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L’Abbaye de Spencer : les premiers trappistes américains !

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Saint-Joseph de Spencer est une abbaye trappiste américaine, fondée en 1950, et installée dans le Massachusetts. L’histoire de sa communauté remonte à la Révolution, où, pour échapper aux persécutions, certaines moines décidèrent de partir au « Nouveau-Monde » (l’Amérique), pour la survie de l’ordre…

Aujourd’hui, la cinquantaine de frères trappistes de l’abbaye confectionne notamment, entre ses 7 offices quotidiens, des habits liturgiques et des confitures, mais aussi des bières trappistes ! On vous raconte dans cet article !

Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer se sont installés en 1950 dans le Massachusetts – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Tout commence à la Révolution française ⚔️

Pour échapper à la Révolution française, le supérieur de l’abbaye de la Trappe, le célèbre et charismatique dom Augustin de Lestrange, emmène provisoirement ses moines en Suisse, territoire neutre. Mais face à la montée des idées révolutionnaires, la Suisse ne suffit plus, et certains moines émigrent même jusqu’en Russie !

Dom Augustin envisage aussi le Nouveau-Monde comme seule possibilité pour la survie de l’ordre, et en août 1793, il envoie trois moines pour fonder au Canada : dom Jean-Baptiste, cellérier de la Valsainte, dom Eugène De Laprade, de l’abbaye Notre-Dame de la Grande Trappe de Soligny et le frère Jean-Marie de Bruyne.

Dom Augustin de Lestrange, qui est à l’origine (lointaine et indirecte) de l’abbaye de SpencerDivine Box

Tandis qu’ils cherchaient un moyen de rejoindre le Canada, car le port d’Amsterdam était bloqué à cause de la guerre, ces trois religieux rencontrèrent Monseigneur Nélis, l’évêque d’Anvers. Celui-ci leur fit savoir qu’il serait heureux d’accueillir des moines trappistes dans son diocèse et leur demanda de s’y établir. Les religieux consultèrent dom Augustin sur cette opportunité, qui les autorisa à répondre aux désirs de l’évêque. Ils fondent alors l’abbaye de Westmalle, aujourd’hui célèbre pour ses fameuses bières trappistes. Tentative ratée ? Pas vraiment donc !

C’est lors d’une de leurs tentatives pour rejoindre le Canada que les moines de dom de Lestrange fondèrent l’abbaye de Westmalle, en Belgique, qui deviendra rapidement célèbre pour ses bières trappistes – Divine Box

Le 22 avril 1794, dom Augustin envoie un nouveau groupe de moines pour l’Amérique, mais  arrivé à Amsterdam, celui-ci finit par se voir proposer une fondation en Angleterre à Lulworth dans le Dorset. Après échanges avec dom Augustin, celui-ci accepte cette fondation. L’Amérique, ce n’est donc pas encore pour tout de suite !

Dom de Lestrange envoie ensuite en 1803 un nouveau groupe de moines en Amérique du Nord. Mais ils reviennent bredouilles en France en 1815, et seul un moine, le père Vincent de Paul Merle , décide de rester sur place. Celui parvient finalement à fonder en 1825, après 10 ans de travail acharné, le monastère du Petit Clairvaux en Nouvelle-Écosse (une immense presqu’île située tout à l’est du Canada) ! Les moines ne sont que cinq et hélas, les vocations ont beaucoup de mal à suivre.

Le père Vincent de Paul et son confrère, le père Francis Xavier Kaiser, font bien plusieurs voyages en 1836 et 1845 pour raconter leur aventure et susciter des vocations, mais sans parvenir à revenir avec de nouvelles têtes… en vain… En 1853, le père Vincent de Paul Merle décède et c’est le père Francis Xavier Kaiser, qui prend à sa suite la tête de la petite communauté.

Le père Vincent de Paul Merle (à gauche) et le père Francis Xavier Kaiser (à droite) ont été les deux premiers responsables de la petite communauté. Seul le deuxième verra leurs efforts communs récompensés – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye du Petit Clairvaux : le décollage 🚀

Après plusieurs appels à l’aide, c’est l’abbaye de Westvleteren, en Belgique, qui envoie finalement 18 moines en 1857 pour redynamiser l’abbaye, youpi ! À partir de cette date, les bonnes nouvelles s’enchainent : en 1869, le monastère est officiellement affilié à la congrégation de la Trappe. La même année, l’abbaye de Gethsemani, dans le Kentucky, accepte de devenir la maison-mère du monastère.

Dès 1876, le monastère est érigé au rang d’abbaye, et les frères élisent leur premier père abbé, le père Dominic Schietecatte, l’un des premiers moines de Westvleteren arrivés sur place. Tout va pour le mieux, donc !

Ci dessus, la communauté du monastère du Petit Clairvaux en 1876, lors de la bénédiction abbatiale du premier père abbé Dominic Schietecatte – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

 

La fin de l’aventure ? 😢

Malheureusement, le 4 octobre 1892, un terrible incendie ravage entièrement le monastère. Bâtiments, habits liturgiques, livres, archives…. Il ne reste plus rien. Tout est à reconstruire. Mais bien heureusement, aucun moine n’est blessé. Les moines relèvent donc la tête et se remettent à l’oeuvre, et dès 1894, de nouveaux bâtiments temporaires émergent à nouveau de terre.

