États-Unis – Immigration, les évêques satisfaits mais préoccupés

Les évêques des États-Unis considèrent positive la proposition du Président Donald J. Trump d’accorder la nationalité américaine aux bénéficiaires du programme DACA. Toutefois, ils demeurent également « profondément préoccupés » par d’autres mesures annoncées en matière d’immigration. Dans le traditionnel Discours sur l’état de l’Union, prononcé devant le Congrès le 30 janvier 2018, parmi les points de la politique migratoire de son administration, le Président a évoqué la concession de la nationalité à 1,8 millions de bénéficiaires du programme DACA au travers d’un projet de loi garantissant leur naturalisation en 10 à 12 ans. Les bénéficiaires du programme DACA sont les immigrés arrivés enfants aux États-Unis en provenance du Mexique et d’Amérique centrale, légalisés par la loi DACA, suspendue par le Président Trump (voir Fides 06/09, 11/10 et 13/12/2017).

L’évêque d’Austin et Président de la Commission chargée des migrants de la Conférence épiscopale américaine et, S. Exc. Mgr Joe Vásquez, a déclaré à ce propos que les évêques considèrent avec optimisme la proposition d’une naturalisation des bénéficiaires du programme DACA – qui implique non seulement les 690 000 inscrits au programme en question mais aussi les autres ayant droits, ce qui explique le chiffre de 1,8 millions de personnes cité par le Président Trump – mais qu’ils sont également « profondément préoccupés » par « l’impact sur l’unité familiale » d’autres mesures.

En effet, le Président américain a également annoncé la construction du mur le long de la frontière sud des États-Unis ainsi que des normes migratoires basées « sur les mérites » de ceux qui « aiment et respectent notre nation », la limitation du regroupement familial au conjoint et aux enfants, et la requête au Congrès d’un plus fort soutien à la police des frontières.

« Les coupes proposées en matière de regroupement familial et l’élimination des protections destinées aux enfants non accompagnés sont sérieusement préoccupantes » a affirmé Mgr Vásquez. « L’immigration familiale fait partie intégrante de la base de notre pays et de notre Église » a-t-il ajouté, en citant le Pape François. « La famille est la base de la coexistence et un médicament contre la fracture sociale ».

Les évêques des Etats-Unis sollicitent par suite le Congrès afin qu’il trouve «  une solution de consensus de manière rapide ». « Le temps est fondamental – affirme l’évêque d’Austin. Chaque jour, nous faisons l’expérience des conséquences des retards dans l’action lorsque nous voyons les jeunes qui perdent leurs possibilités de subvenir à leurs besoins au plan économique mais aussi leur espérance ».

 

Source Agence Fides

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