monde entier pour ce rassemblement.

La voix d’Andrea Bocelli, qui a chanté lors de la veillée de samedi soir au Croke Park Stadium, accompagne ce montage.

Source : Vatican News