Mais à l’automne 1896, soit à peine deux ans plus tard, alors que les bâtiments temporaires viennent juste d’être achevés, un nouvel incendie se déclare. Une fois de plus, tout part en fumée et il faut tout recommencer à zéro…

Cette succession d’événements n’est pas sans atteindre le moral de la communauté. Découragé et malade, le père abbé Dominic démissionne de sa charge et retourne avec plusieurs moines flamands à l’abbaye belge de Westvleteren. Les moines qui n’ont pas encore fait leurs voeux définitifs, eux, sont invités à partir et à trouver une autre communauté… D’autres moines encore s’installent pour travailler dans le diocèse local. Si bien qu’en janvier 1899, il ne reste plus que douze moines au Petit Clairvaux. L’ambitieux projet du père Vincent de Paul semble alors bien loin…

Peinture du père abbé Dominic Schietecatte, abbé émérite de l’abbaye du Petit Clairvaux, peu de temps avant sa mort – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye Notre-Dame de la Vallée ⛪

Une fois de plus, l’admirable charité monastique fait son oeuvre. Cette fois-ci c’est l’abbaye de Notre-Dame du Lac, fondée près de Montréal  en 1881 par l’abbaye trappiste française de Bellefontaine, qui vient à la rescousse de la communauté. Elle lui envoie un nouveau père abbé, et l’aide à déménager puis à s’installer dans le Rhode Island.

Les treize moines se remettent alors au travail et construisent eux-mêmes tous les bâtiments avec du granit trouvé sur leur propre propriété. Tout redémarre petit à petit, et l’abbaye Notre-Dame de la Vallée sort de terre. Les moines rayonnent à nouveau, et plutôt bien même, puisqu’en 1943, ils sont 84 moines sur place ! Le troupeau et les récoltes suffisent à nourrir tout ce beau monde, si bien que l’abbaye est autosuffisante.

Les moines sont si nombreux qu’ils fondent en 1946 au Nouveau-Mexique. Mais cela ne suffit pas, et les murs deviennent trop étroits… En effet ils sont 137 frères sur place en 1948 ! Sans compter l’urbanisation croissante autour de l’abbaye, qui nuit à la tranquillité des moines…

Ci-dessus, le tout premier monastère de Notre-Dame de la vallée en 1900 (à gauche), et le nouveau quelques années plus tard (à droite) – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye de Spencer, enfin… 🏁

Le 21 mars 1950, l’abbaye est à nouveau ravagée par le feu et la dévastation est complète.   C’est la troisième fois en 60 ans que la communauté se retrouve à la rue… Décidément ! Seuls subsistent quelques pans de l’église abbatiale. Encore une fois, la communauté, composée de 140 personnes, se retrouve sans abri. Une fois de plus, il faut déménager et reconstruire. Mais où ?

Bien heureusement, la communauté avait acquis en 1949 une immense propriété agricole  à Spencer, dans le Massachusetts. Cette ferme devait servir d’éventuel replis pour la communauté dans les années suivantes, si l’urbanisation de Rhode Island ne cessait pas. Prévoyants ces moines ! Ce nouvel incendie décide donc les moines d’accélérer leur processus de déménagement. Dès 1950, 84 moines s’installent donc à Spencer pour y fonder le monastère Saint-Joseph. Nous y voilà enfin ! Les autres moines de la communauté se rendent à Berryville, en Virginie, et y fondent l’abbaye Notre-Dame de la Sainte Croix.

Les moines de l’abbaye Notre-Dame de la Vallée se recueillent après l’incendie de leurs église, en 1950 – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

La croissance de l’abbaye est spectaculaire. En trois ans, les travaux sont terminés, et en 1957, soit 7 ans après la fondation, les frères sont déjà 186 sur place ! L’abbaye fonde alors dans le Colorado, en Argentine et au Chili.

Mais pour financer tous ses travaux de fondations et faire vivre tout ce beau monde, l’abbaye a besoin d’une nouvelle activité économique…

Ci dessus, les moines de l’abbaye Spencer construisent leur abbaye en 1951 – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Abbaye de Spencer : et aujourd’hui ? 🙏

Aujourd’hui, les moines de l’abbaye de Spencer sont une cinquantaine. Ils suivent toujours la règle « ora et labora » de saint Benoît (VIe siècle) qui leur demandent de chercher Dieu dans la prière et le travail. Ils prient ainsi sept offices par jour (le premier est à 3h30 du matin !), chantés en anglais et grégorien. Côté travail, ils sont bien occupés dans leur atelier d’artisanat monastique. En effet, ils confectionnent depuis 1954 d’incroyables gelées et confiture, l’un de leurs produits monastiques phares. Ils sont aussi bien occupés dans leur atelier de vêtements liturgiques. Sans compter la prise en charge des frères les plus âgés de la communauté !

