Visite ad limina – Vie et famille – Les évêques du Guatemala dénoncent des « organisations » ayant un grand pouvoir économique, une grande capacité de pénétration dans les médias

Le pape François a reçu les évêques du Guatemala, à l’occasion leur visita ad limina, dans la matinée du 22 mai 2017, au Vatican. Au centre des échanges, a rapporté Radio Vatican en italien, les défis de l’Eglise guatémaltèque, une Eglise composée en grande partie d’indigènes et une Eglise de martyrs récents.

Le président de la Conférence épiscopale, Mgr Gonzalo De Villa y Vásquez, évêque de Sololá-Chimaltenango, a fait le point après la rencontre : « Nous sommes une Eglise qui a un passé récent de martyrs » avec « une grande persécution advenue dans le contexte d’un conflit armé interne » dans les années 70.

« Ces dernières années, ajoute-t-il, l’Eglise au Guatemala a eu en revanche diverses bénédictions : le nombre des vocations a augmenté, nous avons plus de séminaristes et d’ordinations sacerdotales que nous n’avons jamais eu dans l’histoire ». Mais « nous avons vu beaucoup de frères s’éloigner de l’Eglise catholique surtout pour entrer dans des groupes pentecôtistes et c’est l’un des problèmes de l’Eglise guatémaltèque aujourd’hui ».

Aujourd’hui, indique-t-il, l’Eglise se bat pour les droits humains et la défense de la vie : « La réponse de l’Etat aux besoins de la population dans le domaine de la santé, de l’éducation et du travail continue à être faible et insuffisante… nous faisons ce que nous pouvons mais nous sommes comme David contre Goliath ».

« Quand nous parlons de la défense de la vie, précise Mgr Gonzalo De Villa y Vásquez, nous ne faisons pas seulement référence à l’avortement… mais aussi à la dignité de la vie des personnes qui à leur naissance ont le droit de ne pas souffrir de dénutrition infantile et de vivre de façon décente ». Evoquant des projets de loi menaçant la vie et la famille, il dénonce des « organisations » ayant « un grand pouvoir économique, une grande capacité de pénétration dans les médias » et qui « jouissent du soutien des agences des Nations unies pour imposer à un petit pays avec un gouvernement faible un agenda politique orienté vers l’approbation de telles lois ».

Enfin, l’évêque s’arrête sur la défense des peuples indigènes et sur les « polarisations » qui sont nées à cause des industries extractives sur leurs terres : « Je suis évêque d’un diocèse où 93 % de la population est indigène et la très grande majorité du clergé et des séminaristes est indigène ». Tout en protégeant les droits des populations locales, estime-t-il, on ne peut s’opposer à tout ce qui encourage le développement.

 

Source Zenit

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