Vers une recherche sans restriction sur l’embryon ?

Vers une recherche sans restriction sur l’embryon ?

Au Royaume-Uni, lors du congrès médical Progress Educational Trust, des scientifiques[1] ont demandé la prolongation de 14 jours de la durée légale pour effectuer des expériences sur des embryons humains (cf. Recherche sur l’embryon : sur quoi se fonde la règle des 14 jours ? et Recherche sur l’embryon humain : d’où vient la règle des 14 jours ?). Cette durée serait alors portée à 28 jours. Cette demande fait suite à des techniques récentes, qui ont permis aux chercheurs de doubler le temps de conservation des embryons en laboratoire (cf. Des chercheurs développent in vitro des embryons humains pendant 13 jours, et réclament l’autorisation d’aller plus loin).

La demande de prolongation de la période de recherche actuelle des scientifiques aurait pour objectif de mieux comprendre les maladies congénitales, les maladies cardiaques et certains cancers (cf. Recherche sur l’embryon : quid de la limite des 14 jours ?).

Un collectif de médecins, opposés à la recherche sur les embryons humains, considère quant à lui cette demande comme une « pente glissante qui aboutira à une recherche sans restriction sur les embryons » (cf. La nature de l’embryon humain au défi des lois).

[1] Le professeur Robin Lovell-Badge, de l’Institut Francis Crick à Londres, et le professeur Simon Fishel, responsable du groupe de fertilité CARE.

Source Généthique.org

Articles liés

Partages