Les moines ont aussi lancé en 2013 leur brasserie ! Aujourd’hui, elle connaît un tel succès que les moines ont dû augmenter leur production (500 000 litres annuels) et diversifier leur gamme. Plusieurs moines sont physiquement impliqués dans le brassage, aidés de 4 salariés. Mais impossible de les différencier, car dans la brasserie, moines et salariés ont le même tablier !

Un frère trappiste travaille le tissu pour confectionner des vêtements liturgiques — Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Et pour acheter les bières de l’abbaye de Spencer ?

Les Etats-Unis ce n’est pas la porte à côté, heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box est là ! Cliquez ici pour acheter les bières de l’abbaye de Spencer.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur l’abbaye Saint-Joseph de Spencer : ses gelées et confitures, sa clôture naturelle…

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Les 3 infos clés à savoir sur la bière Tripel des moines trappistes de Westmalle !

Un article proposé par Divine Box.

La Westmalle Tripel est une bière trappiste blonde qui titre à 9,5 % (vol.). Brassée depuis 1956 par l’abbaye Notre-Dame du Sacré-Coeur de Westmalle en Belgique, elle dévoile des arômes de fruits mûrs, de banane, et une amertume balancée. Elle est souvent surnommée « l’archétype de la bière blonde », « la blonde la plus célèbre » et surtout « la mère de toutes les triples ». Mais savez-vous pourquoi ?

On vous explique en 3 petites infos ce que vous devez savoir sur la mythique Westmalle Tripel juste en dessous, c’est parti !

La Westmalle Tripel est brassée par les moines trappistes de l’abbaye de Westmalle, en Belgique – Divine Box

1/ La Westmalle Tripel s’appelle « la mère de toutes les triples »

Saviez-vous qu’on surnomme la Westmalle Tripel « la mère de toutes les triples » ? C’est tout simplement parce qu’elle est la première bière du monde de la catégorie des triples !

La Westmalle Tripel a été brassée pour la première fois par les moines de l’abbaye de Westmalle en 1934, à l’occasion de la mise en opération de leur nouvelle salle de brassage. Par la suite, la recette sera légèrement changée en 1956, et c’est encore cette recette qui est utilisée aujourd’hui. La Westmalle Tripel est donc historiquement bien la première triple du monde !

Mais pourquoi l’appeler « Tripel » ? Et non, ce n’est pas parce qu’elle a une triple fermentation, comme on le croit souvent.

En réalité, ce terme fait tout simplement référence à la triple dose de matières premières que contenait à l’origine cette bière. En 1934, la Westmalle Tripel contenait en effet trois fois plus de malt, de houblon et de levure que la bière trappiste originelle de Westmalle, l’ « Enkel », une bière blonde et légère qu’ils brassaient au XIXe siècle pour leurs repas au réfectoire.

Aujourd’hui, tout le monde utilise le terme « triple » pour simplement désigner un style de bière : la bière blonde forte, dont le degré d’alcool oscille entre 7 et 10 % (vol.). Ce terme n’a donc aujourd’hui plus aucun rapport avec un quelconque triplement d’ingrédients. Mais tout le monde utilise quand même ce terme inventé par les moines de Westmalle, qui sont donc bien les premiers à avoir brassé la véritable triple !

Ci-dessus, un moine de Westmalle travaillant dans sa brasserie en 1966, date à laquelle la Westmalle Tripel était déjà depuis 20 ans la toute première bière du genre triple dans le monde entier ! – Divine Box

2/ La Westmalle Tripel est brassée dans la plus vieille brasserie trappiste du monde encore en activité !

L’abbaye de Westmalle est assez « récente » dans le paysage monastique, puisqu’elle a été construite en 1794. Les moines trappistes n’y construisent une brasserie qu’en 1836, et c’est elle qui est encore en activité de nos jours !

Certes, en 180 ans d’histoire elle a bien connus quelques aventures : notamment pendant la première Guerre mondiale, quand ses cuves furent réquisitionnées par l’envahisseur allemand « au nom de l’effort de guerre ». Mais dans le paysage monastique, aucune brasserie, parmi celles qui sont encore en activité, n’a été construite il y a si longtemps !

Mais alors pourquoi construire une brasserie ?

Parce que le 14 septembre 1836, le pape Grégoire XVI unifie les règles des moines trappistes alors en vigueur. Résultat : tous les trappistes sont désormais autorisés à boire de la bière ! Ni une ni deux, les frères de l’abbaye de Westmalle sautent sur l’occasion, et décident de produire eux-mêmes ce produit monastique si emblématique, plutôt que d’en acheter ! Car la bière, aussi surnommée « le pain liquide », est aussi très pratique pour se nourrir, notamment pendant le carême !

C’est ainsi que leur brasserie ne servira d’abord, pendant quelques années, qu’à brasser leur bière de table au réfectoire, la fameuse « Enkel. » C’est elle qui servira ensuite d’étalon à leurs futures bières Westmalle Dubbel et Westmalle Tripel.

