Le tombeau de saint Nicolas découvert ?

Une équipe d’archéologues turcs pense avoir découvert de nouvelles pistes menant au tombeau de saint Nicolas dans une église de Demre, l’antique Myre. Les chercheurs ont procédé à des analyses sous le sol de mosaïque qui indiqueraient l’existence d’un tombeau jusqu’ici inconnu.

La tradition veut que les reliques de saint Nicolas aient été emportées au XIe siècle à Bari, dans le sud de l’Italie, par des marins italiens voulant les soustraire aux Ottomans musulmans qui avaient conquis la région. Le culte et les reliques de saint Nicolas se sont alors répandus dans toute l’Europe aussi bien dans l’Eglise latine que chez les orthodoxes.

En revanche, nulle trace du tombeau de saint patron des écoliers… Mais les choses pourraient changer avec ces fouilles entreprises dans l’église de la ville turque de Demre (province d’Antalya), l’antique cité de Myre dont Nicolas a été l’évêque au IVe siècle. Afin de déterminer avec exactitude ce qui se trouve sous le sol de l’église, les archéologues devraient retirer chacun des carreaux d’une mosaïque aux détails complexes. Mais selon les responsables du département des antiquités de l’Autorité des monuments d’Antalya, les analyses préliminaires promettent une découverte majeure, rapporte le site du National Geographic.

Un enjeu touristique majeur

Ce n’est pas la première fois que les Turcs tentent de se réapproprier la figure de saint Nicolas qui vécut pourtant six siècles avant leur l’arrivée sur ce territoire de l’empire byzantin. En 2010, ils avaient tenté en vain d’obtenir la restitution des reliques de Bari, arguant qu’il s’agissait d’un bien culturel appartenant au patrimoine de la Turquie.

L’enjeu de cette querelle des reliques n’est pas que symbolique, tant la popularité de saint Nicolas reste importante. En restaurant un pèlerinage dans l’antique Myre, nul doute que la Turquie s’attirerait un flot important de pèlerins et de touristes. Il suffit de rappeler que l’exposition des reliques de saint Nicolas à Moscou, au cours de l’été 2017, a attiré près d’un million de personnes.
De son côté le Centro Studi Nicolaiani à Bari soutient que ses os reposent dans la basilique jusqu’à preuve du contraire. Les suppositions des Turcs sont extrêmement prématurées. Si des reliques sont découvertes, elles devront être datées et analysées par des experts internationaux, avant d’être éventuellement identifiées, estime Carol Meyers, l’une des représentantes du Centre.

 

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