C’est lorsqu’il se mirent à brasser la Westmalle Dubbel en 1856 qu’ils en vendirent quelques unes à la porte de leur abbaye. Mais le succès fut si grand que la brasserie de l’abbaye commença bien vite à se forger une sacré réputation ! Seulement 5 ans plus tard, en 1861, les moines décident donc d’ouvrir leur brasserie sur le monde, et de commercialiser à plus grande échelle leurs bières, en s’inspirant de leurs voisins de l’abbaye de Scourmont, qui brassent la fameuse Chimay.

 

La Westmalle Tripel est brassée dans la plus vieille brasserie trappiste du monde en activité, qui contient encore ces très belles cuves en cuivre – Divine Box

3/ La Westmalle Tripel, l’une des meilleures bières du monde

Comme c’est souvent le cas avec les produits issus de l’artisanat monastique, la Westmalle Tripel est plutôt très bien rangée dans les classements mondiaux. La conséquence de ses ingrédients exceptionnels ?

On vous laisse juger vous-même :

  • Le site RateBeer est un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, parmi plus de 16 000 brasseries. Et quelle note ces experts donnent-ils à la Westmalle Tripel ? (roulements de tambours)… 99/100 ! Pas mal non ?
  • Sur le même site, les mêmes experts la rangent à la 8ème place dans le Top 50 des Triples !
  • La Revue du Vin de France lui donne la très bonne note de… 16/20 !
  • BeerAdvocate lui attribue la note « outstanding » de 4,3 sur 5.
  • Saveur Bière lui décerne la note de 4,5 sur 5.
  • Belgibeer la classe dans le top 10 des meilleures bières trappistes.
  • Le Paradis de la Bière lui décerne la note de 7/10.

 

Bref, la Westmalle Tripel, c’est du solide !

La Westmalle Tripel est notée 99/100 sur le site d’experts RateBeer ! – Crédits Photo : @Beeronlineitaly (Instagram)

Et pour acheter la Westmalle Tripel ?

Le mieux est de se rendre sur place, dans la boutique de l’abbaye, pour pouvoir papoter en direct avec les moines ! Voici leur adresse : Abbaye de Westmalle, Antwerpsesteenweg 496, 2390 Malle, Belgique

Mais si vous n’avez pas la chance d’habiter à côté du monastère, il existe heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter la Westmalle Tripel ! Et pour les petits curieux qui veulent en apprendre plus sur la Westmalle Tripel, c’est par ici : pourquoi elle est brassée pour stimuler l’emploi local, pourquoi ses ingrédients sont uniques au monde, etc…

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Top 3 des infos à savoir sur la Westmalle Dubbel, une bière brassée par les moines trappistes.

Un article proposé par Divine Box.

La Westmalle Dubbel est une bière trappiste brune brassée par l’abbaye de Westmalle, en Belgique. Elle possède le rarissime logo « Authentic Trappist Product », gage de son authenticité monastique. Souvent citée avec sa soeur la Westmalle Tripel comme l’une des bières belges les plus mythiques, elle fait partie du cercle très restreint des bières trappistes. Pourquoi est-elle si spéciale ? Divine Box vous propose d’en savoir un peu plus sur la bière Westmalle Dubbel, en 3 infos clés à retenir !

Info n°1 : les moines ont créé cette dubbel, la toute première bière « dubbel » au monde

 

Ce sont les moines trappistes de l’abbaye de Westmalle, en Belgique, qui ont inventé en 1856 la toute première bière « Dubbel » du monde ! En effet, ils cherchaient à compléter la bière blonde et légère qu’ils brassaient pour leurs repas au réfectoire.

 

Ni une ni deux, ils décident donc de créer une bière brune, et plus forte. Elle fut adoptée par les moines dès les premiers jours ! Et hop, sans le savoir ils venaient aussi de donner naissance à la première d’une grande famille… les « Dubbel » !

 

Mais pourquoi ont-ils décidé de l’appeler « Dubbel » ? Pour une raison simple. Et non, ce n’est pas parce qu’elle a une double fermentation, comme on le croit souvent. Même si la confusion est logique, puisque la Westmalle Dubbel a bien une double fermentation…

 

Mais elle ne tire pas nom de cette étape. La preuve ? La Westmalle Tripel, aussi brassée par les moines de l’abbaye, n’a pas de triple fermentation ! Alors pourquoi donc « Dubbel » ?

 

Tout simplement parce que les moines la brassaient à l’origine avec deux fois plus d’ingrédients (deux fois plus de malt, de houblon et de levure) que la première bière de leur réfectoire ! Cette dernière fut donc renommée par la suite l’« Enkel » (simple), par opposition. La boucle est bouclée !

Photo du début du XXème siècle montrant des tonneaux de Westmalle déposés devant la brasserie de l’abbaye – Divine Box

Info n°2 : elle est brassée dans la plus vieille brasserie trappiste du monde encore en activité !

 

L’abbaye de Westmalle a été fondée en 1794. Mais ce n’est qu’en 1836 que les moines y construisent une brasserie. C’est en effet le 14 septembre de cette année que le pape Grégoire XVI unifie les règles des moines trappistes alors en vigueur, et les autorisent alors à boire de la bière ! Les moines de Westmalle sautent sur l’occasion, et plutôt que d’en acheter, ils décident de produire eux-mêmes la leur !

 

Pendant quelques années, l’abbaye ne brassa ainsi de la bière que pour sa propre consommation. En 1856, lorsqu’ils créèrent la Westmalle Dubbel, ils commencèrent à la vendre de temps à autre à la porte de l’abbaye. Mais bien vite, le succès se répandit, et les files d’attente se firent de plus en plus longues.

 

Ce sera donc en 1861 que les moines décident de commercialiser leurs bières à plus grande échelle, en s’inspirant de leurs voisins de l’abbaye de Scourmont, qui brassent la Chimay. La Westmalle Dubbel se répandit donc un peu partout dans la région, puis le pays, et même monde… Et c’est heureusement toujours le cas aujourd’hui, youpi !

 

La brasserie a certes connus quelques aléas : ses cuves furent réquisitionnées par les allemands pendant la Première Guerre mondiale, « au nom de l’effort de guerre ». Ben voyons ! Malgré les épreuves, la brasserie trappiste est encore active, et peut aujourd’hui se targuer de plus de 180 ans d’existence : les Westmalle, des bières modernes et anciennes !

C’est dans ces grandes cuves en cuivre que les moines de l’abbaye de Westmalle ont brassé leurs bières jusqu’en 1956 – Divine Box

Info n°3 : c’est l’une des meilleures bières du monde !

 

Connaissez-vous le site RateBeer ? C’est un site qui regroupe tout plein d’experts, qui classent et notent les bières du monde entier parmi plus de 200 000 bières venant d’environ 16 000 brasseries !

 

Et bien la Westmalle Dubbel y est notée, attention mesdames et messieurs, 99/100 ! Et ce n’est pas tout, elle y est aussi n°2 dans le top 50 des meilleurs « doubles d’abbaye » du monde ! De quoi se forger une sacrée réputation, non ?

 

Certains avancent que son goût légendaire provient de l’eau avec laquelle elle est brassée. L’abbaye de Westmalle puise en effet son eau depuis les origines dans une nappe phréatique, située à 70 mètres sous l’abbaye. Cachée sous une couche d’argile, l’eau de ruissellement s’y filtre naturellement, gage de sa qualité. Cet ingrédient secret des moines constitue 90 % de la bière ! Le secret de son succès ?

 

D’autres ajoutent que c’est sa levure. Celle-ci aussi est unique : les moines ont développé leur propre souche de levure depuis des décennies.

 

Côté dégustation, selon les moines, la bière Westmalle Dubbel se déguste parfaitement entre 8°C et 14°C. Elle laisse alors pleinement ressortir ses incroyables arômes de caramel, de fruits noirs (raisin, prune) et de torréfaction. Elle titre à 7 % d’alcool.

La bière Westmalle Dubbel est notée 99/100 sur le site RateBeer, ce qui en fait l’une des bières les plus appréciées au monde – Crédit Photo : @dirtydios (Instagram)

 

Et la petite info en plus ?  La Westmalle Dubbel peut très bien se vieillir quelques années ! Le goût varie selon le temps de conservation, bien sûr. Mais selon plusieurs experts, la Westmalle Dubbel est encore meilleure si on a la patience d’attendre un an avant de la savourer… Bon courage !

Où en acheter ?

A l’abbaye de Westmalle en Belgique, bien sûr ! Sinon par exemple en ligne chez Divine Box : cliquez ici pour acheter la Westmalle Dubbel.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer ici pour découvrir notamment plus d’infos sur la bière Westmalle Dubbel (sa fabrication, son histoire, la redistribution de ses recettes aux oeuvres sociales etc…)

 

Et sinon, pour découvrir le monde des bières trappistes, vous pouvez vous abonner à la « Box Trappiste mensuelle » de chez Divine Box.

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Quelle différence entre une bière d’abbaye et une bière trappiste ?

Un article proposé par Divine Box

“La voici déjà, l’eau de la rivière, dans le bâtiment voisin. Elle remplit la chaudière, et s’abandonne au feu qui cuit, pour préparer la boisson des moines ». Voilà ce que dit un texte anonyme du XIIIe siècle pour décrire l’abbaye de Clairvaux, impliquant donc la présence d’une brasserie. Car oui, la bière a longtemps été un savoir-faire maîtrisé par les moines, bénédictins puis trappistes. Cela leur permettait de boire une boisson bouillie et donc purifiée des maladies, de recevoir leurs hôtes de passages etc… Tout une affaire ! Mais aujourd’hui, où en sont les bières des moines ? Comment  authentifier leur origine ? Y a-t-il différents niveaux d’authenticité monastique ? Divine Box, le spécialiste des produits monastiques, vous dit tout en trois minutes.

La bière trappiste Rochefort 10, portant fièrement le label « Authentic Trappist Product ». Retrouvez ici la Rochefort 10.

Les « bières trappistes »

Dans le paysage des bières monastiques, les « bières trappistes » sont les seules sont l’authenticité monastique est véritable. Une bière trappiste porte obligatoirement le logo « Authentic Trappist Product », qui garantit trois choses :

  • la bière doit être brassée dans l’enceinte de l’abbaye trappiste ;
  • la production et la commercialisation des bières doivent être assurées par les moines trappistes, ou sous leur contrôle ;
  • tous les bénéfices doivent être consacrés à la subsistance des moines trappistes et à l’entretien de leur abbaye. Tout surplus doit être reversé à des oeuvres sociales ou caritatives.

Ce logo, octroyé pour 5 ans, est très contrôle par l’Association Internationale Trappiste depuis 1997 : dans le monde entier aujourd’hui, seules 12 abbayes peuvent faire figurer le logo sur leurs bière !

Les plus connues sont Chimay, Orval, Westmalle ou encore Rochefort. Cliquez ici pour retrouver l’intégralité des bières trappistes.

 

Les « bières belges d’abbayes reconnues »

Deuxième catégorie : les « bières belges d’abbayes reconnues ». Ce label, créé en 1999, tente tant bien que mal de contrôler l’utilisation abusive du mot « bière d’abbaye ». Il certifie que la brasserie :

  • a un lien avec l’abbaye dont l’existence est ou a été reconnue ;
  • reverse des royalties à l’abbaye (ou à l’institution qui la gère), notamment pour financer des oeuvres culturelles ;
  • laisse un droit de regard à l’abbaye (ou à l’institution qui la gère) sur la publicité

On ne peut que saluer la démarche de tenter de garantir l’authenticité monastique de certaines bières. Mais cependant, il faut considérer le label avec des pincettes, car il souffre malheureusement de plusieurs limites :

  • une bonne partie des « bières belges d’abbayes reconnues » sont gérées par les plus grands groupes brassicoles mondiaux. Par exemple, la Leffe appartient à AB Inbev, plus gros groupe brassicole au monde, l’Affligem est gérée par Heineken (n°3), et Grimbergen est dans le groupe Carlsberg (n°4).
  • quand elle existe, la communauté religieuse n’est réduite qu’à avoir un droit de regard sur la publicité (quand elle l’effectue véritablement…). Et quand elle n’existe pas ou plus, on est donc face à des bières d’abbayes gérées à 100 % par des laïcs.
  • il est dommage, pour ces « bières de tradition » que ce label ne certifie pas que l’abbaye ait brassée sur place par le passé…
  • par définition, le label ne se limite qu’à la Belgique, mettant donc forcément de côté les autres réalités en France, en Allemagne, au Canada etc…

 

On compte aujourd’hui 23 « bières belges d’abbayes reconnues », dont deux sont véritablement brassées au sein d’une abbaye (en état ou en ruine) : Val-Dieu et Abbaye d’Aulne. Bonne nouvelle !

 

Les autres « bières d’abbayes »

 

Et là malheureusement, de nombreuses réalités s’entremêlent ! Le véritable problème du terme « bière d’abbaye », c’est qu’il n’est pas contrôlé. N’importe qui pourrait, demain, lancer une énième bière d’abbaye, et il en aurait tous les droits ! Quand bien même l’abbaye en question n’aurait jamais brassé de bière ou, pire, n’aurait jamais existé…

On en compte une trentaine en Belgique (dont la fameuse Tripel Karmeliet), mais aussi certaines au Canada, en France, au Pays-Bas, aux Etats-Unis etc…

Heureusement quand même, on retrouve quelques rares cas de bières d’abbayes authentiques, comme la Saint-Wandrille !

Bière Saint-Wandrille : la seule bière d’abbaye véritable en France.

La bière de Saint-Wandrille : le renouveau de la véritable bière d’abbaye en France !

Depuis fin 2016, l’abbaye bénédictine Saint-Wandrille de Fontenelle, en Normandie, brasse et vend sa propre bière ! Son authenticité monastique, en plus de l’avoir été vérifiée sur place (notamment par Divine Box, mais pas que !), est garantie par le logo « Monastic » qui régit les produits monastiques dans leur ensemble.

Ce projet permet à la communauté d’abord de travailler de ses mains et ainsi de renouer avec une activité d’artisanat monastique, et ensuite de soutenir financièrement les nombreux projets de restauration des ruines de l’abbaye. A ce jour, deux bières différentes sont sorties des cuves :

  • la bière de Saint-Wandrille classique : ambrée, titrant à 6,5 % vol., aux notes de caramel, d’agrumes et d’épices. Déjà incontournable dans le paysage des produits monastiques !
  • la nouvelle bière de Saint-Wandrille : blanche, titrant à 5 % vol., aux notes d’agrumes, de fruits jaunes et d’herbe coupée. Une édition limitée pour l’été, dont les dernières bouteilles se font rares…

Si vous voulez vous régaler (avec modération), et soutenir financièrement l’abbaye de Saint-Wandrille, vous savez quoi faire ! Vous pouvez retrouver ici la bière de Saint-Wandrille.

 

Pour découvrir plus de produits issus de l’artisanat monastique et du travail des moines, rendez-vous chez Divine Box.

 

 

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Bière Quadrupel : encore une invention des moines !

Un article de Divine Box

Tiens donc, mais qu’est une bière Quadrupel ? Est-ce vraiment une bière à quatre fermentations, comme on l’entend souvent ? Par qui a-t-elle été inventée ? Comment la distinguer des autres ? Ce mois-ci Divine Box vous propose d’en apprendre plus sur la bière Quadrupel et notamment sur « La Trappe Quadrupel », la toute première bière Quadrupel du monde, que vous pourrez déguster dans la box trappiste de septembre ! Tout bu or not tout bu, c’est vous qui en déciderez !

L’étiquette de la Trappe Quadrupel, brassée à l’abbaye trappiste de Koningshoeven aux Pays-Bas – Divine Box

L’étiquette de la Trappe Quadrupel, brassée à l’abbaye trappiste de Koningshoeven aux Pays-Bas – Divine Box

 

Bière Quadrupel : qu’est-ce qu’une bière Quadrupel ? 🤔

On pense souvent qu’une « bière Quadrupel » est une bière qui aurait subi une quadruple fermentation… Et bien non ! Rien à voir.
En fait, à l’origine, une Quadrupel est une bière brassée avec quatre fois plus d’ingrédients que la bière de référence (la blonde). Pour être un poil plus précis :

  • Lors de l’empâtage (1e grande étape du brassage), on mélange l’eau avec quatre fois plus de malt que la dose de référence, pour créer le « moût ».
  • Lors de l’ébullition (2e grande étape du brassage), on infuse ensuite quatre fois plus de houblon que la dose de référence pour « aromatiser » la bière et lui donner son amertume et ses arômes.

 

Point de quadruple fermentation donc, mais quatre fois plus d’ingrédients par rapport à la bière « blonde » d’origine. Enfin ça, c’était au début, avec la recette officielle créée par… les moines !

Derrière les murs de l’abbaye de Koningshoeven, aux Pays-Bas, se cache la brasserie à l’origine de la toute première bière Quadrupel au monde – Divine Box

Bière Quadrupel : l’exemple de « La Trappe Quadrupel », la première bière quadrupel au monde ! 🥇

Si vous aimez la bière, cette histoire de « bière Quadrupel » devrait vous rappeler quelque chose. Vous avez sans doute déjà entendu parler des « Dubbel » ou des « Tripel ». Pour la petite histoire, ce sont les moines trappistes de l’abbaye de Westmalle, en Belgique, qui ont créé ces deux bières mondialement connues. Eh bien, le procédé est le même, et c’est eux qui l’ont inventé ! La Westmalle Dubbel est brassée avec deux fois plus d’ingrédients que la bonde de l’abbaye, et la Westmalle Tripel, avec … trois fois plus d’ingrédients que la blonde. C’est bien vous suivez ! Aujourd’hui, tout le monde a copié les moines, mais à l’origine c’est eux qui ont tout inventé !

Et devinez donc qui bien pu brasser la toute première Quadrupel au monde ? Les moines, tiens ! Mais cette fois-ci pas ceux de Westmalle, mais leurs voisins de l’abbaye de Koningshoeven aux Pays-Bas. Baptisée La Trappe Quadrupel lors de son premier brassage en 1991, elle visait à moderniser l’image de la brasserie des moines (fondée en 1884 !), et à s’ouvrir à l’international. Alors après la Dubbel et la Tripel des moines, il suffisait simplement d’inventer la Quadrupel ! Quelques brassins plus tard, le tour est joué. **Clap Clap Clap**

La bière trappiste la Trappe Quadrupel a une très belle robe ambrée, et des arômes de caramel et fruits noirs – Crédit Photo : Abbaye de Koningshoeven

Bière Quadrupel : quelles sont les caractéristiques d’une bière Quadrupel ? 😋

Si vous avez bien suivi, donc, une Quadrupel est brassée avec quatre fois plus de malt et de houblon que la bière de référence. Concrètement, cela a plusieurs conséquences sur le style de la bière Quadrupel.

 

  1. Tout d’abord, la teneur en alcool des Quadrupel est plus forte (souvent autour de 10 %). Car le « moût », ce mélange de céréales et d’eau au début du brassage, est un liquide sucré. Or s’il y a plus de céréales, alors il y a plus de sucre. Et que devient le sucre sous l’effet des levures ? Du CO2 et de l’alcool ! Donc plus de céréales au départ donne plus d’alcool à la fin ! La boucle est bouclée 😇

 

  1. L’amertume de la bière Quadrupel est plus prononcée que celle de ses consoeurs. Eh bien oui, car on met quatre fois plus de houblon, cette plante qui diffuse son amertume à la bière. Mais pas d’inquiétudes, les brasseurs (notamment les moines !) savent très bien doser cela et travaillent la bière pour que ce soit agréable à boire. Mais encore une fois, la règle du x4 est la théorie initiale des moines. Aujourd’hui, on en est loin, donc les bières quadrupel ne sont jamais surchargées en houblon !

 

  1. La robe de la Quadrupel est foncée, en général ambrée ou brune. Cela n’est pas dû tant à la quantité de malt, mais plutôt au type de malt utilisé (plutôt très torréfié). Pas de règle précise ici, mais c’est plutôt une « tradition » que la bière Quadrupel soit foncée !

 

  1. La bière Quadrupel contient souvent des arômes de céréales (vous avez compris pourquoi), et de fruits mûrs (banane ou figue par exemple).

 

Et voilà, vous savez déjà pas mal de choses sur la bière Quadrupel ! Maintenant, on passe à la dégustation ? Tiens, que donne donc la toute première Quadrupel du monde, celle des moines de l’abbaye de Koningshoeven ?

Bière Quadrupel : et pour goûter la Trappe Quadrupel ? 🍺

 

En plus d’être la toute première bière Quadrupel au monde, La Trappe Quadrupel est notée 99/100 sur le site RateBeer. Vous êtes donc entre de bonnes mains ! Voici quelques infos pour la déguster au mieux :

  • Température de dégustation : entre 10°C et 14°C
  • Œil : robe ambrée, reflets brun/rubis, mousse blanc cassé et fine
  • Nez : notes de caramel, de raisins secs, d’épices (coriandre), et de fruits noirs (figue, prune, datte)
  • Bouche : notes de caramel, de raisins secs, d’épices (coriandre, muscade) et de fruits noirs (figure, prune, datte)

 

Et pour déguster La Trappe Quadrupel, retrouvez-la ici dans la boutique Divine Box, ou abonnez-vous à la box trappiste et recevez-la en septembre avec cinq autres mythiques trappistes ! À déguster avec ses copains et… modération ! 😇

 

En Europe #NLH #NLQ

Westmalle : quand une abbaye brasse pour la charité !

Un article proposé par Divine Box.

Saviez-vous que la brasserie de l’abbaye de Westmalle est la plus ancienne brasserie trappiste au monde encore en activité ? Ou encore qu’elle brasse aussi et surtout pour la charité ?
Ce mois-ci, Divine Box vous propose d’en apprendre un peu plus sur l’abbaye de Westmalle et sur l’une de ses deux fameuses bières trappistes : la Westmalle Dubbel, qui sera à découvrir dans leur box trappiste de mai !

L’abbaye de Westmalle en Belgique, reconnaissable entre mille avec ses très belles briques rouges – Divine Box

Westmalle : la plus ancienne brasserie trappiste au monde, au secours des plus pauvres !

L’abbaye de Westmalle possède la plus ancienne brasserie trappiste encore en activité, puisque le brassage y est présent depuis 1836 ! Au départ pensée uniquement pour les moines (afin de compenser leur régime alimentaire ascétique), la bière est finalement vendue par la suite ! D’abord à l’abbaye à partir de 1856, puis distribuée plus largement à partir de 1934, suite à la construction de la nouvelle brasserie.
Et hop, la machine est lancée ! Et très vite, dès les débuts, les bénéfices issus de ces ventes permettent notamment de venir en aide aux plus nécessiteux de la région. Aujourd’hui, c’est encore le cas, et l’abbaye de Westmalle reverse une partie des bénéfices de sa brasserie à de nombreuses associations permettant de lutter notamment contre la pauvreté en Belgique et d’améliorer les conditions de vie dans certains bidonvilles du tiers-monde.

Cette pratique n’est pas nouvelle, mais en 1997, pour faire face à de nombreux abus, sort le logo « Authentic Trappist Product » pour garantir l’authenticité des bières trappistes. L’un des trois critères mentionne notamment que les bénéfices issus de la vente des bières trappistes doivent être reversés à l’abbaye et à la communauté, et à des œuvres sociales en cas de surplus. La boucle est bouclée !

 

Westmalle : exercer la charité en stimulant l’emploi local !

Après la Seconde Guerre mondiale, l’emploi chute drastiquement en Belgique, et l’abbaye de Westmalle est tiraillée. D’un côté, ils pourraient ne produire que ce qui est nécessaire aux moines pour vivre, et de l’autre ils pourraient augmenter leurs volumes de production pour créer de l’emploi dans la région. Finalement, les moines optent par charité pour la deuxième option ! Aujourd’hui, cela représente une cinquantaine de personnes au quotidien dans la brasserie de Westmalle, sous la surveillance des moines… Sympa, non ?

Les (anciennes) cuves en cuivre de la brasserie de l’abbaye de Westmalle – Divine Box

Place à la dégustation : la Westmalle Dubbel

La bière trappiste Westmalle Dubbel est « double » parce qu’elle fut créée après la bière simple « enkel », produite pour la communauté, en utilisant deux fois plus d’ingrédients ! Sa recette actuelle date de 1926, et elle est une amélioration directe de la recette de 1856.
Au programme de cette bière classée 99/100 par RateBeer, de subtiles notes de caramel, de fruits noirs et de torréfaction sous une robe brune aux reflets rubis et à l’épaisse mousse beige foncé ! Miam miam miam, rendez-vous dans la box trappiste de mai de Divine Box pour la déguster !

La Westmalle Dubbel présente des arômes de caramel, de fruits noirs et de torréfaction / Crédits photos : @robertofgr (Instagram)